Un tribunal égyptien a jugé le 28 février 2015 que le Hamas était
une organisation "terroriste", nouveau coup dur porté au mouvement
palestinien dont les relations sont au plus bas avec Le Caire qui
l'accuse de soutenir l'opposition islamiste.
Le Hamas islamiste, qui contrôle de facto la bande de Gaza
voisine, a aussitôt dénoncé ce jugement, rendu près d'un mois après une
décision similaire frappant sa branche armée, le qualifiant de "grande
honte qui souille la réputation de l'Egypte".
Les relations entre le
Hamas et l'Egypte sont très tendues depuis la destitution en juillet
2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l'ex-chef de l'armée et actuel président, Abdel Fattah al-Sissi.
Image
tirée d'une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014
par
al-Furqan Media, montrant le dirigeant du groupe Etat islamiste,
Abou
Bakr al-Baghdadidans une mosquée de Mossoul,
après la proclamation d'un
"califat"
entre la Syrie et l'Irak - Al-Furqan Media
Resté longtemps dans l’ombre, Ibrahim
al-Badri al-Samarraï de son vrai nom, est désormais le djihadiste le
plus dangereux et le plus puissant au monde...
Docteur Ibrahim, Awwad Ibrahim, Abou Duaa, Al-Shabah (le fantôme),
Abou Bakr al-Baghdadi, et enfin dernièrement Calife Ibrahim. Autant de
noms pour désigner un seul et même homme: Ibrahim al-Badri al-Samarraï,
le puissant leader de l'Etat islamique.
Auparavant, seulement deux photos -une en couleur du FBI américain,
l’autre en noir et blanc du ministère irakien de l’Intérieur-
permettraient d’identifier celui dont la tête est mise à prix 10
millions de dollars par les Etats-Unis depuis 2011. Jusqu’alors, peu
d’informations sur lui avaient filtré. Né en 1971 à Samarra, au nord de
la capitale irakienne, Ibrahim al-Badri al-Samarraï aurait étudié à
l'université islamique de Bagdad dans les années 1990.
Selon une biographie diffusée par ses partisans, il serait un descendant du prophète Mahomet, un lignage prestigieux indispensable pour prétendre au titre de calife. Il aurait obtenu un doctorat d’études islamiques -d’où son titre de «docteur».
Il passe au djihad en 2003, après l'invasion américaine, et prend son
premier nom de guerre, Abou Duaa, au sein d’un petit groupe armé
-Jaiche al-Sunna wal Jamaa-, avant de rejoindre les rangs d’Al-Qaida en Mésopotamie,
sous la houlette du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui. Il est arrêté
par les Américains à Falloujah en 2004, et passe cinq ans au camp de
détention de Bucca, période au cours de laquelle il se radicalise un peu
plus. Relâché en 2009 dans le cadre de la libération de milliers de détenus avant le retrait américain, il multiplie les attentats meurtriers et exécutions publiques sanglantes au nom de la charia.
Le nouvel émir
Entre temps, Al-Zarkaoui a été tué dans un raid américain en 2006, et
Abou Omar al-Baghdadi a pris sa succession à la tête de l’État
islamique d’Irak, le nouveau nom d’Al-Qaida en Mésopotamie. Il est tué en avril 2010 près de Tikrit.
Un mois plus tard, Abou Duaa est choisi pour lui succéder. Le
nouvel «émir» prend un nouveau nom de guerre, Abou Bakr al-Baghdadi,
référence au premier calife de l’islam, Abou Bakr al-Siddik, nom auquel
il a accolé celui de sa ville d’origine, Bagdad.
Mais son organisation est très affaiblie.
Al-Baghdadi opère alors un «retrait tactique», qui permet à
l’organisation de se renforcer et d’accumuler un trésor de guerre grâce
au rançonnage, au pillage des banques, mais aussi des biens des
chrétiens et des chiites. Et en 2011, il refuse de faire allégeance à
Al-Qaida et l'Égyptien Ayman al-Zawahiri, qui a pris la relève d’Oussama
Ben Laden.
