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dimanche 12 février 2017

Fadila: Incompétence et favoritisme ?

Fadila Laanan, la secrétaire d’État bruxelloise de la Fonction publique se voit reprocher de mener une réforme de l’administration sans concertation, sans logique économique et pouvant porter atteinte au système démocratique vu l’absence de vision à long terme.Il est vrai que c'est "drôlement" plus compliqué que la gestion des jours des poubelles avec ou sans poisson ...

Les trois syndicats représentant les fonctionnaires bruxellois:
"La réforme de l’administration régionale avec la création inconsidérée d’organismes régionaux, l’absence de vision à long terme par rapport à la fonction publique, ainsi que l’absence de communication sur les stratégies adoptées par le gouvernement pose problème. Les conséquences sont désastreuses ! Les travailleurs sont pressés comme des citrons, démotivés et, certains, dont les plus jeunes démissionnent"
Rudi Vervoort
"Si les nouvelles compétences héritées de la Sixième réforme de l’État ont obligé le gouvernement bruxellois à anticiper les changements structurels à venir, ceux-ci ont été mis en œuvre en tenant compte de tous les travailleurs de l’administration régionale. La décision de créer des ministères dédiés à l’urbanisme et à la fiscalité en lieu et place d’organismes d’intérêt public démontre de l’écoute des membres du gouvernement"
Le Syndrome Publifin: des pans entiers de l’administration régionale devraient être déplacés, la fiscalité et l’urbanisme passant sous la bannière d’OIP.


Et favoritisme ?
Le gouvernement bruxellois vient de s’accorder sur le résultat d’un appel à projets de deux millions €, où les choix et la composition du jury poseraient question:
Ce jeudi 2 février, le gouvernement bruxellois a approuvé la liste des dossiers sélectionnés dans le cadre d’un appel à projets lancé en septembre dernier par la Région bruxelloise, la Cocof et la VGC.

Alain Maron:
"Si on s’est toujours réjoui qu’il y ait de l’argent pour des projets sociaux et socio-culturels suite aux attentats, et pas seulement du sécuritaire, l’opération pose question : elle n’est pas articulée et coordonnée avec les politiques de cohésion sociale existantes, et le cadre est hyper large et hyper flou. Alors qu’il y a la réforme du décret Cohésion sociale qui est en discussion, le cabinet Vervoort ne fait pas de concertation. Le PS a toujours eu tendance à considérer que ces politiques-là, c’était sa chasse gardée. La réforme du décret et la concertation fermée , juste entre socialistes, le démontrent encore. S’ils ont fait la même chose avec l’appel à projet vivre-ensemble, c’est grave""Les politiques de cohésion sociale ne sont pas le jouet du parti socialiste ! C’est intolérable" 
Cet appel à projets vise à "promouvoir des initiatives qui renforcent la cohésion sociale, le dialogue interculturel et la diversité". L'analyse de la liste des projets sélectionnés et  celle de ceux qui ne l’ont pas été semble poser questions.
Il ressortirait qu’il vaut mieux être proche de Rudi Vervoort, qui avait annoncé que c’est un jury composé d’experts indépendants qui ferait les choix.
Les communes socialistes d’Evere et de Saint-Gilles sont de loin les grandes gagnantes.. Les deux entités ont respectivement reçu 95.000 et 80.000€.
La Cohésion sociale d’Evere a ainsi remporté, à elle seule, pas moins de 79.000€, une somme deux fois supérieure à la moyenne des subsides régionaux accordés.

