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mardi 12 août 2014

Chiites-sunnites

La scission de ces deux courants de l’islam remonte à la mort du prophète Mahomet, en 632.

Se posait alors la question du successeur le plus légitime pour diriger la communauté des croyants :
  • les futurs chiites désignent Ali, gendre et fils spirituel de Mahomet, au nom des liens du sang.
    Les chiites considèrent l’imam, descendant de la famille de Mahomet, comme un guide indispensable de la communauté, tirant directement son autorité de Dieu. C’est pourquoi leur clergé est très structuré.
  •  les futurs sunnites désignent Abou Bakr, un homme ordinaire, compagnon de toujours de Mahomet. Les sunnites considèrent le Coran comme une œuvre divine : l’imam est un pasteur nommé par d'autres hommes, faisant office de guide entre le croyant et Allah pour la prière ; dans certaines situations, il peut s'autoproclamer.
Abou Bakr devient le premier calife, littéralement « successeur » (sous-entendu du prophète).

Depuis, les sunnites ont toujours été majoritaires et représentent aujourd’hui environ 85 % des musulmans du monde.
Voir la carte, les seuls pays à majorité chiite sont l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et Bahreïn, mais d’importantes minorités existent au Pakistan, en Inde, au Yémen, en Afghanistan, en Arabie saoudite et au Liban.
Aux côtés de ces deux grandes branches existent également d’autres courants minoritaires : les alaouites en Syrie, les alévis en Turquie, les druzes, dispersés dans tout le Proche-Orient, et les khâridjites à Oman et au Maghreb.


Source: http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/20/au-fait-quelle-difference-entre-sunnites-et-chiites_4442319_4355770.html


Lire aussi:
Amnsésie internationale

Extraits de cet excellent article de recadrage médiatico-géopolitique "Faisons comme si le conflit entre Israël et le Hamas n’avait jamais existé", avec de nombreuses cartes

lundi 5 août 2013

Islamophobie ?

Manuel Valls attribue l’origine du mot «  » aux intégristes Iraniens.

Rue89 relate que :
Dans une interview publiée jeudi dans Le Nouvel Observateur, Manuel Valls a repris à son compte la théorie controversée selon laquelle l’islamophobie était un concept utilisé par ceux qui cherchent à empêcher toute critique de l’islam.
Une idée défendue par Caroline Fourest ou Pascal Bruckner, et qui est loin de faire l’unanimité.
Le ministre de l’Intérieur, également chargé des Cultes, préfère parler d’actes « anti-musulmans » :
« Derrière le mot “islamophobie”, il faut voir ce qui se cache. Sa genèse montre qu’il a été forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 70 pour jeter l’opprobre sur les femmes qui se refusaient à porter le voile. [...]
Pour les salafistes, “[l’]islamophobie” est un cheval de Troie qui vise à déstabiliser le pacte républicain. »


Lire aussi:
UNE "MONTÉE DE REVENDICATIONS IDENTITAIRES ET COMMUNAUTARISTES"

Selon les auditions menées ces derniers mois par la mission sur la laïcité, "certaines universités" sont en butte à "des demandes de dérogation pour justifier une absence, au port de signes d'appartenance religieuse, à des actes de prosélytisme, à la récusation de la mixité tant au niveau des étudiants que des enseignants, à la contestation du contenu des enseignements, à l'exigence de respect des interdits alimentaires, à l'octroi de lieux de culte ou de locaux de réunion à usage communautaire..." "Les problèmes n'ont pas disparu, ne se sont pas raréfiés mais se sont banalisés, indique le rapport. Des personnalités auditionnées parlent même "d'actions souterraines" (associations cultuelles masquées, conférences à contenu politico-religieux, etc.). Des professeurs nous signalent, par exemple, la difficulté qu'ils éprouvent parfois à organiser des binômes d'étudiants des deux sexes pour des travaux de groupe."