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mercredi 17 décembre 2014

Perdre du temps dans les transports

Les Européens qui perdent le plus de temps dans les transports sont les Belges

Selon une étude Samsung,  les Européens passent en moyenne 45 minutes par jour dans les transports et le Belge 52 minutes.
Le temps moyen des Belges s'explique en partie par l'usage majoritaire de la voiture, moyen de transport favori de deux travailleurs sur trois. L'usage de la voiture s'explique pour grande partie par la fiscalité liée à la voiture, ainsi qu'également par le manque de fiabilité des transports en commun, dont les trains chroniquement bondés et en retard.

Temps moyen: 
  • L'Italien : 51,9 minutes
  • L'Espagnol : 51,6 minutes
  • Au Royaume-Uni : 36,9 minutes
  • En Allemagne : 39,6 minutes

mardi 22 mai 2012

Si je suis élu président, je prendrai le train

François Hollande et la «normalité» du train

Le bonheur, c’est simple comme un coup de TER. François Hollande, l’homme qui jure qu’il sera un « président normal », a promis mardi qu’il continuerait à prendre le train même une fois à l’Elysée:
 «Se déplacer en train fait partie, non pas des devoirs de candidat, mais d’un déplacement qui doit être normal y compris pour un président de la République, explique le candidat socialiste à son arrivée à la gare de Laon, dans l’Aisne. Si je suis élu président, je prendrai le train. Pas besoin d’un train spécial, blindé (…) Pas besoin d’un cortège, d’une protection au-delà de ce qui est nécessaire».
L’allusion à Nicolas Sarkozy est limpide.
Depuis quelques temps, dans ses discours, Hollande dit « plaindre » son adversaire: le chef de l’Etat qui est engoncé dans la lourdeur de déplacements officiels mais aussi le candidat de l’UMP qui se risque peu à des « déambulations » en pleine foule. Et qui prend presqu’exclusivement l’avion.

Or le train, c’est plein d’avantages pour un candidat de gauche en campagne : transport collectif qui pollue moins et qui coûte moins cher. « Si demain je suis président de la République, je continuerai à avoir ce souci-là, du respect, de la simplicité et de l’économie », tacle donc Hollande, qui cultive son image de proximité avec les Français. A bord du TER qui file vers la Picardie et dont un wagon a été étiqueté « campagne présidentielle », il signe des autographes, serre encore des mains, discute avec un jeune voyageur qui veut connaître ses projets pour les intermittents. Et quitte inopinément le train qui vient d’arriver à la toute petite gare d’Anyzy-Pinon, le temps de saluer des militants massés sur le quai avec des affiches « Le changement c’est maintenant », des sifflets et des cornes de brume. Après un bref accès de panique chez ses gardes du corps, les contrôleurs SNCF et les journalistes de la caravane, tout le monde rembarque, candidat compris.

Hors transports ferroviaires, la « présidence normale » de Hollande ce sera aussi une conférence de presse tous les six mois pour rendre compte de l’évolution de son mandat. Et pour montrer que « le changement est en marche, qu’il est déjà perceptible », il en tiendra une dès mercredi après-midi à Paris, à onze jours du deuxième tour. «Répondre à toutes les questions des journalistes, ça aussi ça changera », conclut-il.
Laure Bretton


Lire aussi:
Hollande voyage dans un jet du patron du Nouvel Obs
François Hollande a gagné l'élection Présidentielle et on découvre peu à peu que le Président normal, celui qui affirmait voyager normalement en TER ou au mieux en TGV, celui qui normalement achète lui-même son pain, celui qui part de Tulle dans une voiture normale, a une vie en dehors des caméras! Une vie très différente de l'image d'Epinal normale vendue par les médias comme Le Monde, Nouvel Obs, BFM TV, Marianne, I TV... Tous ces médias spécialisés dans l'investigation n'y ont vu que du feu à moins que...