Ridouane Chahid
, député bruxellois et ancien chef de cabinet adjoint de Rudi Vervoort qui préside aujourd’hui le conseil d’administration
"C’est un projet qui bénéficiera aussi à d’autres communes qu’Evere"
Force est de constater qu’un certain nombre d’associations lauréates sont étiquetées socialistes.
C’est notamment le cas d’
  • Actions in the mediterrannan (49.000€) présidée par la députée bruxelloise Simone Susskind,  
  • Cadre (49.000€) fondé par l’ancien sénateur liégeois Hassan Boussetta
  • OIRD (30.000€) dont le conseiller communal molenbeekois Nader Rekik est le CEO
  • Ascades (20.000€) présidée par Nicole Lepage. Une socialiste élue comme conseillère communale à… Evere.
Alors que le ministre-président Rudi Vervoort est donc soupçonné d’avoir favorisé plusieurs projets socialistes dans sa commune d’Evere, Fadila Laanan l’a défendu en rappelant que "les deux membres du jury envoyés par son cabinet habitaient… à Forest et Uccle".
Malgré les demandes répétées de l’opposition, le cabinet de Rudi Vervoort n’avait jamais fait connaître tous les noms de ces experts indépendants, alors que 4 des 6 membres, dont la présidence de ce jury sont des membres de cabinets socialistes:
  • David Cordonnier (cabinet de Rudi Vervoort) et chef de groupe à Evere.
  • Michaël Cerulus (ex-cabinet de Laurette Onkelinx)
  • Anne Chaponan (cabinet de la ministre-présidente du gouvernement de la Cocof Fadila Laanan)
  • Martine Lahaye (ex-cabinet de Fadila Laanan)
Vervoort: "Le choix s’est fait en toute transparence [sic].
On ne souhaite pas commenter dans la presse cet appel à projets, tant que ceux qui avaient rentré un dossier n’ont pas reçu une réponse de notre part. C’est une question de respect"
En résumé, le bourgmestre empêché d’Evere délègue le chef de groupe au conseil communal d’Evere comme membre d’un jury qui choisira le projet d’un échevin d’Evere.
Autre fait troublant, la paracommunale molenbeekoise luttant contre l’exclusion sociale, n’a reçu aucun subside. Son ancienne administratrice-déléguée, Sylvie Lahy, licenciée en février 2014 par la commune, est aujourd’hui cheffe de cabinet de Rudi Vervoort.


Hamza Fassi-Fihri:
"En lisant la presse, on a l’impression que cela n’a pas été fait de manière neutre"
Gaëtan Van Goidsenhoven:
"Je vous dis mon désarroi, mais aussi mon extrême lassitude par rapport à cette suspicion généralisée sur ces appels à projets"
Fadila Laanan, ministre-présidente du gouvernement de la Cocof, en séance plénière du Parlement: Il y a également un million d’euros prévu pour les maisons des cultures, dont une grosse partie pour celle de Molenbeek, qui est présidée par Françoise Schepmans . Je regrette que cette info ait fuité"
NB: C'est qui exactement, "
les maisons des cultures" à Molenbeek ?

Car effectivement, le problème, c'est la transparence. La députée Catherine Moureaux a déploré les fuites dans la presse. Quel scandale, cette foutue transparence !
Et rien de neuf sous le soleil ! En 2014, déjà, le Conseil d'Etat avait suspendu la décision de la ministre de la Culture Fadila Laanan qui  avait retenu le projet artistique de Vincent Meessen pour représenter la Fédération Wallonie-Bruxelles à la 56e Biennale de Venise des arts visuels, en 2015.
Le Conseil d'Etat estime que la Fédération, sur base du dossier introduit par l'artiste, n'était en réalité pas en mesure de juger si le projet répondait bien aux "exigences de capacité technique imposées pour pouvoir être sélectionnée".

La haute juridiction mettait en outre explicitement en doute l'impartialité du comité d'experts constitué par la ministre pour départager les quatorze artistes candidats.

L'arrêt pointait à cet égard la "proximité étroite" de quatre des sept experts avec l'artiste, ce qui avait pu avoir "une influence sur l'appréciation par l'ensemble du comité, particulièrement lorsque ses membres devaient s'exprimer dans le cadre d'un vote à la majorité simple".

Cette décision constituait un nouveau revers pour la ministre de la Culture, laquelle avait en début d'année complètement revu la procédure de sélection pour la Biennale afin de la rendre plus "objective et transparente".

jeudi 23 février 2012

Carnaval des mandats !

Nouvelle gouvernance :

Tcheudi ! "Le Secrétaire d'Etat à la fonction publique veut également un examen au pur les dirigeants des entreprises publiques"
"… pourquoi on ferait différemment du privé parce que c'est une entreprise publique ?"

Elio Di Rupo, roi carnaval des mandats, aurait demandé aux présidents des six partis de sa coalition de dresser une liste des fonctions importantes qu'ils détiennent dans 46 services et entreprises publiques.
Sur base de ce cadastre, le gouvernement décidera après les vacances de Carnaval qui recevra quel poste ...

Maarrre des parvenus ?

