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mercredi 22 avril 2015

CIW: perte de 1 million en 2014

La Caisse d'investissement de Wallonie est un fonds d' "investissement stratégique" financé par l'appel public à l'épargne, lancé en 2009 par JC Marcourt ...

La création de la CIW était une des mesures prises par les autorités wallonnes pour lutter contre la crise ...

Sa mission sociale visait à
" promouvoir les investissements dans les petites et moyennes entreprises non cotées ",
mais
" pourra aussi exécuter des missions qui lui seraient déléguées par décret ou par arrêté du gouvernement "
Son capital de 20 millions EUR, entièrement libéré, a été apporté, en mission délégué de la Région Wallonne, par la FIWAPAC, autre SA de droit public détenue par SRIW et Sogepa.

Après un démarrage pour le moins chaotique, l'exercice 2009 de la Caisse d'investissement de Wallonie s'était déjà soldé par un déficit de 1,355 million ...
La caisse d’investissement wallonne dégageait enfin un surplus sur l’exercice 2013: 60.000 euros. Pourtant, "la Caisse wallonne sera à l'équilibre en 2012", nous affirmait son patron, Sébastien Durieux, qui défendait l'institution, décriée pour ses pertes et ses placements hasardeux en obligations grecques.

Aujourd'hui, avec une perte de 1 million en 2014 (et de 8 millions depuis 5 ans), la Caisse risque de perdre la moitié de son capital d’ici la fin 2015, nous explique l'Echo.

mercredi 11 mars 2015

Entre 22 et 24 millions €

Dans le cadre du plan de sauvetage de Dexia et d'Ethias pendant la crise bancaire de 2008, la Région W a été appelée à lever plusieurs emprunts pour un montant de 750 millions €.
Jean-Claude Marcourt, au Parlement wallon, vient de lever une partie du voile sur le véritable coût de ce double sauvetage pour les finances wallonnes :
Depuis 2009, la Wallonie paie ainsi annuellement entre 22 et 24 millions € pour honorer les charges d'intérêt liées à ces différents emprunts.

jeudi 24 juillet 2014

BNP Paribas a nouveau condamné

Alors que BNP Paribas vient de se voir infliger une amende record de 8,9 milliards de dollars pour avoir violé des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l'Iran, BNP Paribas a été condamnée ce jeudi 24 juillet aux Etats-Unis à une amende de 80 millions de dollars pour avoir facilité en toute connaissance de cause une escroquerie aux aides publique.

mardi 14 mai 2013

Islande, il y a 3 ans ....

Islande/banques: "rien laissé au hasard" publié par le Figaro le 14/05/2010

Rien ne sera laissé au hasard dans l'enquête sur les fraudes des banquiers islandais, a déclaré l'ex-magistrate française Eva Joly, conseillère spéciale du procureur islandais chargée du dossier.

Après une première vague d'arrestations et de poursuites contre les anciens principaux dirigeants et actionnaires des banques Kaupthing et Glitnir depuis une semaine, d'autres vont certainement suivre, souligne l'ex-juge d'instruction franco-norvégienne dans un long entretien au site d'information en ligne Pressan.is. publié hier soir.
"Nous devions commencer quelque part et Kaupthing était la plus grande banque. Nous devions être certains que l'enquête serait équilibrée. Il aurait été inacceptable qu'un manque de moyens débouche sur une enquête sur une seule banque". "Les gens ont travaillé sur plusieurs questions et d'autres poursuites vont suivre"
dit Mme Joly, qui assiste depuis mars 2009 le procureur Olafur Hauksson et qui a plusieurs fois réclamé plus de moyens dans cette enquête sur des dizaines de banquiers islandais.

L'enquête porte sur des soupçons de fraude de ceux qu'on surnommaient les "sorciers" de la finance, avant et lors de l'effondrement des trois grandes banques Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, nationalisées d'urgence en octobre 2008 pour éviter une faillite généralisée du pays.
"Ce que je dis, c'est que tout fera l'objet d'une enquête. Il n'y aura rien que nous laisserons au hasard"
dit la Franco-Norvégienne, interrogée sur d'éventuelles poursuites contre les responsables de la Landsbanki, qui n'ont pas été inquiétés pour l'instant.

