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jeudi 5 mars 2015

Le Hamas est une organisation "terroriste"

Un tribunal égyptien a jugé le 28 février 2015 que le Hamas était une organisation "terroriste", nouveau coup dur porté au mouvement palestinien dont les relations sont au plus bas avec Le Caire qui l'accuse de soutenir l'opposition islamiste.

Le Hamas islamiste, qui contrôle de facto la bande de Gaza voisine, a aussitôt dénoncé ce jugement, rendu près d'un mois après une décision similaire frappant sa branche armée, le qualifiant de "grande honte qui souille la réputation de l'Egypte".

Les relations entre le Hamas et l'Egypte sont très tendues depuis la destitution en juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l'ex-chef de l'armée et actuel président, Abdel Fattah al-Sissi.

mercredi 14 janvier 2015

Killed by Boko Haram

Killed by Boko Haram in Nigeria :
          • 2009: 700
             
          • 2010: 75
             
          • 2011: 600
             
          • 2012: 1650
             
          • 2013: 3000
             
          • 2014: 7700
             
          • Last week: 2000+

jeudi 21 août 2014

L'État islamique (III)

Qui est Abou Bakr al-Baghdadi, le calife de l’État islamique?

Image tirée d'une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014 par al-Furqan Media, montrant le dirigeant du groupe Etat islamiste, Abou Bakr al-Baghdadi dans une mosquée de Mossoul, après la proclamation d'un "califat" entre la Syrie et l'Irak
Image tirée d'une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014
par al-Furqan Media, montrant le dirigeant du groupe Etat islamiste,
Abou Bakr al-Baghdadidans une mosquée de Mossoul,
après la proclamation d'un "califat"
entre la Syrie et l'Irak - Al-Furqan Media

Resté longtemps dans l’ombre, Ibrahim al-Badri al-Samarraï de son vrai nom, est désormais le djihadiste le plus dangereux et le plus puissant au monde...
Docteur Ibrahim, Awwad Ibrahim, Abou Duaa, Al-Shabah (le fantôme), Abou Bakr al-Baghdadi, et enfin dernièrement Calife Ibrahim. Autant de noms pour désigner un seul et même homme: Ibrahim al-Badri al-Samarraï, le puissant leader de l'Etat islamique.



Pourtant, malgré cette ribambelle de pseudonymes, ce n’est que le 29 juin dernier que le chef djihadiste de 43 ans a dévoilé son visage au monde entier, lorsqu’il a proclamé son «califat» sur l’Irak et la Syrie, dans un prêche depuis la grande mosquée de Mossoul, ville tombée au mains d'EI.

Du «Docteur» à Abou Duaa


Photo montage réalisé à partir de photos du ministère des Affaires étrangères américain diffusée le 12 juin 2014, montrant Abu Baqr al-Baghdadi, dirigeant de L'EEIL (Etat islamique en Irak et au Levant) - HO - HO/Ministère des AE américain/Ministère de l'Intérieur irakien


Auparavant, seulement deux photos -une en couleur du FBI américain, l’autre en noir et blanc du ministère irakien de l’Intérieur- permettraient d’identifier celui dont la tête est mise à prix 10 millions de dollars par les Etats-Unis depuis 2011. Jusqu’alors, peu d’informations sur lui avaient filtré. Né en 1971 à Samarra, au nord de la capitale irakienne, Ibrahim al-Badri al-Samarraï aurait étudié à l'université islamique de Bagdad dans les années 1990.

Selon une biographie diffusée par ses partisans, il serait un descendant du prophète Mahomet, un lignage prestigieux indispensable pour prétendre au titre de calife. Il aurait obtenu un doctorat d’études islamiques -d’où son titre de «docteur».
Il passe au djihad en 2003, après l'invasion américaine, et prend son premier nom de guerre, Abou Duaa, au sein d’un petit groupe armé -Jaiche al-Sunna wal Jamaa-, avant de rejoindre les rangs d’Al-Qaida en Mésopotamie, sous la houlette du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui. Il est arrêté par les Américains à Falloujah en 2004, et passe cinq ans au camp de détention de Bucca, période au cours de laquelle il se radicalise un peu plus. Relâché en 2009 dans le cadre de  la libération de milliers de détenus avant le retrait américain, il multiplie les attentats meurtriers et exécutions publiques sanglantes au nom de la charia.