Hendrik Bogaert a déclaré ne pas être informé, officiellement, du courrier adressé par Elio Di Rupo aux Présidents des partis qui forment la majorité fédérale afin de prendre connaissance des fonctions importantes détenues dans les services et entreprises publiques.
"… Je n'ai pas reçu cette lettre… Je ne suis pas au courant officiellement… Mon point de vue est que même dans les entreprises publiques, ce serait mieux de faire passer les fonctionnaires ou les dirigeants de ces entreprises publiques auprès du SELOR… comme c'est maintenant le cas pour les top managers dans la fonction publique…" 
entame le Secrétaire d'Etat qui déclare souhaiter, par ce biais, éviter la politisation.


Lire aussi:
Javaux pour présider le CHU de Liège ?
« Rien ne se décidera de toute façon avant les élections communales d’octobre 2012 », a affirmé le co-président sortant d’Ecolo. Pourtant, il y aurait d’ores et déjà un accord politique pour qu’il préside le CHU de Liège.
Le co-président d’Ecolo Jean-Michel Javaux, qui abandonnera cette fonction dans quelques semaines, est cité pour présider le conseil d’administration du CHU de Liège, rapporte jeudi La Libre Belgique. Selon le quotidien, « il y aurait même, d’ores et déjà, un accord politique entre les partis sur le sujet ».
L’intéressé lui-même se montre plus prudent. « La politique hospitalière me passionne et j’ai même travaillé comme étudiant au CHU. J’y connais beaucoup de gens. Mais il n’y a pas d’accord politique pour le moment. A court terme, je ne vois rien se formaliser », a-t-il indiqué à La Libre Belgique.
« Plusieurs mandats arrivent à échéance en 2012, 2013 et 2014. J’ai aussi de l’intérêt pour des structures comme la Sowalfin (Société wallonne de financement et de garantie des PME), la SRIW (Société régionale d’investissement de Wallonie). Mais rien ne se décidera de toute façon avant les élections communales d’octobre 2012 », a-t-il précisé.


Gérard Deprez a été choisi mardi soir par groupe libéral du Parlement européen (ALDE) pour présider la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures, en remplacement du Français Jean-Marie Cavada.
En vertu du système D'Hondt, qui régit la répartition des postes clés au Parlement, la présidence de la commission de la Justice revient à un libéral français au cours de la législature actuelle. Ainsi M. Cavada a-t-il succédé en 2005 à Jean-Louis Bourlanges. L'ancien journaliste a annoncé mardi sa démission pour se présenter aux élections municipales, dans le 12e arrondissement de Paris. Selon des rumeurs persistantes, il viserait un poste au sein du gouvernement.
Dans ce contexte, M. Deprez, qui bénéficie du soutien de la délégation française, dont il est membre associé, a été choisi pour succéder à M. Cavada. Sa candidature doit encore être confirmée formellement par les membres de la commission de la Justice. Gérard Deprez s'est prévalu de l'expérience nécessaire pour diriger les travaux parlementaires. "Je suis membre de cette commission depuis 14 ans et je me suis occupé de son budget pendant dix ans", a-t-il dit.
Parmi les sujets qu'il aura à traiter figure le dossier polémique de l'harmonisation des procédures pour le retour des immigrés en situation illégale. S'il n'a pas accédé plus tôt à une présidence de commission, c'est "d'abord parce que j'étais davantage tourné vers la Belgique, en tant que président de parti, puis parce ces postes n'étaient pas accessibles" pour les députés belges, a-t-il dit.
Le dernier Belge à avoir présidé une commission parlementaire européenne était Willy De Clercq, qui a dirigé la commission juridique entre 1997 et 1999, après avoir présidé celle du commerce international entre 1989 et 1997. Président du PSC de 1981 à 1996, M. Deprez siège pour sa part au Parlement européen depuis 1984.

mardi 23 août 2011

Financement des partis.be politiques

Le Greco a été créé en 1999 par le Conseil de l'Europe afin de veiller au respect des normes anticorruption de l'organisation par ses 47 Etats membres et par les Etats-Unis.
Il procède à des évaluations par pays et émet des recommandations mais il n'a pas vocation à dresser des listes noires.

