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vendredi 8 décembre 2017

Subsides détournés à la Cité des métiers

Le nouveau ministre de l’économie wallonne, Pierre-Yves Jeholet, a commandé un rapport à l’inspection sociale sur l’asbl liégeoise «Cité des Métiers» qui devait s’installer (depuis 2016 déjà) au Val Benoît. Et le moins que l’on puisse dire est que ses conclusions sont édifiantes ...

Pourquoi les 19 millions de subsides destinés à être alloués à la Cité des métiers liégeoise reviennent-ils en partie à l'ULiège et à un incubateur artistique proche de Jean-Claude Marcourt ?

Ils étaient tous là. Jean-Claude Marcourt, Willy Demeyer, André Gilles, le recteur de l'ULiège, l'administratrice générale du Forem, des syndicalistes, des entrepreneurs...

Pour présenter la Cité des métiers de Liège, le ministre wallon de l'Economie d'alors, Jean-Claude Marcourt, donna du
 " futur sur lequel il faut investir ", loua les " secteurs économiques porteurs ", paraphrasa un poète
" Vous connaissez votre passé... Et votre avenir, vous devez le fabriquer "

Passer d'un coup d'une petite asbl à une grosse structure, censée aménager un lieu d'accueil dans l'ancien bâtiment du génie civil du Val Benoît (pour 19 millions €) et gérer un budget de 500.000€ par an, ce n'est plus la même chose. 

" Mauvaise gestion financière, dépenses inconsidérées, recours à des avances, relations conflictuelles, gestion chaotique des réunions…" Et tout ça pour un "volume d’activités modeste " et "un manque de transparence sur le montage financier" pour aménager le bâtiment du Génie Civil du Val Benoît !

samedi 3 décembre 2016

#CwaPEgate, suite (et pas fin)

Un rapport interne à la Cwape aurait conclu à la responsabilité de Christel Evrard dans le cadre d’une procédure pour harcèlement moral au sein de la Cwape.

Outre le Président, les 3 directeurs ont écrit au Ministre Paul Furlan pour se plaindre des agissement de leur collègue... Christel Evrard.

Christel Evrard a été imposée par la Gouvernement wallon comme directrice au sein du service de promotion de l’électricité verte et comme vice-présidente de la CwaPE.(afin d'essayer par la même occasion de mettre un couvercle sur le dossier du photovoltaïque, par exemple ?)
Elle est aussi la belle-sœur du ministre-Président wallon Paul Magnette, et "était pressentie" pour reprendre la tête de la Cwape, car aucune procédure de recrutement n’avait été lancée par le gouvernement wallon pour remplacer Francis Ghigny. Paul Furlan "assumait" la responsabilité de ce retard, mais il n'a pourtant toujours pas démissionné.

La semaine passée le Ministre Furlan affirmait ne pas connaitre Christel Evrard avant sa désignation au sein de le CWaPE ...
Pourtant, Christel Evrard était employée au cabinet Marcourt durant la précédente législature et était désignée comme commissaire PS du gouvernement wallon auprès de la ... CWaPE.
Le Ministre était déjà à la tête d'autres compétences au moment de l'éclatement du scandale photovoltaïque en 2013 et il soutient ne pas connaitre la commissaire du gouvernement auprès du régulateur ?

mercredi 22 avril 2015

CIW: perte de 1 million en 2014

La Caisse d'investissement de Wallonie est un fonds d' "investissement stratégique" financé par l'appel public à l'épargne, lancé en 2009 par JC Marcourt ...

La création de la CIW était une des mesures prises par les autorités wallonnes pour lutter contre la crise ...

Sa mission sociale visait à
" promouvoir les investissements dans les petites et moyennes entreprises non cotées ",
mais
" pourra aussi exécuter des missions qui lui seraient déléguées par décret ou par arrêté du gouvernement "
Son capital de 20 millions EUR, entièrement libéré, a été apporté, en mission délégué de la Région Wallonne, par la FIWAPAC, autre SA de droit public détenue par SRIW et Sogepa.