Le nouvel émir

Entre temps, Al-Zarkaoui a été tué dans un raid américain en 2006, et Abou Omar al-Baghdadi a pris sa succession à la tête de l’État islamique d’Irak, le nouveau nom d’Al-Qaida en Mésopotamie. Il est tué en avril 2010 près de Tikrit. Un mois plus tard, Abou Duaa est choisi pour lui succéder. Le nouvel «émir» prend un nouveau nom de guerre, Abou Bakr al-Baghdadi, référence au premier calife de l’islam, Abou Bakr al-Siddik, nom auquel il a accolé celui de sa ville d’origine, Bagdad.
Mais son organisation est très affaiblie. Al-Baghdadi opère alors un «retrait tactique», qui permet à l’organisation de se renforcer et d’accumuler un trésor de guerre grâce au rançonnage, au pillage des banques, mais aussi des biens des chrétiens et des chiites. Et en 2011, il refuse de faire allégeance à Al-Qaida et l'Égyptien Ayman al-Zawahiri, qui a pris la relève d’Oussama Ben Laden.

Offensive irakienne

Les «printemps arabes» rebattent les cartes dans la région. Vers la mi-2011, Al-Baghdadi dépêche des hommes en Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad, mais aussi les opposants laïcs et le front al-Nosra, branche locale d’EIIL qui a prêté allégeance à Al-Qaida. Son groupe ajoute alors le «Levant» à son nom en 2013, et devient  l’État islamique en Irak et au Levant (dont l’acronyme est EIIL en français, Isis en anglais et «Daech» en arabe).
En marge de cette action en Syrie, Al-Baghdadi lance une vaste offensive en Irak. Parti de Fallouja en début d’année, il a fédéré nombre de combattants sunnites, et prend début juin le contrôle de Mossoul, puis de la province de Ninive et une partie de celle de Salaheddine, de larges portions de la région d'Al-Anbar et de la frontière avec la Syrie.
Des conquêtes qui lui permettent de mettre la main sur un trésor de guerre d’un demi-milliard de dollars, une quinzaine de puits de pétrole et qui font de l’État islamique «le groupe terroriste le plus puissant au monde, en terme d’armes et de financement». Et d’Abou Bakr al-Baghdadi, ou plutôt maintenant du Calife Ibrahim, le djihadiste le plus dangereux et le plus puissant au monde.

Lire aussi:
GB: non-lieu pour l'étudiante qui cachait 20.000€ pour le jihad dans ses sous-vêtements
Nawal Msaad, l'étudiante britannique de 26 ans arrêtée en janvier à Heathrow avec 20.000 euros destinés aux jihadistes syriens dissimulés dans ses sous-vêtements, selon l'accusation, a bénéficié d'un non-lieu mercredi devant un tribunal londonien.
Nawal Msaad avait été arrêtée le 16 janvier au moment d'embarquer sur un vol pour Istanbul. Lors d'un contrôle, un préservatif rempli de billets enroulés de 500, 200 et 100 euros avait été retrouvé.
Lors de l'ouverture du procès début juillet, le procureur Mark Dennis avait déclaré que cet argent, d'un montant total de 20.000 euros, était "destiné à financer la cause jihadiste" en Syrie.
Les onze membres du jury de l'Old Bailey ont cependant condamné une amie de l'accusée, Amal Elwahabi, épouse d'un jihadiste parti combattre en Syrie l'été dernier. Elle a été reconnue coupable d'avoir recruté Amal Elwahabi en tant que "messager de confiance" pour acheminer des fonds au Moyen-Orient.
Amal Elwahabi, âgée de 27 ans, est la première Britannique à être condamnée pour financement de la cause djihadiste en Syrie. Elle risque 14 ans de prison.

