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samedi 21 octobre 2017

Voyage sans ciller - L’objectif n’est pas d’aller se balader

En octobre 2016, à ses frais, la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux (#Cile) a envoyé une dizaine de jours sur place "pour un colloque" en Australie 4 représentants (dont 2 membres du conseil d'administration venus en tant que "simples observateurs").
Le congrès ne durait pourtant que du 9 au 14 octobre ...

Tant Alain Palmans le Directeur Général que Bernard Michaux, directeur d’exploitation, étaient de ce voyage australien que le premier cité tient à justifier sans mal:
"L’objectif n’était pas d’aller se balader", 
assurait ainsi le directeur général de la Cile à ceux qui pouvaient se poser la question. À l’appui de se dires, Alain Palmans mettait en avant l’intérêt de l’exercice organisé sur place qui visait à réagir en cas de crise. Ce type d’exercice grandeur nature était jugé "très porteur" par la Cile qui entendait adapter son plan d’urgence et d’intervention et en effectuer un en 2017 à Liège. A-t-il eu lieu ?
"dans le cadre d’un entretien avec son directeur général Alain Palmans et dans la foulée de la création de l’ASBL Liexuti chargée de promouvoir les intercommunales liégeoises à l’étranger (un organisme dont il est à l’initiative), ce dernier, étiqueté PS, nous expliquait l’intérêt pour des structures publiques comme la Cile de se positionner à l’international. Pour la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux qu’il dirige depuis 2011 et qui gère pour rappel un réseau de distribution d’eau long de 3 500 km et desservant près de 30 communes et 600 000 personnes, cette volonté ne date d’ailleurs pas d’hier. Outre la nécessité de promouvoir son savoir-faire et celle d’échanger les connaissances et autres bonnes pratiques, le directeur général de la Cile évoquait également à l’époque "la recherche de solutions alternatives de financement", celle-ci étant rendue nécessaire par la volonté de maintenir "un juste prix" pour l’eau. À en croire Alain Palmans, lequel nous a en quelque sorte fait rapport de ces voyages, c’est dans ces deux optiques que l’intercommunale liégeoise était récemment en Australie et en Guinée."
Si on comprend donc bien, la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux était invitée à participer en tant qu’experte en "habitude des instances internationales (Aqua Publica Europea au niveau européen et le Conseil mondial de l’eau) et pour "partager sa méthodologie de crise"...
http://www.cile.be/Portals/0/Documents/General/RA_CILE_WEB_15_06_2017.pdf


En matière d'eau, toujours pas de nouvelles du contexte bruxellois #Vivaqua ...

A Liège, on aime les voyages, visiblement, car ce nouveau scandale fait penser au «séminaire» professionnel de Stéphane Moreau, patron de Nethys, et à l'époque du fonds de pension Ogeo Fund, et qui était allé voir le Grand Prix de F1 d’Abu Dhabi en 2011 «aux frais de la princesse».
Entretemps, Stephane Moreau avait pris la tête du comité financier d'Ogeo Fund.
Le Vif avait évoqué l'ouverture d'une procédure par l'autorité belge des marchés financiers (#FSMA), qui avait lancé une enquête pour déterminer si M. Moreau était toujours "fit and proper", soit s'il disposait encore de "l'expertise et de l'honorabilité professionnelle" pour présider le Comité de direction d'Ogeo Fund.

On se souviendra aussi fort opportunément de ceci (2009):  Tous le monde est rentrer

jeudi 5 janvier 2017

Mayeur-Bovy en 2002

On se posait la question de l'impartialité dans le choix de Laurence Bovy à la tête de Vivaqua.
Le CA a ignoré l’avis du chasseur de têtes payé 50.000 euros
Absence de conflit d'intérêts et d'influence politique ?

Archives 2002, sur les liens entre certains personnages de l'affaire ...

http://archives.lesoir.be/hopitaux-publics-l-adjoint-de-philippot-assurera-l-inte_t-20020202-Z0LFZ5.html


Plus récemment, Martin Buxant interrogeait Yvan Mayeur sur le sujet et il déclarait:

Buxant:
En termes de gouvernance, Laurence Bovy a été désignée à la tête de Vivaqua alors qu’un chasseur de tête que vous aviez mandaté l’avait classée en 3e position. Comment expliquez-vous cela? 

Mayeur:
Je dis qu’un chasseur de têtes, ce n’était que la première mi-temps du match et qu’un match ça se joue en deux mi-temps. Et que le résultat c’est après 90 minutes. Effectivement, le chasseur de têtes avait retenu 3 personnes, effectivement, sur CV, il y avait une différence entre l’expérience des uns et des autres mais ensuite un jury a auditionné les 3 candidats et a jugé que la candidate Laurence Bovy était largement supérieure aux autres. C’est un jury sans aucun élu politique, des experts. Donc, on a suivi l’opinion du jury. Si on avait pris une autre décision que nommer celle qui est sortie la première du jury, on aurait pu dire que c’était une ingérence politique, mais ici ce n’est pas le cas.
Mais alors pourquoi ne pas vous contenter d’un jury et épargner les 50.000 euros qu’a coûtés le travail du chasseur de tête?
Non, parce que le chasseur de tête a reçu beaucoup de candidatures et a dû élaguer. Et il a classé les candidats… Il a montré qu’il y avait des différences dans l’expérience sur base des CV. Mais il fallait un jury pour déterminer quel était le meilleur profil par rapport aux enjeux du secteur.
C’est-à-dire?
Qu’il nous faut quelqu’un capable de dialoguer avec les Wallons. Il faut rappeler que les captages d’eau, c’est l’or bleu de la Wallonie, on a besoin d’en discuter avec les Wallons. Et Laurence Bovy est plus à même de discuter avec les Wallons? C’est une évidence. Elle siège à la société wallonne des eaux et connait le secteur.
Lire aussi:
Une société filiale peu transparente de Vivaqua mise en cause par Ecolo

13 000 euros brut par an pour 5 à 6 réunions annuelles, c’est le cachet perçu par les administrateurs de la « Société des Mines de Pyrite de Vedrin », aux mains de Vivaqua. Cette situation est dénoncée par l’écologiste Arnaud Pinxteren.

Vivaqua, ses filiales et les rémunérations: Vervoort ira jusqu'à nommer un commissaire spécial
Le ministre-président bruxellois a annoncé ce vendredi en séance plénière du Parlement bruxellois qu'il ira "jusqu'à désigner un commissaire spécial" pour obtenir toutes les informations relatives à la transparence des rémunérations au sein de l'intercommunale Vivaqua et ses filiales. "J'irai jusqu'où là où la loi me l'autorise." Une déclaration qui fait suite au scandale Publifin/Nethys et une interpellation du député régional Ecolo Arnaud Pinxteren.

13 000 euros par an selon Ecolo
Ce dernier avait relevé le manque de transparence dans les rémunérations versées aux membres du conseil d'administration de la SA Savena (Mines de Pirytes de Vedrin), filiale de Vivaqua. Dans une interview à BX1, le député avait avancé le chiffre de 13.000 euros bruts par an versés à chaque administrateur, au nombre de cinq. Parmi eux, trois cadres de Vivaqua dont la directrice Christiane Franck et deux politiques: Yvan Mayeur, le bourgmestre de PS de la Ville de Bruxelles et président de Vivaqua et Oscar Dubru, élu MR à Anderlecht, administrateur délégué de Vivaqua. Le premier a déjà annoncé avoir renoncé à cette indemnité, son plafond de rémunérations ayant déjà été atteint.

 

lundi 9 juillet 2012