Le Groupe d'Etats contre la Corruption du Conseil de l'Europe, basé à Strasbourg :
"La Belgique a mis en oeuvre de manière "globalement insuffisante" les recommandations formulées par l'agence anti-corruption du Conseil de l'Europe sur l'incrimination de la corruption et la transparence du financement des partis politiques"
"S'agissant du financement des partis politiques, une seule recommandation -sur onze- a été mise en oeuvre de façon satisfaisante .... "

Il a dès lors décidé d'appliquer l'article concernant les membres ne respectant pas les recommandations contenues dans le rapport d'évaluation mutuelle et a demandé au chef de la délégation belge de lui soumettre un rapport sur l'état d'avancement de la mise en oeuvre des recommandations qui n'ont pas été suivies d'effet "dès que possible mais au plus tard pour le 30 novembre 2011".

jeudi 12 mai 2011

Jeux partisans ?

: "Il devra devenir fort, oser l’indépendance vis-à-vis de l’ensemble des intervenants, dépasser les jeux partisans" ?
Lire aussi:Pierre Claerbout, Toit et Moi
Le conseil d’administration de Toit et Moi a désigné vendredi Pierre Claerbout (déjà directeur financier de la société depuis 1999) au poste de directeur-gérant de cette société de logement public du Borinage.

Donfut, le culot et le gâchis
Un sacré culot ! Il y a au moins une phrase ahurissante dans la lettre que l’ancien ministre socialiste Didier Donfut a écrite aux administrateurs de Toit et Moi pour leur expliquer pourquoi il renonçait à être candidat au poste de directeur-gérant de l’immobilière sociale.
Lisez attentivement, en gardant à l’esprit que ces mots sont rédigés par un homme qui doit son ascension politique à un indéniable talent, certes, mais surtout à la toute-puissance du Parti socialiste dans sa région de Mons-Borinage comme en Wallonie.
Voici l’extrait – le Framerisois parle de son rival au poste convoité : « Il devra devenir fort, oser l’indépendance vis-à-vis de l’ensemble des intervenants, dépasser les jeux partisans. » Fermez les guillemets.
On répète parce qu’on craint d’avoir la berlue : « Oser l’indépendance, dépasser les jeux partisans »…
Il faut avoir un beau toupet pour conclure ainsi plusieurs mois de manœuvres et de pressions. Ni Didier Donfut ni le PS n’en ont évidemment le monopole dans la classe politique, dès lors qu’il est question d’une nomination stratégique – le logement social, ses locataires, ses électeurs… Mais, dans le cas d’espèce, les stratégies inavouables ont atteint de tels sommets qu’il s’est trouvé des « camarades » pour les dénoncer plus ou moins ouvertement et pour en être écœurés.
Réduire cette saga à une bataille entre le PS et « les autres » est une erreur. Tous les socialistes du conseil d’administration de Toit et Moi n’ont pas soutenu Donfut. Tous les socialistes de Mons et de sa région n’ont pas avalisé le possible retour aux affaires d’un mandataire qui ne mérite pas d’être voué aux gémonies, mais qui incarne des méthodes du passé.
Soutenir ou pas l’ancien bourgmestre de Frameries : la ligne de fracture a en fait séparé « anciens » et « modernes ». Ces derniers privilégient une action politique où le rapport de force se construit sur l’échange d’arguments plutôt que sur les conflits personnels et les complots en coulisses.
Au bout du compte, reste un homme qui n’en finit pas de chercher à rebondir. Un homme maladroit, un spécialiste aussi dans la gestion des affaires publiques locales. Un homme dont le culot agace. Un talent gâché, enfin.

