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samedi 21 janvier 2017

Cédric Halin devient administrateur chez Publifin

Cédric Halin.BOUM ! Cédric Halin, l'échevin cdH qui avait révélé le scandale devient administrateur de l'intercommunale Publifin, après la démission des quatre administrateurs de son parti. L'info vient de tomber ce samedi 21 janvier 2017.

Nous avions déjà exprimé notre soutien à suite au fait que "Certains avaient demandé son expulsion du CDH"et non au fait que Furlan voulait lui élever une statue ...

Cédric Halin:
"Certains au cdH ont demandé mon expulsion du parti après que j'ai soulevé ces questions"
Il peut en revanche compter sur la confiance totale de son président.
Benoît Lutgen:
"Heureusement qu'il y a des gens comme ça!"
Egalement, il nous faut relever que le président André Gilles (PS) avait demandé au parti de le faire taire...
C'est aussi l'occasion également de rappeler le courage et la lucidité de certains jeunes du cdH, dont via son billet "Nettoyer les écuries d'Augias du monde politique", qui dénonçait
"cette histoire, [où] le politique est mouillé jusqu'au cou: plusieurs gros bras du PS liégeois font ainsi partie de la galaxie Publifin, parmi lesquels Stéphane Moreau, directeur général de Nethys et bourgmestre d'Ans, Claude Parmentier, chef de cabinet adjoint du ministre Furlan en charge des pouvoirs locaux (qui ose prétendre n'être au courant de rien!) ou encore André Gilles, que LaLibre a plus qu'égratigné récemment dans un portrait sans concession. Les autres partis politiques, dont le mien, ne sont pas épargnés non plus puisque sont aussi éclaboussés Dominique Drion, désormais ex-président du comité d'éthique du cdH, et quelques seconds couteaux du MR liégeois, qu'il a bien fallu arroser à un moment ou à un autre pour obtenir leur bienveillante coopération"

On se rappellera que c’est dont Cédric Halin, cet auditeur de la Cour des comptes dans son occupation professionnelle "privée", mais et (surtout) échevin sérieux et motivé de la commune d’Olne concernée et propriétaire pour partie de l'Intercommunale,  qui a découvert le pot aux roses.
Il avait révélé le scandale des rémunérations perçues au sein des comités de secteur de Publifin (ou "Win For Life"). Cela s’était passé calmement le 19 décembre dernier, lors de la réunion du conseil communal, où il avait tenu à partager publiquement ses découvertes, pourtant déjà bien connues du sérail politique. Il ne s’attendait pas à la tornade médiatique qu’il allait provoquer en jouant le rôle d’un "lanceur d’alerte" (terme qui nous déplait).

"J’ai juste fait mon boulot", ne cherchant manifestement pas à en tirer un avantage médiatique.
 
Cédric Halin sera à nouveau sous les projecteurs, car il a accepté, à la demande du président de son parti, de devenir administrateur de l'intercommunale après la démission des quatre administrateurs centristes, a-t-il annoncé sur son compte twitter et à l'agence Belga.
"J'ai expressément donné mon accord mais uniquement à titre gratuit"
L'intercommunale Publifin est dans l'oeil du cyclone depuis la révélation en décembre des montants faramineux des rémunérations encaissés par des élus locaux pour des prestations faibles, voire inexistantes, dans des organes consultatifs du holding public.

Benoît Lutgen:
"La tâche du nouvel administrateur du cdH, qui durera 100 jours, sera d'auditer, de remettre de l'ordre, d'y voir clair dans le fonctionnement de la société et ses structures.
J'appelle les formations politiques des autres administrateurs à lui emboîter le pas et de passer de l'intention à l'action".
Cédric Halin:
"Il faut arrêter la communication à tout va par rapport au dossier, faire un travail de fond et ensuite communiquer des propositions concrètes de modifications. J' espère recevoir la collaboration de Publifin. J'ignore en revanche l'identité des futurs autres administrateurs centristes qui m'épauleront. Il s'agira cependant d'office d'élus de communes associées au sein de Publifin"
"Je ne pensais pas que le scandale irait aussi loin. L'impact a complètement dépassé mon imagination. Il y a eu un effet de cascade. Mais je ne me sens pas du tout responsable (de tout ce qui arrive)."
"Je ne pensais pas que cela allait provoquer la démission de certains mandataires"
Au cours de ces derniers jours, deux membres du cdH avaient été poussés à renoncer à leur mandat, à savoir Dominique Drion, conseiller provincial, patron de la section liégeoise du parti et qui était jusqu'alors vice-président de Nethys, ainsi que Didier Hamers, administrateur et vice-président de Publifin. Les deux autres administrateurs centristes de Publifin les ont rejoints vendredi.

