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mercredi 12 mars 2014

Bellens et De Groeve (à nouveau) en correctionnelle?

Selon le parquet, le trafic d'influence entre l'ex-CEO de Belgacom au salaire mirobolant poussé par les socialistes et l'ancienne prof de néerlandais d'Elio Di Rupo, Edmée De Groeve est établi ...
Bellens (et Pierre-Eric Evrard) aurait vendu un immeuble montois détenu par Belgacom à un prix inférieur au prix du marché à l’ancienne administratice du PS en échange de son soutien à la tête de Belgacom.

Le parquet demande en fait à la chambre du conseil le renvoi de 5 personnes devant le tribunal correctionnel, dont aussi l'ancien bras droit chez Belgacom de Bellens, Pierre-Eric Evrard.
Edmée De Groeve, sa fille Elke Maes et un architecte en charge du projet immobilier incriminé écopent pour leur part des chefs d’inculpation de trafic d’influence, de faux en écriture et d’abus de biens sociaux.

Edmée De Groeve a déjà été reconnue coupable, l'année dernière, de faux, détournements, escroquerie et abus de biens sociaux par le tribunal correctionnel de Charleroi


Source: l'Echo 

samedi 16 novembre 2013

L'indemnité de départ de Bellens

Les paris sont ouverts :

Phinéas dit : "Fuck you" (4G staïle)
: "aucune idée. À voir le résultat de la procédure éventuelle"

Rétroactes:
Le gouvernement fédéral réuni en comité restreint a décidé ce vendredi 15 novembre de révoquer l'administrateur délégué de Belgacom, Didier Bellens.
Le gouvernement a estimé que les incidents et polémiques qui se sont répétés ont entamé la relation de confiance entre M. Bellens et l'État, actionnaire majoritaire de l'entreprise.

Le gouvernement, via Labille justifie sa décision
"par le constat d'un manquement grave aux devoirs auxquels l'administrateur délégué est tenu"
"M. Bellens n'a pas contribué à garantir une bonne entente entre l'entreprise et l'État, les incidents et polémiques ont érodé la relation de confiance avec l'administrateur délégué, les déclarations "dénigrantes ou inopportunes" faites à l'égard de l'État, en particulier celle du 7 novembre où le premier était comparé à un petit enfant attendant sa Saint-Nicolas, ou encore les controverses qui ont éclaté à propos de certains départs, promotions ou licenciements de hauts cadres depuis 2011.
"Tous ces éléments ont incontestablement nui à l'image de l'entreprise, particulièrement importante dans le contexte concurrentiel actuel"
Ce constat implique que M. Bellens ne touchera pas d'indemnité de départ, alors que le montant de 800.000 euros d'indemnité de départ (équivalant à 10 mois de salaire) est réclamé par Didier Bellens.

samedi 9 novembre 2013

L' "affaire Bellens" et la faute grave ?

Une er­reur à la si­gna­ture du contrat obligerait Bel­ga­com à payer, de ses propres fonds, les charges so­ciales de son CEO de­puis 2003. Belgacom finance également les conseillers fiscaux de Didier Bellens.
Ou, "Comment le gouvernement belge s'est planté sur le salaire de Bellens", alors que Didier Reynders, -qui parlait aussi de faute grave-, affirmait sur Matin Première, que le gouvernement ne possédait pas le contrat de Didier Bellens .... ?!!?

Très récemment, Bellens était encore sur la sellette pour une nouvelle affaire grave (assez similaire à celle qui lui avait déjà valu d'être inculpé de corruption passive en 2011) dans un conflit d'intérêts flagrant pour la vente d'un immeuble de Belgacom à une société (Immobel) dont il est administrateur , et pourtant fanfaronnait:
"On veut chercher des problèmes là où il n'y en a pas. A partir du moment où l'immeuble n'a pas encore été vendu, il n'y a pas de conflit d'intérêts" [sic ?????]
"On peut comprendre que nos parlementaires ne sont pas juristes, mais ils s'aventurent sur un terrain dangereux" [sic !!!!!]
Sandrine Nelissen-Grade, depuis peu l’assistante personnelle de Didier Bellens, l'a accompagné,  lorsqu’il s'est présenté devant la commission Infrastructure de la Chambre.

Mais comment est-il encore possible dans ces conditions que le ministre de tutelle ne possède pas encore tous les éléments contractuels et juridiques à propos du bonhomme ????

