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mardi 13 décembre 2011
mardi 29 novembre 2011
L'American dream.be
Vincent Van Quickenborne :
"Je trouve ça tout à fait exceptionnel qu'un fils d'immigré arrive à cette fonction, quelqu'un qui a dû travailler dur, s'est battu... Je m'en réjouis, c'est l'American dream en Belgique, le signe qu'il n'y a pas de fatalité sociale"
"Nous avons été durs en négociations, mais nous serons loyaux au gouvernement"
"Moi aussi je fais des erreurs dans la langue de Voltaire ! Et alors ? Elio Di Rupo a fait des progrès, ce n'est pas parfait, il peut s'améliorer mais il n'y a rien de grave. En négociations, il n'a jamais eu besoin de traduction".
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samedi 26 novembre 2011
Vande Lanotte, Premier Vs Di Rupo
Luc Van der Kelen, le commentateur politique du "Laatste Nieuws" :
"Plus le temps passe, plus il sera difficile pour M. Di Rupo de se glisser dans l’habit de Premier ministre. Je pense de fait que l’état de grâce est passé pour lui dans l’opinion flamande. L’on ne manquerait pas de se focaliser en permanence sur lui pour dénoncer sa connaissance approximative du néerlandais ou pour rappeler que son équipe n’a pas de majorité en Flandre."
"Il faut donc envisager autre chose car Elio doute trop de lui et dans son entourage il ne manque pas de gens pour lui déconseiller d’aller jusqu’au bout. D’autant plus qu’il devrait prendre des mesures antipathiques pour son propre camp".
"Je crains que la critique soit sans pitié à son égard. Il y a aussi l’élément de sa vie privée à la protection de laquelle il tient tellement. Connaissant nos médias, il n’est absolument pas certain qu’on le suivra dans ses demandes."
samedi 8 octobre 2011
Coûter beaucoup d’argent.justice
Accord sur "la scission de l’arrondissement judiciaire de BHV" : coût et plus-value réelle pour les justiciables.fr ?
Luc Hennart, président du tribunal de première instance de Bruxelles :
Luc Hennart, président du tribunal de première instance de Bruxelles :
"Est-ce que cela permettra de mettre fin à la pénurie ? Il nous manque des greffiers à Bruxelles. Si l’exigence du bilinguisme disparaît effectivement, alors nous aurons l’occasion d’en trouver, pour combler la cinquantaine de greffiers manquante à Bruxelles"Lire aussi:
"Côté néerlandophone, la situation est encore sous contrôle, mais il faut absolument engager de nouveaux juges francophones. À l’heure actuelle, il existe 51 procès d’assises en attente de session"
En matière pénale, le droit du suspect d’être entendu dans sa langue est garanti partout au sein de BHV. Des substituts francophones de Bruxelles seront détachés au parquet de Hal-Vilvorde de manière à favoriser son bon fonctionnement en tenant compte de l’obligation de traiter le suspect dans sa langue. Les règles de bilinguisme et la composition des cadres judiciaires sont adaptées à cette nouvelle situation, ce qui devrait favoriser le bon fonctionnement des parquets, des cours et des tribunaux et ainsi améliorer l’arriéré judiciaire à Bruxelles.
Il y aura dorénavant un Parquet bilingue à Bruxelles et un Parquet néerlandophone à Hal-Vilvorde. Au sein de ce Parquet flamand, des magistrats francophones seront détachés pour traiter des dossiers francophones. 80% des magistrats restent à Bruxelles et 20% passent à Hal-Vilvorde dont un cinquième seront des détachés francophones bilingues. Une évaluation de la situation sera réalisée dans les trois ans sur base de la charge de travail sans que cela entraîne une diminution des groupes linguistiques. Enfin, le procureur du roi de Bruxelles sera francophone et son homologue à Hal-Vilvorde néerlandophone.
En ce qui concerne le siège, le tribunal civil (première instance, commerce, travail, arrondissement) sera dédoublé sur l'ensemble des 54 communes de l'arrondissement de Bruxelles Hal Vilvorde. En ce qui concerne la répartition des cadres, on comptera 80% de francophones et 20% de néerlandophones (sauf pour les tribunaux du Commerce: 40% de néerlandophones et 60% de francophones).
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jeudi 22 septembre 2011
Le Jardin botanique national est l’un des plus riches du monde
Le Jardin botanique national est l’un des plus riches du monde. Très prisé par les chercheurs étrangers, il possède 18 000 espèces de plantes, des collections impressionnantes d’herbiers, une bibliothèque remarquable. La décision de l’implanter à Meise remonte à 1938 lorsque les infrastructures qui l’hébergeaient jusque-là à Saint-Josse se sont avérées trop petites et après que l’éventualité de l’installer dans le parc de la Woluwe a été, d’après Jan Rammeloo, rejetée par les riverains. L’Etat belge touve là une nouvelle affectation pour le château de Bochout et la propriété de 92 hectares inoccupés depuis la mort, en 1927, de l’impératrice Charlotte de Belgique.
Mais, à l’époque, on ne parle pas encore de région linguistique, et les problèmes communautaires ne sont au mieux encore que latents. Ce n’est évidemment plus le cas à la fin du transfert vers Meise des collections en 1973. Le jardin se trouve à trois kilomètres de Bruxelles, mais en région unilingue flamande. Les choses se seraient-elles passées différemment si, à l’occasion de la restructuration du ministère des Classes moyennes et de l’Agriculture en 1995, le Jardin botanique avait été rattaché au département de la recherche scientifique ? C’est possible. Mais si l’idée a été avancée, elle a été abandonnée.
La note Di Rupo évoque le transfert du Jardin botanique de Meise. On en parle depuis dix ans.
Mais, à l’époque, on ne parle pas encore de région linguistique, et les problèmes communautaires ne sont au mieux encore que latents. Ce n’est évidemment plus le cas à la fin du transfert vers Meise des collections en 1973. Le jardin se trouve à trois kilomètres de Bruxelles, mais en région unilingue flamande. Les choses se seraient-elles passées différemment si, à l’occasion de la restructuration du ministère des Classes moyennes et de l’Agriculture en 1995, le Jardin botanique avait été rattaché au département de la recherche scientifique ? C’est possible. Mais si l’idée a été avancée, elle a été abandonnée.
La note Di Rupo évoque le transfert du Jardin botanique de Meise. On en parle depuis dix ans.
jeudi 8 septembre 2011
Nous sommes en train de mener des discussions inutiles ...
Des nouvelles du front du Belgian Circus ...
Charles Michel :
Caroline Gennez, piégée par la note photographiée sur ses genoux:
Pour mémoire, le 2 février de cette année, Elio Di Rupo se faisait déjà piéger par sa note trop "négligemment" posée sur ses genoux, avec inscrit et visible, un message au Roi rappelant le souhait pour le PS d'un gouvernement d'union nationale et critiquant l'attitude du CD&V le 5 janvier dernier.
[ "attitude inacceptable", à proximité du mot CD&V et de la date du 5 janvier]
Bart De Wever, moqueur était arrivé l'après-midi même avec ce message : "curieuzeneuzemosterdpot".
Charles Michel :
"Nous ne lâcherons pas les Bruxellois et nous n'accepterons pas l'appauvrissement des Wallons"
Caroline Gennez, piégée par la note photographiée sur ses genoux:
"Nous sommes en train de mener des discussions inutiles. Le CD&V n'ira jamais aussi loin" ? [?...?]
"Par rapport à la note de base, il n'y aura que des compensations en plus. Même si moi j'étais au CD&V, je ne pourrais pas marquer mon accord".
Pour mémoire, le 2 février de cette année, Elio Di Rupo se faisait déjà piéger par sa note trop "négligemment" posée sur ses genoux, avec inscrit et visible, un message au Roi rappelant le souhait pour le PS d'un gouvernement d'union nationale et critiquant l'attitude du CD&V le 5 janvier dernier.
[ "attitude inacceptable", à proximité du mot CD&V et de la date du 5 janvier]
Bart De Wever, moqueur était arrivé l'après-midi même avec ce message : "curieuzeneuzemosterdpot".
lundi 29 août 2011
La merditude des choses.be ...
De Gucht : "On est en train de mettre ce pays dans la merde"
Lire aussi:
«C'est la victoire de la vérité»
Les mensonges de Nafissatou Diallo ont été longuement exposés, mais jamais la version de Dominique Strauss-Kahn…
Nous avons toujours dit qu’il n’y avait pas eu de violence. Que la relation n’était pas forcée, mais consentie. Hormis ces aspects fondamentaux, je ne conseillerais pas à DSK de raconter ce qui s’est passé dans la chambre. Ce n’était pas un crime, voilà tout.
"La Belgique devra économiser 6 milliards d'euros l'an prochain. Vouloir conclure d'abord la négociation sur Bruxelles-Hal-Volvorde, comme le font les huit partis engagés dans la négociation institutionnelle, relève de "petits jeux idiots".