Après un démarrage pour le moins chaotique, l'exercice 2009 de la Caisse d'investissement de Wallonie s'était déjà soldé par un déficit de 1,355 million ...
La caisse d’investissement wallonne dégageait enfin un surplus sur l’exercice 2013: 60.000 euros. Pourtant, "la Caisse wallonne sera à l'équilibre en 2012", nous affirmait son patron, Sébastien Durieux, qui défendait l'institution, décriée pour ses pertes et ses placements hasardeux en obligations grecques.

Aujourd'hui, avec une perte de 1 million en 2014 (et de 8 millions depuis 5 ans), la Caisse risque de perdre la moitié de son capital d’ici la fin 2015, nous explique l'Echo.

mercredi 11 mars 2015

Entre 22 et 24 millions €

Dans le cadre du plan de sauvetage de Dexia et d'Ethias pendant la crise bancaire de 2008, la Région W a été appelée à lever plusieurs emprunts pour un montant de 750 millions €.
Jean-Claude Marcourt, au Parlement wallon, vient de lever une partie du voile sur le véritable coût de ce double sauvetage pour les finances wallonnes :
Depuis 2009, la Wallonie paie ainsi annuellement entre 22 et 24 millions € pour honorer les charges d'intérêt liées à ces différents emprunts.

samedi 6 décembre 2014

L"Economie selon Marcourt

Le tribunal de première instance francophone de Bruxelles vient de condamner la Région wallonne à payer près de 2,5 millions d'euros à ArcelorMittal pour des quotas de CO2 promis au premier groupe sidérurgique mondial, ... mais que celui-ci n'avait jamais obtenus suite à la décision et à l'action de Philippe Henry.

Aujourd'hui, c'est Paul Furlan qui a hérité du dossier dans le nouveau gouvernement wallon.


Lire aussi:Plus de 81 millions d'euros de taxes non récupérées par la Région wallonne
81,5 millions d’euros : c’est l’estimation de l’avocat de la Région wallonne. Et encore : il ne s’agit pas de toutes les taxes : juste la redevance TV et les taxes de circulation. Pourquoi cet argent ne retrouve-t-il pas le chemin des caisses wallonnes ? Parce que la région a attribué le travail à certains huissiers en fonction de critères... qui ne figuraient pas dans son appel d’offre. Le Conseil d’État a donc suspendu le marché dans 8 cas sur 12.
Maître François Jongen défendait certains huissiers écartés par l’administration. "C'était la première fois que la Région wallonne procédait par un grand marché pour les services de huissiers, explique-t-il. Cela faisait suite aux derniers transferts de compétences qui font que la Région wallonne se trouvent à la tête d'un plus grand nombre de taxes à récupérer. Mais la façon n'était pas la bonne."

lundi 17 novembre 2014

Qui veut des numéros INAMI ?

Marcourt est -rappelons-le- "Ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles" depuis  juillet 2009 et  l'idée d'un examen d'entrée pour les futurs étudiants en médecine lui semble être quelque chose de "profondément injuste"....

ATTENTION, l'explication fournie est totalement surréaliste [au minimum] et pourrait [au maximum] provoquer un suicide collectif désespéré des détenteurs de QI à plus d'un chiffre :
"Entre ceux qui ont la chance d'aller dans les écoles qui les forment et qui les formatent pour aller à l'université et ceux qui dans des régions où cette tradition n'est pas là, où le modèle socio-économique, voire culturel n'est pas dans ce sens-là, on ne forme pas les jeunes pour aller à l'université.
Et ce que je me refuse à faire c'est simplement ceci : c'est de dire qu'un jeune qui a la capacité intellectuelle, le courage et l'abnégation de faire des études universitaires ne puissent les faire simplement parce que l'enseignement secondaire est trop inégalitaire."

dimanche 16 novembre 2014

Qui peut des millions pour la protonthérapie ?