Ahurissant: W. Demeyer (PS) déclarait ainsi:
 "le cadre législatif ne nous permet pas la bonne gouvernance, la transparence"
Benoît Lutgen affirmait donc que les quatre grandes formations politiques, en ce compris la sienne, ont confectionné ou approuvé les règlements à Publifin.

Une opinion partagée par Cédric Halin:
 "Ils étaient au courant au niveau des partis, et pas qu'au cdH. J'ai partagé l'information auprès de plusieurs mandataires il y a plusieurs mois déjà. Je m'intéresse à Publifin depuis 2013.
Il n'y a pas eu de réaction: Publifin est une structure très lourde où tout le monde se tient"

Ce fameux "système mafieux" ....


jeudi 19 janvier 2017

Les annexes à la "Déclaration de Namur"

Résumé de l'épisode: le système politique régional belge n'est plus qu'un gros tas de fumier.

Le 10 janvier, le parquet général de Liège ouvrait une information judiciaire dans le cadre des rémunérations octroyées aux mandataires liégeois membres des comités de secteur de l'intercommunale Publifin. Il s'agit de déterminer si des faits délictueux ont été commis comme des faux, usage de faux et abus de biens sociaux, avait précisé Christian De Valkeneer, le procureur général de Liège.
De leur côté, le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan et son administration "examinent la légalité de ces rémunérations au vu des prestations fournies".


François Gemenne, politologue à l'Université de Liège et chercheur à Sciences Po Paris:
"Je pense que Paul Furlan prend les gens pour des imbéciles depuis le début"
Selon lui, Publifin et Nethys font partie d'un "système de nature mafieuse".
Nethys tente de mettre la crédibilité de François Gemenne en cause et compte porter plainte au pénal contre lui. Il réplique:
Je dirai que c'est exactement le propre d'un système mafieux : intimider ceux qui dénoncent vos pratiques. Ça ne m'étonne donc pas du tout. Cela ne change rien à mes propos, disons simplement que j'éviterai de me promener sur les parkings de Cointe.
L'auteur héroïque de la "Déclaration de Namur" ne demande pas la démission de son ministre, mais expliquait pourtant au Parlement, suite à une question de Stéphane Hazée en commission des Affaires générales du Parlement wallon, le 4 mai 2015:
"C'est le SePAC - le Secrétariat à la gestion en contrôle interne des cabinets, qui possède une fiche reprenant l'ensemble des activités rémunérées, publics ou privées, de tout candidat à l'engagement dans un cabinet ministériel."
"De leur côté, parce qu'ils relèvent du domaine privé, les mandats privés ne sont pas publiés, mais ils doivent être déclarés sur l'honneur dans la fiche transmise au SePAC et au ministre, afin que celui-ci puisse prendre sa décision d'engagement de manière éclairée."
http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/publifin-une-partie-des-remunerations-litigieuses-a-ete-reversee-aux-partis-ceux-ci-repondent-587fd4facd70e747fb4bf0bc
Le ministre Furlan devait donc nécessairement avoir connaissance des activités, même privées, de son chef de cabinet adjoint, au sein de Publifin.

Malgré cela, Elio Di Rupo maintient sa confiance en Paul Furlan, ce qui confirme ce que nous disions d'entrée de jeu dans cet article.
Il nous explique - comme plein d'autres mandataires politiques, que lui aussi, "il tombe de sa chaise"

Et on croit rêver quand on lit que Rudi Vervoort explique qu'"Un Publifin est impossible à Bruxelles"
(lire ici) ou quand Elio di Rupo  déclare à propos du ministre Furlan :
http://www.lesoir.be/519171/article/actualite/belgique/2014-04-11/tecteo-accuse-faire-loi-au-parlement-wallon"Il a fait énormément et c'est lui qui, notamment, a fait en sorte, avec les autres gouvernements régionaux, qu'il y ait enfin un certain contrôle, entre autres sur Publifin, qui n'existait pas pour des raisons techniques. Il a beaucoup travaillé et a contribué à assainir les intercommunales"
"Je (lui) maintiens ma confiance. Il a, je pense, vraiment une volonté d'améliorer les choses"
Magnifique ! Il était effectivement difficile d'aggraver les choses, vu la situation.Pour mémoire et bonne information, il n'existe pas "de raisons techniques", qui empêchent le contrôle des intercommunales, mais une réelle volonté politique que cela ne puisse se faire, et qui a été suffisamment décriée quand le parlement a adopté le décret « Electricité ».
Plus de détail dans cet article: "Nethys, cette nébuleuse qui échappe au droit wallon"
Lire également, une théorie "Ecetia" ci-contre ....
 