"Les hommes politiques belge sont "morts de peur face à l'électeur". "Avec une telle attitude, on ne peut pas faire de politique. Quand les politiciens oseront-ils enfin défendre leurs idées?"
Je suis "pessimiste sur la capacité du personnel politique belge de résoudre les problèmes, la Commission européenne aura à l'avenir la possibilité de sanctionner les pays en dérapage budgétaire"
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Les mensonges de Nafissatou Diallo ont été longuement exposés, mais jamais la version de Dominique Strauss-Kahn…
Nous avons toujours dit qu’il n’y avait pas eu de violence. Que la relation n’était pas forcée, mais consentie. Hormis ces aspects fondamentaux, je ne conseillerais pas à DSK de raconter ce qui s’est passé dans la chambre. Ce n’était pas un crime, voilà tout.
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samedi 27 août 2011
Négociations.belote
"Les négociations se poursuivent dans une atmosphère positive et constructive, sans entrer dans une véritable phase de négociation" #belote?
Lire aussi:
Un accord, c’est péché ou pêcher ?
Cela s’est bien passé aujourd’hui Madame Onkelinx ?
Sourire de l’intéressée : « on a même engrangé des accords, pas mal hein ? »
Hier soir la petite phrase Laurette Onkelinx créait un certain émoi dans les états-majors et dans les rédactions. Redescendons sur terre : il n’y a évidemment pas d’accord. D’abord parce-que , comme le veut l’adage « il n’y a d’accord sur rien, tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout », comprenez qu’on peut progresser point par point mais qu’il faut toujours savoir que sans équilibre global rien ne compte vraiment. Ensuite parce que dans le cas précis, il est exagéré de parler d’accord. Hier les partenaires de négociation discutaient des transferts de compétences. Il est vrai qu’il semble y avoir un consensus global autour de la note d’Elio di Rupo. Les présidents de parti ont donc échangé des points de vue, mais il s’agissait bien d’une discussion générale. Le diable, comme toujours, se cache dans les détails, et ces détails font l’objet d’un groupe de travail… qui aux dernières nouvelles travaille toujours sur ce chapitre-là : dire qu’il y a un accord, même très partiel, est donc très excessif.
mercredi 27 juillet 2011
Pensions.négos ?
Les "négociateurs" sont en vacances pendant 3 semaines et que fout encore le Parlement ?!
André Flahaut :
André Flahaut :
“l’actualité politique aidant, nous ne voulions pas que ces propositions tombent comme un cheveu sur la soupe. Nous avons donc transmis nos documents à Elio Di Rupo qui les analysera dans le cadre de la formation du gouvernement. Mais je peux vous dire que les textes s’inspirent des recommandations faites par le Sénat” (il y a deux ans)
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vendredi 22 juillet 2011
Error404
Beke a exprimé vendredi matin sa satisfaction parce que les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement ne débuteront que lorsqu’il y aura un accord sur la réforme de l’Etat et sur BHV ...
Wouter Beke est content qu’on soit arrivé à cette solution parce qu’il s’attend à ce que le MR ne réussisse pas “à tenir le FDF sous contrôle”
On a envie d'insulter ...
Lire aussi:
Un accord pour Pâques ou pour la Trinité?
Di Rupo: "Je voudrais lever tout malentendu" par Martin Buxant et Francis Van de Woestyne
Récit des trois derniers jours. Entre ultimatums et contre-ultimatums. Où Wouter Beke calme Kris Peeters. Où Di Rupo et Beke s’échangent des e-mails surréalistes. Où la marmite libérale commence à bouillir. Où...
La Belgique a vécu deux journées complètement folles. Retour sur ces heures incroyables et ces coups de théâtre.
Mercredi 20 juillet. 10 heures du matin. Les présidents des 7 partis qui ont accepté de négocier attendent encore deux personnes. Wouter Beke, le président du CD&V, et Elio Di Rupo, le formateur. Qurante-cinq minutes plus tard, ils voient arriver un Elio Di Rupo seul et assez sombre. Il vient de rencontrer assez longuement, en compagnie de leur aide de camp respectif, Wouter Beke. Et celui-ci a décidé de ne pas assister à la réunion des Huit. "Sans intérêt", pense-t-il depuis le matin. Di Rupo, malgré les garanties qu’il tente de donner à Beke, ne parvient pas à amadouer le CD&V.
Elio Di Rupo annonce donc aux autres que le président du CD&V ne viendra pas. Coup de bambou.
-"Là, confie un négociateur, on a eu besoin de lâcher la vapeur pendant 45 minutes". Pendant trois quarts d’heure, environ, les sept cassent du sucre sur le dos du CD&V. Le Groen! Wouter van Besien est particulièrement remonté. Ses propos sont si durs qu’ils choquent plusieurs responsables présents. "Il n’a pas été très diplomate", euphémise un président de parti. "Mais il faut nous comprendre, témoigne un autre participant, nous avons bossé comme des dingues la nuit précédente avec nos équipes, chacun de notre côté, afin d’être prêt pour cette réunion. Et voilà que Beke ne prend même pas la peine d’y venir. Mais qu’est-ce que c’est que cette impolitesse? C’est du jamais vu!". On se calme, on reprend ses esprits. Avec le formateur, il est convenu de soumettre une "Bafo" ("Best and Final offer") au CD&V. Mais les libéraux Alexander De Croo et Charles Michel ne sont pas d’accord. Elio Di Rupo annonce alors qu’il prendra seul ce risque. Les 7 se séparent.
Et Di Rupo envoie un courrier au CD&V dans lequel il demande à Wouter Beke s’il peut lui indiquer, pour jeudi 13 heures, s’il peut marquer son accord sur 5 principes: les négociations s’engagent sur BHV sur la base des texte juridiques déposés par le formateur. Parallèlement, écrit Elio Di Rupo, les négociations s’engageraient sur l’assainissement budgétaire ainsi que sur la révision de la loi de financement et l’autonomie fiscale. Quant aux 4 questions qui posent problème au CD&V, elles sont encommissionnées: l’emploi des langues à Bruxelles, la circonscription fédérale, la répartition de la convention cadre sur le respect des minorités et les listes bilingues à Bruxelles.
Le CD&V accuse le coup. Et vit très mal cet ultimatum. "On est occupé depuis 400 jours et on devrait se lancer dans des jeux politiques endéans quelques heures", peste alors un démocrate-chrétien flamand. Beke rassemble les plus hauts gradés du parti autour de lui. Et vers 17h30, un "G20" est convoqué. Rappel, cet organe informel rassemble tous les ministres et chefs de file parlementaires du parti. Beke introduit la réunion en présentant l’offre de Di Rupo. Et conclut quelques minutes plus tard: "Voilà, dit-il, maintenant vous connaissez toute l’affaire". Chacun a alors l’occasion de s’exprimer. Beaucoup - dans la fraction fédérale - indiquent qu’ils sont opposés à la tenue de nouvelles élections. Yves Leterme et Kris Peeters sont présents. Et Peeters se tient étonnemment calme... C’est que Beke l’a rassuré quelques minutes plus tôt: il a notamment obtenu une concession de Di Rupo, dit-il, à savoir de commencer des tractations parallèles avec les gouvernements régionaux dès que les négociations commenceront... Non seulement avec les ministres-présidents, mais aussi avec les responsables budgétaires. Voilà donc une manière pour Kris Peeters de s’assurer la bienveillance de la N-VA. Bingo: c’est Filip Muyters, nationaliste flamand, qui est le grand argentier flamand au sein de l’Exécutif Peeters...
C’est donc dans le consensus que le CD&V décide de relancer la balle dans le camp des francophones et de, notamment, accentuer la pression sur les libéraux. Vers 19 heures, Wouter Beke convoque la presse pour lui livrer sa ligne de conduite. "Il faut, dit-il, d’abord un accord sur BHV avant toute autre négociation sur la formation du gouvernement". Et la négociation parallèle des autres points qu’il juge inacceptables doit conduire à un encommissionnement. Plus tard, d’ailleurs, il précise qu’il s’agit d’un renvoi de ces points "aux calendes grecques"... Dans les autres partis, on digère mal ce nouvel uppercut des démocrates-chrétiens flamands - ce nouveau "oui, mais..."
Dans l’intervalle, en début d’après-midi, le Roi a prononcé un discours en forme de mise en garde. Mais le rythme des passes d’armes relègue rapidement cet avertissement royal au second plan.
20h30. C’est que le Parti socialiste digère mal ce positionnement du CD&V. Certes, Wouter Beke a dit oui. Mais à quoi a-t-il dit oui précisément? Elio Di Rupo s’installe devant son ordinateur et envoie un mail à Wouter Beke. Dans lequel il dit en substance: "J’enregistre que vous avez répondu par l’affirmative et que vous acceptez les 5 conditions posées. Mais je souhaite que vous leviez tout malentendu et que vous précisiez bien que vous souscrivez à la formulation de ma méthodologie..."