Offensive irakienne
Les «printemps arabes» rebattent les cartes dans la région. Vers la
mi-2011, Al-Baghdadi dépêche des hommes en Syrie pour combattre le
régime de Bachar al-Assad, mais aussi les opposants laïcs et le front
al-Nosra, branche locale d’EIIL qui a prêté allégeance à Al-Qaida. Son
groupe ajoute alors le «Levant» à son nom en 2013, et devient l’État
islamique en Irak et au Levant (dont l’acronyme est EIIL en français, Isis en anglais et «Daech» en arabe).
En marge de cette action en Syrie, Al-Baghdadi lance une vaste offensive en Irak.
Parti de Fallouja en début d’année, il a fédéré nombre de combattants
sunnites, et prend début juin le contrôle de Mossoul, puis de la
province de Ninive et une partie de celle de Salaheddine, de larges
portions de la région d'Al-Anbar et de la frontière avec la Syrie.
Des conquêtes qui lui permettent de mettre la main sur un trésor de
guerre d’un demi-milliard de dollars, une quinzaine de puits de pétrole
et qui font de l’État islamique «le groupe terroriste le plus puissant au monde, en terme d’armes et de financement».
Et d’Abou Bakr al-Baghdadi, ou plutôt maintenant du Calife Ibrahim, le
djihadiste le plus dangereux et le plus puissant au monde.
Lire aussi: GB: non-lieu pour l'étudiante qui cachait 20.000€ pour le jihad dans ses sous-vêtements Nawal Msaad, l'étudiante britannique de 26 ans arrêtée en janvier à
Heathrow avec 20.000 euros destinés aux jihadistes syriens dissimulés
dans ses sous-vêtements, selon l'accusation, a bénéficié d'un non-lieu
mercredi devant un tribunal londonien. Nawal Msaad avait été arrêtée le 16 janvier au moment d'embarquer
sur un vol pour Istanbul. Lors d'un contrôle, un préservatif rempli de
billets enroulés de 500, 200 et 100 euros avait été retrouvé. Lors de l'ouverture du procès début juillet, le procureur Mark
Dennis avait déclaré que cet argent, d'un montant total de 20.000 euros,
était "destiné à financer la cause jihadiste" en Syrie. Les onze membres du jury de l'Old Bailey ont cependant condamné
une amie de l'accusée, Amal Elwahabi, épouse d'un jihadiste parti
combattre en Syrie l'été dernier. Elle a été reconnue coupable d'avoir
recruté Amal Elwahabi en tant que "messager de confiance" pour acheminer
des fonds au Moyen-Orient. Amal Elwahabi, âgée de 27 ans, est la première Britannique à être
condamnée pour financement de la cause djihadiste en Syrie. Elle risque
14 ans de prison.
Saudi Arabia has handed over a check for $100m to UN
Secretary-General Ban Ki-moon to help finance the UN's centre to combat
global terrorism. The UN chief welcomed the gift at a ceremony in his office and said
the recent upsurge in terrorism in a number of countries and regions -
most dramatically, the Islamic State group's takeover of a large swath
of Syria and Iraq - "underscores the challenge before us." Saudi Arabia's Ambassador to the United States, Adel al-Jubeir, who
presented the check with the Saudi UN ambassador, stressed that
"terrorism is a scourge and an evil that affects all of us."
Les événements qui actuellement se déroulent au
nord de l'Irak, où les combattants de l'«Etat islamique» se livrent au
massacre des Yazidis après avoir chassé la communauté chrétienne, sont
tels qu'il ne suffit plus désormais de souligner leur gravité: il faut
appeler par son nom, sans crainte de l'hyperbole, une pratique qui sans
conteste relève du génocide, mis en oeuvre par des islamistes dont
l'intégrisme est l'autre nom du fascisme. Un islamo-fascisme sévit ces jours-ci devant les frontières du
Kurdistan, et l'on attend de la part des musulmans, au Luxembourg et
ailleurs, non seulement le rappel de tout ce qui distingue l'islam en
son caractère le plus honorable de cet islamisme d'égorgeurs, mais aussi
et surtout une condamnation ferme de ce qui en Irak est commis en son
nom. Tel est d'ailleurs le sens d'un appel, lundi, du recteur de la
Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui face à ce massacre appelle
les musulmans du monde à «sortir de leur réserve».
