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lundi 8 septembre 2014

"Toute l'Europe veut Thyssen comme commissaire"

Peeters a abandonné le "Seize":
"Tout le monde était conscient de ce qui était en jeu : la survie de la coalition ou des carrières personnelles qui allaient soudain prendre une autre direction""Dans cette petite salle de réunion, Didier Reynders s'est laissé emporter par ses émotions, une chose complètement inattendue de sa part." 

Selon le co-formateur, chacun autour de la table réalise que c'est "une coalition historique" qui est en train de se mettre en place:
"Il n'y a pas d'alternative, mis à part une impraticable tripartite. Mais c'est sûr que le MR a pris de terribles risques."
"Mentalement, j'y étais totalement préparé. J'ai même suivi des leçons de français de huit à onze heures du matin. Je me suis beaucoup amélioré. Peut-être que ça me servira encore un jour"
Toutefois, l'homme fort du CD&V précise qu'il a toujours été clair qu'il soutiendrait Marianne Thyssen:
"Toute l'Europe veut Thyssen comme commissaire, et nous aurions dû envoyer Reynders?"

lundi 17 octobre 2011

"la sixième réforme de l’Etat n’est pas un point final"

Kris Peeters : l’objectif de la Flandre était bien de réaliser sa fameuse note Octopus. En d’autres termes, la réforme de l’Etat qui vient d’être conclue ne sera qu’une étape :
"la sixième réforme de l’Etat n’est pas un point final"

Pour Kris Peeters, les accords sur la scission de BHV n’empêcheront pas la Communauté flamande de continuer à développer une politique coordonnée pour renforcer le caractère flamand de la périphérie. Quant aux liens avec Bruxelles, quoi qu’on en dise du côté du Belang, ils seront encore renforcés et
"cela dans l’intérêt des Flamands de Bruxelles mais également de tous les Bruxellois"

Et de conclure que la "Flandre est un Etat fédéré adulte. C’est en cette qualité qu’elle collaborera à la traduction concrète de l’accord fédéral"

samedi 16 juillet 2011

Ja maar neen

Article tiré de Lalibre - Martin Buxant

Peeters a imposé son “non” à Di Rupo en l’absence de Leterme. Le parti est divisé.
Y a du claquage dans l’air. Alors que le CD&V a proféré un "oui mais non" en guise de réponse à la note du formateur Di Rupo, il apparaît que les démocrates-chrétiens flamands sont écartelés entre les partisans d’une entrée en négociation sans la N-VA et les tenants d’une ligne communautaire radicale.