"La démission des lampistes est l'arbre qui cache la forêt"


Alors qu'un nouveau chapitre de la "Déclaration de Namur" s'écrivait le 18 janvier 2017 au Parlement wallon, les odeurs des Cabinets remontaient :

Publifin: Claude Parmentier a reçu plus de 153 000 euros brut comme administrateur de Nethys
Concernant les mandats de son ex-chef de cabinet adjoint Claude Parmentier chez Publifin et Nethys, Paul Furlan déclarait au Parlement:
"je ne savais pas, j'aurais pu le savoir et c'est vrai, je n'ai pas cherché à le savoir, car sa situation n'avait pas évolué lorsqu'il est entré en 2014 dans mon cabinet".
"Il n'y avait pas à mes yeux de conflit d'intérêts." [hallucinant & rappel]

Claude Parmentier aurait perçu 1.752,30 euros brut en siégeant dans le CA de Publifin, soit 25 fois moins que ce qu'il a touché chez Nethys la même année (43.183 euros brut), et ce sans la moindre obligation légale d'assister aux réunions.
Depuis le 28 juin 2013, date à laquelle il est devenu administrateur de la filiale Nethys, le socialiste aurait ainsi perçu plus de 153.000 euros brut, soit près de 70.000 euros après impôts.
Selon une source du Vif, Claude Parmentier n'aurait pas été nommé chez Nethys par le PS mais par Publifin, actionnaire public de la société et exercerait ce mandat "à titre privé".

Le chef de cabinet de Maxime Prévot est administrateur d’une filiale de Publifin
Philippe Buelen, le chef de cabinet à la Région du vice-président CDH du gouvernement wallon Maxime Prévot, cumule les mandats. Il est commissaire à la Sofico, vice-président de la Sowalfin, vice-président de la Sogepa, président de la SRIW-Immobilier mais également administrateur privé chez Immo-Circus Wallonie et chez NeWin, une des filiales du groupe Publifin. Tous ces mandats sont rémunérés

Grâce aux listes que le Vif avait reçues dans le cadre de son enquête sur la composition des cabinets ministériels, surprise : Madame Furlan, soit Anne-Sophie Herbé, travaille... au cabinet Furlan, depuis juillet 2009 !
"Marrant : sur le site du Furlan, c'est le seul nom manquant"
Alors que sur le site de la ville de Thuin:

http://www.thuin.be/ma-commune/services-communaux/cabinet-du-bourgmestre

Dominique Drion démissionne aussi mais pas de son poste de vice-président de NETHYS...

Didier Hamers vient d'annoncer sa démission de ses mandats de Publifin. Il y était administrateur et vice-président depuis 2013. Il se dit mal à l'aise des récentes révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale. Et notamment le fait que des administrateurs publics exerçant la tutelle sur Publifin exercent également, à titre privé, un mandat d'administrateur dans une filiale de l'intercommunale, entretenant ainsi l'image d'une organisation opaque. Didier Hamers n'avait pas déclaré deux mandats au sein de en 2015


PubliFin, comme Ores, ont obtenu du parlement wallon un décret taillé sur mesure pour continuer à verser des "indemnités" à tout une série d’administrateurs publics pour le moins désœuvrés dans lesquels on retrouve des représentants des partis traditionnels désignés par leurs instances (comme Dominique Drion pour le cdH de Liège. Si le Parti Socialiste apparaît clairement comme le plus impliqué, la vice-présidente de PubliFin était une député wallonne… MR, Virginie Defrang-Firket à qui il a été demandé de se retirer… L’élue de Neupré quittait son poste pour éviter tout conflit d’intérêt potentiel avec son mandat de députée wallonne. L’élue libérale nie tout lien avec le dossier Publifin et la révélation dans le presse des rémunérations importantes octroyées aux membres des comités de secteur.

Serge Manzato, le bourgmestre PS d’Engis, avait également quitté officiellement vendredi 13 son poste de président du Parti socialiste de l’arrondissement de Huy-Waremme.
A Publifin, il faisait partie du comité « Télécoms ». Sur la période de trois années d’activité, il avait participé à deux des huit réunions qui se sont tenues. Il avait pour cela touché 67 198 euros.