On se souviendra de cette "polémique", ce scandale, plutôt d'avril dernier:
"Le gouvernement wallon a décidé de financer à hauteur de 47 millions d'euros un centre de protonthérapie à Charleroi"
et ce quelques semaines après l'annonce d'un projet similaire emmené par le tandem UCL et KUL à Leuven, nous apprenait l'Echo.

Ce dossier de , ce n'est même pas du communautaire, mais un ersatz d'imbécilité sous-régionale profonde [au mieux]

La Belgique se payait donc le luxe de construire deux centres de protonthérapie sur son territoire alors que "c'est l'aspect financier qui avait bloqué le dossier pendant une décennie".

Toujours selon le journal, "pour les recteurs de la KUL et de l'UCL, Rik Torfs et Bruno Delvaux, l'alliance dévoilée en février dernier entre leurs universités en vue de construire le premier centre de protonthérapie en Belgique est la preuve de la complexité du dossier. Ce centre de technologie de pointe dans le traitement du cancer chez les enfants représente un investissement de 43 millions d'euros.
Le fait de voir la plus grande université francophone choisir la Flandre et non la Wallonie pour implanter une technologie développée par la société IBA a froissé les susceptibilités politiques dans le sud du pays et en particulier celle du bourgmestre de Charleroi Paul Magnette."

Rik Torfs et Bruno Delvaux estimaient à l'époque que la décision du gouvernement était une aberration. Ils parlaient de gaspillage et de détournement d'argent public par le PS, en pleine campagne électorale, à l'époque.

Aujourd'hui, on apprend via un communiqué Belga que  "L'Université catholique de Louvain se raviserait. Qu'elle avait critiqué le futur centre public de protonthérapie wallon à Charleroi, concurrent de son projet à Leuven, mais qu'elle changerait de stratégie"

Le communiqué en concluerait que "L'UCL ne contesterait plus la viabilité d'un deuxième centre belge de protonthérapie et plaiderait désormais pour ne pas être exclue du projet wallon"

Alors qu'il semble clair que l'argent public a été à nouveau engagé sur des bases partisanes en doublon et dans un cadre vexatoire à destination de l'Université Catholique, dont l'excellence et l'indépendance énerveraient des milieux plus prosélytes et anticléricaux sectaires.

Plus fort encore: "L'ULB, l'ULg, Namur et Mons sont ouverts à la discussion, mais il est exclu que l'UCL intègre le partenariat technologique établi entre les quatre universités et la société IBA, et dont l'objectif est de créer un centre de recherche scientifique"

Pour rappel, un principe essentiel de et maintenant de est la création de réseaux de recherche .... aucune innovation: toujours les mêmes couillonnades; en guise de réseau: celui des copains.

dimanche 10 novembre 2013

Vitrine wallonne ou pour le PS ?

En 1998, on se posait déjà la question: "Batarde, politisée, lente et inefficace, l'Agence wallonne à l'exportation ?"
On se souviendra que c'est Philippe Suinen l'administrateur général de l' Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers.
Ce dernier avait été chef de cabinet d'Elio Di Rupo et reste très attaché au PS. Il s'était "détaché" du poste de vice-président du CA de la Sabena en 2001, juste avant le crash, dont lui et l'
ancien ministre des Transports de l'époque qui avait signé l'accord de partenariat entre Swissair et Sabena en 1995, portent une très lourde responsabilité.

Ce n'est pas une première, l'Awex vient d'offrir [pour quel prix?] à la Wallonie une vitrine dans le Financial Times qui a pu­blié un sup­plé­ment dédié à la Wal­lo­nie "pour dé­crire non seule­ment ses atouts tou­ris­tiques mais éga­le­ment pour le cli­mat pour les en­tre­prises [? sic !]"


Un peu de délire pour commencer:
Two years ago, the local administration set up Creative Wallonia, an innovation programme that has sought to rejuvenate and modernise the economy.
NB: Où trouve-ton les résultats chiffrés de ce brol ?