Adepte du train, François le modeste corezien rentrait le soir du second tour de la présidentielle de Tulle vers Paris ou plutôt vers le Bourget tout comme il l'avait déjà fait le 22 avril au soir du premier tour. Il rentrait normalement en jet d'affaires. Je n'ai rien contre les jets d'affaires, d'autant que ceux choisis par notre impétrant sont les Rolls de la catégorie et sont fabriqués en France!  Au moins F. Hollande aime-t-il le luxe français.
Ce qui frappe c'est que M. Hollande après avoir critiqué pendant 5 ans Nicolas Sarkozy pour sa petite fête au Fouquet's use et abuse aux frais du contribuable ( que ce soit le parti ou la campagne qui paye cela reste de l'argent public ) de jets privés pour rentrer de Tulle , le soir du second tour mais aussi le soir du premier tour!!!
Le tarif de ce genre de jet oscille entre 10000 et 20000 euros l'heure. Pour le cas qui nous intéresse, vol de nuit, aérodrome compliqué ( Brive est encaissée et nécessite des manœuvres compliquées pour un jet de cette puissance ), vol aller-retour depuis le Bourget, le tarif affiché par JetBox est de 16500 euros ( copie d'écran ci-contre du site Jetbox ). Or il semble qu'il y ait eu plusieurs avions entre 3 et 4 selon les sources ( le Huffington Post parle de 3 ) afin de rapatrier la suite de François Hollandais, soit au bas mot 50 000 euros ce qui représente environ 4 ans de SMIC, quelques Rollex et presqu'un millier de repas au Fouquet's.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En effet, le propriétaire des jets, Jetbox est une société de M. Perdriel, le propriétaire du Nouvel Obs, de Challenges ou encore de Rue89,un riche ami de François Hollande. Certains journalistes curieux pourraient se demander si l'utilisation quelque peu inutile de ces jets, ne cacheraient pas une marque de reconnaissance sonnante et trébuchante du candidat à des journaux qui ont tant fait pour propager l'anti_sarkozysme? ( souvenez vous l'affaire du faux SMS )
Ne comptons pas pour cette question sur les journalistes du Monde ou de Mediapart dont les rennes sont tenus par Pierre Bergé, autre riche ami de François Hollande avec lequel il déjeune "chez Laurent" un non moins chic restaurant du 8ème ( menu à 170 euros ).

dimanche 11 décembre 2011

Le premier train privé de voyageurs en France

Albert Alday, directeur général du groupe Transdev :
"C'est une grande satisfaction pour nous et pour toutes les équipes"
"le rail français va changer d'époque maintenant en passant d'un monopole à un système ouvert"

Le premier train privé de voyageurs en France, concurrent de la SNCF, a quitté la gare de Lyon à Paris dimanche à 19h48 pour rallier Venise où il doit arriver à 09h34 lundi matin. Il s'agit d'un train de la compagnie Thello, co-entreprise nouvellement créée par le groupe Transdev (privé) associé à l'opérateur italien Trenitalia (public). Le prix du billet était à partir de 35 euros.

mardi 22 novembre 2011

LGV Tours-Bordeaux

La ligne LGV viendra en remplacement de l'actuelle ligne Tours Bordeaux, partagée par tous types de trains. Cette ligne spécifique de 303 km entièrement nouvelle permettra aux trains parcourant la liaison Paris Bordeaux de gagner 50 minutes de trajet.
Cette ligne coûtera la bagatelle de 7,8 Milliards d'Euros à construire, en supposant qu'aucun dépassement ne soit constaté au final, ce qui serait tout à fait étonnant sur un projet de cette nature. Sur ces 7,8 milliards, 4 seront apportés par l'état et 3,8 par le groupement Vinci. Vinci se rémunèrera en faisant payer un droit de péage à la SNCF et d'éventuels autres opérateurs de train (on peut toujours rêver), dont elle espère officiellement tirer 250 millions d'Euros annuels pendant 35 ans.  
Le principe de l'appel d'offres était simple: chaque groupement devait estimer le coût global du projet, et celui qui demandait à l'état la subvention la plus faible remportait la mise. En demandant 4 milliards "seulement", Vinci a devancé ses concurrents.
 