Fin décembre 2016, Claude Emonts, conseiller communal PS à Liège, avait commencé avec fracas le grand bal des démissions. Ce dernier annonçait qu’il remboursait les montants perçus dans le cadre de réunions des comités de secteur de l’intercommunale Publifin (Soit près de 52.000 euros nets depuis 2013) Celui qui fut président du CPAS de Liège et président de la Fédération des CPAS a aussi décidé de renoncer à tous ses mandats.

Lire aussi:Portrait d’André Gilles 

Tecteo accusé de faire la loi au parlement wallonLe parlement a adopté le décret « Electricité » largement amendé par la majorité PS-CDH-Ecolo. De l'avis des observateurs, ce texte semble cousu sur mesure pour assurer des facilités de développement au groupe Tecteo

"Ceux qui bloquent la lutte contre la fraude"

Furlan en appelle à un sursaut collectif,
sans convaincre 
Un nouveau chapitre de la « Déclaration de Namur" a été écrit hier au Parlement wallon.

Ironie de l'Histoire, alors que le Parlement wallon vient de vivre une pantalonnade minable qui fera date à propos de Publifin,
il y a moins de 3 mois, il s'écrivait dans Marianne:
"Paul Magnette vient d’administrer une triple leçon aux eurocrates de Bruxelles, mais aussi aux élites qui font preuve de lâcheté démocratique et de cécité économique et politique."
"Enfin, une leçon de politique. Dans une époque où la défiance des citoyens à l’égard de la classe politique est déjà immense, Paul Magnette a préféré écouter les doutes légitimes de sa population. Ce juste choix est d’autant plus embarrassant pour les tenants de la « mondialisation heureuse » qu’il leur sera difficile de caricaturer Paul Magnette, ce social-démocrate bon teint, comme un nostalgique ou un partisan du repli sur soi.

En twittant dimanche 23 octobre
"dommage que les pressions de l’UE sur ceux qui bloquent la lutte contre la fraude fiscale ne soient pas aussi intenses",
Paul Magnette a démontré qu’il était capable de contre-attaquer avec habileté, portant la contradiction au cœur des institutions européennes."
"Ce nouvel épisode dans la succession des crises qui secouent l’Union Européenne devrait appeler les responsables politiques à regarder enfin le monde tel qu’il est plutôt que tel qu’ils voudraient qu’il soit. Il n’est plus supportable de confier à une institution non-élue un pouvoir discrétionnaire si important."
Magnette poussait même le culot jusqu'à vouloir donner des leçons de démocratie à l'Europe, en promulguant, la « Déclaration de Namur » qui devait jeter les bases d’une réforme sur la publicité des négociations,et posait la question du commerce international.  

Paul Magnette:

"L’Europe ne se pose plus une question fondamentale : à quoi sert le commerce ?Nous voulons inverser la logique actuelle. Le but, ce n’est pas le commerce, c’est le développement durable, la réduction des inégalités ou le réchauffement climatique. Le commerce doit servir ces finalités"

jeudi 8 décembre 2016

#CwaPEgate, suite (III)

Francis Ghigny (un ancien chef de cabinet adjoint de José Daras, nommé président permanent de la Cwape en 2002) devait être entendu au parlement wallon ce jeudi 8 décembre à 14h15, en commission de l'Energie.
Pour une raison à cette heure inconnue, l'audition  aurait été postposée.

Mais on apprend ce jour que "le personnel de Christel Evrard (direction de la promotion de l’électricité verte) lui aurait envoyé un courrier en date du 5 décembre2016, qui affirme exactement le contraire de la version livrée par son avocat, a propos du rapport interne que la Cwape aurait conclu par rapport à la responsabilité de Christel Evrard dans le cadre d’une procédure pour harcèlement moral au sein de la Cwape. .

"Chère Christel, […] Nous lisons avec surprise ton absence de perception du ‘climat conflictcuel’ qui règne à la Cwape actuellement et dans notre direction en particulier. Car si la cohésion entre collègues est grande, la relation qui se crée entre toi et les membres de ton équipe n’est pas forcément vécue de manière aussi positive. Les conflits larvés, les impressions d’absence de considération ou de mise à l’écart et les communications partielles sont autant d’événements mal vécus par la plupart d’entre nous."

mercredi 7 décembre 2016

#CwaPEgate, suite (II)

Nous l'annoncions dans #CwaPEgate, suite (et pas fin), qu'il y aurait une suite ...