S’ensuit un échange de mails un peu surréaliste. Le président du CD&V y confirme sa vision des choses: pas question de discuter de quoi que ce soit sans avoir obtenu une scission de BHV. Pas question de négocier la formation du gouvernement avant d’avoir obtenu cette scission de BHV.
Dans les autres formations politiques, on croit rêver. "Franchement, tout ceci ne rime à rien sauf à faire bouillir la marmite des libéraux, se fâche un président de parti. L’élastique est tendu au maximum avec le FDF de Maingain, ça peut claquer à chaque instant"... Chez les francophones, on suffoque. N’est-ce pas le CD&V qui, il y a quelques années, disait qu’il suffisait de 5 minutes de courage politique pour obtenir la scission de l’arrondissement central du pays? On y est, là: c’est bien la première fois qu’un formateur, francophone de surcroit, propose la scission de BHV. Et si près du but, le CD&V renâcle...
Bon, chacun va se coucher. Les présidents francophones se téléphonent pour s’assurer qu’ils ont bien compris la proposition du formateur et la réplique de Wouter Beke. Le CD&V, lui, est satisfait de sa botte: il a réussi à faire croire qu’il était prêt à venir négocier.
Jeudi matin. Dans les bulletins radio, on explique, en synthèse que le CD&V n’a pas attendu l’expiratiion de l’ultimatum d’Elio Di Rupo pour répondre. Les francophones auraient donc accepté les exigences du patron du CD&V. Irritation du formateur et des francophones. Les libéraux francophones sont au bord de l’apoplexie, une réunion de leur "Fab’Four" est convoquée: Didier Reynders, Louis Michel et Olivier Maingain entourent le président Charles Michel. Pour le MR/FDF, les contorsions du CD&V sont insupportables. Et cette manière de négocier - "ce qui est à moi reste à moi, mais ce qui est à toi est négociable" - typique des démocrates-chrétiens flamands les irrite au plus haut point. Pour eux, il est inconcevable de délivrer un feu vert à une scission préalable de BHV sans connaître l’équilibre global des autres réformes... "J’ai toujours dit que BHV, dossier ultra symbolique, devait se régler en dernier lieu dans une négociation", pointe un connaisseur.
Elio Di Rupo se rend au Te Deum. La vie ne s’arrête pas. Pendant l’office, il consulte les SMS qu’il reçoit. Car Wouter Beke a réussi à faire croire que tout le monde avait la même interprétation que lui de la proposition Di Rupo. Petit à petit, le message passe: pas question de décaler la négociation BHV de la négociation pour la formation du gouvernement. Di Rupo lance une invitation aux 8 présidents de parti. Rendez-vous: cabinet de Laurette Onkelinx, 18 heures. Toute l’après-midi, l’hésitation grandit. Viendra, viendra pas? Wouter Beke pose une nouvelle condition. Avant de venir à la réunion, il veut connaître la réponse des autres présidents de parti à la proposition d’Elio Di Rupo. Pour être plus clair, Elio Di Rupo prend soin de préciser qu’il confirme l’invitation lancée "aux huit partis qui sont prêts à discuter sur la base de la proposition en cinq points qu’il a formulée mercredi, en toute transparence en tant que formateur".
Les heures passent. Wouter Beke finit par faire savoir qu’il viendra à la réunion.
Allez, c’est reparti pour un tour.
Wouter Beke est content qu’on soit arrivé à cette solution parce qu’il s’attend à ce que le MR ne réussisse pas “à tenir le FDF sous contrôle”
On a envie d'insulter ...
Lire aussi:
Un accord pour Pâques ou pour la Trinité?
L’euphorie qui semble s’être emparée de certains médias ou de certains partis politiques francophones a tout de même quelque chose d’assez surprenant. Quoi? Il a donc suffi que, dans la foulée de l’admonestation royale de mercredi, le CD&V accepte de s’associer aux sept partis engagés dans la négociation (?) gouvernementale, sur base de la note d’Elio Di Rupo, pour que, brusquement, on croie voir le bout du tunnel? La démission du formateur a été retirée, c’est vrai, et on pourrait croire le train remis sur rail. Mais quand arrivera-t-il à destination? À Pâques ou à la Trinité de l’année prochaine, pour reprendre la célèbre chanson «Marlborough s’en va-t-en guerre»? Soyons sérieux: si Wouter Beke et les siens ont décidé d’entrer en jeu, c’est en formulant des conditions difficilement acceptables pour les francophones. Je ne vise pas spécialement ici le renoncement à une circonscription électorale fédérale, qui apparaissait surtout comme un gadget, et dont il aurait de toute manière fallu préciser les contours, en établissant un quota d’élus néerlandophones et francophones, ce qui n’aurait rimé à rien. Mais la question de la convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités est autrement épineuse. Manifestement, les Flamands n’en veulent pas. Mais les plus pointus des flamingants, qui revendiquent l’indépendance de la Flandre, devraient tout de même être conscients que, si leur vœu le plus cher se réalise, il leur faudra adopter cette convention-cadre, sans quoi leur fameuse «République flamande» ne serait jamais reconnue par l’Europe.
Di Rupo: "Je voudrais lever tout malentendu" par Martin Buxant et Francis Van de Woestyne
Récit des trois derniers jours. Entre ultimatums et contre-ultimatums. Où Wouter Beke calme Kris Peeters. Où Di Rupo et Beke s’échangent des e-mails surréalistes. Où la marmite libérale commence à bouillir. Où...
La Belgique a vécu deux journées complètement folles. Retour sur ces heures incroyables et ces coups de théâtre.
Mercredi 20 juillet. 10 heures du matin. Les présidents des 7 partis qui ont accepté de négocier attendent encore deux personnes. Wouter Beke, le président du CD&V, et Elio Di Rupo, le formateur. Qurante-cinq minutes plus tard, ils voient arriver un Elio Di Rupo seul et assez sombre. Il vient de rencontrer assez longuement, en compagnie de leur aide de camp respectif, Wouter Beke. Et celui-ci a décidé de ne pas assister à la réunion des Huit. "Sans intérêt", pense-t-il depuis le matin. Di Rupo, malgré les garanties qu’il tente de donner à Beke, ne parvient pas à amadouer le CD&V.
Elio Di Rupo annonce donc aux autres que le président du CD&V ne viendra pas. Coup de bambou.
-"Là, confie un négociateur, on a eu besoin de lâcher la vapeur pendant 45 minutes". Pendant trois quarts d’heure, environ, les sept cassent du sucre sur le dos du CD&V. Le Groen! Wouter van Besien est particulièrement remonté. Ses propos sont si durs qu’ils choquent plusieurs responsables présents. "Il n’a pas été très diplomate", euphémise un président de parti. "Mais il faut nous comprendre, témoigne un autre participant, nous avons bossé comme des dingues la nuit précédente avec nos équipes, chacun de notre côté, afin d’être prêt pour cette réunion. Et voilà que Beke ne prend même pas la peine d’y venir. Mais qu’est-ce que c’est que cette impolitesse? C’est du jamais vu!". On se calme, on reprend ses esprits. Avec le formateur, il est convenu de soumettre une "Bafo" ("Best and Final offer") au CD&V. Mais les libéraux Alexander De Croo et Charles Michel ne sont pas d’accord. Elio Di Rupo annonce alors qu’il prendra seul ce risque. Les 7 se séparent.
Et Di Rupo envoie un courrier au CD&V dans lequel il demande à Wouter Beke s’il peut lui indiquer, pour jeudi 13 heures, s’il peut marquer son accord sur 5 principes: les négociations s’engagent sur BHV sur la base des texte juridiques déposés par le formateur. Parallèlement, écrit Elio Di Rupo, les négociations s’engageraient sur l’assainissement budgétaire ainsi que sur la révision de la loi de financement et l’autonomie fiscale. Quant aux 4 questions qui posent problème au CD&V, elles sont encommissionnées: l’emploi des langues à Bruxelles, la circonscription fédérale, la répartition de la convention cadre sur le respect des minorités et les listes bilingues à Bruxelles.
