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lundi 13 février 2017

Faut-il supprimer les provinces en Wallonie ?

Georges-Louis Bouchez veut s’inscrire dans la ligne de Charles Michel lorsqu’il était ministre wallon en charge des Pouvoirs locaux,de 2000 à 2004:
"Je m’inscris dans la vision maximaliste qui était la sienne. Rester avec cette institution qui fait un peu d’enseignement, un peu de gestion de voiries, un peu de culture, là, je ne comprends plus. Les Provinces ne sont plus des enjeux dont on parle lors des élections. Et le fait, pour certains élus provinciaux, de ne plus se sentir surveillés par le contrôle démocratique peut engendrer des difficultés."

Lire aussi:
Faut-il supprimer les provinces en Wallonie ? Ce que les partis politiques en pensent



L’actualité de ce week-end a, à nouveau, jeté le doute sur l’institution provinciale et ses élus. Après le scandale Publifin, dont l’actionnaire principal est la Province de Liège, les révélations sur les (grosses) rémunérations cumulées de mandataires provinciaux (André Gilles, etc.), c’est au Hainaut d’être à son tour dans la tourmente. Comme le révélait "La Libre" samedi, deux mandataires provinciaux se mettaient dans la poche 18 000 euros par an simplement pour assumer la présidence et la vice-présidence d’une ASBL.
Légitimement, vu toutes ces légèretés, la question de l’existence même des Provinces se pose en Wallonie. Se repose, pour être exact. Est-ce l’échelon de pouvoir de trop dans l’architecture belge ? Leur suppression fait partie des monstres du loch Ness : on en parle depuis longtemps mais on ne voit rien émerger. Il faut dire que les résistances sont nombreuses. Résistance au changement, résistance d’élus spécialisés dans ce niveau de pouvoir et qui font du lobbying au sein de leurs formations respectives… Il est également vrai que, pour plusieurs observateurs, les Provinces restent une institution décentralisée parfaitement adéquate pour exercer certaines compétences sur un territoire plus restreint que la Région.

Le MR au pouvoir dans 4 Provinces sur 5
"La Libre" a donc posé la question aux partis : veulent-ils supprimer les Provinces ? Seul Ecolo le demande clairement. Les verts ne figurent dans aucune majorité provinciale, précisons-le. Les autres partis, dits "traditionnels", sont nettement plus prudents. Au MR, par exemple, c’est plutôt non. Les libéraux, présents dans quatre "gouvernements provinciaux" sur cinq trouvent dans les Provinces un échelon de pouvoir où exister en Wallonie alors qu’ils restent exclus de l’exécutif régional. Quant au PTB, les marxistes restent attachés à l’institution pour le principe de défendre le service public.

Publifin: les Verts proposent le décumul entre les fonctions de député et de bourgmestre dès 2018
 
Ça cumule pas mal à la Province : un député provincial reçoit une indemnité mensuelle de 5 890 euros
 

lundi 17 octobre 2011

"la sixième réforme de l’Etat n’est pas un point final"

Kris Peeters : l’objectif de la Flandre était bien de réaliser sa fameuse note Octopus. En d’autres termes, la réforme de l’Etat qui vient d’être conclue ne sera qu’une étape :
"la sixième réforme de l’Etat n’est pas un point final"

Pour Kris Peeters, les accords sur la scission de BHV n’empêcheront pas la Communauté flamande de continuer à développer une politique coordonnée pour renforcer le caractère flamand de la périphérie. Quant aux liens avec Bruxelles, quoi qu’on en dise du côté du Belang, ils seront encore renforcés et
"cela dans l’intérêt des Flamands de Bruxelles mais également de tous les Bruxellois"

Et de conclure que la "Flandre est un Etat fédéré adulte. C’est en cette qualité qu’elle collaborera à la traduction concrète de l’accord fédéral"

vendredi 2 septembre 2011

Un régime dit "de facilités"

La loi du 8 novembre 1962 fixe la frontière linguistique et adapte en conséquence les limites des provinces, arrondissements et communes.
Le pays est divisé en quatre régions linguistiques : - trois régions linguistiques unilingues, les régions de langue française, de langue néerlandaise et de langue allemande - et une région bilingue: Bruxelles-Capitale.

Le long de la frontière linguistique - notamment dans la périphérie bruxelloise et les Fourons - les habitants bénéficient d'un régime dit "de facilités", un régime qui aménage tant la cohabitation entre francophones et néerlandophones, qu'entre francophones et germanophones, dans l'est du pays.

Le "clichage" de la frontière linguistique ainsi que la scission de l'Université catholique de Louvain et le transfert de sa section francophone dans le sud du pays amorcent le processus politique de la fédéralisation de l'Etat.