Un islam qui considère que la lecture du Coran se pratique à la lumière
de la raison et non dans les ténèbres d'une aveugle passion.
Génocide? Oui, dans la mesure où l'offensive de l'Etat islamique
procède d'un projet d'extermination, un projet systématique par
définition. S'étonne-t-on de l'extrême cruauté de ses tueurs, qui
décapitent femmes et enfants? Qui n'hésiteraient pas, semble-t-il, à
crucifier certaines de leurs victimes? Ne nous étonnons pas trop:
«infidèles» et «mécréants», chrétiens et Yazidis ne sont pas aux yeux de
ces islamistes des humains mais des bêtes, des «Untermenschen», une
vermine que dès lors ils écrasent sans états d'âme. Cet islamisme-là est
un racisme. Au nom de quoi ces «Untermenschen» sont-ils condamnés? Au nom d'un
islam dévoyé par son extrême radicalité, par son intégrisme, qui poussé à
cet extrême-là est bien un fascisme. Qu'est-ce que l'islam intégriste,
raciste et fasciste? C'est un islam qui affirme qu'il n'y a qu'une seule langue, l'arabe.
Qui postule qu'il n'y a qu'une seule communauté humaine, l'«ouma», la
communauté musulmane. Qui répète qu'il n'y a qu'un seul livre, le Coran.
Qui enfin affirme qu'il n'y a qu'une seule loi, la «charia», et que
cette charia étant infaillible elle est intangible. D'où l'appel aux tenants d'un islam dans sa vérité la plus
respectable. Qui, si ce n'est des musulmans, pourra dire aux intégristes
en quoi leur foi est folie? Qui, si ce n'est les pratiquants d'un islam
éclairé, au Luxembourg et ailleurs, dira à ces gens-là qu'il n'est plus
nécessaire, pour être un «bon» musulman en 2014, de s'adonner à des
pratiques vieilles de 1.400 ans, et que la charia aujourd'hui ne saurait
exiger que l'on lapide une femme adultère, que l'on punisse de mort
l'apostasie, que l'on tranche la main du voleur? Qui, si ce n'est des
musulmans, diront à d'autres musulmans, en Irak mais aussi en
Afghanistan ou dans la bande de Gaza, que le kamikaze n'ira pas au
paradis, et que si vraiment il y allait il ne serait pas accueilli par
des nuées de vierges parfumées? On a beaucoup (beaucoup trop) parlé d'un clash civilisationnel entre
Occident et sphères musulmanes. Une tout autre césure est sans doute à
l'oeuvre, ou devrait l'être, au sein du monde islamique lui-même. Entre
un islam qui se croit habilité à la barbarie par des textes datant de
l'Hégire, et un islam moderne, éclairé, laïque et fraternel, un islam
inspiré d'Averroès et non de Ben Laden, un islam qui considère que la
lecture du Coran se pratique à la lumière de la raison et non dans les
ténèbres d'une aveugle passion.
La scission de ces deux courants de l’islam remonte à la mort du prophète Mahomet, en 632.
Se posait alors la question du successeur le plus légitime pour diriger la communauté des croyants :
les futurs chiites désignent Ali, gendre et fils spirituel de Mahomet, au nom des liens du sang. Les chiites considèrent l’imam, descendant de la famille
de Mahomet, comme un guide indispensable de la communauté, tirant
directement son autorité de Dieu. C’est pourquoi leur clergé est très
structuré.
les futurs sunnites désignent Abou Bakr, un homme ordinaire, compagnon de toujours de Mahomet. Les sunnites considèrent le Coran comme une œuvre divine : l’imam est un
pasteur nommé par d'autres hommes, faisant office de guide entre le
croyant et Allah pour la prière ; dans certaines situations, il peut s'autoproclamer.
Abou Bakr devient le premier calife, littéralement « successeur » (sous-entendu du prophète).
Depuis, les sunnites ont toujours été majoritaires et représentent aujourd’hui environ 85 % des musulmans du monde.