Un peu plus encore, mais une vitrine illuminée pour le Parti Socialiste, visiblement
Since 2000, a new generation of more market-oriented politicians has emerged at the top of the Socialist party, and made a concerted effort to turn the area round after years of neglect and mismanagement.

ou
The European Commission, the EU’s executive arm, which has often been critical of the economic dirigisme usually associated with Wallonia, has recently praised the socialist-run region’s policies for fostering creative industries.

ou
The Socialist government’s approach has been welcomed by multinationals and its efforts have been rewarded with investment. Companies with a large presence in the region include Google, the US internet group, Caterpillar, the world’s largest earthmoving equipment maker, and Pfizer, the US pharmaceuticals company.

ou le franchement pathétique
Willy Demeyer, Socialist mayor of Liège and a prominent Belgian senator
Cela vire du scandale au mensonge éhonté, quand on connait les dernières tribulations du pitoyable dossier Mittal, géré par le non moins pitoyable ministre Marcourt:

 Unlike in the past, such funds have not been used to slow the decay of moribund industries.

ou
After ArcelorMittal, the steel group, announced it would shed about 2,000 jobs in the region as part of a restructuring plan, unions suggested Wallonia could acquire the company’s local assets. The nationalisation idea was quickly buried, but it frightened the steelmaker and other investors watching the case.
“Such threats just revive the stereotypes of Wallonia as a socialist enclave,” says a consultant for a foreign group. “The local government should distance itself, otherwise it will freak out investors.”
Wallonia has come a long way since the decline of the steel industry in the 1970s, showing resolve and willingness to change.


lundi 25 mars 2013

Marcourt s'est donné 2 mois pour réussir à sauver l'emploi

Septembre 2012 : Elio Di Rupo:
"Rencontrer Lakshmi Mittal, ce n'est pas mon rôle"
"chez nous, la dimension économique relève des Régions. Le gouvernement wallon travaille et nous sommes en appui"

"nous avons des lois très importantes de réformes institutionnelles et nous sommes tenus de les respecter"
 Selon Elio Di Rupo, dans de telles circonstances, il vaut mieux éviter de se disperser:
"Nous ne voulons pas créer une situation de cacophonie où il y aurait une multitude d’interlocuteurs"

Pourtant en janvier 2013, Elio Di Rupo à l'issue d'une réunion entre gouvernements fédéral et wallon, suivie d'une rencontre avec les syndicats d'ArcelorMittal au cours d'une brève conférence de presse au Lambermont :
 "une "task force" va être mise sur pied à l'initiative du gouvernement wallon afin de tenter de sauver l'outil sidérurgique liégeois. Les syndicats en feront partie, de même que les autorités locales "si nécessaire"
"Nous n'acceptons pas la décision d'ArcelorMittal et nous sommes bien évidemment aux côtés des travailleurs pour élaborer un plan industriel et sauver l'emploi"
"Notre priorité, c'est de permettre la reprise des installations liégeoises par un repreneur industriel"



Elio Di Rupo
Nous n’acceptons pas la fermeture et la décision d’ArcelorMittal. Nous sommes tous derrière les travailleurs pour élaborer un plan industriel et sauver l’emploi.Déclaration conjointe du Gouvernement wallon, du Gouvernement fédéral et d’une délégation de représentants des travailleurs d’ArcelorMittal: http://goo.gl/HFeUf

Il y a 2 mois, Gaspard Grosjean écrivait
:

Le ministre l'a dit et répété, il privilégie la piste d'un repreneur privé pour les sites sidérurgiques liégeois. Et Jean-Claude Marcourt se laisse deux mois pour trouver ce fameux repreneur providentiel. Deux mois. Soit demain. Mais là, le ministre se doit de trouver la parade. La nationalisation est exclue. Reste donc la reprise. Mais là, encore faudrait-il qu'ArcelorMittal vende ses installations. Et le groupe se veut clair: c'est non! Dès lors, quid? L'expropriation? Cette solution a été évoquée par Alain Mathot et Jean-Claude Marcourt ne l'a pas balayée, arguant qu'il ne fallait négliger aucune piste. Autre possibilité: assurer le reclassement de chaque travailleur dans le secteur privé, faire payer à ArcelorMittal l'entièreté de ses coûts liés aux accords sociaux et environnementaux et se tourner vers d'autres secteurs à implanter sur les sites.
La tâche s'annonce ardue. Impossible, même? Peut-être. Car pour rappel, aucun repreneur potentiellement intéressé ne s'est spontanément manifesté. Il va donc falloir les démarcher.
Quoi qu'il en soit, le ministre Marcourt est quasiment dans l'obligation d'avoir des résultats sur ce dossier. A l'époque de l'annonce de la fin de la phase liquide, les syndicats prônaient déjà une nationalisation sous prétexte que seule une sidérurgie intégrée était viable. Et le reproche principal qui avait été adressé au ministre était d'avoir laissé planer le doute sur cette possibilité. Cette fois, il semble qu'il ait retenu la leçon et a d'emblée annoncé que la piste du repreneur privé était celle qui avait ses faveurs.
Car même si tous les politiques disent œuvrer ensemble afin de limiter la casse, c'est bien à Marcourt que revient cette tâche. S'il la relève, il en sortira d'autant plus fort et son aura prendra de l'ampleur. Mais dans le cas contraire, cela pourrait s'avérer plus dramatique. Et sa base électorale, à savoir les syndicats, risque bien de se détourner définitivement de lui.

Et c'est parti, mon kiki ! "ArcelorMittal: le gouvernement wallon débloque un million d'euros pour tenter de trouver un repreneur"
Olé ! "l'avis de l'Inspection des Finances sur le déblocage de ce million d'euros n'a pas été présenté au gouvernement wallon" ...
Olé, olééééééééé: "Marcourt a invoqué l’urgence pour passer par la procédure nettement plus "souple" et rapide de la procédure dite négociée" #MegaFail

Et aujourd'hui, comme hier  ?
Le même type de baronnets locaux autistes ...Et qui était ministre-Président wallon lors de l'OPA Mittal sur Arcelor en mai 2006 ?





Pour mémoire:
Depuis la première nationalisation du secteur, cela fait 30 ans qu'il faut se reconvertir: autisme politique de barons locaux

Corentin de Salle
La légitime émotion suscitée par l'intention de Mittal de fermer 7 des 12 sites de la phase à froid en Région liégeoise (soit 1300 emplois) est un bon exemple de l'incapacité qu’ont, depuis des décennies, les gouvernants wallons de dissocier deux choses différentes: un emploi et la personne qui occupe cet emploi. Ils confondent politique de l’emploi et politique de protection des employés.
Une des missions du gouvernement est, dans le strict cadre de ses compétences (infrastructures, aménagement du territoire, politique fiscale, droit du travail, enseignement, formation, politique scientifique, lutte contre le chômage, etc.) de créer l'environnement le plus favorable à l’investissement et à la création d’entreprises et d’industries génératrices d’emploi. Sa mission n’est pas de s’assurer qu’un groupe de personnes dans une filière considérée trouvera toujours de l’emploi dans cette filière. Elle doit, au contraire, lutter contre tout ce qui rigidifie le marché du travail, tout ce qui dissuade d’embaucher, d’investir ou d’innover. Dissocier l’emploi de la personne employée, c’est aussi mettre en place un système dans lequel licenciement ne rime pas avec mort professionnelle de la personne licenciée.
L’histoire économique, c’est l’histoire de la fameuse destruction créatrice (certains emplois disparaissent et d’autres naissent). La fatalité n’existe pas : il est faux de croire que l’industrie n’a plus d’avenir en Région wallonne mais il est irresponsable de vouloir empêcher la destruction de ce qui n’a plus d’avenir car, ce faisant, on empêche, freine ou limite la création des entreprises qui ont véritablement un avenir.
Emily Hoyos
menace de suppression de 1300 emplois chez arcelor mittal. Je suis scandalisée au nom de toutes les familles du bassin liégeois mais aussi du potentiel économique de la sidérurgie liégeoise. Il n’est pas question de se laisser faire face au cynisme de ces bandits. Ecolo demande le retour du Premier Ministre de Davos pour saisir d'urgence la commission européenne: Arcelor Mittal bafoue les règles européennes et organise la concurrence faussée. C'est scandaleux et illégal!
1- Le "potentiel économique de la sidérurgie liégeoise": est-il possible de le détailler ?
2- "Mittal bafoue les règles européennes et organise la concurrence faussée. C'est scandaleux et illégal!"
Est-il possible de savoir de quelles règles européennes on parle en matière de "concurrence faussée" ?
#merci