La preuve par Di Rupo, qui encore ce même 8 novembre déclarait :
"J'ai déjà eu Labille en ligne, mais je trouve que nous ne devons pas juger avant d'avoir connaissance de tous les éléments. J'attends avec impatience le rapport du ministre"
Récemment encore, Didier Bellens, qui déclarait "ne pas avoir à être insulté par qui que ce soit" était Invité jeudi 7 novembre matin à un petit-déjeuner débat du B19 Country Club, un nouveau cercle d'affaires uccloisse? Il s'y permettait d'insulter le gouvernement et son actionnariat, Didier Bellens n'hésitant pas à qualifier
l'Etat "de pire partenaire à gérer" 
[même si sur ce point, il n'a pas forcément tort sur le fond, mais vu sa position il ne peut se permettre de l’exprimer "publiquement"]
Et d'ajouter:
"Le Premier ministre, Elio Di Rupo, m'appelle seulement lorsque la fin d'année approche pour demander ce qu'il en est du dividende de Belgacom. Un peu comme un petit enfant qui vient chercher sa Saint-Nicolas".
Plus grave encore, le député Roel Deseyn affirmait que l'opérateur téléphonique fouinait dans les boîtes de courrier électronique d'hommes politiques et de journalistes trop critiques ...


Il faut virer Bellens dans les meilleurs délais et concernant le constat de "faute grave", voilà exactement mon approche, résumée par Claude Wantiez, spécialiste du droit du travail, avocat et professeur d'université :
 "Je n'ai pas connaissance du contrat de Didier Bellens mais, que l'on soit employé ou indépendant, il est toujours possible pour un employeur de mettre fin à des fonctions avant terme. Qu'il s'agisse d'un contrat à durée indéterminée ou bien déterminée.
Est-ce que la faute grave peut être établie ?

Il n'y a pas de jurisprudence et ça se résoudra de toute manière au tribunal. Soit le tribunal concluera que les faits sont en effet graves et, dans ce cas, Didier Bellens n'aura pas droit à son indemnité de départ. Soit le tribunal conclut que la gravité des faits ne peut pas être établie et, alors, il aura droit à son indemnité.

Y a-t-il faute grave ?

Ce n'est pas la première fois qu'il se livre en public à ce genre d'observations telles que ses propos tenus sur le Premier ministre. Il a déjà fait par le passé à plusieurs reprises de l'esclandre concernant son actionnaire principal. Ici, il s'est livré à des propos ironiques sur Elio Di Rupo en public. Ce n'est pas comme s'il avait dit cela devant son conseil d'administration. Dans ce cas, c'est bien son droit d'administrateur-délégué.
Je pense donc que la faute grave pourra être établie. Il a l'habitude de répondre au monde politique avec une certaine hauteur…
"

Le dernier "épisode Bellens" en date, qui n'a en soit rien de répréhensible -mais qui passe aux yeux de certains pour une nouvelle provocation-, mais "interroge" : "Didier Bellens, a promu sa "protégée" (?) Sandrine Nelissen Grade au poste de vice-présidente "Public Affairs", dont la tâche principale est de maintenir les relations politiques".
La promotion aurait été accueillie avec incrédulité au sein de l’entreprise publique, parait-il ...

Et pour reprendre du (via twitter) :
"Ultime pied de nez En nommant in extremis sa protégée singe les ministres qui désormais le conspuent, à la veille des élections"

jeudi 31 octobre 2013

Didier Bellens, le patron de Belgacom, il est toujours soutenu par le PS ?



Paul Magnette : Didier Bellens n’a pas été nommé par le PS, il a été nommé par le gouvernement, il n’est pas particulièrement soutenu par le PS, moi je l’ai dit clairement dans un grand journal flamand qui m’a posé la question et je le répète : rien dans son comportement, dans son attitude n’a quoi que ce soit de socialiste.
Bertrand Henne : - Mais vous avez vu les auditions de Didier Bellens, les images devant le Parlement…
PM : - J’ai vu les comptes rendus dans la presse écrite.
BH : - Vous ne l’avez pas trouvé arrogant ?
PM : - Je l’ai trouvé terriblement arrogant mais ce n’est pas une surprise.
BH : - Et donc il est toujours soutenu par le PS, il va aller jusqu’au bout de son mandat ?
PM : - Mais ce n’est pas une question d’être soutenu par le PS, ce n’est pas le PS qui l’a le plus soutenu au sein du gouvernement, ce n’est pas non plus le PS qui l’a nommé donc je ne sais pas d’où vous tenez cette idée mais voilà, il est là, il fait son travail, le mieux serait qu’il le fasse le plus discrètement possible, une grande entreprise de télécommunication comme Belgacom a besoin de sérénité, a besoin de calme et a besoin que l’on parle de l’efficacité de son service et de ses bons tarifs plutôt que des phrases de son patron.