Le procureur a indiqué hier que 20 anciens cadres de Kaupthing étaient considérés comme suspects.
Quatre anciens dirigeants de Kaupthing, dont l'ex-PDG Hreidar Mar Sigurdsson, ont été arrêtés depuis jeudi à leur arrivée du Luxembourg où ils résident. Sigurdur Einarsson, président du conseil d'administration en exil à Londres, fait l'objet d'un mandat d'arrêt d'Interpol.
Les administrateurs de la banque faillie Glitnir ont annoncé mercredi avoir porté plainte aux Etats-Unis pour réclamer 2 milliards de dollars aux anciens dirigeants et actionnaires, affirmant que la banque avait été "dévalisée de l'intérieur".

samedi 27 avril 2013

Les nouveaux maîtres du monde - Goldman Sachs

 



Lire aussi: 
Subprime: accord amiable de Moody's, SP et Morgan Stanley sur 2 plaintes
Les agences de notation Moody's, Standard and Poor's (S&P) et la banque d'investissement Morgan Stanley ont passé des accords amiables mettant fin à deux plaintes datant d'avant la crise financière qui les accusaient d'avoir dissimulé les risques d'investissements liés aux "subprimes", des prêts hypothécaires risqués. Un document enregistré au tribunal fédéral de Manhattan vendredi soir indique que la plainte de King County, dans l'Etat de Washington et de Abu Dhabi Commercial Bank ont été "abandonnées à la suite d'un accord amiable", dont les montants n'ont pas été dévoilés par les parties. "McGraw-Hill a mis fin aux litiges avec Abou Dhabi et King County sans aucune admission de culpabilité ou de responsabilité. Les termes de l'accord sont confidentiels", a indiqué à l'AFP un porte-parole de McGraw Hill, la maison-mère de Standard and Poor's. Cet accord amiable intervient quelques jours avant le début prévu d'un procès qui aurait été le premier à tester la défense des deux grandes agences de notation sur la crise de subprime. Le procès aurait été particulièrement crucial pour S&P qui fait aussi l'objet d'une plainte déposée en février par le gouvernement américain, qui veut recouvrer quelque 5 milliards de dollars de pertes subies par des investisseurs qui auraient acheté des produits dérivés de crédits hypothécaires très risqués (subprime) sur la foi de notes de S&P excessivement optimistes. Le département américain de la Justice accuse S&P d'avoir en toute connaissance de cause accordé des notes complaisantes pour préserver sa part de marché dans les produits dérivés.

mardi 26 mars 2013

Chypri-hot

The two banks at the centre of the crisis - Cyprus Popular Bank, also known as Laiki, and Bank of Cyprus - have units in London which remained open throughout the week and placed no limits on withdrawals. Bank of Cyprus also owns 80 percent of Russia's Uniastrum Bank, which put no restrictions on withdrawals in Russia. Russians were among Cypriot banks' largest depositors.


While ordinary Cypriots queued at ATM machines to withdraw a few hundred euros as credit card transactions stopped, other depositors used an array of techniques to access their money.
Companies that had to meet margin calls to avoid defaulting on deals were granted funds. Transfers for trade in humanitarian products, medicines and jet fuel were allowed.
Chris Pavlou, who was vice chairman of Laiki until Friday, said while some money was withdrawn over a period of several days it was in the order of millions of euros, not billions.
German Finance Minister Wolfgang Schaeuble said the bank closure had limited capital flight but that the ECB was looking closely at the issue. He declined to provide figures.


At one point on Sunday afternoon, the conservative president threatened to resign in an emotional exchange with the heads of the EU institutions and the International Monetary Fund.
The troika of lenders called his bluff, saying that if he quit they would continue negotiations with the speaker of the Cypriot parliament, next in line constitutionally, a participant in the talks said. Anastasiades stayed.
For months, bailout talks with his Soviet-educated Communist predecessor, Demetris Christofias, had gone nowhere due to his refusal to privatise state assets. "Christofias didn't want to be the president who had signed a bailout with the troika," an EU official said.


vendredi 22 mars 2013

Les Chypriotes craignent un effondrement du système bancaire

Le 25 juin 2012, Chypre était devenu le cinquième état de la zone euro à demander une aide financière.
Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, avaient subi des pertes importantes après l'annulation d'une partie de la dette grecque quelques mois avant, acceptée par Chypre comme par l'ensemble des membres de l'UE. 
La troïka [La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)] prévoyait une récession à Chypre pour 2012 et 2013; les problèmes chypriotes ne se résumaient cependant pas au secteur bancaire, mais concernaient également des déséquilibres budgétaires qui devaient être comblés.

Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, à cette époque :
"Ce que nous avons vu, c'est que votre système budgétaire est pire que prévu ; les perspectives de croissance sont plus faibles que ce que nous attendions, et, en conséquence, il y a un gros écart entre vos recettes et vos dépenses"
"Il faudrait une augmentation et un renforcement significatifs de la surveillance du secteur bancaire"; je juge prématurée une estimation du montant du plan de sauvetage. Vous ne pouvez pas conserver votre train de vie actuel si cela continue"
"Le gouvernement ne sera pas capable de payer les traitements (des agents de l'Etat), il y a donc un besoin urgent d'ajustement."
Juillet 2012: Le gouvernement chypriote espérait conclure les discussions avec les créanciers internationaux d'ici la fin du mois ...

En novembre 2012, la “Troïka” avait déjà revu ses exigences -initialement une baisse des dépenses publiques de l’ordre de 975 millions €- à la hausse après l’annonce d’un déficit en progression sur les neuf premiers mois de l’année de 0,5 point de pourcentage par rapport à la même période de l’année précédente, ramenant le déficit à 3,2% du PIB chypriote.

Le 16 mars 2013, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe et le FMI trouvaient un accord sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre, dont les besoins financiers étaient estimés à 17 milliards d'euros , soit l'équivalent de son PIB ...

Ce 22 mars 2013, SP abaisse la note de la dette de Chypre d'un cran à "CCC"(P?)

Sur l'île de Chypre au bord de la faillite, les banques sont fermées et tous les virements sur internet impossibles depuis près d'une semaine, et ce au moins jusqu'à mardi.
Aliki Stylianou, la porte-parole de la Banque centrale chypriote, a démenti hier l'éventualité d'une fermeture définitive de la deuxième banque de Chypre: la Popular Bank [Laiki en grec]

D'un autre côté, les médias locaux, évoquaient une éventuelle fusion entre la Popular Bank et la Bank of Cyprus, la plus importante du pays, elle aussi menacée d'effondrement.

Schyzophrénie et bêtise populaire

Des épargnants:
"La Laiki Bank sera la première à couler parce qu'elle a beaucoup d'argent russe et que l'UE veut frapper la Russie. Nous sommes pris en tenailles entre les deux"

"L'Union européenne nous a laissés tomber. Il est temps de faire revenir la Russie pour donner une leçon à l'UE"





Lire aussi:

Cyprus crisis: EU risks the unthinkable if bailout ultimatum fails
As it was never envisaged that any country would leave the euro, the effects of such an exit would be felt worldwide
Deadlines have been set. Ultimatums have been delivered. The EU has given Cyprus until Monday to come up with €5.8bn to part fund its own bailout or have its financial lifeline cut off by the European Central Bank.
Unthinkable less than a week ago, the possibility of the eurozone losing one of its 17 members is now being discussed. Reuters reported that a meeting of eurozone officials openly canvassed the need to impose capital controls to insulate the rest of the single-currency club in the event of Cyprus leaving.

dimanche 17 mars 2013

L'île de Chypre et ses finances ...

À l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe et le FMI ont trouvé ce samedi matin un accord sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre, dont les besoins financiers sont estimés à 17 milliards d'euros (équivalent de son PIB).

Cette situation de fragilité a deux origines:
  • La première est l’absence de reprise de l’activité économique depuis le début de la crise (en 2012 l’activité a reculé de -2.4%)
  • La 2ème vient du secteur bancaire, dont la taille des actifs bancaires représente 8 fois le PIB.
    NB: Les difficultés que rencontre Chypre la rapprochent de ce qu'ont vécu l'Irlande, l'Islande.
Faute d'une aide extérieure d'ici le mois de mai, Nicosie risque le défaut de paiement.
Malgré sa petite taille, l'île menace la stabilité de la zone euro car ses banques ont d'importantes filiales en Grèce.

Les blocages sur le sauvetage portent à la fois sur les conditions de l'aide et l'enveloppe nécessaire. Les besoins financiers de l'île sont estimés à 17 milliards d'euros: 7,5 milliards pour couvrir les besoins de financements de l'État sur trois ans et 8 à 10 milliards d'euros pour recapitaliser les banques.
Nicosie devient ainsi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d'un programme d'aide internationale. Le montant de l'aide est très inférieur aux centaines de milliards déboursés pour la Grèce et aux dizaines de milliards versés au Portugal, à l'Irlande et pour renflouer le secteur bancaire espagnol. 
Pour réduire leur participation et ainsi éviter que la dette du pays ne s'envole à plus de 140% du PIB, les bailleurs de fonds ont en effet exigé de Nicosie un compromis inédit: instaurer une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.