L’élastique orange va-t-il claquer ?
Rétroactes. Nous sommes jeudi matin, le 7 juillet, et le G4, l’organe informel qui prend toutes les décisions stratégiques du parti, s’est réuni jeudi matin. Il y a là outre le président Wouter Beke, le Premier ministre Yves Leterme, le ministre de Affaires étrangères Steven Vanackere et le ministre-Président flamand Kris Peeters. Une analyse du document de Di Rupo a été effectuée mais, à ce stade, personne n’a connaissance de la décision de la N-VA. Les nationalistes flamands ont entériné, tard la veille, un "nee" sec au formateur. Les quatre responsables se quittent, donc, plutôt enclins à délivrer un "oui, mais " à Di Rupo. Dring dring, dans l’intervalle, Wouter Beke reçoit des nouvelles de Bart De Wever et de la N-VA. Les nationalistes flamands lui font savoir qu’ils disent "non" à la note du formateur. Les démocrates-chrétiens flamands sont estomaqués : ils avaient pronostiqué un "oui, mais " - formule à laquelle ils se seraient ralliés avec plaisir. Mais la N-VA fait en outre savoir au CD&V qu’elle communiquera son "non" publiquement lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. Panique au CD&V - d’autant que les démocrates-chrétiens ont eux-mêmes une conférence de presse sur le coup de midi Le porte-parole du parti l’annule dare-dare via des SMS à toute la presse
Dans la foulée du "G4", un "G20" est alors convoqué. Cet organe informel, plus large, rassemble les ministres fédéraux, régionaux et les chefs de file du CD&V dans les différentes assemblées. L’atmosphère est tendue, Beke a prudemment distillé la nouvelle du "nee" de la N-VA. Et le CD&V ne sait plus sur quel pied danser. Un homme prend alors clairement le leadership : Kris Peeters. C’est que le Premier ministre Leterme et son collègue Vanackere n’assistent pas à cette réunion Ils sont retenus en commission des Affaires étrangères du Parlement. Mais les deux hommes ont été avertis de la position de la N-VA. "Très clairement, souligne un observateur, cela arrangeait bien Leterme de ne pas avoir à assister à cette réunion. Il savait pertinemment bien que Peeters allait suivre la N-VA et se battre contre la note Di Rupo. C’était très pratique pour lui". Et effectivement, Peeters lance un plaidoyer pour le non. Cette note dit-il, "fera payer 2,8 milliards à la Flandre en 2014 : nous ne pouvons l’accepter". Il est contesté. C’est d’ailleurs une première : plusieurs responsables prennent la parole pour défendre un "oui, mais " à Di Rupo. Mais "pour moi, c’est non !", s’oppose fermement Kris Peeters qui assoit son autorité en l’absence de Leterme. Wouter Beke entérine alors la décision - alambiquée comme seuls les démocrates-chrétiens savent le faire : 
"Nous aurions bien dit oui à Di Rupo, mais comme la N-VA dit non, ça ne sert à rien de négocier, nous serions à la merci du FDF"
Beke descend alors en quatrième vitesse délivrer ce message aux quelques caméras qui font le pied de grue devant le 89 rue de la loi, le siège du parti. Il parvient à le faire in extremis avant le début de la conférence de presse de Bart De Wever et de la N-VA mais, personne n’est dupe, les démocrates-chrétiens ont bien joué les girouettes.
Aujourd’hui, quelques jours après cet épisode rocambolesque, le CD&V est un parti à terre. Ecartelé entre les partisans d’une ligne proche de la N-VA, comme Kris Peeters, qui jugent qu’il ne faut rien lâcher aux francophones et ceux partisans d’un compromis ou - du moins - d’une entrée en négociation. L’assemblage formé par les tenants d’une entrée en négociation sur base de la note Di Rupo (avec ou sans la N-VA) est hétéroclite : il y a le socle ACW, les vétérans style Mark Eyskens mais, aussi, des éléments flamands radicaux tels que le député Hendrik Bogaert ou le parlementaire régional Eric Van Rompuy. Ceux-là pensent qu’il est suicidaire de rester constamment dans la roue des nationalistes
L’autre rive du parti est occupée par Kris Peeters. Le ministre-président le sait : la N-VA est une menace directe pour son fauteuil en 2014; les nationalistes flamands rêvent de s’emparer de ce poste symbolique et stratégique. Et si Kris Peeters doit faire face à un déficit flamand l’année des élections, la N-VA aura vite fait de lui rappeler que s’il n’avait rien concédé du tout aux francophones, il n’en serait pas là En outre, Peeters reste traumatisé par l’expérience du "dialogue de Communauté à Communauté". En 2008, après avoir largué la N-VA et brisé le cartel, Kris Peeters avait dû reconnaître que son "dialogue" ne menait à rien. "Les francophones nous ont bernés", avait-il dit à l’époque
Et puis, il y a Wouter Beke. Le président de parti n’a plus qu’une seule boussole : celle que lui a confiée le bureau politique - à savoir ne jamais entrer dans un gouvernement sans la N-VA. Loyal, Beke se battra jusqu’à son dernier souffle pour tenir la consigne
Pour l’heure, donc, chez les démocrates-chrétiens, l’élastique est tendu au maximum. Claquera, claquera pas ? "Claquera pas, pronostique un responsable du parti, on en a vu d’autres. Personne n’a encore bouclé ses valises pour partir à la N-VA. Mais c’est dur pour nous. C’est très dur". Un autre : "S’il y a des élections demain, c’est bien simple, pour nous, c’est une catastrophe"

Recours flamand contre un budget bruxellois

Confronté à une augmentation démographique considérable, le gouvernement bruxellois a prévu des moyens dans son budget pour les infrastructures scolaires et l'accueil de la petite enfance. Le gouvernement flamand a décidé d'introduire un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle contre les articles du budget bruxellois relatifs aux infrastructures scolaires et à l'accueil de l'enfance.