Mais aussi:
Didier Bellens : « Son addiction à l’argent, c’est un problème de santé »

Et Bellens, qu’en pense-t-elle ? Génie ou… ? «  Je pense que c’est un génie stratégique qui se double d’une personnalité qui a quelques difficultés : cette addiction à l’argent c’est un problème de santé !  » Y a-t-il un problème avec Didier Bellens ? «  Oui. On a un problème avec lui. Il y a ce contrat qu’on doit respecter jusqu’au bout mais si on voit qu’il y a eu conflit d’intérêts, etc.  »
Faut-il un audit extérieur ? «  J’attends de voir ce que Jean Pascal Labille (le ministre de tutelle, ndlr) va décider, notamment en fonction de ce qu’il est passé au Parlement et au Conseil d’administration. Ce serait pas mal d’avoir une fois pour toutes la clarté, sinon ça va rester en l’air. »
Il n’y a pas des administrateurs PS à Belgacom ? «  Je les engage à être extrêmement vigilants. » Et à demander un audit externe ? « Je les engage à prendre leurs responsabilités. »

mardi 20 mars 2012

2,6 millions.belgacom €

Les chiffres donnent le tournis : 1 million pour Johnny Thijs chez bpost, 1,4 million pour les patrons de la SNCB et  pour Didier Bellens, le patron de Belgacom, un total de 2,6 millions €  l'an dernier.
Il a gagné environ autant l'an dernier qu'en 2010. Le bonus pour ses prestations a légèrement baissé, mais son salaire de baisse a lui légèrement augmenté avec l'index.

Le parlementaire SP.A  Dirk Van der Maelen est pour mémoire, celui qui avait eu de nombreux contacts avec le juge Blondeel après le prononcé de l'arrêt Fortis du 12 décembre 2008 :

Il critique également les primes de licenciement "excessives" versées par l'entreprise et les bonus n'ont pas leur place dans les entreprises publiques:
"Personne ne vaut un salaire si élevé"

"C'est choquant dans une entreprise publique. Il y faut un écart sain entre les petits et gros salaires"

"Les entreprises qui reçoivent l'aide de l’État ne peuvent plus continuer à donner des bonus. J'estime que nous devons étendre cette mesure à toutes les entreprises publiques ou entreprises dans lesquelles l’État dispose de la majorité des parts."


Lire aussi:
Pourquoi Didier Bellens gagne-t-il encore des millions?


Le patron de deutsche Bank a touché 6,3 millions en 2011
Josef Ackermann, le patron de Deutsche Bank, a perçu un salaire de 6,3 millions d'euros en 2011, soit l'équivalent de l'année précédente. Les membres du directoire de Deutsche Bank ont perçu 26,4 millions d'euros en 2011.

mardi 31 janvier 2012

"Projets suspects" de sponsoring chez Belgacom

Le département sponsoring de Belgacom gère un budget de 12,8 millions € / an. Il était, jusqu'à son licenciement pour harcèlement mi-2011, de la compétence de Concetta Fagard.

Le parquet de Mons a lancé une "pré-enquête" sur "des projets suspects" de sponsoring chez Belgacom.
La justice s'intéresse plus particulièrement à quatre projets différents de l'entreprise publique:
  • le tournoi de tennis de l'Ethias Trophy (125.000€ l'année dernière)
  • le club de foot de Mons
  • le Festival international du film d'amour (30.000€)
  • et Mons 2015 Capitale culturelle européenne (2 millions "libres" pour la période 2011-2015)
Pourtant ...

    Didier Bellens chercherait à obtenir par ce biais "des soutiens politiques".
    L'enquête du Morgen montre que Belgacom a effectivement aussi conclu quelques contrats de sponsoring remarquables, comme  Le Yachtclub de Nieuport, où le voilier de Didier Bellens est amarré, peut ainsi compter sur 100.000 € répartis sur cinq ans. Justine Henin a bénéficié d'un contrat de 375.000 € par an deux mois après avoir arrêté définitivement sa carrière.