Selon le chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem :
"Cette taxe sera de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil. Une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts sera également instaurée. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d'euros.
À ces taxes, s'ajoutent des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%."
"On ne pénalise pas Chypre"
"Nous sommes aux côtés du gouvernement chypriote, c'est ce paquet qui permettra une restructuration du secteur bancaire et rendra la dette durable"
"La solution présentée est durable, pérenne et dans l'intérêt de l'économie chypriote"

Il y a certains avantages fiscaux à avoir des dépôts à Chypre pour les russes.
Les dépôts étrangers représentent 100 % du PIB environ. Selon le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn  :
"Nicosie devrait également se tourner vers la Russie, dont la contribution devrait toutefois être limitée. Le pays est prêt à prolonger le remboursement d'un prêt de 2,5 milliards d'euros venant à échéance en 2016 et à réduire les taux d'intérêt, mais il n'entend pas aller au-delà"

Selon Christine Lagarde, la directrice du FMI [qui selon une source diplomatique européenne, la contribution  pourrait avoisiner un milliard €] :
"La solution présentée est durable, pérenne et dans l'intérêt de l'économie chypriote"

Selon le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris :
"Les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d'actions ; les mesures prises ont permis d'éviter -des coupes dans les salaires et les pensions-".
Londres a annoncé pour sa part une compensation pour les militaires et fonctionnaires britanniques résidant à Chypre.


Lire aussi:
Chypre – Un sauvetage de grande ampleur
Publié le par




L’économie chypriote vient de se voir appliquer un plan de soutien de grande ampleur puisque l’aide apportée par l’Union Européenne et le FMI représentera plus de 50% du PIB (10 milliards d’aide à comparer à un PIB de 17.9 Milliards d’€ en 2012). Ce plan est à mettre en regard d’une demande qui représentait environ 17 Milliards. Un plan d’aide d’une telle ampleur n’était pas possible directement puisqu’il représentait quasiment 100 % du PIB et doublait spontanément la dette chypriote en pourcentage du PIB. Les 7 milliards restant vont provenir de recettes de privatisations, d’une hausse de la fiscalité sur les entreprises (1.4 Mds pour les deux mesures) et d’une taxation sur les dépôts bancaires: a priori un taxe de 6.75% serait appliquée aux dépôts de moins de 100 000 euros et de 9.9% pour les dépôts supérieurs à ce montant (des discussions ont eu lieu en fin de journée dimanche pour moduler ces taux à 3% pour les dépôts de moins de 100 000 et 12.5% au-delà (deux taux étaient aussi évoqués pour les montants au-delà de 100 000 selon que le montant est inférieur ou supérieur à 500 000 euros)) 

Cette situation de fragilité a deux origines. La première est l’absence de reprise de l’activité économique depuis le début de la crise. Cela pèse sur la dynamique des finances publiques. Le graphe ci-contre traduit bien ce phénomène. Le PIB recule de façon significative depuis la mi-2011. En 2012 l’activité a reculé de -2.4%.
Chypre-2012-T4-Pibtrend

L’autre fragilité vient du secteur bancaire, dont la taille est imposante puisque les actifs bancaires représentent 8 fois le PIB. Il a subi trois types de déformations.

Chypre est un lieu de dépôts bancaires russes. Il y a certains avantages fiscaux à avoir des dépôts à Chypre pour les russes. Les dépôts étrangers représentent 100 % du PIB environ

Le marché de l’immobilier s’est développé rapidement engendrant une hausse significative de la dette hypothécaire (plus de 25% de hausse par an de 2006 à 2011). Le marché immobilier a changé de tendance avec le repli de l’activité et pénalisé les banques.

Le troisième aspect est l’impact de la restructuration de la dette grecque. Celle-ci était très importante dans les portefeuilles bancaires puisque le coût du PSI a été estimé à 25% du PIB.

Ces déformations bancaires sont au cœur du besoin de restructuration du secteur et de son besoin de fonds supplémentaires.
"Sauvetage" de Chypre : récit de l'intérieur
Comment les chypriotes vivent-ils le "sauvetage" de leur pays à travers le prélèvement immédiat de 6% de leurs avoirs bancaires ? Une française installée sur place nous raconte sa journée à Chypre.
 