Le PS attaque les nominations de De Clerck
L’équilibre linguistique n’est pas respecté dans un comité de surveillance. Une collaboratrice du ministre à la tête de la politique criminelle.
Non, les affaires courantes n’empêchent pas toutes les nominations. Pour preuve, l’arrêté ministériel daté du 13 décembre dernier pris par le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V) pour constituer le comité de surveillance du fichier central des avis de saisie. Pour faire court, il s’agit d’une banque de données informatisées qui rassemble les avis de saisie, de délégation, de cession et de règlement collectif de dette. Le ministre était habilité à procéder à ces nominations par arrêté ministériel mais le problème réside dans le fait que les quatre membres désignés de ce comité sont tous néerlandophones. Cela n’a pas manqué de surprendre Rachid Madrane, député PS, qui a questionné Stefaan De Clerck hier en commission Justice du Parlement sur le dossier. "Il s’agit d’un organe fédéral. Or, tant les membres effectifs que les suppléants de ce comité sont du rôle linguistique néerlandophone", indique le député socialiste qui se dit stupéfait. Il suggère que le ministre de la Justice remédie à cette situation en organisant un nouvel appel à candidatures.
"Aucun candidat francophone ne s’est manifesté", a répondu, pareillement étonné, le ministre de la Justice. Ce dernier précise que deux appels à candidatures ont été publiés. Le premier, en avril 2010, n’avait pas permis de trouver l’ensemble des membres du comité de surveillance et le second, en août 2010, n’avait pas non plus donné lieu à des candidatures francophones, assure-t-il. "Tout le monde a donc eu l’opportunité - à deux reprises - de poser sa candidature." "Le comité de gestion est actif depuis quelques mois et je n’ai connaissance d’aucun problème dû à sa composition sur le plan linguistique", ajoute Stefaan De Clerck
Et le ministre d’annoncer que cette structure, à la base composée d’un magistrat, d’un juriste, d’un informaticien et d’un greffier, sera prochainement élargie à un magistrat et un greffier supplémentaires. Ceux-ci seront également nommés par lui et le Parlement en sera informé d’ici 15 jours, ajoute-t-il. "J’espère que ces éléments et mes efforts antérieurs en vue de trouver des candidats me préservent de toute suspicion", conclut Stefaan De Clercq dans sa réponse. Rachid Madrane s’étonne quant à lui de l’étonnement du chrétien-démocrate : "Sans remettre en cause l’honnêteté du ministre, dans le contexte actuel, si on avait nommé quatre francophones, on aurait hurlé aux loups".
En sus, une autre nomination suscite la suspicion, estime Rachid Madrane. Celle d’une collaboratrice de Stefaan De Clerck, propulsée conseiller général faisant fonction à la politique criminelle. Opération effectuée via arrêté ministériel en janvier 2011. "Conformément à la jurisprudence du Conseil d’Etat, la nomination à ce poste ne peut intervenir qu’après une déclaration de vacance et un appel à candidatures qui débouche par une désignation par arrêté royal et non ministériel, bref une procédure transparente", s’inquiète le député.
La porte-parole du ministre de la Justice ne nous a pas fait parvenir la réponse de Stefaan De Clerck à cette seconde question mais il invoque la continuité du service alors que celui-ci sera concerné par la grande réforme de la justice que le ministre entend lancer. Il argue aussi du fait que le code judiciaire lui permet de désigner un "chef de projet". La collaboratrice du ministre est effectivement "faisant fonction" alors que le poste est vacant depuis février 2010 soit deux mois avant la chute du gouvernement. Les arguments du ministre n’ont donc pas convaincu le PS. "Ils ne sont pas en mesure de lever la suspicion de ceux qui voient dans cette nomination une manœuvre pour désigner quelqu’un qui est proche du ministre", lance Rachid Madrane.
Il faut rappeler par ailleurs que plusieurs centaines de fonctionnaires attendent toujours leur nomination du gouvernement. Celui-ci invoque les affaires courantes et les risques liés à d’éventuels recours au Conseil d’Etat pour justifier leur mise en suspens.



mardi 12 avril 2011

Didier Seeuws

"Maintenant, les libéraux sont out et le PS et le CD&V font leurs petits arrangements."
 
"La diplomatie belge perd ainsi un de ses tout bons éléments et – à vrai dire – elle l’a un peu cherché. Après avoir mené la présidence belge du Conseil tambour battant, le représentant permanent adjoint auprès de l’UE avait posé sa candidature, dans le cadre du mouvement diplomatique, pour le poste d’ambassadeur auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques à Paris. Mais le PS a le vent en poupe et le bras long aux Petits Carmes, et la fonction que convoitait M. Seeuws lui est passée sous le nez, au profit de l’ambassadeur Yves Haesendonck, proche des socialistes.
Le Gantois de 45 ans, étiqueté Open VLD, a sans doute cru que ses faits d’armes lors de la présidence belge allaient être récompensés après avoir été largement reconnus.
“Il a sous-estimé la dimension politique” des nominations, nous dit-on aux Petits Carmes, “il aurait dû se douter qu’il partait perdant et que cela n’avait rien à voir avec ses qualités”. “A une époque, les libéraux étaient très forts chez nous, ceux qui avaient une étiquette libérale se sentaient pousser des ailes”, précise une autre source. “Maintenant, les libéraux sont out et le PS et le CD&V font leurs petits arrangements.”
M. Seeuws s’est retrouvé sur le carreau, sans perspective au-delà de l’été, le Conseil de direction ayant choisi (initialement du moins...) Olivier Belle, un socialiste issu du cabinet de Laurette Onkelinx, pour lui succéder. Merci et au revoir donc."
 