Lire aussi de ce qu'il se disait il y a 2 mois:
ArcelorMittal: Jean-Claude Marcourt pense pouvoir trouver un repreneur - vendredi 25 janvier 2013
Le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt est confiant dans la possibilité de trouver des repreneurs pour les sites liégeois qu'ArcelorMittal veut fermer. "Il y a une volonté délibérée de détériorer la compétitivité" de ces sites, dit-il à la RTBF. Et aussi L'agonie de la sidérurgie liégeoise: notre dossier Relisez le chat avec Didier Van Caillie La direction d’ArcelorMittal a annoncé jeudi son intention de fermer la moitié de la phase à froid liégeoise et 1300 emplois sont directement menacés. Mais pour autant, "on n’a pas assisté à la mort du bassin liégeois" estime le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt au micro de Bertrand Henne. "Depuis plus d’un an, ArcelorMittal promet un plan industriel, disant que le froid est stratégique ; jeudi ils ont tombé le masque" poursuit-il. Le ministre socialiste remet ce "drame social" dans le contexte de "la pire crise économique qui soit arrivée et où on constate que l’Europe est restée les bras ballants. Mais nous assistons depuis un certain nombre de mois au transfert de carnets, notamment vers Brême et vers Gand, qui montrent bien qu’il y a une volonté délibérée de détériorer la compétitivité. Je pense qu’il y a un site de trop dans le schéma d’ArcelorMittal et que, pour des raisons peu objectives, c’est Liège qui a été choisi". "La confiance est rompue" Jean-Claude Marcourt rappelle que le gouvernement wallon demande régulièrement à la direction d’ArcelorMittal des plans d’investissement : "Rien n’a été fait, la confiance aujourd’hui est rompue. Il leur appartient de démontrer ce qu’ils disent. Sinon ils feraient mieux de partir". Jean-Claude Marcourt est chargé par le gouvernement wallon de chercher des repreneurs: "Je pense qu’aujourd’hui la stratégie commerciale de Mittal est un désastre. Il n’y a plus aucune agilité dans ce groupe: on est bon pour des très grosses commandes, mais on n’est pas bon pour des nouvelles niches, on n’est pas bon pour des petits volumes. Or les outils qui sont là permettraient d’avoir une stratégie dans ce sens et manifestement d’autres industriels pourraient être intéressés". Jean-Claude Marcourt se donne deux mois pour trouver un repreneur, a-t-il aussi déclaré sur Bel RTL. Il veut croire qu'ArcelorMittal acceptera de céder les sites délaissés. "Sinon ce sera un mensonge supplémentaire", selon lui.