Chypre : "Le plan doit être modifié"
Le président du Parlement européen Martin Schulz estime que le plan de sauvetage de Chypre n'est pas "socialement acceptable"Le plan de sauvetage de Chypre doit être "socialement acceptable" et ne pas toucher les petits épargnants, a déclaré dimanche le président du Parlement européen Martin Schulz, au lendemain de l'annonce de ce plan controversé de l'Union européenne et du FMI. La zone euro et le FMI ont trouvé samedi matin à Bruxelles un accord sur un plan de sauvetage d'un maximum de 10 milliards d'euros pour Chypre, en échange d'une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires qui rapportera 5,8 milliards d'euros (cliquez ici pour lire les détails du plan).

dimanche 3 mars 2013

"une erreur regrettable"

A l'insu de mon plein gré :
De Boeck, ex-risk manager de Fortis dit s'être opposé à la constitution des CDO dès 2007. Sans succès.

Lire aussi:
Belfius verserait de l'argent à l'ACW pour ne pas qu'elle lui porte préjudice



Belfius verse chaque année au mouvement ouvrier chrétien ACW quatre millions d'euros pour que cette coupole et ses organisations s'abstiennent de déclarations publiques pouvant porter préjudice à sa réputation et à son image, affirme jeudi De Tijd sur base de documents.
Cet accord, selon De Tijd, a été passé lors de la cession de parts bénéficiaires que l'ACW possédait dans Belfius. L'ACW doit aussi s'abstenir d'appeler ses membres à quitter le bancassureur pour une autre institution financière.
Belfius a payé 110 millions d'euros à l'occasion de la cession des parts bénéficiaires par l'ACW, dont 70 immédiatement et 40 par tranches de quatre millions en dix ans. La dernière tranche ne serait versée que si l'ACW n'a pas porté préjudice à Belfius comme stipulé, précise De Tijd.
Ces éléments s'ajoutent aux révélations des derniers jours sur les accords entre les deux institutions, non connus.
Le ministre des Finances Steven Vanackere (CD&V), proche de l'ACW, sera interrogé à ce sujet à la Chambre, ce jeudi après-midi. Ses partenaires libéraux lui réclament la plus grande transparence.


Les bonus des banquiers européens seront plafonnés
Le Parlement européen, le Conseil et la Commission sont parvenus la nuit dernière à un projet d'accord limitant le montant des bonus versés aux banquiers. Un dispositif sans équivalent à travers le monde. «Tous les éléments d'un accord sont réunis», a lancé la nuit dernière Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur, au terme d'une ultime négociation-marathon visant à limiter les bonus versés aux banquiers. Les réprésentants des pays de l'Union européenne et du Parlement européen sont en effet parvenus à un projet d'accord. L'Irlande, à la tête de la présidence tournante de l'Union européenne et qui a de ce fait mené la négociation, a confirmé le compromis. Dublin va maintenant présenter l'accord aux États de l'Union européenne, qui doivent donner leur aval à la majorité simple.
Le texte prévoit d'interdire aux banques de distribuer à leurs équipes une rémunération variable supérieure au salaire fixe - la règle du «1 pour 1». Le variable pourra néanmoins grimper jusqu'au double du fixe («2 pour 1»), à condition d'obtenir le feu vert des actionnaires de la banque concernée. Un tel plafond n'a pas d'équivalent dans le monde. Les Barclays, Goldman Sachs et autres Deutsche Bank versent à nombre d'opérateurs sur les marchés des bonus représentant plusieurs multiples de leur salaire fixe.
 
ACW: Steven Vanackere sur la sellette
Les manoeuvres de l'ACW, et singulièrement ses transactions avec la banque Belfius, continuent de monopoliser l'attention mercredi alors que dans la foulée du MR, l'Open Vld, autre partenaire de coalition, se demande s'il n'y a pas lieu d'organiser une Commission d'enquête parlementaire.
Dans le collimateur se trouve le vice-premier ministre CD&V, étiqueté ACW, Steven Vanackere, par ailleurs ministre des Finances. Il compte "donner toute la transparence demandée" jeudi en séance plénière à la Chambre.
Alors que ce dernier a répété mardi ne pas avoir été mis au courant du deal financier intervenu entre l'ACW et Belfius, le quotidien De Morgen indique mercredi que la Société fédérale de Participations et Investissements (dirigée par l'ex-chef de cabinet de Didier Reynders, Koen Van Loo) avait transmis dans deux lettres au ministre Vanackere tous les détails relatifs à ce deal.
Au centre de l'attention, un taux d'intérêt de 1,5% versé discrètement en plus d'un taux de base de 6,25% rémunérant un placement à dix ans du mouvement ouvrier. Cette rémunération promise par la banque désormais publique est jugée indûment élevée par certains, notamment la N-VA.
Le parti nationaliste a réitéré ses critiques mercredi, en de demandant dans un communiqué "qui trompe le contribuable".
Steven Vanackere n'a pas souhaité communiquer à propos de cette information, mercredi à son arrivée au Comité ministériel restreint. "Demain, il y aura des questions au parlement, j'y répondrai, aujourd'hui nous recevons les partenaires sociaux", a-t-il dit.