Voir la carte, les seuls pays à majorité chiite sont l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et Bahreïn, mais d’importantes minorités existent au Pakistan, en Inde, au Yémen, en Afghanistan, en Arabie saoudite et au Liban.
Aux côtés de ces deux grandes branches existent également d’autres courants minoritaires : les alaouites en Syrie, les alévis en Turquie, les druzes, dispersés dans tout le Proche-Orient, et les khâridjites à Oman et au Maghreb.
Force
est de constater, que pendant que vos yeux étaient rivés sur Israël et
Gaza, le monde a continué de compter ses morts, ses blessés, ses
exactions, persécutions, tueries, massacres…
Ne sont pas dressés ici l’ensemble des causes de décès de chaque victime
recensée mais entre conflits, répressions, affrontements ou attentats,
le monde a connu le pire, avec ou sans Gaza (durant la période du 8/07/2014 au 08/08 2014)
A l’appui des faits, force est de constater que sur 24 conflits en cours :
2 seulement sont liés à des conflits territoriaux.
2 sont liés à une répression étatique contre le peuple.
83% donc des conflits sont imputables à des insurrections menées par des groupes islamistes armés.
La carte qui se dessine est sans appel, et montre l’action extrêmement
prononcée de mouvements musulmans insurrectionnels visant à établir la
Charia dans une partie du monde, et cela de manière violente.
1. Afghanistan : Insurrection islamique djihadiste (Talibans , Al-Qaïda et autres groupes djihadistes islamistes armés) 2. Pakistan : Insurrection islamique (Talibans, Al-Qaïda) 3. Iran : Répression du pouvoir en place (chiite) avec l’aide du Hezbollah, contre le peuple. 4. Irak : Insurrection islamique sunnite contre le
pouvoir en place et la population (chiite) (Hamas en Irak, Armée
Irakienne libre, l’EEIL (Etat Islamique en Irak et au Levant…) lié à
Al-Qaïda. 5. Syrie : Guerre civile entre le pouvoir allaouite
soutenu par le Hezbollah chiite contre le Front Islamique (sunnite
salafiste), et l’EEIL. L’ALS (Armée de Libération Syrienne) n’est plus
majoritaire. 6. Liban : Embrasement du pays depuis le soutien officiel du Hezbollah chiite au pouvoir syrien. Attaques de groupes sunnites salafistes. 7. Egypte : Attaques et attentats par des groupes
islamistes pro-Hamas, en réaction au pouvoir militaire central en place
qui a chassé les Frères Musulmans. 8. Lybie : Insurrection islamique provoquée par des groupes djihadistes 9. Soudan (Darfour) : Nettoyage ethnique du pouvoir en
place, soutenu par les milices arabes Janjawids contre les tribus non
arabophones noires-africaines. 10. Tunisie : Attentats et affrontements provoqués
pour déstabiliser le pays par des groupes islamistes radicaux salafistes
et notamment l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique, section tunisienne
d’Al-Qaïda) 11. Algérie : Attentats et affrontements provoqués pour déstabiliser le pays par l’AQMI 12. Mali : Insurrection islamique de groupes armés salafistes et indépendantistes contre le pouvoir en place. 13. Nigéria : Insurrection islamique menée par Boko
Haram (« l’Education occidentale est un péché »). Mouvement sunnite
djihadiste salafiste visant à instaurer la Charia. Massacres et
persécutions des chrétiens. 14. Cameroun : Extension de l’insurrection menée par Boko Haram dans le nord du pays : exactions, enlèvements… 15. République Centre-Africaine (RCA) : Affrontements
initiés par les milices musulmanes Seleka. Représailles des groupes
d’auto-défense chrétiens. Nettoyage ethniques dans les 2 camps contre
les populations civiles chrétiennes et musulmanes. 16. Ouganda : Tentatives de déstabilisation du pays
par le groupe islamiste somalien Al-Chabaab, lié à Al-Qaïda. Attentats
au cœur de la capitale pendant la coupe du monde . 74 morts (acte le
plus meurtrier depuis 12 ans en Afrique de l’Est) 17. Kenya : Extension des actions du groupe islamiste
Al-Chabaab afin de se venger du pouvoir qui a soutenu la Somalie.