Liège: PTB et Vega refusent la «motion ArcelorMittal»
Le Conseil communal de Liège a longuement évoqué l’actualité de la sidérurgie, ce lundi soir. Il a adopté une motion de mobilisation presqu’à l’unanimité. Le PTB et Vega n’ont pas voté pour le texte, l’estimant trop frileux. Ordre du jour quelque peu chamboulé ce lundi soir, au conseil communal e Liège, notamment en raison de l’actualité. Plusieurs partis avaient en effet proposé le vote par l’assemblée d’une motion concernant le retrait partiel (7 sites sur 12) d’ArcelorMittal de la phase à froid, dans le bassin liégeois. Les élus ont donc décidé de se mettre autour de la table pour rédiger une motion commune aux différents groupes politiques, en tentant de recueillir un soutien unanime.
Le PS, le cdH, le MR et Écolo ont finalement voté pour cette «motion relative à la mobilisation du conseil communal», Vega s’abstenant et le PTB votant contre.
Divergences au sein du groupe MR
Les choses ne sont donc pas si simples, à commencer par une prise de position au sein du MR. La cheffe de file Christine Defraigne, vendredi, envoyait une proposition de motion évoquant clairement la possibilité «d’évaluer si une solution de portage ou de nationalisation est envisageable par les pouvoirs publics». Une position défendue par le PTB et la FGTB, qui a eu de quoi surprendre au sein des rangs libéraux. À tel point que plusieurs élus, Michel Péters et Diana Nikolic par exemple, ont pris leurs distances par rapport à la proposition de motion.
Ce lundi soir, Christine Defraigne a rappelé à plusieurs reprises qu’il s’agissait pour elle de «s’aligner sur la position prise par Charles Michel et Didier Reynders» mais aussi de «ne pas rejeter certaines pistes par principe, mais bien de tout envisager» pour la poursuite de l’activité sidérurgique. Si le groupe MR a voté pour la motion, c’est par «un petit oui» que le conseiller Michel Péters a tenu à exprimer son vote personnel.
« Trop flou, trop mou » pour Raoul Hedebouw
Le PTB (2 sièges) aurait pour sa part apprécié une mention bien plus claire de la piste de la nationalisation ou du portage public. L’amendement proposé par le chef de file Raoul Hedebouw à ce sujet n’a cependant pas été accepté par la majorité du conseil. Avec cette motion, «on est dans le flou, face à l’actualité et à son côté dramatique. Le conseil communal donne un signal beaucoup trop flou, beaucoup trop mou», a-t-il regretté.
L’élu du groupe Vega, François Schreuer, s’est quant à lui abstenu, puisqu’il souhaitait l’ajout de l'amendement: "Le Conseil dénonce la politique d'austérité européenne, qui a ouvert un cycle de régression sociale et économique sur le continent, avec des conséquences dramatiques sur l'industrie". À nouveau, cette proposition n’a pas été acceptée par la majorité du conseil, Ecolo votant tout de même pour.
Cette motion servira de base pour les élus du conseil communal pour faire pression à tous les niveaux, dans le but de sauver l’activité sidérurgique. Rappelons que le conseil communal de Liège comporte un ministre régional (Jean-Claude Marcourt) et plusieurs représentants aux parlements européen, fédéral et régional.