jeudi 13 septembre 2012

Bâle III – Des exigences de capital plus élevées pour les banques

Le 12 septembre 2010, le Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire, l’instance de gouvernance du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, a annoncé les accords auxquels il était parvenu conformément aux nouveaux règlements (connus sous le nom de Bâle III) exigés pour renforcer la résistance des banques et le système bancaire international.
Bâle III aborde plusieurs questions liées aux exigences de fonds propres des banques, y compris les suivantes : (i) augmenter la qualité des fonds propres afin de s’assurer que les banques sont davantage en mesure d’absorber les pertes, (ii) augmenter le niveau minimal de fonds propres requis, et (iii) promouvoir l’accumulation de réserves de fonds propres durant les périodes prospères pouvant être abaissées en périodes de tensions, comprenant à la fois un volant de conservation et un volant contre-cyclique afin de prémunir le secteur bancaire contre des périodes de croissance excessive.
Pour que Bâle III s’applique aux banques canadiennes, les nouveaux règlements devront être mis en œuvre par le Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF), ce qui est attendu en 2011. Bien que les banques canadiennes soient relativement bien passées au travers de la crise financière en comparaison avec leurs homologues internationaux et que certaines des nouvelles exigences de fonds propres de Bâle III correspondent à celles auxquelles les banques canadiennes sont déjà soumises en vertu des règles canadiennes actuellement en vigueur, les règlements sur les fonds propres de Bâle III auront vraisemblablement pour effet d’exiger que les banques canadiennes mobilisent davantage de fonds propres. On trouvera ci-dessous un bref survol des exigences de Bâle III quant aux fonds propres.

mercredi 29 août 2012

Libor et Euribor

La commission des Finances de la Chambre des communes du Royaume-Uni a rendu un rapport sévère samedi 18 août à l'encontre des régulateurs britanniques dans le scandale du Libor et de l'Euribor et appelé à une réforme urgente de la supervision du pays. La Banque centrale d'Angleterre tout comme la Financial Stability Autorithy (FSA) en prennent pour leur grade dans ce document préliminaire de 126 pages.
«  Barclays n'a pas eu besoin de signal ou de clin d'oeil de la part de la Banque d'Angleterre et n'est très vraisemblablement pas la seule banque à avoir tenté de le faire »
La BoE y est accusée de « naïveté » pour avoir pensé que les banques qui participaient à l'élaboration des taux du Libor ne seraient pas tentées par la malhonnêteté et pour ne pas avoir demandé à la FSA de faire davantage de contrôles. «  Ils [la BoE et le FSA, NDRL] ont été relativement inactifs », regrette le rapport. La BoE est par contre dédouanée sur les soupçons qui pesaient sur son rôle alors qu'un ancien dirigeant de Barclays Capital, Jerry del Missier, avait interprété des propos de l'un des vice-gouverneurs de la BoE, Paul Tucker, comme un encouragement à abaisser les taux du Libor.

mardi 24 juillet 2012

Le Libor c'est quoi ?

Le Libor est un taux interbancaire de référence, publié tous les jours à 11h15 par l'Association des banquiers britanniques (BBA), qui en délègue le calcul à l'agence financière Thomson Reuters. Chaque jour celle-ci recueille auprès de dix-huit grandes banques le niveau du taux d'intérêt auquel elles empruntent, pour en calculer la moyenne. C'est ce qui constitue le Libor. Ou plus exactement les Libor. Car il en existe pour 10 devises et pour 15 durées de prêt allant jusqu'à un an. Soit 150 au total.
Comme il s'agit d'une ressource de financement pour les banques, le Libor sert de référence pour déterminer le taux d'intérêts des emprunts et des autres contrats de dette. Il est si important qu'un dispositif de remplacement est prévu à 150 kilomètres de la City, pour que le Libor continue d'être fixé quotidiennement en cas d'accident majeur.

Lire aussi:
Libor, à qui le tour?


Le patron démissionnaire de Barclays, a dû se défendre pendant près de trois heures mercredi lors de son audition devant les parlementaires britanniques au sujet du scandale sur le Libor.