Le CD&V accuse le coup. Et vit très mal cet ultimatum. "On est occupé depuis 400 jours et on devrait se lancer dans des jeux politiques endéans quelques heures", peste alors un démocrate-chrétien flamand. Beke rassemble les plus hauts gradés du parti autour de lui. Et vers 17h30, un "G20" est convoqué. Rappel, cet organe informel rassemble tous les ministres et chefs de file parlementaires du parti. Beke introduit la réunion en présentant l’offre de Di Rupo. Et conclut quelques minutes plus tard: "Voilà, dit-il, maintenant vous connaissez toute l’affaire". Chacun a alors l’occasion de s’exprimer. Beaucoup - dans la fraction fédérale - indiquent qu’ils sont opposés à la tenue de nouvelles élections. Yves Leterme et Kris Peeters sont présents. Et Peeters se tient étonnemment calme... C’est que Beke l’a rassuré quelques minutes plus tôt: il a notamment obtenu une concession de Di Rupo, dit-il, à savoir de commencer des tractations parallèles avec les gouvernements régionaux dès que les négociations commenceront... Non seulement avec les ministres-présidents, mais aussi avec les responsables budgétaires. Voilà donc une manière pour Kris Peeters de s’assurer la bienveillance de la N-VA. Bingo: c’est Filip Muyters, nationaliste flamand, qui est le grand argentier flamand au sein de l’Exécutif Peeters...
C’est donc dans le consensus que le CD&V décide de relancer la balle dans le camp des francophones et de, notamment, accentuer la pression sur les libéraux. Vers 19 heures, Wouter Beke convoque la presse pour lui livrer sa ligne de conduite. "Il faut, dit-il, d’abord un accord sur BHV avant toute autre négociation sur la formation du gouvernement". Et la négociation parallèle des autres points qu’il juge inacceptables doit conduire à un encommissionnement. Plus tard, d’ailleurs, il précise qu’il s’agit d’un renvoi de ces points "aux calendes grecques"... Dans les autres partis, on digère mal ce nouvel uppercut des démocrates-chrétiens flamands - ce nouveau "oui, mais..."
Dans l’intervalle, en début d’après-midi, le Roi a prononcé un discours en forme de mise en garde. Mais le rythme des passes d’armes relègue rapidement cet avertissement royal au second plan.
20h30. C’est que le Parti socialiste digère mal ce positionnement du CD&V. Certes, Wouter Beke a dit oui. Mais à quoi a-t-il dit oui précisément? Elio Di Rupo s’installe devant son ordinateur et envoie un mail à Wouter Beke. Dans lequel il dit en substance: "J’enregistre que vous avez répondu par l’affirmative et que vous acceptez les 5 conditions posées. Mais je souhaite que vous leviez tout malentendu et que vous précisiez bien que vous souscrivez à la formulation de ma méthodologie..."
S’ensuit un échange de mails un peu surréaliste. Le président du CD&V y confirme sa vision des choses: pas question de discuter de quoi que ce soit sans avoir obtenu une scission de BHV. Pas question de négocier la formation du gouvernement avant d’avoir obtenu cette scission de BHV.
Dans les autres formations politiques, on croit rêver. "Franchement, tout ceci ne rime à rien sauf à faire bouillir la marmite des libéraux, se fâche un président de parti. L’élastique est tendu au maximum avec le FDF de Maingain, ça peut claquer à chaque instant"... Chez les francophones, on suffoque. N’est-ce pas le CD&V qui, il y a quelques années, disait qu’il suffisait de 5 minutes de courage politique pour obtenir la scission de l’arrondissement central du pays? On y est, là: c’est bien la première fois qu’un formateur, francophone de surcroit, propose la scission de BHV. Et si près du but, le CD&V renâcle...
Bon, chacun va se coucher. Les présidents francophones se téléphonent pour s’assurer qu’ils ont bien compris la proposition du formateur et la réplique de Wouter Beke. Le CD&V, lui, est satisfait de sa botte: il a réussi à faire croire qu’il était prêt à venir négocier.
Jeudi matin. Dans les bulletins radio, on explique, en synthèse que le CD&V n’a pas attendu l’expiratiion de l’ultimatum d’Elio Di Rupo pour répondre. Les francophones auraient donc accepté les exigences du patron du CD&V. Irritation du formateur et des francophones. Les libéraux francophones sont au bord de l’apoplexie, une réunion de leur "Fab’Four" est convoquée: Didier Reynders, Louis Michel et Olivier Maingain entourent le président Charles Michel. Pour le MR/FDF, les contorsions du CD&V sont insupportables. Et cette manière de négocier - "ce qui est à moi reste à moi, mais ce qui est à toi est négociable" - typique des démocrates-chrétiens flamands les irrite au plus haut point. Pour eux, il est inconcevable de délivrer un feu vert à une scission préalable de BHV sans connaître l’équilibre global des autres réformes... "J’ai toujours dit que BHV, dossier ultra symbolique, devait se régler en dernier lieu dans une négociation", pointe un connaisseur.
Elio Di Rupo se rend au Te Deum. La vie ne s’arrête pas. Pendant l’office, il consulte les SMS qu’il reçoit. Car Wouter Beke a réussi à faire croire que tout le monde avait la même interprétation que lui de la proposition Di Rupo. Petit à petit, le message passe: pas question de décaler la négociation BHV de la négociation pour la formation du gouvernement. Di Rupo lance une invitation aux 8 présidents de parti. Rendez-vous: cabinet de Laurette Onkelinx, 18 heures. Toute l’après-midi, l’hésitation grandit. Viendra, viendra pas? Wouter Beke pose une nouvelle condition. Avant de venir à la réunion, il veut connaître la réponse des autres présidents de parti à la proposition d’Elio Di Rupo. Pour être plus clair, Elio Di Rupo prend soin de préciser qu’il confirme l’invitation lancée "aux huit partis qui sont prêts à discuter sur la base de la proposition en cinq points qu’il a formulée mercredi, en toute transparence en tant que formateur".
Les heures passent. Wouter Beke finit par faire savoir qu’il viendra à la réunion.
Allez, c’est reparti pour un tour.
dimanche 10 juillet 2011
Non, peut-être !
Didier Reynders était d'avis jeudi qu'après le non exprimé jeudi par la N-VA à l'endroit de la note du formateur, il revenait à Elio Di Rupo de "tirer les conclusions", sachant que ce dernier avait "demandé explicitement que la N-VA soit à la table des négociations"
Lire aussi:
Le CD&V appelle à réagir sur le fond et à négocier - 18 octobre 2010
Le président du CD&V Wouter Beke a lancé lundi, à l’issue du Bureau de son parti, un appel à tous les partis à réagir sur le contenu du texte de Bart De Wever et à s’engager raisonnablement dans la poursuite des négociations. Wouter Beke estime positif le fait de pouvoir désormais disposer d’un texte qui puisse servir de base à des négociations. Selon lui, ce texte s’inspire largement des travaux du préformateur Elio Di Rupo. « Nous pouvons nous retrouver dans certains éléments du texte dont certains ont d’ailleurs été déposés par nous-mêmes sur la table ». Il y a aussi des éléments qui doivent être clarifiés ou approfondis, mais pour ce faire il faut des négociations. « J’appelle tous les partis, en particulier les francophones, à laisser leurs émotions de côté, et à venir négocier raisonnablement ».
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Le CD&V appelle à réagir sur le fond et à négocier - 18 octobre 2010
Le président du CD&V Wouter Beke a lancé lundi, à l’issue du Bureau de son parti, un appel à tous les partis à réagir sur le contenu du texte de Bart De Wever et à s’engager raisonnablement dans la poursuite des négociations. Wouter Beke estime positif le fait de pouvoir désormais disposer d’un texte qui puisse servir de base à des négociations. Selon lui, ce texte s’inspire largement des travaux du préformateur Elio Di Rupo. « Nous pouvons nous retrouver dans certains éléments du texte dont certains ont d’ailleurs été déposés par nous-mêmes sur la table ». Il y a aussi des éléments qui doivent être clarifiés ou approfondis, mais pour ce faire il faut des négociations. « J’appelle tous les partis, en particulier les francophones, à laisser leurs émotions de côté, et à venir négocier raisonnablement ».
mardi 5 juillet 2011
Distinguer le vrai du faux
Paminaaah le poids du blabla, le choc du zéro...
Aide-toi et le ciel t'aidera. Pomade à gauche, toute !
"Elio Di Rupo "a laissé tomber l'armure de président du PS pour revêtir les habits d'un vrai candidat Premier ministre"**, souligne le quotidien***. Parce qu'elle "fait mal de tous côtés", cette note peut servir de socle à un accord"
* Celle qui grâce à l'"attitude professionnelle des journalistes du sud du pays, leur permet de distinguer le vrai du faux"
** Avec un tel néerlandais ?!?
*** Quel quotidien ... pas de références avant dans le texte ... ?
Lire aussi:
Le formateur Elio Di Rupo a pris des risques avec sa note. Ses propositions sont innovantes et audacieuses, peut-on lire dans la majorité des journaux flamands. “Il n'y aura rien de meilleur”, estime Het Laatste Nieuws. Le travail d'Elio Di Rupo est un bon début.