Et de fait, suite aux révélations de "La Libre" concernant la crise interne que traverse l'organisme wallon régulateur de l'énergie (la Cwape), son président Francis Ghigny (ancien chef de cabinet adjoint de José Daras, a été nommé président permanent de la Cwape en 2002) va être entendu au parlement wallon demain jeudi 8 décembre à 14h15, en commission de l'Energie.
Il sera interrogé par les députés sur une série de propos qui dénonçaient les tentatives du PS pour le remplacer par la belle-sœur du ministre-Président, Paul Magnette.
Il règne au sein de la Cwape un climat délétère autour de la personnalité de Christel Evrard. Un rapport interne à la Cwape aurait conclu à la responsabilité de Christel Evrard dans le cadre d’une procédure pour harcèlement moral ...

samedi 3 décembre 2016

#CwaPEgate, suite (et pas fin)

Un rapport interne à la Cwape aurait conclu à la responsabilité de Christel Evrard dans le cadre d’une procédure pour harcèlement moral au sein de la Cwape.

Outre le Président, les 3 directeurs ont écrit au Ministre Paul Furlan pour se plaindre des agissement de leur collègue... Christel Evrard.

Christel Evrard a été imposée par la Gouvernement wallon comme directrice au sein du service de promotion de l’électricité verte et comme vice-présidente de la CwaPE.(afin d'essayer par la même occasion de mettre un couvercle sur le dossier du photovoltaïque, par exemple ?)
Elle est aussi la belle-sœur du ministre-Président wallon Paul Magnette, et "était pressentie" pour reprendre la tête de la Cwape, car aucune procédure de recrutement n’avait été lancée par le gouvernement wallon pour remplacer Francis Ghigny. Paul Furlan "assumait" la responsabilité de ce retard, mais il n'a pourtant toujours pas démissionné.

La semaine passée le Ministre Furlan affirmait ne pas connaitre Christel Evrard avant sa désignation au sein de le CWaPE ...
Pourtant, Christel Evrard était employée au cabinet Marcourt durant la précédente législature et était désignée comme commissaire PS du gouvernement wallon auprès de la ... CWaPE.
Le Ministre était déjà à la tête d'autres compétences au moment de l'éclatement du scandale photovoltaïque en 2013 et il soutient ne pas connaitre la commissaire du gouvernement auprès du régulateur ?

samedi 26 novembre 2016

Un ministre "assume" ... mais comment ?

Le remplacement de l'actuel président de la CWAPE semblait bloquée, ce qui devait permettre à Christel Evrard (la belle-soeur de Paul Magnette) de prendre automatiquement, en l’absence de procédure de recrutement, le poste ad interim au 31 janvier prochain. 
Le ministre de l'Energie Paul Furlan  promettait de régler la procédure de recrutement ce jeudi 24 novembre au gouvernement. L'exécutif aurait dès lors décidé de lancer immédiatement l'appel à candidature pour le poste. La procédure de désignation devrait pouvoir se clôturer à la fin du premier semestre 2017.


https://twitter.com/Paul_Furlan/status/802152583292997632
Paul Furlan s'est engagé à formuler d'ici la fin de l'année une proposition de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???)  et assurera la transition pendant neuf mois maximum, jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure de sélection Selor.


mercredi 23 novembre 2016

Décret cumul.wal

 En juin 2014, ...

 

A lire aussi:







Ils ont donc osé. Dès que le décret sur le décumul des mandats de parlementaire wallon et de fonction exécutive dans un collège communal avait été voté (par une majorité PS-cdH Ecolo), on se demandait combien de temps de temps il faudrait pour que PS et cdH bouffent leur parole.
Ah évidemment ça a grondé, grenouillé, tempêté parmi les députés. Les obliger à choisir entre leur fonction de bourgmestre ou d’échevin et leur mandat parlementaire, sacrilège! On les a entendus les râleurs, arguant du fait qu’il fallait impérativement que les députés maintiennent des attaches locales pour ne pas perdre le contact avec les citoyens. Le cumul en gros serait une garantie contre la montée des populismes et du désamour citoyen avec le monde politique.
Le populisme, parlons-en justement. Il n’a jamais été aussi présent. L’élection de Donald Trump en est la plus belle preuve. Et c’est précisément à ce moment crucial pour la démocratie que socialistes et humanistes, répondant aux sirènes des petits intérêts personnels et du pouvoir de pacotille, décident de faire machine arrière alors même que la Wallonie était à la pointe en matière de gouvernance grâce au décret décumul.
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Quel misérable et déplorable signal. Par les temps qui courent, c’est la pire décision qu’ils pouvaient prendre. Il ne réussira à engendrer qu’une seule conséquence: renforcer l’écoeurement populaire à l’égard de la politique qui n’a déjà pas bonne presse du tout.
N’ont-ils donc pas entendu les signaux d’alerte venant d’un peu partout? Une phrase revient de manière récurrente: marre de voir toujours les mêmes exercer le pouvoir, marre d’une politique à l’ancienne, des pratiques protectionnistes qui confisquent les rênes.
Le sentiment de déception et de cocufiage est d’autant plus présent que PS et cdH, dont le rétropédalage n’est déjà pas très reluisant, s’associent au MR pour dézinguer le décret cumul qui nécessite une majorité des deux tiers.
Une véritable république des camarades, des petits arrangements entre amis sans foi ni loi qui utilisent la démocratie pour mieux la saper.
Oui, ils ont osé. Les extrémistes se frottent les mains. Et le populisme n’aura pas besoin de cumuler encore beaucoup de décisions de ce genre pour devenir roi.