Saudis give UN $100m 'to fight terrorism'
Saudi Arabia has handed over a check for $100m to UN Secretary-General Ban Ki-moon to help finance the UN's centre to combat global terrorism.
The UN chief welcomed the gift at a ceremony in his office and said the recent upsurge in terrorism in a number of countries and regions - most dramatically, the Islamic State group's takeover of a large swath of Syria and Iraq - "underscores the challenge before us."
Saudi Arabia's Ambassador to the United States, Adel al-Jubeir, who presented the check with the Saudi UN ambassador, stressed that "terrorism is a scourge and an evil that affects all of us."

Le fascisme islamiste, 14. August 2014

Les événements qui actuellement se déroulent au nord de l'Irak, où les combattants de l'«Etat islamique» se livrent au massacre des Yazidis après avoir chassé la communauté chrétienne, sont tels qu'il ne suffit plus désormais de souligner leur gravité: il faut appeler par son nom, sans crainte de l'hyperbole, une pratique qui sans conteste relève du génocide, mis en oeuvre par des islamistes dont l'intégrisme est l'autre nom du fascisme.
Un islamo-fascisme sévit ces jours-ci devant les frontières du Kurdistan, et l'on attend de la part des musulmans, au Luxembourg et ailleurs, non seulement le rappel de tout ce qui distingue l'islam en son caractère le plus honorable de cet islamisme d'égorgeurs, mais aussi et surtout une condamnation ferme de ce qui en Irak est commis en son nom. Tel est d'ailleurs le sens d'un appel, lundi, du recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui face à ce massacre appelle les musulmans du monde à «sortir de leur réserve».
Un islam qui considère que la lecture du Coran se pratique à la lumière de la raison et non dans les ténèbres d'une aveugle passion.
Génocide? Oui, dans la mesure où l'offensive de l'Etat islamique procède d'un projet d'extermination, un projet systématique par définition. S'étonne-t-on de l'extrême cruauté de ses tueurs, qui décapitent femmes et enfants? Qui n'hésiteraient pas, semble-t-il, à crucifier certaines de leurs victimes? Ne nous étonnons pas trop: «infidèles» et «mécréants», chrétiens et Yazidis ne sont pas aux yeux de ces islamistes des humains mais des bêtes, des «Untermenschen», une vermine que dès lors ils écrasent sans états d'âme. Cet islamisme-là est un racisme.
Au nom de quoi ces «Untermenschen» sont-ils condamnés? Au nom d'un islam dévoyé par son extrême radicalité, par son intégrisme, qui poussé à cet extrême-là est bien un fascisme. Qu'est-ce que l'islam intégriste, raciste et fasciste?
C'est un islam qui affirme qu'il n'y a qu'une seule langue, l'arabe. Qui postule qu'il n'y a qu'une seule communauté humaine, l'«ouma», la communauté musulmane. Qui répète qu'il n'y a qu'un seul livre, le Coran. Qui enfin affirme qu'il n'y a qu'une seule loi, la «charia», et que cette charia étant infaillible elle est intangible.
D'où l'appel aux tenants d'un islam dans sa vérité la plus respectable. Qui, si ce n'est des musulmans, pourra dire aux intégristes en quoi leur foi est folie? Qui, si ce n'est les pratiquants d'un islam éclairé, au Luxembourg et ailleurs, dira à ces gens-là qu'il n'est plus nécessaire, pour être un «bon» musulman en 2014, de s'adonner à des pratiques vieilles de 1.400 ans, et que la charia aujourd'hui ne saurait exiger que l'on lapide une femme adultère, que l'on punisse de mort l'apostasie, que l'on tranche la main du voleur? Qui, si ce n'est des musulmans, diront à d'autres musulmans, en Irak mais aussi en Afghanistan ou dans la bande de Gaza, que le kamikaze n'ira pas au paradis, et que si vraiment il y allait il ne serait pas accueilli par des nuées de vierges parfumées?
On a beaucoup (beaucoup trop) parlé d'un clash civilisationnel entre Occident et sphères musulmanes. Une tout autre césure est sans doute à l'oeuvre, ou devrait l'être, au sein du monde islamique lui-même. Entre un islam qui se croit habilité à la barbarie par des textes datant de l'Hégire, et un islam moderne, éclairé, laïque et fraternel, un islam inspiré d'Averroès et non de Ben Laden, un islam qui considère que la lecture du Coran se pratique à la lumière de la raison et non dans les ténèbres d'une aveugle passion.

mardi 12 août 2014

Chiites-sunnites

La scission de ces deux courants de l’islam remonte à la mort du prophète Mahomet, en 632.