Di Rupo oppose le militantisme flamand au professionnalisme journalistique du sud
Ces sorties médiatiques arrivent également le lendemain de l'appel de 350 artistes et intellectuels francophones en faveur du dialogue et contre le nationalisme, lui-même écho d'un appel similaire lancé par des personnalités flamandes en octobre.
Le président du PS Elio Di Rupo oppose, dans un entretien mercredi à Sud Presse, un "militantisme autonomiste de politiques et journalistes au nord du pays" à une "attitude professionnelle" des journalistes du sud du pays. Selon Elio Di Rupo, "les schémas classiques du raisonnable sont mis à l'épreuve" dans les rapports avec la N-VA, "et on ne pourra pas continuer comme cela encore longtemps".
"En fait, nous nous trouvons face à un double phénomène: un militantisme autonomiste de politiques et de journalistes dans le nord du pays, alors que dans le sud du pays, les journalistes ont une attitude professionnelle qui leur permet de distinguer le vrai du faux", estime le président du PS. Interrogé sur le fait que le président de la N-VA Bart De Wever tient le même raisonnement, mais en sens inverse, Elio Di Rupo juge que "la différence entre nous, c'est que M. De Wever s'exprime en des termes qui relèvent de la propagande, alors que ce que je dis peut être prouvé".
Ces commentaires du vainqueur des élections au sud du pays sortent dans la presse francophone le jour même où Le Soir relève, dans l'hebdomadaire Humo, des propos du vainqueur des élections au nord du pays opposant une culture latine qui tolérerait que l'autorité s'attribue des prébendes à une Flandre qui ne laisserait pas passer cela. Ces sorties médiatiques arrivent également le lendemain de l'appel de 350 artistes et intellectuels francophones en faveur du dialogue et contre le nationalisme, lui-même écho d'un appel similaire lancé par des personnalités flamandes en octobre.
L'audacieux pari de Di Rupo
Scission de BHV et rigueur budgétaire... Le président du PS Elio Di Rupo, qui tente de former un gouvernement pour sortir la Belgique de plus d'un an de crise entre Flamands et francophones, propose un programme pour régler les graves problèmes institutionnels et économiques du pays.
Le formateur Elio Di Rupo a présenté ce lundi à la presse une note qui devrait service de base à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. "L’objectif général de ma mission est d’établir une base de compromis portant à la fois sur le budget, la réforme et l’institutionnel afin de former un gouvernement et adopter la sixième réforme de l’Etat", a-t-il expliqué.
Pour le formateur, il faut cinq réformes majeures pour "garantir l’avenir avec l’ambition de créer 250.000 emplois d’ici 2015".
Les neuf principaux partis politiques censés entrer en négociation devraient donner leur réponse sur cette note d'ici jeudi soir, selon le président du PS.
"Courageux et impressionnant, mais il est sans doute trop tard "
Carl Devos commente la note d’Elio Di Rupo pour “La Libre Belgique”.
Carl Devos, le politologue de l’université de Gand, s’est livré à une "première lecture" de la note du formateur. Sous réserve de son approfondissement, il ne se montre pas très optimiste pour la suite.
Quelle est votre première réaction face au travail réalisé par le président du PS ?
Il m’est difficile de faire une analyse définitive d’une note aussi détaillée et marquée par une grande diversité d’approches, puisqu’il y est question à la fois de la formation d’un nouveau gouvernement, de la 6e réforme de l’Etat, mais également de toute une série de mesures qui, selon l’expression du formateur, veulent faire entrer la Belgique dans le XXIe siècle. Cela dit, je ne puis nier que c’est un travail impressionnant. On comprend maintenant pourquoi cela a pris autant de temps; Elio Di Rupo a vraiment voulu aborder tous les thèmes qui interpellent la politique dans notre pays. Je considère aussi que le formateur a été courageux, car, sur toute une série de points, il va à contre-courant du programmme de sa propre formation. C’est donc une vraie note de formateur. Mais voilà, j’ai le sentiment qu’au nord du pays, elle pourrait ne pas passer la rampe parce que, malgré toutes les réformes prônées, elle n’apparaîtra pas comme l’évolution copernicienne que ne cessent d’appeler de leurs vœux les hommes politiques flamands et pas davantage comme un changement systémique. En fait, c’est un compromis belge classique qui propose des concessions à gauche comme à droite, qui procure ici des avancées à la Flandre, là à la Wallonie et à Bruxelles et qui finalement ne satisfera pas grand monde dans le contexte actuel.
La note serait-elle donc déjà mort-née ?
Je crains que la N-VA mais aussi une frange du CD&V n’acceptent plus ce genre de compromis et veuillent aller vraiment plus loin. Ils ne pourront se satisfaire de la réforme de la loi de financement, car elle n’irait pas assez loin dans la responsabilisation des entités fédérées et laisserait encore trop de pouvoir au fédéral.
A la VRT, le Mouvement populaire flamand et les syndicats de la fonction publique ont déjà lâché des scuds meurtriers…
C’est mon autre grande crainte que j’avais pointée lors d’un passage à "Terzake" : en diffusant d’emblée très largement la note, on risque rapidement de déboucher sur un dialogue de sourds, sur une discussion cacophonique où tout un chacun va avancer ses critiques et l’on n’aura pas avancé d’un iota.
Waldorf_be
Les journaleux ont eu tellement peu à se mettre sous la dent en 1 an qu'ils s'extasient devant un catalogue de pièces détachées...
"L'avantage c'est que Di Rupo ouvre le débat". Je rappelle que les élections ont eu lieu le 13 juin 2010. #blabla
Aide-toi et le ciel t'aidera. Pomade à gauche, toute !
La presse francophone* salue mardi la capacité du formateur Elio Di Rupo à se placer au-dessus de la mêlée politique pour proposer une note "détaillée, chiffrée et audacieuse"
"Elio Di Rupo "a laissé tomber l'armure de président du PS pour revêtir les habits d'un vrai candidat Premier ministre"**, souligne le quotidien***. Parce qu'elle "fait mal de tous côtés", cette note peut servir de socle à un accord"
* Celle qui grâce à l'"attitude professionnelle des journalistes du sud du pays, leur permet de distinguer le vrai du faux"
** Avec un tel néerlandais ?!?
*** Quel quotidien ... pas de références avant dans le texte ... ?
Lire aussi:
Le formateur Elio Di Rupo a pris des risques avec sa note. Ses propositions sont innovantes et audacieuses, peut-on lire dans la majorité des journaux flamands. “Il n'y aura rien de meilleur”, estime Het Laatste Nieuws. Le travail d'Elio Di Rupo est un bon début.
Di Rupo oppose le militantisme flamand au professionnalisme journalistique du sud
Ces sorties médiatiques arrivent également le lendemain de l'appel de 350 artistes et intellectuels francophones en faveur du dialogue et contre le nationalisme, lui-même écho d'un appel similaire lancé par des personnalités flamandes en octobre.
Le président du PS Elio Di Rupo oppose, dans un entretien mercredi à Sud Presse, un "militantisme autonomiste de politiques et journalistes au nord du pays" à une "attitude professionnelle" des journalistes du sud du pays. Selon Elio Di Rupo, "les schémas classiques du raisonnable sont mis à l'épreuve" dans les rapports avec la N-VA, "et on ne pourra pas continuer comme cela encore longtemps".
"En fait, nous nous trouvons face à un double phénomène: un militantisme autonomiste de politiques et de journalistes dans le nord du pays, alors que dans le sud du pays, les journalistes ont une attitude professionnelle qui leur permet de distinguer le vrai du faux", estime le président du PS. Interrogé sur le fait que le président de la N-VA Bart De Wever tient le même raisonnement, mais en sens inverse, Elio Di Rupo juge que "la différence entre nous, c'est que M. De Wever s'exprime en des termes qui relèvent de la propagande, alors que ce que je dis peut être prouvé".
Ces commentaires du vainqueur des élections au sud du pays sortent dans la presse francophone le jour même où Le Soir relève, dans l'hebdomadaire Humo, des propos du vainqueur des élections au nord du pays opposant une culture latine qui tolérerait que l'autorité s'attribue des prébendes à une Flandre qui ne laisserait pas passer cela. Ces sorties médiatiques arrivent également le lendemain de l'appel de 350 artistes et intellectuels francophones en faveur du dialogue et contre le nationalisme, lui-même écho d'un appel similaire lancé par des personnalités flamandes en octobre.
L'audacieux pari de Di Rupo
Scission de BHV et rigueur budgétaire... Le président du PS Elio Di Rupo, qui tente de former un gouvernement pour sortir la Belgique de plus d'un an de crise entre Flamands et francophones, propose un programme pour régler les graves problèmes institutionnels et économiques du pays.
Le formateur Elio Di Rupo a présenté ce lundi à la presse une note qui devrait service de base à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. "L’objectif général de ma mission est d’établir une base de compromis portant à la fois sur le budget, la réforme et l’institutionnel afin de former un gouvernement et adopter la sixième réforme de l’Etat", a-t-il expliqué.