 

mardi 22 novembre 2016

L'indépendance de la Cwap menacée ?

Le 23 novembre 2016, le Parlement wallon ne peut travailler sur le décret électricité, vu l'absentéisme de ceux qui veulent continuer à cumuler] ...
[


Le MR demande la transparence et des explications au Ministre Furlan sur ce qui se passe à la Cwape dont l'indépendance est remise en cause!

 
et demandent report décret électricité en commission suite aux chipotages sur Cwape. PS et CdH pas en nombre !
  
Vu l'absence de Mr Magnette, le P W doit à nouveau suspendre ses travaux dans l'espoir de pouvoir discuter du point 2 de l'ordre du jour

Le vote sur le report d'un point en commission est rendu impossible à cause de l'absence de la majorité. Parlement bloqué. vive le cumul :-)


Chipotages et manoeuvres pas nettes du sur la CWAPE. Très dangereux pour l'indépendance et la gouvernance !
 
Il y a un peu plus d'1 an, Aurélie Kettels, l’avocate de TPCV regrettait que le monde politique ait la "mainmise" sur le choix des directeurs de la Cwape :

http://www.cwape.be/?dir=1.2"la désignation de Christel Evrard en tant que vice-présidente et directrice de la Cwape a "soulevé ce problème".
"Nous ne voulons pas personnaliser cette affaire
. Nous ne portons pas de jugement de valeur sur sa personne. Mais cette nomination nous a amenés à nous interroger sur le processus de sélection des dirigeants Cwape."
"L’Union européenne exige que les régulateurs de l’énergie soient indépendants. En outre, plusieurs décisions de la Cwape ont été défavorables aux propriétaires de panneaux. La question de son indépendance pourrait donc influencer les litiges en cours."
En 2013, tout le comité de direction de la Cwape devait être reconduit. Malgré les rappels, le gouvernement wallon ne bouge pas. En février 2014, en toute fin de législature de l’olivier présidée par Rudy Demotte, le décret électricité est modifié à la dernière minute: on crée un nouveau poste de vice-président pour la Cwape et Christel Evrard, la belle-sœur de Paul Magnette, obtiendra le poste. Cela ne correspondait à aucune demande mais générait un surcoût pour la Cwape. Dans le même temps, on prolonge le mandat de Francis Ghigny jusqu’au 31 janvier 2017, soit jusqu’au jour de ses 65 ans.

Christel Evrard étant la belle-sœur de Paul Magnette, il y a  un conflit d'intérêts quand on connait la relation effective entre le régulateur wallon de l’énergie et l'Exécutif Wallon ...

Aujourd'hui, c'est Francis Ghigny, le président de la Cwape qui déclare :
«Le gouvernement wallon menace notre indépendance» 
Francis Ghigny devrait donc prendre sa retraite le 31 janvier 2017, mais il refuse de partir tant que son successeur n’a pas été désigné dans les règles. D'après lui, le PS pousse dans le dos la belle-sœur de Paul Magnette, Christel Evrard et le manœuvres politiques risquent, selon lui, de mettre en péril la gouvernance de la Cwape:
« Je suis inquiet de constater qu’à deux mois et demi de la fin de mon mandat, aucune procédure n’a été lancée pour me remplacer. Or je suis persuadé que pour résister au lobbying des différents acteurs de marché et pour que la Cwape soit un acteur fort et indépendant de la transition énergétique, il faut soigner la gouvernance à son sommet. Et celle-ci risque aujourd’hui d’être mise à mal par le gouvernement wallon ».

Quand Ghigny découvre la prolongation de son mandat, il est extrêmement surpris et très mal à l’aise. Version officielle: assurer une stabilité dans l’équipe.
Toujours selon Francis Ghigny, c’est le PS qui a donné l’instruction de le prolonger jusque fin janvier 2017. En le prolongeant via ce décret, on le rendait inéligible, car si il avait postulé en bonne et due forme pour un renouvellement de son mandat, il aurait pu obtenir un nouveau mandat de cinq ans. Ce décret l’a donc empêché de postuler pour cinq nouvelles années et donc aussi permettre de préparer discrètement le terrain pour Christel Evrard ?