Se posait alors la question du successeur le plus légitime pour diriger la communauté des croyants :
  • les futurs chiites désignent Ali, gendre et fils spirituel de Mahomet, au nom des liens du sang.
    Les chiites considèrent l’imam, descendant de la famille de Mahomet, comme un guide indispensable de la communauté, tirant directement son autorité de Dieu. C’est pourquoi leur clergé est très structuré.
  •  les futurs sunnites désignent Abou Bakr, un homme ordinaire, compagnon de toujours de Mahomet. Les sunnites considèrent le Coran comme une œuvre divine : l’imam est un pasteur nommé par d'autres hommes, faisant office de guide entre le croyant et Allah pour la prière ; dans certaines situations, il peut s'autoproclamer.
Abou Bakr devient le premier calife, littéralement « successeur » (sous-entendu du prophète).

Depuis, les sunnites ont toujours été majoritaires et représentent aujourd’hui environ 85 % des musulmans du monde.
Voir la carte, les seuls pays à majorité chiite sont l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et Bahreïn, mais d’importantes minorités existent au Pakistan, en Inde, au Yémen, en Afghanistan, en Arabie saoudite et au Liban.
Aux côtés de ces deux grandes branches existent également d’autres courants minoritaires : les alaouites en Syrie, les alévis en Turquie, les druzes, dispersés dans tout le Proche-Orient, et les khâridjites à Oman et au Maghreb.


Source: http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/20/au-fait-quelle-difference-entre-sunnites-et-chiites_4442319_4355770.html


Lire aussi:
Amnsésie internationale

Extraits de cet excellent article de recadrage médiatico-géopolitique "Faisons comme si le conflit entre Israël et le Hamas n’avait jamais existé", avec de nombreuses cartes

lundi 11 août 2014

Amnsésie internationale

Extraits de cet excellent article de recadrage médiatico-géopolitique "Faisons comme si le conflit entre Israël et le Hamas n’avait jamais existé", avec de nombreuses cartes :

Force est de constater, que pendant que vos yeux étaient rivés sur Israël et Gaza, le monde a continué de compter ses morts, ses blessés, ses exactions, persécutions, tueries, massacres…

Ne sont pas dressés ici l’ensemble des causes de décès de chaque victime recensée mais entre conflits, répressions, affrontements ou attentats, le monde a connu le pire, avec ou sans Gaza (
durant la période du 8/07/2014 au 08/08 2014)

A l’appui des faits, force est de constater que sur 24 conflits en cours :
  • 2 seulement sont liés à des conflits territoriaux. 
  • 2 sont liés à une répression étatique contre le peuple. 
  • 83% donc des conflits sont imputables à des insurrections menées par des groupes islamistes armés.
La carte qui se dessine est sans appel, et montre l’action extrêmement prononcée de mouvements musulmans insurrectionnels visant à établir la Charia dans une partie du monde, et cela de manière violente.