Sans surprise, puisque les négociations étaient entrées dans une phase d'exclusivité suite à l'appel d'offres jugé fin mars dernier, c'est un groupement dirigé par Vinci qui va construire la ligne de  TGV entre Tours et Bordeaux, appelée LGV sud, dans le cadre d'un "partenariat public privé", montage juridique présenté comme une grande avancée du modèle socio-économique français. En fait, la ligne LGV est un grand gaspillage de plus lié à notre fétichisme pro-ferroviaire, et que le bénéficiaire des largesses de l'état soit une entreprise privée plutôt qu'un tonneau des danaïdes publics (RFF) n'est qu'une très mince consolation.

mercredi 4 mai 2011

La principale raison du retard des trains.be

: "La scission de la coûte de l'argent et est la principale raison du retard des trains.be ces dernières années" ?
Jannie Haek, patron de la SCNB-Holding :
"L'Europe a voulu scinder les réseaux ferroviaires en plusieurs unités afin de créer de la concurrence sur la rail ; il n'y aura pas de concurrence durant la prochaine décennie.
La scission de la SNCB en trois entités coûte de 50 à 100 millions d'euros chaque année et ne rapporte presque rien". "Les coûts de l'IT, de la communication et des services juridiques ont augmenté à cause de la scission et ces investissements ne seraient pas un problème s'ils rapportaient quelque chose. Ce n'est pas le cas"
Alex Migom, directeur-général de SNCB-Holding  :
"Cette scission coûte de l'argent et est la principale raison du retard des trains ces dernières années"

Lire aussi:
Jannie Haek - SNCB-Holding
La filiation politique est évidente. Jannie Haek est une création des deux hommes forts du parti socialiste flamand dans les années 1990 : Louis Tobback et celui qui fut pendant longtemps son « fils spirituel », Johan Vande Lanotte. Du premier, Haek devient l’un des chefs de cabinet adjoints en avril 1992 à l’âge de 27 ans à peine. Au portefeuille de l’Intérieur. Du deuxième, il reste chef de cabinet adjoint à l’Intérieur avant de devenir premier de cordée en juillet 1999.


Vice-Premier ministre, Budget : Vande Lanotte est alors un poids lourd de la politique belge. Jannie Haek aime tirer les ficelles de la violette, cette première coalition sans sociaux-chrétiens depuis des lunes. Lui, le licencié en sciences politiques, qui a débuté sa carrière comme inspecteur général des finances, forme un sacré tandem avec Luc Coene, son alter ego au cabinet du Premier ministre Guy Verhofstadt. « Il a le même langage direct que son mentor, Johan Vande Lanotte, raconte un de ses homologues de l’époque. C’est une bête organisationnelle, même s’il n’avait sans doute pas le même flair politique que son patron. » Un bon vivant, aussi. Ce Brugeois, père de deux enfants, aime les nectars alcoolisés et s’est vu condamné à une amende de 750 euros il y a trois ans pour avoir… fumé dans son bureau.
Verdict de son passage au Budget, tel qu’on le présente alors : une fameuse quintette d’épures maintenues à l’équilibre. Cela lui vaut un « parachute doré », pour reprendre les termes d’un membre de son équipe actuelle : la direction de la SNCB-Holding, en janvier 2005. Un prolongement logique de sa présidence de la SA BIAC, gestionnaire de l’aéroport de Zaventem, où il a œuvré jusqu’en 2004. « Il est arrivé là avec l’envie de gérer cette société comme un cabinet ministériel. En veillant à la communication et à l’efficacité. » Mais le contexte est différent. Il doit composer avec ses alter ego à la SNCB et chez Infrabel. Les relations avec Marc Descheemaecker, surtout, tournent souvent au rapport de forces. L’un propose une entrée en Bourse de la SNCB ? « Nous avons d’autres priorités », rétorque Haek qui avait dépensé beaucoup d’énergie pour générer celle de Belgacom. L’homme est las de la complexité de cette société à trois têtes. « L’entente avec Jean-Claude Fontinoy, président de son conseil d’administration (étiqueté MR) est par contre excellente », ajoute un proche.
Ses principales réussites ? L’inauguration des gares ultramodernes d’Anvers et de Liège-Guillemins. Du luxe ? « C’était dans sa mission, la SNCB-Holding est responsable des 39 gares principales du pays. Même si cette répartition des compétences mériterait d’être revue », confie un collaborateur. La stabilité budgétaire de la SNCB, elle, n’est pas au rendez-vous. Une conséquence des nombreux investissements nécessités par le succès croissant du rail.
Jannie Haek sait que ses jours à la SNCB sont comptés. En bon animal politique qu’il est, il devrait payer bientôt, à la fin de son mandat en 2011, le poids déclinant du SP.A.