Francis Ghigny a dit et écrit au ministre de l’Énergie Paul Furlan que, si le gouvernement n’était pas prêt dans les temps, il pouvait rester en fonction jusqu’à l’été 2017 pour assurer la continuité et permettre à la procédure de désignation de se faire correctement.

Furlan aurait répondu :
“Vous avez raison, c’est ce qu’il faut faire. Mais je ne suis pas seul. La décision dépend du gouvernement”. 
Et en septembre dernier, Paul Furlan est revenu vers Francis Ghigny pour lui dire que le gouvernement voulait respecter les échéances initiales.
A ce jour, l’appel à candidatures n’a toujours pas été lancé. Pourquoi ?

Pourtant, le gouvernement avait pris une décision au mois de mai. Le Ministre Furlan avait expliqué ce 30 octobre au Parlement, suite à une question parlementaire, qu’il fallait d’abord modifier le décret car le Gouvernement avait prévu un jury de 5 personnes alors que le décret prévoit un jury de 4 personnes ! Le gouvernement ignorait-il le décret lorsqu’il a pris sa décision ?

Selon "Touche pas à mes certificats verts", la réponse est NON car dans les annexes du document permettant le début de la sélection, une signature stipule que la procédure de sélection respecte bien l'article 45 du décret électricité...
Ainsi que l'article 45bis qui fixe, : "Les règles applicables au Président et aux membres du comité de direction en matière d'incompatibilités et de conflits d'intérêts" (SIC)!

Selon cette procédure de sélection mise en place par le cabinet du Ministre de l'énergie, Paul Furlan, le gouvernement wallon a eu l'excellente idée de nommer en plus du panel d'experts chargé de la sélection un membre supplémentaire issu de la haute fonction publique wallonne à savoir Madame Sylvie MARIQUE.
Excellente idée qui semblait plus transparente... Sauf que ...

Comme le résume "Touche pas à mes certificats verts",
"nous avons actuellement un gouvernement wallon qui souhaite passer en force sur le nouveau décret électricité. Nouveau décret qui donnera à la CWaPE les PLEINS POUVOIRS pour décider de la méthodologie tarifaire qui imposera à partir de 2019 une tarification solidaire aux propriétaires de panneaux photovoltaïques.
En attendant, la facture explose pour les non prosumers, le ralentissement des installations QualiWatt s'accentue, les actuels propriétaires de PV s'inquiètent du sort qui va leur être réservé... Mais pas de panique, nous aurons probablement bientôt un Ministre-Président qui demandera des avis au régulateur (sa belle-soeur) sur des questions qui touchent le portefeuille de TOUS les wallons."
"


lundi 22 juillet 2013

Francorchamps for ever

D'après Michel Henrion,
Paul Furlan:
"Le maintien du Grand Prix de Francorchamps est nécessaire, quitte à abandonner d'autres projets et à faire des économies ailleurs"
Qui sait en quoi est-il nécessaire ?
Le GP F1 est déficitaire depuis des lustres ... vu le contrat léonin signé initialement ... et reconduit à des conditions inconnues du grand public ...

mercredi 12 décembre 2012

Claude Parmentier : la boutique était fermée de l'intérieur

Rétroactes: Claude Parmentier du PS est le bourgmestre de Wanze et devait être nommé jeudi 6 décembre comme haut fonctionnaire de rang A2 à la Région wallonne. Cette nomination était l'objet de critiques de l'Inspection des Finances. Elle était accusée de servir à "recaser" le parvenu
bourgmestre socialiste qui a dû abandonner son poste de directeur général du Centre régional d'aide aux communes (Crac) pour demeurer mayeur de Wanze, rapportait La Libre Belgique

Mais/Et le 11/12/2012: la boutique était [toujours] fermée de l'intérieur ...


Depuis le 6 décembre, questions à P. Furlan qui trouve le dossier farfelu, puis ridicule, mais affirme que Nollet est solidaire. Question à Nollet et à son attachée de presse, vu l'absence de réponse du miniss' , mais depuis le 8, silence gêné ... [mais pas coupable] ?