1. Afghanistan : Insurrection islamique djihadiste (Talibans , Al-Qaïda et autres groupes djihadistes islamistes armés)
2. Pakistan : Insurrection islamique (Talibans, Al-Qaïda)
3. Iran : Répression du pouvoir en place (chiite) avec l’aide du Hezbollah, contre le peuple.
4. Irak : Insurrection islamique sunnite contre le pouvoir en place et la population (chiite) (Hamas en Irak, Armée Irakienne libre, l’EEIL (Etat Islamique en Irak et au Levant…) lié à Al-Qaïda.
5. Syrie : Guerre civile entre le pouvoir allaouite soutenu par le Hezbollah chiite contre le Front Islamique (sunnite salafiste), et l’EEIL. L’ALS (Armée de Libération Syrienne) n’est plus majoritaire.
6. Liban : Embrasement du pays depuis le soutien officiel du Hezbollah chiite au pouvoir syrien.  Attaques de groupes sunnites salafistes.
7. Egypte : Attaques et attentats par des groupes islamistes pro-Hamas, en réaction au pouvoir militaire central en place qui a chassé les Frères Musulmans.
8.  Lybie : Insurrection islamique provoquée par des groupes djihadistes
9. Soudan (Darfour) : Nettoyage ethnique du pouvoir en place, soutenu par les milices arabes Janjawids contre les tribus non arabophones noires-africaines.
10. Tunisie : Attentats et affrontements provoqués pour déstabiliser le pays par des groupes islamistes radicaux salafistes et notamment l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique, section tunisienne d’Al-Qaïda)
11. Algérie : Attentats et affrontements provoqués pour déstabiliser le pays par l’AQMI
12. Mali :  Insurrection islamique de groupes armés salafistes et indépendantistes contre le pouvoir en place.
13. Nigéria : Insurrection islamique menée par Boko Haram (« l’Education occidentale est un péché »). Mouvement sunnite djihadiste salafiste visant à instaurer la Charia. Massacres et persécutions des chrétiens.
14. Cameroun : Extension de l’insurrection menée par Boko Haram dans le nord du pays : exactions, enlèvements…
15. République Centre-Africaine (RCA) : Affrontements initiés par les milices musulmanes Seleka. Représailles des groupes d’auto-défense chrétiens. Nettoyage ethniques dans les 2 camps contre les populations civiles chrétiennes et musulmanes.
16. Ouganda : Tentatives de déstabilisation du pays par le groupe islamiste somalien Al-Chabaab, lié à Al-Qaïda. Attentats au cœur de la capitale pendant la coupe du monde . 74 morts (acte le plus meurtrier depuis 12 ans en Afrique de l’Est)
17. Kenya : Extension des actions du groupe islamiste Al-Chabaab afin de se venger du pouvoir qui a soutenu la Somalie. Attentats terroristes spectaculaires dans un centre commercial, et une discothèque de la capitale .
18. Somalie : Insurrection islamique du groupe Al-Chabaab qui contrôle la moitié du pays.
19. Yemen : Insurrection islamique. Répression féroce du pouvoir en place. Crise sunnite /chiite.
20. Thaïlande : Insurrection islamique menée par des groupes islamistes djihadistes contre le pouvoir en place.
21. Philippines : Insurrection islamique menée aujourd’hui en partie par le groupe islamiste armé Abu-Sayyaf, proche d’Al-Qaïda. Massacre le 28 Juillet dernier de 21 musulmans dont 1 enfant qui se rendaient à l’Aïd.
22. Chine : Insurrection islamique du Mouvement islamique du Turkestan oriental, proche d’Al-Qaïda. Attentats en août 2014 au couteau : 100 morts .
23. Donbass : Conflit territorial entre l’Ukraine et la Russie.
24. Haut-Karabagh : Conflit territorial entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

lundi 21 juillet 2014

Mossoul et les djihadistes de l’État islamique

La persécution des chrétiens de Mossoul par les jihadistes de l'État islamique peut être considérée comme un crime contre l'humanité

À Mossoul, le vendredi 18 juillet, à 19h30
les djihadistes de l’État islamique (EI) sont entrés dans l’archevêché syriaque catholique de Mossoul furieux parce que les chrétiens de la ville ne s’étaient pas rendus à la réunion à laquelle l’EI les avait convoqué pour présenter les nouvelles règles du califat. Ils ont enlevé les portraits des évêques et des patriarches se trouvant dans la « salle du divan ». Puis ils les ont fait brûler. C’est ce premier feu qui aurait ensuite endommagé l’archevêché dans un incendie dont il est encore difficile de mesurer l’ampleur des dégâts.
Les musulmans du quartier se sont interposés pour empêcher les djihadistes de poursuivre leur saccage, sans succès. La cathédrale Al Taheera  qui jouxte l’évêché, aurait été dégradée par les flammes.
L’ultimatum posé aux chrétiens par les hommes de l’EI expirant le 19 juillet à 12h (heure locale) ainsi que l’intensification des bombardements de l’armée irakienne sur Mossoul ont poussés tous les chrétiens à fuir la ville. La plupart ont été rançonnés au check point de sortie et se retrouvent donc sans aucune ressource.