samedi 5 mars 2011

Commission de vigilance et "les plus brefs délais"

La commission de vigilance du PS de Mons-Borinage, réunie en urgence le 18/05/2009, décidait d'exclure "de manière immédiate" l'échevin montois Richard Biefnot du PS, comme l'indiquait un communiqué du parti. L'échevin avait été inculpé l'après-midi même pour détention d'images à caractère pédopornographique.
La commission de vigilance demandait par ailleurs à toutes les instances compétentes que tous les mandats de l'échevin lui soient retirés dans les plus brefs délais.
"Pour le PS, de tels faits, s'ils sont avérés, sont d'autant plus insupportables qu'ils seraient le fait d'un mandataire public, en qui les citoyens doivent pouvoir placer une légitime confiance"

En juillet 2010, soit bien plus d'un an après ...



En sus, quelques noms de valeureux "nominateurs", de Donfut à la tête de « Toit et moi » ...

Inquiétant aussi en matière de conflit d'intérêt , depuis le 21 aout 2010, la présidente et le nouvellement nommé vice-président du CA (supposé contrôler la gestion opérée par la Direction ...) assurent ... la direction opérationnelle de la société de logement ... ???!?




Lire aussi:
Ce fut donc Donfut

Professionnellement, l'objectif de la plupart des gens, c'est d'atteindre le niveau de Didier Donfut, le candidat qu'on veut « à tout prix ». Soyons clairs: on ne va pas polémiquer sur sa récente nomination à la tête de la société de logement 'Toit et moi', dont Donfut fut (il fallait la placer celle-là!) précédemment directeur, avant d'être ministre, puis de démissionner pour avoir accepter d'autres cumuls aux rémunérations jugées excessives. On ne criera pas au scandale. Prenons plutôt le problème à l'envers, d'un point de vue strictement professionnel. 

Elio Di Rupo entre au conseil de Dexia - 17/11/2004

Le président du PS remplace Didier Donfut. Le ministre Karel De Gucht (VLD), pour sa part, va quitter le conseil au plus tard le 1er janvier 2005.
Le conseil d'administration du groupe financier franco-belge Dexia a coopté lors de sa séance de mardi Elio Di Rupo comme administrateur en remplacement d'un autre PS, Didier Donfut. Karel De Gucht (VLD), le ministre des Affaires étrangères va aussi céder son mandat au plus tard le 1er janvier 2005, souligne un communiqué publié hier. Il sera remplacé par le parlementaire flamand Francis Vermeiren (VLD).
Conflits d'intérêt
Même si aucune précision n'est donnée à ce sujet, cette partie de chaises musicales révélée par le «Tijd» pourrait s'expliquer de différentes façons. Cet été, le Premier ministre Guy Verhofstadt avait exhorté ses ministres à ne pas accepter des mandats d'administrateur dans des entreprises. Il avait pris cette position alors que les révélations de la nomination du ministre de l'Economie et de l'Energie Marc Verwilghen comme administrateur indépendant chez British American Tabacco (BAT) avaient posé la question d'éventuels conflits d'intérêts et avaient poussé ce dernier à démissionner.
De plus, avec Di Rupo, c'est un «poids lourd» de la politique qui entre au conseil de Dexia.

mardi 25 janvier 2011

La confiance du Bureau politique du PP

Phineas_Barnum Article qui met assez bien en évidence le rôle que se donnent les partis ./. parlementaires élus >< rôle représentant du peuple http://bit.ly/eCoaKv #PP


Lire aussi:

Le parti populaire maintient sa confiance en son député

Le PP précise, par ailleurs, que tout sera mis en oeuvre pour améliorer la communication interne du parti.
Le parti populaire (PP) maintient sa confiance en son unique député, Laurent Louis, a annoncé le Bureau politique du PP, qui s'est réunit lundi, dans un communiqué. Un débat s'est tenu jusqu'à 23h au siège du parti populaire. "A l'unanimité des membres, le Bureau politique soutient la direction et le président", souligne encore le communiqué.
Le PP précise, par ailleurs, que tout sera mis en oeuvre pour améliorer la communication interne du parti.
Pour rappel, dans une lettre de six pages adressée au Bureau politique du PP, Laurent Louis menaçait de créer son propre parti à la suite de divergences de vue avec son président fondateur Mischaël Modrikamen.