Dans sa défense, il a notamment souligné que Barclays donnait systématiquement les taux de référence les plus élevés parmi les 18 banques qui contribuent au calcul de cet indice clé. Pour rappel, le London Interbank Offered Rate est calculé selon le principe suivant: la British Bank Association collecte les taux estimés par chacune des 18 banques à 11h. Elle demande à Thomson Reuters d'écarter le taux le plus bas et le plus élevé, et d'établir la moyenne sur la base restante.

samedi 3 mars 2012

Tout ce que les banques vous disent ...

Pascal Canfin, 37 ans, est élu en 2009 au Parlement européen sur la liste Europe écologie.
Il est membre de la Commission des affaires économiques et monétaires. Il publie un petit bouquin pédagogique :

Tout ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire...

Il a obtenu l'interdiction des « CDS à nu » : un produit financier toxique qui permet de spéculer contre les Etats. Il avait auparavant bataillé contre les bonus bancaires. Il est à l'origine de la création de Finance Watch, ONG qui tente de contrecarrer le lobbying de la finance.

samedi 15 octobre 2011

Dexia via Reynders (12 octobre 2011)

Didier Reynders détendu a reçu le 12 octobre, quelques journalistes pour faire le point sur le sauvetage de Dexia et défendre le résultat des négociations, tout en affirmant qu'il aurait aimé scinder la banque dès 2008.

N'aurait-on pas pu scinder Dexia en 2008?
Même avant 2008, j'étais convaincu que c'était la meilleure solution. Mais pour cela, il fallait deux partenaires. Entre-temps, le monde a évolué, et les Français ont accepté petit à petit cette idée.

La Belgique va garantir 54 milliards sur la "bad bank", et reprend 20 milliards d'obligations à risque avec DBB: avez-vous mal négocié?
Ces 54 milliards, c'est moins que les 90 milliards de garanties que nous avions accordées en 2008. C'est un risque calculé, pour lequel nous sommes rémunérés. Cette banque résiduelle, ce n'est pas du tout comme les produits toxiques des précédents dossiers. Quant au portefeuille de 20 milliards logé dans Dexia Banque Belgique, c'est notre choix. Cela nous a permis de pousser le prix de Dexia Banque Belgique à la baisse. La banque était valorisée entre 3 et 8 milliards d'euros, nous la payons 4 milliards. Ma préoccupation, c'est que les charges des emprunts liés aux interventions dans le secteur financier soient inférieurs aux recettes venant de la rémunération des garanties, des dividendes et de la taxe bancaire.

Quels changements préparez-vous chez Dexia Banque Belgique et Dexia?
Pour la banque, où nous allons détenir 100 %, je propose ce vendredi au conseil des ministres de désigner un chasseur de têtes pour sélectionner les candidats administrateurs possibles sur base professionnelle. Je veux des gens qui connaissent le monde bancaire, et qui connaissent le monde économique. Le management, lui, est de qualité, et on doit pouvoir s'appuyer sur lui.

Il n'y aura donc plus d'hommes politiques au conseil d'administration de DBB?
Si un homme politique passe le cap des chasseurs de têtes, pourquoi pas? Mais je le verrais mal encore en activité.
Pour le groupe, nous avons obtenu que la gouvernance se répartisse à 60-40 entre Belgique et France. Cela veut dire qu'il va falloir changer le conseil d'administration. Là aussi, je suivrai la même logique, et j'espère que tous les actionnaires belges feront de même. La question du management chez Dexia Holding se posera aussi, sans doute lors des assemblées générales. Et il n'y aurait plus ni bonus ni dividendes dans Dexia S.A. tant qu'il y aura des garanties.

Avez-vous des critiques vis-à-vis du travail accompli par le management et le conseil de Dexia entre 2008 et 2011?
Il y a eu tout un travail indispensable qui a été réalisé, mais il y a sans doute eu des erreurs, parce qu'il y avait trop de conflits d'intérêts.

Il ne faut pas non plus occulter ce qui s'est passé avant 2008. Mais je préfère regarder vers le futur de Dexia Banque Belgique et la façon dont on va gérer l'héritage du groupe.

Depuis quand travaillez-vous au démantèlement de Dexia?
Depuis quelques semaines. Quelques jours avant l'Ecofin informel en Pologne, mi-septembre, j'ai appris qu'il y avait des tensions sur la liquidité. J'en ai parlé avec le gouverneur de la Banque Nationale et avec mon homologue François Fillon. Nous avons alors décidé ensemble de mettre des équipes sur ce dossier. Et nous en avons reparlé à Washington.