Lire aussi:
La persécution des chrétiens d'Irak "crime contre l'humanité"
, selon Ban Ki-moon
Le secrétaire général de l'ONU s'est dit "particulièrement troublé par les informations sur des menaces contre les chrétiens à Mossoul".
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a affirmé, dimanche 20 juillet, que la persécution des chrétiens de Mossoul (Irak) par les jihadistes de l'État islamique (EI) pouvait être considérée comme un crime contre l'humanité.Au moment où des centaines de familles chrétiennes fuient Mossoul après un ultimatum de l'EI, Ban Ki Moon a "condamné de la manière le plus ferme possible la persécution systématique des minorités en Irak par l'Etat islamique et les groupes armés qui lui sont liés". Il s'est dit "particulièrement troublé par les informations sur des menaces contre les chrétiens à Mossoul". 

"Se convertir ou quitter la ville"
Dans son communiqué, l'ONU martèle "que les attaques systématiques contre des civils en raison de leur origine ethnique ou de leur appartenance religieuse peuvent constituer un crime contre l'humanité dont les auteurs doivent rendre des comptes"
L'Etat islamique qui contrôle Mossoul depuis juin a lancé vendredi un ultimatum donnant à la minorité chrétienne quelques heures pour quitter les lieux. La semaine dernière, il avait déjà appelé les chrétiens de la deuxième ville du pays, "à se convertir à l'islam, à payer une taxe spéciale ou à quitter la ville", sans quoi ils seraient exécutés.

dimanche 13 juillet 2014

Carlos Crespo, président du MRAX

Carlos Crespo est l'époux de Catherine Moureaux, qui est elle-même la fille de Philippe Moureaux et de Françoise Dupuis, l'ex présidente du Parlement bruxellois ... une belle soupe ...

Carlos Crespo ne siégera pas au Parlement fédéral, vu sa non-élection en mai dernier. Il était à la neuvième et dernière place comme suppléant de la liste PS. Il avait déjà été candidat aux élections législatives de 2007.
Il est au PS depuis presque 10 ans et occupe actuellement les mandats de vice-président de la section PS de Schaerbeek et  membre du Bureau politique de la Fédération bruxelloise du parti.

Il est étiqueté "à gauche de la gauche" ... c'est le moins que l'on puisse dire. Un sectaire hargneux, même, à lire ses prises de position ... (mais il s'en défend): il se qualifie lui-même d' "ironique facétieux"

MAIS, par la grâce de la Grande Bonté Divine,
"Élu" président du MRAX. C'est un grand honneur et un gros défi.
Il a été chaleureusement félicité par son beau-père, :
félicitations à Carlos Crespo pour son élection à la présidence du MRAX, du boulot en perspective...

Le MRAX
Le MRAX est une association financée par les pouvoirs publics.
Un mouvement créé, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, par d’anciens résistants, des communistes et des juifs de gauche. Avec l’arrivée d’une nouvelle génération de militants issus des immigrations maghrébine et sub-saharienne, le Mrax a subi la même évolution que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), en France, sous la présidence de Mouloud Aounit.
On se rappellera que le MRAX est devenue une officine de la Grande Pieuvre, qui a échappé légèrement à la tutelle du Dr Frankenstein ...
On s'est déjà interrogé moulte fois sur la justification de sa subsidiation ...
Il y a 2 ans, le "Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie" avait subi une nouvelle rétrogradation de catégorie, synonyme de réduction de ses subsides en provenance de la Fédération Wallonie-Bruxelles ... La ministre avait suivi les avis des services du gouvernement et du Conseil supérieur de l'Education permanente qui préconisaient cette nouvelle rétrogradation, après celle subie fin 2010 ...
De 2009 à 2012, les subsides de la Fédération pour l'asbl ont été réduits de moitié, passant de quelque 300 000 euros à 146 000 euros. Fin 2010, "Père Ubu-Pan" évaluait qu'en cinq ans, le Mrax avait reçu trois millions d’euros sans répondre vraiment à son objet social par des activités de qualité.