Pour le formateur, il faut cinq réformes majeures pour "garantir l’avenir avec l’ambition de créer 250.000 emplois d’ici 2015".
Les neuf principaux partis politiques censés entrer en négociation devraient donner leur réponse sur cette note d'ici jeudi soir, selon le président du PS.
"Courageux et impressionnant, mais il est sans doute trop tard "
Carl Devos commente la note d’Elio Di Rupo pour “La Libre Belgique”.
Carl Devos, le politologue de l’université de Gand, s’est livré à une "première lecture" de la note du formateur. Sous réserve de son approfondissement, il ne se montre pas très optimiste pour la suite.
Quelle est votre première réaction face au travail réalisé par le président du PS ?
Il m’est difficile de faire une analyse définitive d’une note aussi détaillée et marquée par une grande diversité d’approches, puisqu’il y est question à la fois de la formation d’un nouveau gouvernement, de la 6e réforme de l’Etat, mais également de toute une série de mesures qui, selon l’expression du formateur, veulent faire entrer la Belgique dans le XXIe siècle. Cela dit, je ne puis nier que c’est un travail impressionnant. On comprend maintenant pourquoi cela a pris autant de temps; Elio Di Rupo a vraiment voulu aborder tous les thèmes qui interpellent la politique dans notre pays. Je considère aussi que le formateur a été courageux, car, sur toute une série de points, il va à contre-courant du programmme de sa propre formation. C’est donc une vraie note de formateur. Mais voilà, j’ai le sentiment qu’au nord du pays, elle pourrait ne pas passer la rampe parce que, malgré toutes les réformes prônées, elle n’apparaîtra pas comme l’évolution copernicienne que ne cessent d’appeler de leurs vœux les hommes politiques flamands et pas davantage comme un changement systémique. En fait, c’est un compromis belge classique qui propose des concessions à gauche comme à droite, qui procure ici des avancées à la Flandre, là à la Wallonie et à Bruxelles et qui finalement ne satisfera pas grand monde dans le contexte actuel.
La note serait-elle donc déjà mort-née ?
Je crains que la N-VA mais aussi une frange du CD&V n’acceptent plus ce genre de compromis et veuillent aller vraiment plus loin. Ils ne pourront se satisfaire de la réforme de la loi de financement, car elle n’irait pas assez loin dans la responsabilisation des entités fédérées et laisserait encore trop de pouvoir au fédéral.
A la VRT, le Mouvement populaire flamand et les syndicats de la fonction publique ont déjà lâché des scuds meurtriers…
C’est mon autre grande crainte que j’avais pointée lors d’un passage à "Terzake" : en diffusant d’emblée très largement la note, on risque rapidement de déboucher sur un dialogue de sourds, sur une discussion cacophonique où tout un chacun va avancer ses critiques et l’on n’aura pas avancé d’un iota.
lundi 4 juillet 2011
Négos.juillet.be
Kiadi:
Lire aussi:
Comment Di Rupo compte diminuer le déficit
La note d'Elio Di Rupo devrait être rendue publique d'ici quelques jours. Alors que l'Etat pourrait se trouver face à un déficit de 21 milliards d'euros en 2015 s'il ne change pas de politique, le formateur Elio Di Rupo, qui a remis vendredi son troisième rapport intermédiaire au Roi, estime que l'assainissement des finances devrait s'opérer sur le budget de l'Etat fédéral et celui de la sécurité sociale, à hauteur de 17 milliards d'euros. Les 4 milliards restants seraient à chercher auprès des entités fédérées, rapportent samedi L'Echo et De Tijd. Dans son calcul, Elio Di Rupo imaginerait qu'un tiers du montant devrait être issu de nouvelles recettes, soit de nouveaux impôts. Un autre tiers serait obtenu en veillant à l'application stricte de la législation, notamment en matière de fraude fiscale. Le dernier tiers serait épargné en coupant dans les dépenses fédérales liées aux Régions, par exemple les pensions des fonctionnaires régionaux. Pour les pensions des fonctionnaires, il souhaiterait qu'elles soient calculées sur les 10 dernières années de travail et non plus les 5 dernières. Il envisagerait aussi de revoir le système de péréquation.
En ce qui concerne les allocations de chômage, le formateur propose par ailleurs d'augmenter la dégressivité. Le montant de départ des demandeurs d'emploi serait ainsi plus élevé qu'aujourd'hui mais il diminuerait plus vite avec le temps.
"le président du PS et formateur Elio Di Rupo prouve qu'il dispose des capacités nécessaires de leader en dehors de son parti"
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En ce qui concerne les allocations de chômage, le formateur propose par ailleurs d'augmenter la dégressivité. Le montant de départ des demandeurs d'emploi serait ainsi plus élevé qu'aujourd'hui mais il diminuerait plus vite avec le temps.
Libellés :
Danny Pieters,
Elio Di Rupo,
négociations
Pays/territoire :
Belgique
vendredi 1 juillet 2011
Succès à 10 %
Monsieur “ J’estime mes chances de succès à 10 % ” et sa com' post#G9 montre encore l'usurpation de son statut d'homme/ministre d'État
Lire aussi:
Accueil La note de Di Rupo attendue: faut-il encore y croire?
Oui Elio Di Rupo avait demandé 15 jours pour rédiger sa note, on y est. On avait pensé un temps qu’il pourrait la publier aujourd’hui ou ce weekend. Ce sera vraisemblablement lundi ou mardi prochain. Que sait-on du document ? A ce stade pas grande chose, si ce n’est que cela sera un document assez volumineux. On parle d’une centaine de pages au minimum. Pas aussi détaillé qu’une déclaration de politique gouvernementale, mais bien plus substantiel que tout ce que nous avons eu sur la table depuis un an.
Allocations de chômage dégressives : un signal fort du formateur
Niveau contenu on s’attend à de fortes avancées dans le domaine socio-économique. Le formateur ferait notamment une proposition de réforme des allocations de chômage. Ces allocations deviendraient dégressives, plus on reste au chômage longtemps, moins on perçoit d’allocations. Un signal fort à destination des libéraux et de la N-VA : qu’on retrouve cette proposition sous la plume d’Elio Di Rupo indiquerait que celui-ci s’est bien placé dans la peau d’un formateur, donc au centre, et pas dans la peau du président du PS. Quitte à ce que sa note puisse provoquer quelques raclements de gorge au sein de son propre parti.
Sur la réforme de l’Etat les ingrédients ne devraient pas être très différents de ceux qui se trouvaient dans la note de Wouter Beke. Ils seront plus détaillés. Pour la réforme de la loi de financement, le formateur optera probablement pour le système des centimes additionnels.
Quelles compensations pour la scission de BHV ?
C’est surtout sur la partie Bruxelles-Hal-Vilvorde qu’Elio Di Rupo est très attendu. Il faudra scinder l’arrondissement électoral, c’est une évidence. Reste à savoir quelles sont les compensations que pourront obtenir les francophones pour ne pas paraitre excessivement perdants. Et puis actualité oblige on regardera également avec attention ce qui est prévu en matière d’immigration ou de politique du rail avec le contrat de gestion de la SNCB.
Entre 5 et 10% de chances d’y parvenir
Cette note a-t-elle une chance de passer la rampe ? Comprenez sera-t-elle suffisamment bien accueillie pour pouvoir lancer des négociations ? D’après les journaux Sud Presse le formateur aurait indiqué au bureau du parti socialiste qu’il avait entre 5 et 10% de chances d’y parvenir. On va reconnaître que c’est assez peu. En privé Elio di Rupo n’exclurait pas d’atterrir à la date du 21 juillet. C’est vous dire si le formateur donne l’impression d’y croire.
Faut-il y croire ?
Faut-il y croire avec lui ? Depuis le mois de septembre, dans cette chronique nous avons parlé de formation du gouvernement et de conflit communautaire plus d’un jour sur deux… Comme vous, sans doute, moi aussi j’aimerai bien pouvoir vous dire que pour la dernière chronique avant la grille d’été oui, cette fois-ci les choses s’engagent correctement, les négociations vont pouvoir redémarrer et je vais pouvoir vous parler d’autre chose. Mais je vais être raisonnable. Je vais vous demander d’attendre encore un peu, mardi, mercredi, jeudi prochain pour pouvoir être optimiste.
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Oui Elio Di Rupo avait demandé 15 jours pour rédiger sa note, on y est. On avait pensé un temps qu’il pourrait la publier aujourd’hui ou ce weekend. Ce sera vraisemblablement lundi ou mardi prochain. Que sait-on du document ? A ce stade pas grande chose, si ce n’est que cela sera un document assez volumineux. On parle d’une centaine de pages au minimum. Pas aussi détaillé qu’une déclaration de politique gouvernementale, mais bien plus substantiel que tout ce que nous avons eu sur la table depuis un an.