Attentats terroristes spectaculaires dans un centre commercial, et une
discothèque de la capitale . 18. Somalie : Insurrection islamique du groupe Al-Chabaab qui contrôle la moitié du pays. 19. Yemen : Insurrection islamique. Répression féroce du pouvoir en place. Crise sunnite /chiite. 20. Thaïlande : Insurrection islamique menée par des groupes islamistes djihadistes contre le pouvoir en place. 21. Philippines : Insurrection islamique menée
aujourd’hui en partie par le groupe islamiste armé Abu-Sayyaf, proche
d’Al-Qaïda. Massacre le 28 Juillet dernier de 21 musulmans dont 1 enfant
qui se rendaient à l’Aïd. 22. Chine : Insurrection islamique du Mouvement
islamique du Turkestan oriental, proche d’Al-Qaïda. Attentats en août
2014 au couteau : 100 morts . 23. Donbass : Conflit territorial entre l’Ukraine et la Russie. 24. Haut-Karabagh : Conflit territorial entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
À Mossoul, le vendredi 18 juillet, à 19h30les djihadistes de l’État islamique (EI) sont entrés dans l’archevêché syriaque catholique de Mossoul furieux parce que les chrétiens de la
ville ne s’étaient pas rendus à la réunion
à laquelle l’EI les avait convoqué pour présenter les nouvelles règles
du califat. Ils ont enlevé les portraits des évêques et des patriarches
se trouvant dans la « salle du divan ». Puis ils les ont fait brûler.
C’est ce premier feu qui aurait ensuite endommagé l’archevêché dans un
incendie dont il est encore difficile de mesurer l’ampleur des dégâts. Les musulmans du quartier se sont interposés pour empêcher les djihadistes de poursuivre
leur saccage, sans succès. La cathédrale Al Taheera qui jouxte l’évêché, aurait été dégradée par les flammes. L’ultimatum posé aux chrétiens par les hommes de l’EI expirant le 19
juillet à 12h (heure locale) ainsi que l’intensification des
bombardements de l’armée irakienne sur Mossoul ont poussés tous les
chrétiens à fuir la ville. La plupart ont été rançonnés au check point
de sortie et se retrouvent donc sans aucune ressource.
Lire aussi: La persécution des chrétiens d'Irak "crime contre l'humanité", selon Ban Ki-moon Le
secrétaire général de l'ONU s'est dit "particulièrement troublé par les
informations sur des menaces contre les chrétiens à Mossoul". Le
secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a affirmé, dimanche 20 juillet,
que la persécution des chrétiens de Mossoul (Irak) par les jihadistes de l'État islamique (EI) pouvait être considérée comme un crime contre l'humanité.Au moment où des centaines de familles chrétiennes fuient Mossoul après un ultimatum de l'EI, Ban Ki Moon a "condamné de la manière le plus ferme possible la persécution systématique des minorités en Irak par l'Etat islamique et les groupes armés qui lui sont liés". Il s'est dit "particulièrement troublé par les informations sur des menaces contre les chrétiens à Mossoul".
"Se convertir ou quitter la ville" Dans son communiqué, l'ONU martèle "que
les attaques systématiques contre des civils en raison de leur origine
ethnique ou de leur appartenance religieuse peuvent constituer un crime
contre l'humanité dont les auteurs doivent rendre des comptes". L'Etat
islamique qui contrôle Mossoul depuis juin a lancé vendredi un
ultimatum donnant à la minorité chrétienne quelques heures pour quitter
les lieux. La semaine dernière, il avait déjà appelé les chrétiens de la
deuxième ville du pays, "à se convertir à l'islam, à payer une taxe spéciale ou à quitter la ville", sans quoi ils seraient exécutés.
Carlos Crespo ne siégera pas au Parlement fédéral, vu sa non-élection en mai dernier. Il était à la neuvième et
dernière place comme suppléant de la liste PS. Il avait déjà été candidat aux élections législatives
de 2007.
Il est au PS depuis presque 10 ans et occupe actuellement les
mandats de vice-président de la section PS de Schaerbeek et
membre du Bureau politique de la Fédération bruxelloise du parti.