En 2012, une partie des travailleurs s'opposent déjà régulièrement depuis 2 ans par des mouvements de grève à l'action du directeur Radouane Bouhlal.
L'association a fait aussi l'objet d'une enquête administrative menée par l'Office régional bruxellois de l'emploi (Actiris), dont des inspections avaient relevé "un encadrement défaillant, l'absentéisme du directeur ou encore une dégradation des conditions de travail."
Actiris devrait décider le 12 juillet de l'avenir des subsides qu'elle octroie au Mouvement.

On ne reviendra pas sur les déboires de son bouillant ex-président, Radouane Bouhlal, qui avait été accusé d'est devenu le jouet de l'islam radical.

M. Boulal avair déclaré:
"Accusations sans preuve ! Nous sommes un mouvement pluraliste et fier de l'être"
M. Saïdi s'est présenté aux élections régionales du 7 juin 2009 à la  première place de la liste Egalité, petit parti controversé qui compterait en son sein d'anciens militants du PTB mais aussi des partisans d'un islam radical. Interrogé le 17 mai 2009 sur le site internet  "parlemento.com", M. Saïdi refusait également de condamner les attentats terroristes palestiniens ou ceux commis le 11 septembre:
"Je comprends les attentats suicides ou terroristes sans  nécessairement les justifier. En tout cas, je m'interdis de condamner des faits sans parler des causes. Oui, je refuse de condamner des attentats terroristes! Pour éviter ces attentats, il est nécessaire de dialoguer avec toutes les parties. Si on veut éviter les attentats, il faudra un moment accepter de discuter même avec Ben Laden"


Lire aussi: 
6 juil.

samedi 15 décembre 2012

La liste Islam : un parti clérical, antidémocratique, totalitaire

Le 3 décembre a vu l’installation des conseils communaux issus du scrutin du 14 octobre 2012.
En région bruxelloise, cet événement a innové. Pour la première fois en Belgique siègent deux élus d’un parti islamiste. Et pour la première fois un parti a inscrit à son programme l’instauration de la loi religieuse – en l’occurrence la loi islamique, la charia – comme loi commune.


 

samedi 7 juillet 2012

Quatar.mali.islamistes

Invité de la matinale de RTL, Sadou Diallo, le maire de Gao au Mali a lancé un appel à l’aide à la France:
« Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. »

Connu pour son gaz, son pétrole, ses fonds d'investissements, ses clubs de foot, le rachat des palaces parisiens et méditerranéens, le Qatar joue actuellement un jeu trouble au Nord-Mali, par le soutien financier et militaire qu'il apporte aux islamistes radicaux qui sèment le chaos dans le pays. Des agissements largement connus des puissances occidentales qui laissent faire tant la manne gazière et la position du pays dans le Golfe est stratégique.

jeudi 5 avril 2012

Où sont Amadou Toumani Touré et ses ministres?

Pourquoi ce putsch militaire au Mali?