Y a-t-il eu des résistances des Français?
Ils ont eu beaucoup de résistants durant la deuxième guerre, mais dans le dossier Dexia, ils ont collaboré, même si les intérêts n'étaient pas toujours identiques. J'étais prêt à maintenir la clé de répartition des garanties de 2008, 60 % pour la Belgique. Eux craignaient de mettre leur rating en danger s'ils assumaient trop de garanties. Ils veulent absolument éviter une révision de leur rating en pleine campagne présidentielle. Pour nous, la priorité était de sécuriser Dexia Banque Belgique, et de ne pas la payer trop cher, pour rester en dessous des 3 % de déficit.

vendredi 14 octobre 2011

Un plan pire que le mal, pour les banques

Via http://www.challenges.fr

Jose Manuel Barroso n'a pas convaincu les banques. En suggérant mercredi 12 octobre d'obliger les établissements financiers à augmenter leurs fonds propres "durs", à défaut de quoi ils seraient interdits de bonus et de dividendes, le président de la Commission espérait faire un retour fracassant dans le grand feuilleton de la crise.
Pari réussi? En tout cas, les annonces ont fait sursauter les banques. Première institution à dégainer, la Fédération allemande des banques privées. Les propositions de Bruxelles sont "inappropriées parce qu'elles ne s'attaquent pas aux causes de la crise actuelle de la dette publique", selon son directeur Michael Kemmer, qui ajoute: "La précipitation est de mauvais conseil dans la situation actuelle".
Même argument dans la bouche de Josef Ackermann, le patron de la Deustche Bank. "Il me paraît douteux qu'une hausse du niveau des fonds propres pour l'ensemble des banques soit une mesure appropriée pour résorber la crise de la dette publique", a-t-il expliqué. Comprendre: les banques sont les victimes de la crise de la dette dans la zone euro, et non sa cause.

mardi 17 mai 2011

Rente nucléaire.bnb

Paul Magnette change de cap et  propose une méthode de calcul, qui donne raison à la Creg :

L’audition de Paul Magnette organisée en commission parlementaire aura apporté un fait nouveau majeur : il a proposé d’établir la rente nucléaire selon une méthodologie qui tient compte de la moyenne sur trois ans des prix de la bourse de l’électricité.
Il prend donc distance par rapport aux calculs de la Banque nationale qui, à l’instar d’Electrabel a pris en compte les prix de vente aux gros consommateurs industriels pour arriver à une rente de maximum 950 millions d’euros: il se rapproche de la méthodologie de la Creg

La Banque nationale ne fournira provisoirement plus d'études pour le débat sur la rente nucléaire.

"L'exercice a montré que cela n'a plus de sens que la banque centrale intervienne encore"
"Ce dossier est devenu tellement émotionnel que rien de rationnel ne peut plus être mené." 

Le gouvernement avait chargé (aussi et dans un deuxième temps) la Banque nationale d'estimer les bénéfices réalisés par les producteurs d'énergie nucléaire depuis que leurs centrales sont amorties.
La Banque nationale avait choisi de se baser sur les chiffres de 2007 car ils avaient été audités par la CREG, ce qui n'était pas le cas de ceux de 2008, 2009 et 2010.


Karine Lalieux -au nom du PS ou de son ministre de l’Energie-, à Guido Camps:
"Monsieur Camps, vous avez dit que le rapport de la BNB était bon pour les archives. J’ai l’habitude de vos provocations médiatiques. Tout comme la menace de votre démission. Mais il faut sortir d’un régulateur de la confrontation et aller vers un régulateur de la concertation".

mercredi 11 mai 2011

Bruno Tuybens milite contre les bonus excessifs

La Commission Droit commercial de la Chambre enverra à Bruno Tuybens une invitation à sa séance de la semaine prochaine, quand sera discutée sa proposition de loi relative aux bonus des administrateurs non-exécutifs des sociétés cotées en bourse

Avant de rejoindre le gouvernement en 2005, comme secrétaire d'Etat aux entreprises publiques Bruno Tuybens a travaillé pendant près de 20 ans pour la KBC ( Kredietbank) ou il était notamment chargé de la gestion des produits financiers dérivés.

Actuellement député, Bruno Tuybens milite contre .... les boni excessifs des banquiers, alors que lui-même avait reçu dans le passé une rémunération variable de son ancien employeur, la banque KBC.

M. Tuybens affirme n'avoir jamais eu l'intention de cacher ce bonus.
"C'est vrai que c'est un montant important. J'ai travaillé dur pendant cette période et KBC a enregistré de gros bénéfices. J'ai touché un bonus, mais ce n'était pas plus ou moins qu'un autre commercial senior"