Il est étiqueté "à gauche de la gauche" ... c'est le moins que l'on puisse dire. Un sectaire hargneux, même, à lire ses prises de position ... (mais il s'en défend): il se qualifie lui-même d' "ironique facétieux"
"Élu" président du MRAX. C'est un grand honneur et un gros défi. #MRAX
Il a été chaleureusement félicité par son beau-père, phmoureaux:
félicitations à Carlos Crespo pour son élection à la présidence du MRAX, du boulot en perspective...
Le MRAX
Le MRAX est une association financée par les pouvoirs publics. Un mouvement créé, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, par d’anciens résistants, des communistes et des juifs de
gauche. Avec l’arrivée d’une nouvelle génération de militants issus des
immigrations maghrébine et sub-saharienne, le Mrax a subi la même
évolution que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les
peuples (Mrap), en France, sous la présidence de Mouloud Aounit.
On se rappellera que le MRAX est devenue une officine de la Grande Pieuvre, qui a échappé légèrement à la tutelle du Dr Frankenstein ...
On s'est déjà interrogé moulte fois sur la justification de sa subsidiation ...
Il y a 2 ans, le "Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie" avait subi une nouvelle rétrogradation de catégorie, synonyme de réduction
de ses subsides en provenance de la Fédération Wallonie-Bruxelles ... La ministre avait suivi les avis des services du gouvernement et du Conseil supérieur de
l'Education permanente qui préconisaient cette nouvelle rétrogradation,
après celle subie fin 2010 ...
De 2009 à 2012, les subsides de la Fédération pour l'asbl ont été
réduits de moitié, passant de quelque 300 000 euros à 146 000 euros. Fin 2010, "Père Ubu-Pan" évaluait qu'en cinq ans, le Mrax avait reçu trois millions
d’euros sans répondre vraiment à son objet social par des activités de
qualité.
En 2012, une partie des travailleurs s'opposent déjà régulièrement depuis 2 ans par des mouvements de grève à l'action du directeur Radouane Bouhlal.
L'association a fait aussi l'objet d'une enquête administrative menée par
l'Office régional bruxellois de l'emploi (Actiris), dont des
inspections avaient relevé "un encadrement défaillant, l'absentéisme du
directeur ou encore une dégradation des conditions de travail."
Actiris
devrait décider le 12 juillet de l'avenir des subsides qu'elle octroie
au Mouvement.
On ne reviendra pas sur les déboires de son bouillant ex-président, Radouane Bouhlal, qui avait été accusé d'est devenu le jouet
de l'islam radical.
M. Boulal avair déclaré:
"Accusations sans preuve ! Nous
sommes un mouvement pluraliste et fier de l'être"
M.
Saïdi s'est présenté aux élections régionales du 7 juin 2009 à la première
place de la liste Egalité, petit parti controversé qui compterait en son
sein d'anciens militants du PTB mais aussi des partisans d'un islam
radical. Interrogé le 17 mai 2009 sur le site internet "parlemento.com", M.
Saïdi refusait également de condamner les attentats terroristes
palestiniens ou ceux commis le 11 septembre:
"Je comprends les
attentats suicides ou terroristes sans nécessairement les justifier. En
tout cas, je m'interdis de condamner des faits sans parler des causes.
Oui, je refuse de condamner des attentats terroristes! Pour éviter ces
attentats, il est nécessaire de dialoguer avec toutes les parties.
Si on veut éviter les attentats, il faudra un moment accepter de
discuter même avec Ben Laden"
Le 3 décembre a vu l’installation des conseils communaux issus du
scrutin du 14 octobre 2012.
En région bruxelloise, cet événement a
innové. Pour la première fois en Belgique siègent deux élus d’un parti islamiste. Et pour la première fois un parti a inscrit à son programme
l’instauration de la loi religieuse – en l’occurrence la loi islamique,
la charia – comme loi commune.
« Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. ».
Connu pour son gaz, son pétrole, ses fonds d'investissements, ses clubs de foot, le rachat des palaces parisiens et méditerranéens, le Qatar joue actuellement un jeu trouble au Nord-Mali, par le soutien financier et militaire qu'il apporte aux islamistes radicaux qui sèment le chaos dans le pays. Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique.