Jeudi 22 mars, une partie de la junte militaire a renversé le président Amadou Toumani Touré. A quelques semaines seulement de l'élection présidentielle du 29 avril, l'autoproclamé Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE) a voulu précipiter les choses... Le porte-parole de ces soldats, le lieutenant Amadou Konaré, l'a expliqué à l'antenne de la radiotélévision nationale dont les mutins ont pris le contrôle.
Le but de ces soldats menés par le capitaine Amadou Sanogo: "mettre fin au régime incompétent" qui se trouve dans "l'incapacité (de) gérer la crise au nord" du Mali depuis la mi-janvier. La rébellion touareg y connaît en effet un nouveau souffle depuis la mi-janvier: elle bénéficie du soutien d'hommes revenus de Libye, lourdement armés, après avoir combattu pour le défunt "Guide" libyen Mouammar Kadhafi. Elle est notamment aidée par des groupes islamistes armés, en particulier Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
"Voilà plus d'un mois que le malaise au sein de l'armée était palpable", notait un universitaire proche d'ATT dès jeudi.
Vincent Hugeux, grand reporter au service Monde de L'Express :
"Les effets collatéraux de la révolution libyenne (...) ont ébranlé une société politique fragile"
Le putsch n'est donc pas une réelle surprise.

Lire aussi:
Cinq questions pour comprendre la rébellion touareg au Mali

Qui sont les Touaregs
Le terme Touareg désigne un peuple de nomades dont la population est estimée à entre 1,5 million et 2,5 millions d’individus selon les sources. Ils sont les habitants historiques de la région sahélienne divisée par la colonisation entre l’Algérie , le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Peuple à l’histoire millénaire, ils possèdent leur langue (le tamasheq, apparenté au berbère) et leur propre alphabet  (le tifineq). Ils ont notamment fondé la ville de Tombouctou entre le XIe et le XIIe siècle de notre ère. Ils ont été les dominateurs historiques du commerce transaharien pendant des siècles.
Leur voile traditionnel de couleur bleue indigo (qui déteignait sur leur peau) leur a valu le surnom d’"hommes bleus".
Après en avoir été les dominateurs pendant des siècles, ils sont peu à peu devenus les laissés pour compte de la région sahélo-saharienne. Leur farouche insoumission à la colonisation (et à la scolarisation qui y était liée) a paradoxalement défavorisé leur position au moment des indépendances. La désertification et l’urbanisation ainsi que le développement de voie commerciale concurrentes aux leurs ont contribué à renforcer le déclin de leur pouvoir économique. Au Mali, il en résulte un déficit de "développement" important entre les régions du nord qu’ils peuplent historiquement et le reste du pays.
Le Mali dans son ensemble reste globalement très pauvre : il est 175e position du classement du développement humain établi annuellement par le Programme des Nations unies pour le développement.

"Contrairement aux Touaregs du Mali, le peuple touareg dans son ensemble ne veut pas d'Etat indépendant"

Le groupe islamiste armé touareg Ansar Dine (Défenseur de l'Islam) a pris ce lundi le contrôle de la ville de Tombouctou, au Mali, et en a chassé d'autres rebelles touaregs, ceux du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Entre luttes d'influences et terrorisme, les rebelles touaregs placent leurs pions.
Au Mali, les "hommes bleus" se sont emparés du nord du pays et on provoqué indirectement un coup d'Etat. Par deux fois, vous avez pris les armes pour faire entendre la voix des Touaregs, pouvez-vous nous dire quelles sont les revendications des Touaregs ?


Rhissa ag Boula : Depuis les années 1990, les Touaregs veulent être pris en compte dans la conduite des affaires de l’Etat et dans le système économique. Depuis les années 1960 et les indépendances, ce peuple nomade a été en marge de toutes les décisions nationales des Etats concernés (Mali, Algérie, Niger, etc.). Les Touaregs veulent juste être pris en compte dans un pays sur tous les plans : culturel, économique et politique.
On se rend compte aujourd’hui qu’il y a un groupe de Touaregs au Mali qui rêve d’une indépendance. Ceci n’a pourtant jamais été un souhait de l’ensemble des Touaregs. Il ne faut pas que les Touaregs soient indépendantistes même si l’idée d’un pays Touareg a été caressée à l’époque coloniale. Au moment des indépendances, certains chefs Touaregs avaient aussi exigé –en vain– de ne pas être rattachés aux pays qui devenaient indépendants comme le Mali et le Niger. Mais cela s'était alors arrêté là.

Tombouctou, "la cité des 333 saints", patrimoine mondial de l'Unesco