Allocations de chômage dégressives : un signal fort du formateur
Niveau contenu on s’attend à de fortes avancées dans le domaine socio-économique. Le formateur ferait notamment une proposition de réforme des allocations de chômage. Ces allocations deviendraient dégressives, plus on reste au chômage longtemps, moins on perçoit d’allocations. Un signal fort à destination des libéraux et de la N-VA : qu’on retrouve cette proposition sous la plume d’Elio Di Rupo indiquerait que celui-ci s’est bien placé dans la peau d’un formateur, donc au centre, et pas dans la peau du président du PS. Quitte à ce que sa note puisse provoquer quelques raclements de gorge au sein de son propre parti.
Sur la réforme de l’Etat les ingrédients ne devraient pas être très différents de ceux qui se trouvaient dans la note de Wouter Beke. Ils seront plus détaillés. Pour la réforme de la loi de financement, le formateur optera probablement pour le système des centimes additionnels.
Quelles compensations pour la scission de BHV ?
C’est surtout sur la partie Bruxelles-Hal-Vilvorde qu’Elio Di Rupo est très attendu. Il faudra scinder l’arrondissement électoral, c’est une évidence. Reste à savoir quelles sont les compensations que pourront obtenir les francophones pour ne pas paraitre excessivement perdants. Et puis actualité oblige on regardera également avec attention ce qui est prévu en matière d’immigration ou de politique du rail avec le contrat de gestion de la SNCB.
Entre 5 et 10% de chances d’y parvenir
Cette note a-t-elle une chance de passer la rampe ? Comprenez sera-t-elle suffisamment bien accueillie pour pouvoir lancer des négociations ? D’après les journaux Sud Presse le formateur aurait indiqué au bureau du parti socialiste qu’il avait entre 5 et 10% de chances d’y parvenir. On va reconnaître que c’est assez peu. En privé Elio di Rupo n’exclurait pas d’atterrir à la date du 21 juillet. C’est vous dire si le formateur donne l’impression d’y croire.
Faut-il y croire ?
Faut-il y croire avec lui ? Depuis le mois de septembre, dans cette chronique nous avons parlé de formation du gouvernement et de conflit communautaire plus d’un jour sur deux… Comme vous, sans doute, moi aussi j’aimerai bien pouvoir vous dire que pour la dernière chronique avant la grille d’été oui, cette fois-ci les choses s’engagent correctement, les négociations vont pouvoir redémarrer et je vais pouvoir vous parler d’autre chose. Mais je vais être raisonnable. Je vais vous demander d’attendre encore un peu, mardi, mercredi, jeudi prochain pour pouvoir être optimiste.
lundi 30 mai 2011
Le gros zéro à l'infini
#Kiadi : "chacun est libre de faire les commentaires qu'il veut" ?
Enfin un vrai ténor, plus un fausset ? #lasemaineprochainejemefaisopérerduhaut
Di Rupo se voyait Zorro...le voilà Bernardo...
Elio aurait-il trop crié pr fêter la D1 de Mons? #casserlavoix #12minutes
Se dit que EDR tend le bâton pour se faire battre à Lamy et Leborgne dans #votezpourmoi ;) belle journée @tous
#breakingNews Le Roi Albert II a envoyé le médecin-conseil pour contrôler qu'@eliodirupo n'a pas rentré un certificat de complaisance #nogov
Lire aussi:
Reynders: "en cas d'échec, le gouvernement devra élaborer un programme limité"
La première priorité reste cependant "le formateur, avec peut-être un vrai gouvernement dans les semaines ou mois à venir".
Si le formateur Elio Di Rupo ne réussit pas "dans les semaines ou mois à venir" à former un nouveau gouvernement, le gouvernement actuel devra demander la confiance du Parlement pour un programme limité, a jugé dimanche le ministre des Finances, Didier Reynders (MR), lors de l'émission "De Zevende Dag" (VRT). "Mais la première priorité, c'est le formateur", a-t-il insisté. M. Reynders a reconnu que le gouvernement démissionnaire d'Yves Leterme était parvenu à élaborer un budget 2011 et envoyer des militaires en Libye. "Mais à la fin, pour de vraies réformes structurelles, nous devrions peut-être recevoir davantage de confiance", a jugé le ministre libéral, rappelant que le gouvernement en affaires courantes disposait toujours d'une majorité à la Chambre.
Di Rupo: "Je vais accélérer"
Di Rupo annonce une accélération du rythme des négociations après le dépôt de sa note de base, sans fournir de date.
Le formateur royal Elio Di Rupo (PS), qui doit subir une intervention chirurgicale aux cordes vocales mercredi, s'exprime lundi, dans une interview accordée à La Dernière Heure, sur l'avancée de sa mission et les critiques à son encontre. Il y annonce une accélération du rythme des négociations après le dépôt de sa note de base, sans fournir de date. Face aux critiques dont il fait l'objet depuis sa nomination, Elio Di Rupo affirme que "chacun est libre de faire les commentaires qu'il veut". Et d'ajouter que pour sa part, la priorité "absolue" est de prendre des "mesures permettant au pays de retrouver un équilibre de ses finances publiques".
"Je veux des mesures justes, sérieuses, bien étudiées", ajoute le formateur en réponse aux personnes lui reprochant de prendre son temps. "J'écoute ce que les partis ont à me proposer comme mesures, puis mes experts en évaluent chaque fois l'impact. C'est sur cette base que je rédigerai ma note."
mardi 24 mai 2011
Explosé ou pourri ?
Il avait tout bloqué comme pré-formateur, il va faire tout exploser comme (dé)formateur ...
Elio Di Rupo :
Wouter Beke :
Geert Bourgeois, le vice-ministre-président du gouvernement flamand sur Terzake:
Lire aussi (29 Septembre 2008):
Déroute de Fortis: 'certains devront rendre des comptes'
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d\'archaïques et dignes de l\'Union soviétique.
Le président du PS, Elio Di Rupo, est d'avis que la situation à Fortis nécessitait une intervention du gouvernement au profit des gens. "Le scénario retenu est le plus raisonnable", a-t-il dit. M. Di Rupo pointe cependant du doigt une série d'autorités qui devront rendre des comptes dans l'évolution de la crise, au rang desquels le ministre des Finances, Didier Reynders. Selon Di Rupo, le PS se mettra "du côté des gens, des épargnants"... pas des banques.
Le PS aux côtés des épargants
Le PS entend se mettre aux côté des gens, des épargnants, ceux qui ont un compte courant ou qui sont liés à des fonds de pension, mais aussi aux côtés des petits actionnaires, a indiqué, lundi à l'issue du Bureau de parti, Elio Di Rupo, justifiant la nécessité dans le chef du gouvernement d'intervenir auprès de Fortis. Ne pas intervenir eut, en outre, été catastrophique pour l'économie belge, a précisé M. Di Rupo.
Fixant ses priorités dans le cadre de la gestion de la crise financière, le président du PS a par ailleurs indiqué lundi que certains devront rendre des comptes. "La manière dont les choses se sont produites est scandaleuse, il doit y avoir une enquête", a indiqué M. Di Rupo, s'interrogeant notamment sur le rôle de la Commission bancaire et financière (CBFA) dans le dossier Fortis.
Selon lui, la CBFA a fait preuve d'errements en matière de contrôle et d'alerte, un rôle qui lui revient. Contrairement à d'autres pays, chez nous, c'est la CBFA qui contrôle et pas la banque centrale, a-t-il rappelé. "Si ça avait été la Banque nationale, on aurait déjà entendu les demandes de démission", a indiqué M. Di Rupo (le gouverneur Guy Quaden est étiqueté socialiste, Ndlr). Outre la CBFA, M. Di Rupo a pointé du doigt la responsabilité du "ministère des Finances" mais aussi du "ministre des Finances".
Di Rupo démonte le discours de Reynders
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d'archaïques et dignes de l'Union soviétique. Le président du PS, a invité lundi les observateurs à s'intéresser à la politique menée par le ministre des Finances qui, vendredi encore, tenait un discours rassurant sur Fortis, répétant notamment que la banque était solvable. "Permettez au président du parti socialiste de trouver indécent qu'on puisse être attaqué, ces dernières semaines encore, avec des termes inappropriés, alors qu'il apparaît aujourd'hui que certains ont des responsabilités dans le monde des finances", a-t-il dit, évoquant le dossier Fortis.
"C'est trop facile de critiquer les autres et de ne pas assumer ses propres responsabilités", a-t-il précisé. "J'y reviendrai". Le président du PS voit dans la crise actuelle "la faillite du système libéral", de "l'auto-régulation", de la "corporate governance". Il demande une véritable régulation "en amont" de l'économie de marché, et pas "comme je l'ai entendu à la radio ce matin (Didier Reynders était l'invité de La Première lundi, Ndlr) une régulation quand ça va mal".