Et déjà, on se souviendra en 2010, que  ...

samedi 1 décembre 2012

Un calcul tout simplement faux

Nadia Moscufo, conseillère communale du PTB:
"Ils ont décidé de se conformer à la logique de la loi. Le PTB+ aura donc bien les deux mandats qui lui reviennent"
"Nous regrettons la manière dont ce dossier a été géré et en premier lieu de la part du ministre qui, pour rappel, avait dans un premier temps voulu donner le mandat à Ecolo. Ce premier avis était en outre basé sur un calcul tout simplement faux mathématiquement parlant"
A la suite des dernières élections communales, selon les calculs de l'administration wallonne communiqués à la commune par le ministre de tutelle, Paul Furlan les onze sièges du conseil de l'action sociale de Herstal avaient été répartis entre le PS (7 sièges), le PTB (1), EPH (1), le MR (1) et Ecolo (1),
Le PTB+ avait contesté cette répartition qu'il ne jugeait pas proportionnelle au résultat des élections. Le deuxième parti de la commune estimait devoir bénéficier d'un second siège, au détriment d'Ecolo.

dimanche 8 mai 2011

Agent secret ...

Lire aussi:

Le ministre du Tourisme a passé deux jours en mission au Kazakhstan. 
 Au MR, Willy Borsus n’y était pas. Mais il n’en revient pas.
Son homologue kazakh lui proposait de participer au quatrième Forum économique d’Astana les 3 et 4 mai derniers. Paul Furlan (PS), ministre wallon du Tourisme, a dit oui.
Willy Borsus tique. Le député wallon MR va interpeller le ministre-président Rudy Demotte à ce sujet. « Que va faire la Région wallonne dans cette galère ? En plus, Paul Furlan est ministre du Tourisme. Or, le Forum économique est consacré au système monétaire international. Je ne vois pas le rapport. Et on n’a vu passer aucune décision du gouvernement mandatant le ministre pour y aller », dit-il.
Paul Furlan fait remarquer que le forum portait aussi sur « les aspects économiques du Tourisme dans un monde moderne ». Il en a profité pour examiner avec son homologue d’éventuelles collaborations entre les deux entités.
Willy Borsus rit franchement : « Des relations touristiques entre le Kazakhstan et la Wallonie, non mais, sérieusement… Et puis, Astana est candidate pour l’Exposition internationale de 2017. Comme Liège. Les deux villes sont concurrentes. Ce n’est pas neutre de s’y trouver. Le forum économique fait partie d’une stratégie spécifique », critique le député MR.
Justement, le cabinet du ministre du Tourisme en fait un bon argument. En étant sur place « en qualité d’ambassadeur de la candidature de la Ville de Liège », il pouvait jauger celle d’Astana. Noter les forces et les faiblesses. Du bol pour Liège, qui en profitera ! « C’est ça ! » ricane Borsus. « Le ministre a espionné la ville concurrente tout en étant invité par son homologue kazakh… Ce que c’est naïf ! Il risque surtout de compromettre la candidature liégeoise. Ça sent la justification a posteriori», juge sévèrement Borsus.

Paul Furlan au 4ème Forum économique d'Astana
Dans le cadre de mes compétences « Tourisme », j'ai répondu positivement à l’invitation de mon collègue chargé du Tourisme et des Sports de la République du Kazakhstan à participer au 4ème Forum Economique d’Astana ces 3 et 4 mai 2011. 
Ce forum réunissant les plus hautes autorités et experts mondiaux en matière économique portait notamment sur les aspects économiques du Tourisme dans un monde moderne. 
Je me suis entretenu avec mon homologue kazakhe en charge du Tourisme et des Sports Talgat YERMEGIYAYEV, Omarov MURAT, Secrétaire d'Etat au Tourisme et aux Sports et leurs chefs de cabinet Dariga KAMZEBAYEVA et Kaken KARLYGASH ; entretien au cours duquel des échanges de point de vue sur les capacités et faiblesses de chacun de nos pays en terme touristique ont été évoqués sans oublier les éventuelles pistes de collaboration entre les 2 entités. 
J'ai tenu à souligner le dynamisme des autorités locales et de leur ambassade à Bruxelles que je remercie par ailleurs pour leur aide efficace dans l’organisation de cette mission ; Je tiens également à saluer l’efficacité et la qualité de l’accueil de l'ambassade de Belgique à Astana. 
Cette mission s’inscrit également et logiquement dans la perspective de l’accueil de l’Exposition internationale de 2017 par la Ville de Liège et dont la ville concurrente n’est autre que la capitale du Kazakhstan, Astana. 
J'ai pu – lors de cette visite en qualité "d’Ambassadeur de la candidature de la Ville de Liège" - mesurer les efforts, le dynamisme et les moyens mis à la disposition de la Ville d’Astana par les plus hautes autorités du Pays.