Kris Peeters
"Le gouvernement flamand est partisan d'une coopération et d'une union des forces pour faire face aux défis de Bruxelles mais cela doit se faire dans le respect des compétences"

Le gouvernement bruxellois conteste la volonté de la Région-capitale d'accorder aux communes des moyens pour des matières qui, selon lui, relèvent des compétences des Communautés. L'an passé, il avait intenté une action similaire. Selon le gouvernement Peeters, les moyens relatifs à ces deux matières doivent être octroyés par les Commissions communautaires française et flamande.

Lire :
Picqué "sidéré" du recours flamand contre un budget bruxellois
Le ministre-président bruxellois a tenu à faire part vendredi soir de "son incompréhension totale".
Le ministre-président bruxellois Charles Picqué s'est dit sidéré, vendredi soir, de la décision du gouvernement flamand d'introduire un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle contre les articles du budget bruxellois relatifs à l'extension d'infrastructures scolaires et d'accueil de la petite enfance dans la capitale.
Dans sa décision prise vendredi, le gouvernement Peeters entend contester la volonté de la Région-capitale d'accorder aux communes des moyens pour des matières qui, selon lui, relèvent des compétences des Communautés. Il se dit toutefois partisan d'une coopération et d'une union des forces pour faire face aux défis de Bruxelles mais cela doit se faire dans le respect des compétences, a-t-il ajouté.
Dans une première réaction à chaud via l'agence Belga, le ministre-président bruxellois a tenu à faire part vendredi soir de "son incompréhension totale face à un acte dont le seul résultat possible est d'empêcher de répondre aux besoins de la population bruxelloise".
Pour Charles Picqué, "aucune considération pseudo juridique ne justifie une telle hostilité à l'égard de Bruxelles".
Le ministre-président a également souligné qu'en prenant les devants pour garder sous contrôle l'explosion démographique dans la capitale, "Bruxelles allège les charges des Communautés, et singulièrement de la Communauté flamande".

Recours contre le budget bruxellois: la Région a dû prendre ses responsabilités - Vanraes
Les Communautés doivent prendre leurs responsabilités à Bruxelles et c'est précisément parce qu'elles ne le font pas assez que la Région bruxelloise a été contrainte d'injecter 9 millions d'euros pour créer des places supplémentaires dans les écoles, a affirmé samedi le ministre bruxellois flamand du Budget, Jean-Luc Vanraes (Open Vld).
Le ministre néerlandophone, qui est aussi en charge de l'Enseignement au sein de la Commission communautaire flamande de Bruxelles, a tenu à réagir à la décision du gouvernement flamand, prise vendredi, d'introduire devant la Cour Constitutionnelle un recours en annulation des décisions budgétaires de la Région bruxelloise en faveur de la création de places d'écoles supplémentaires. Selon Jean-Luc Vanraes, la Communauté flamande a refusé de débloquer pour 2012 22 millions d'euros de moyens budgétaires pour des dossiers portant sur la création de 1.700 places dans les écoles flamandes à Bruxelles. En 2011, a-t-il dit, de nouveaux projets de places supplémentaires peuvent démarrer (390 pour la prochaine rentrée scolaire), mais pour 2012, il faut trouver les moyens nécessaires à la concrétisation de 18 projets planifiés pour 2015. "Si nous voulons répondre au défi de la croissance de la population à Bruxelles et que nous voulons atteindre le seuil des 3.000 places supplémentaires dans l'enseignement néerlandophone, nous avons besoin de moyens en suffisance", a ajouté le ministre Vanraes. Le ministre a souligné qu'au total des deux Communautés, il faudra 15.000 places en plus dans les écoles Bruxelloises d'ici 2015. Au passage, Jean-Luc Vanraes a rappelé la promesse faite le 11 juillet dernier par le président du parlement flamand Jan Peumans (N-VA) de ne pas descendre en dessous du seuil de 5% des dépenses pour l'exercice des compétences communautaires à Bruxelles, "par sens des responsabilités à l'égard de cette ville et de ses habitants, quelles que soient leurs origines".