Pour Elio Di Rupo, le temps est venu de lancer un "Kyoto de la finance" qui doit la ramener à sa mission de base, loin de la "sophistication" actuelle qui propose des "produits dont plus personne ne mesure les effets réels". Le gouvernement belge interviendra à hauteur de 4,7 milliards d'euros auprès de Fortis. Il doit par ailleurs trouver plus de 5 milliards d'euros pour ficeler le budget, sachant que les revendications sur le plan social sont nombreuses. A cet égard, le président du PS se dit d'autant plus déterminé à obtenir de l'ensemble du gouvernement qu'il fasse des efforts pour tous. "La situation dans laquelle on nous met est inacceptable. Il faut sauver les épargnants mais il y a tous les autres, qui souffrent de la crise", a-t-il rappelé.
"La mission d'Elio Di Rupo n'a pas encore proprement commencé" ... que déjà il se repose ce lundi .... #lundidesfamilles #fail
Elio Di Rupo :
"Pour réussir, chaque parti devra prendre de la hauteur et s’élever au-dessus des intérêts particratiques ou de sa seule communauté"
Wouter Beke :
"Elio Di Rupo a pourri lui-même le climat pour sa propre mission de formation en envoyant une lettre pour se distancier des propositions que j’ai faites dans mon rapport"Elio Di Rupo avait demandé de ne pas rendre public son rapport en tant que négociateur : "Et si vous recevez alors tout de même un tel courrier avec comme explication ‘je voulais me couvrir dans le cas où tu aurais tout de même rendu ta note publique et que je me retrouverais du coup dans une position difficile par rapport aux autres partis francophones, alors c’est clairement une douche froide, très froide. Cela ne témoigne pas d’une forme de confiance"
Geert Bourgeois, le vice-ministre-président du gouvernement flamand sur Terzake:
"Le président du PS Elio Di Rupo a montré "trop peu de courage" ces derniers mois dans la recherche d'une solution à la crise politique"Ben Weyts :
"Nous avons compris qu’Elio Di Rupo aura d’abord des conversations bilatérales avec tous les partis, en d’autres mots, qu’il commencera sa mission en tant qu’informateur "
RT @TwitPolitique: "Elio Di Rupo travaille et ne souhaite pas alimenter des polémiques stériles et sans aucun fondement" #PS #Beke
Lire aussi (29 Septembre 2008):
Déroute de Fortis: 'certains devront rendre des comptes'
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d\'archaïques et dignes de l\'Union soviétique.
Le président du PS, Elio Di Rupo, est d'avis que la situation à Fortis nécessitait une intervention du gouvernement au profit des gens. "Le scénario retenu est le plus raisonnable", a-t-il dit. M. Di Rupo pointe cependant du doigt une série d'autorités qui devront rendre des comptes dans l'évolution de la crise, au rang desquels le ministre des Finances, Didier Reynders. Selon Di Rupo, le PS se mettra "du côté des gens, des épargnants"... pas des banques.
Le PS aux côtés des épargants
Le PS entend se mettre aux côté des gens, des épargnants, ceux qui ont un compte courant ou qui sont liés à des fonds de pension, mais aussi aux côtés des petits actionnaires, a indiqué, lundi à l'issue du Bureau de parti, Elio Di Rupo, justifiant la nécessité dans le chef du gouvernement d'intervenir auprès de Fortis. Ne pas intervenir eut, en outre, été catastrophique pour l'économie belge, a précisé M. Di Rupo.
Fixant ses priorités dans le cadre de la gestion de la crise financière, le président du PS a par ailleurs indiqué lundi que certains devront rendre des comptes. "La manière dont les choses se sont produites est scandaleuse, il doit y avoir une enquête", a indiqué M. Di Rupo, s'interrogeant notamment sur le rôle de la Commission bancaire et financière (CBFA) dans le dossier Fortis.
Selon lui, la CBFA a fait preuve d'errements en matière de contrôle et d'alerte, un rôle qui lui revient. Contrairement à d'autres pays, chez nous, c'est la CBFA qui contrôle et pas la banque centrale, a-t-il rappelé. "Si ça avait été la Banque nationale, on aurait déjà entendu les demandes de démission", a indiqué M. Di Rupo (le gouverneur Guy Quaden est étiqueté socialiste, Ndlr). Outre la CBFA, M. Di Rupo a pointé du doigt la responsabilité du "ministère des Finances" mais aussi du "ministre des Finances".
Di Rupo démonte le discours de Reynders
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d'archaïques et dignes de l'Union soviétique. Le président du PS, a invité lundi les observateurs à s'intéresser à la politique menée par le ministre des Finances qui, vendredi encore, tenait un discours rassurant sur Fortis, répétant notamment que la banque était solvable. "Permettez au président du parti socialiste de trouver indécent qu'on puisse être attaqué, ces dernières semaines encore, avec des termes inappropriés, alors qu'il apparaît aujourd'hui que certains ont des responsabilités dans le monde des finances", a-t-il dit, évoquant le dossier Fortis.
"C'est trop facile de critiquer les autres et de ne pas assumer ses propres responsabilités", a-t-il précisé. "J'y reviendrai". Le président du PS voit dans la crise actuelle "la faillite du système libéral", de "l'auto-régulation", de la "corporate governance". Il demande une véritable régulation "en amont" de l'économie de marché, et pas "comme je l'ai entendu à la radio ce matin (Didier Reynders était l'invité de La Première lundi, Ndlr) une régulation quand ça va mal".
Pour Elio Di Rupo, le temps est venu de lancer un "Kyoto de la finance" qui doit la ramener à sa mission de base, loin de la "sophistication" actuelle qui propose des "produits dont plus personne ne mesure les effets réels". Le gouvernement belge interviendra à hauteur de 4,7 milliards d'euros auprès de Fortis. Il doit par ailleurs trouver plus de 5 milliards d'euros pour ficeler le budget, sachant que les revendications sur le plan social sont nombreuses. A cet égard, le président du PS se dit d'autant plus déterminé à obtenir de l'ensemble du gouvernement qu'il fasse des efforts pour tous. "La situation dans laquelle on nous met est inacceptable. Il faut sauver les épargnants mais il y a tous les autres, qui souffrent de la crise", a-t-il rappelé.
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mardi 17 mai 2011
"êtyre Premier" ?!?
vendredi 6 mai 2011
Ceci n'est pas een picnic !
#Shame_be : Une dizaine d’étudiants néerlandophones et francophones qui dénonc(ai)ent la prise en otage de la démocratie par des partis qui font « durer les négociations pendant si longtemps », se sont présentés jeudi vers 11 heures au siège du PS pour réclamer la publication
Lire aussi:
Les jeunes manifestants du Senat menacés de plainte au pénal
Les jeunes emmenés jeudi soir ont provoqué une interruption de séance en début d'après-midi après avoir lancé dans l'hémicycle
Une dizaine d'étudiants ont été emmenés jeudi soir vers 19h30 par la police locale de Bruxelles-Ixelles après qu'ils eurent jeté en début d'après-midi des tracts dans l'hémicycle du Sénat pour dénoncer l'absence de gouvernement fédéral. Le président du Sénat Danny Pieters a annoncé le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile.
« des documents importants et toutes les notes concernant les négociations, ainsi que ceux des partis, pour qu’ils puissent faire l’objet d’un débat public »
Handelberg Annick Handelberg
@Phineas_Barnum « QUO VADIS » : ( http://on.fb.me/fJVEtl ) Ceci n'est pas EEN Picnic http://youtu.be/uzWDRIM2FPcLire aussi:
Les jeunes manifestants du Senat menacés de plainte au pénal
Les jeunes emmenés jeudi soir ont provoqué une interruption de séance en début d'après-midi après avoir lancé dans l'hémicycle
Une dizaine d'étudiants ont été emmenés jeudi soir vers 19h30 par la police locale de Bruxelles-Ixelles après qu'ils eurent jeté en début d'après-midi des tracts dans l'hémicycle du Sénat pour dénoncer l'absence de gouvernement fédéral. Le président du Sénat Danny Pieters a annoncé le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile.
mercredi 4 mai 2011
Les contradictions de la N-VA
Le 1er mai marque clairement un tournant dans l’ "après 13 juin" qui met en évidence “les contradictions de la N-VA”
- Elle ne respecte pas les ultimatums qu’elle avait fixés.
- Son exigence de conclure une réforme de l’État avant la formation d’un gouvernement n’est plus d’actualité.
- De Wever a toujours dit ne pas être intéressé par le poste de Premier ministre et maintenant il veut devenir formateur.
mardi 26 avril 2011
Dem' acceptée
Yves Leterme a présenté la démission du gouvernement le 22 avril 2010 ; le roi a accepté la démission le 26 avril 2010
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