Jeudi 22 mars, une partie de la junte militaire a renversé le président Amadou Toumani Touré. A quelques semaines seulement de l'élection présidentielle du 29 avril, l'autoproclamé Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE) a voulu précipiter les choses... Le porte-parole de ces soldats, le lieutenant Amadou Konaré, l'a expliqué à l'antenne de la radiotélévision nationale dont les mutins ont pris le contrôle.
Le but de ces soldats menés par le capitaine Amadou Sanogo: "mettre fin au régime incompétent" qui se trouve dans "l'incapacité (de) gérer la crise au nord" du Mali depuis la mi-janvier. La rébellion touareg y connaît en effet un nouveau souffle depuis la mi-janvier: elle bénéficie du soutien d'hommes revenus de Libye, lourdement armés, après avoir combattu pour le défunt "Guide" libyen Mouammar Kadhafi. Elle est notamment aidée par des groupes islamistes armés, en particulier Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
"Voilà plus d'un mois que le malaise au sein de l'armée était palpable", notait un universitaire proche d'ATT dès jeudi.
Vincent Hugeux, grand reporter au service Monde de L'Express :
Le terme Touareg désigne un peuple de nomades dont la population est estimée à entre 1,5 million et 2,5 millions d’individus selon les sources. Ils sont les habitants historiques de la région sahélienne divisée par la colonisation entre l’Algérie , le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Peuple à l’histoire millénaire, ils possèdent leur langue (le tamasheq, apparenté au berbère) et leur propre alphabet (le tifineq). Ils ont notamment fondé la ville de Tombouctou entre le XIe et le XIIe siècle de notre ère. Ils ont été les dominateurs historiques du commerce transaharien pendant des siècles. Leur voile traditionnel de couleur bleue indigo (qui déteignait sur leur peau) leur a valu le surnom d’"hommes bleus". Après en avoir été les dominateurs pendant des siècles, ils sont peu à peu devenus les laissés pour compte de la région sahélo-saharienne. Leur farouche insoumission à la colonisation (et à la scolarisation qui y était liée) a paradoxalement défavorisé leur position au moment des indépendances. La désertification et l’urbanisation ainsi que le développement de voie commerciale concurrentes aux leurs ont contribué à renforcer le déclin de leur pouvoir économique. Au Mali, il en résulte un déficit de "développement" important entre les régions du nord qu’ils peuplent historiquement et le reste du pays. Le Mali dans son ensemble reste globalement très pauvre : il est 175e position du classement du développement humain établi annuellement par le Programme des Nations unies pour le développement.
Le groupe islamiste armé touareg Ansar Dine (Défenseur de l'Islam) a pris ce lundi le contrôle de la ville de Tombouctou, au Mali, et en a chassé d'autres rebelles touaregs, ceux du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Entre luttes d'influences et terrorisme, les rebelles touaregs placent leurs pions. Au Mali, les "hommes bleus" se sont emparés du nord du pays et on provoqué indirectement un coup d'Etat. Par deux fois, vous avez pris les armes pour faire entendre la voix des Touaregs, pouvez-vous nous dire quelles sont les revendications des Touaregs ?
Rhissa ag Boula : Depuis les années 1990, les Touaregs veulent être pris en compte dans la conduite des affaires de l’Etat et dans le système économique. Depuis les années 1960 et les indépendances, ce peuple nomade a été en marge de toutes les décisions nationales des Etats concernés (Mali, Algérie, Niger, etc.). Les Touaregs veulent juste être pris en compte dans un pays sur tous les plans : culturel, économique et politique. On se rend compte aujourd’hui qu’il y a un groupe de Touaregs au Mali qui rêve d’une indépendance. Ceci n’a pourtant jamais été un souhait de l’ensemble des Touaregs. Il ne faut pas que les Touaregs soient indépendantistes même si l’idée d’un pays Touareg a été caressée à l’époque coloniale. Au moment des indépendances, certains chefs Touaregs avaient aussi exigé –en vain– de ne pas être rattachés aux pays qui devenaient indépendants comme le Mali et le Niger. Mais cela s'était alors arrêté là.