Le texte de la motion
ArcelorMittal vient à nouveau de montrer son vrai visage avec brutalité : en reniant sa parole d’assurer l’avenir de la sidérurgie à froid dans le bassin liégeois, ArcelorMittal a déclenché un cataclysme économique mais aussi et avant tout des drames sociaux et humains qui en découlent. Et c’est naturellement d’abord aux milliers de travailleurs et de familles, sous-traitants, indépendants et commerçants concernés par les décisions destructrices de Mittal que pense le Conseil communal de Liège et auxquels il témoigne sa solidarité.
Liège et son bassin sont le berceau de la sidérurgie moderne. Pour la collectivité liégeoise, cette activité économique fait partie intégrante de son histoire, de son ADN. Les sidérurgistes liégeois, depuis John Cockerill, ont créé, accompagné et fait évoluer tant de métiers de l’acier. C’est, aujourd’hui, en bords de Meuse, que sont créés et fabriqués des aciers du futur comme le fait Arceo, avec le revêtement d’acier par plasma sous vide, une technologie totalement innovante mise au point par le CRM, le Centre de recherche Métallurgique installé au Sart Tilman.
Il est important de veiller à préserver notre savoir-faire industriel en conservant, au sein du CMR liégeois, nos brevets et avancées scientifiques développés avec l’AMLR (ArcelorMittal Liège research).
La sidérurgie a donc toujours un avenir à Liège pour autant que les opérateurs industriels dont elle dépend aient la capacité – entrepreneuriale et intellectuelle – et l’envie de lui donner souffle et vie.
ArcelorMittal s’étant mis hors jeu – sans doute parce que n’ayant ni la capacité, ni la vision, ni l’envie -, le Conseil communal de Liège et les différents groupes qui le composent en appellent à l’unité de l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques du bassin liégeois mais aussi au-delà de la Wallonie et de l’ensemble du pays pour que tout soit fait afin d’assurer la relance et le développement de la sidérurgie liégeoise. Aucune piste ne doit être négligée, aucune solution ne doit, par principe, être rejetée.
les solutions envisagées doivent être évaluées dans le cadre d’un plan industriel cohérent. en outre, ArcelorMittal doit payer sa dette sociale et environnementale, la dépollution des sites désaffectés et le remboursement des aides publiques obtenues pour son installation.
le Conseil communal de la Ville de Liège s’engage à tout mettre en œuvre pour participer à la recherche de nouveaux partenaires industriels porteurs d’avenir pour la sidérurgie.
Il invite les gouvernements fédéral et wallon à sensibiliser les institutions européennes à la nécessité d’un plan d’action qui aide au développement d’un projet sidérurgique européen à haute valeur ajoutée, ainsi qu’à l’élaboration d’un droit européen du travail et d’un code social de conduite des multinationales.
Le Conseil communal demande au collège et à la Ville de Liège d’activer avec le GRE (NDLR : le Groupe de redéploiement économique liégeois) tous les projets permettant d’utiliser au mieux les compétences et outils existant au sein du bassin industriel liégeois.

jeudi 31 janvier 2013

"Avec Jean-Pascal Labille et Laurette Onkelinx, bruxelloise [?]"

Marcourt s’insurge en faux contre l’idée que la nomination de Jean Pascal Labille, son ami, régionaliste comme lui, au gouvernement fédéral soit une manière de remettre un peu de loyauté fédérale dans ce clan liégeois:
"Je partage avec Jean-Pascal son souci de l’urgence qu’il y a à accélérer le redressement wallon. Mais je vous rappelle qu’il y a une sixième réforme de l’Etat à réaliser et que d’avoir, au fédéral quelqu’un avec de telles convictions chevillées au corps, une telle capacité de travail et de conviction, est un réel plus. De plus la présence de Jean-Pascal et de Laurette Onkelinx, désormais chargée du destin socialiste bruxellois, renforcent lourdement le poids d’une Belgique à trois régions"

Plan W :
"Tous les jours, nous gagnons des gens qui croient à l’avenir, via les régions, dans le contexte d’une Belgique qui a une valeur ajoutée"

Confédéraliste, Marcourt ?
"Non, régionaliste. Je suis en faveur d’une Belgique à trois régions (quatre entités avec la germanophone, trois régions), avec une fédération wallonie Bruxelles pour les liens entre Bruxelles et la Wallonie, qui nous inscrit dans un projet commun"

Lire aussi:
Labille: "j'attends autre chose d'un top manager"

Le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), a dénoncé mardi soir "tant sur la forme que sur le fond" les déclarations tenues plus tôt dans la journée par le patron de Belgacom, Didier Bellens, sur la loi et les normes télécoms en Belgique. "(J') attends autre chose d'un top manager d'une des plus grandes entreprises de Belgique. Si Belgacom est autonome, elle n'en demeure pas moins une entreprise publique", a réagi le ministre dans un communiqué. M. Labille invite dès lors M. Bellens à contribuer, "par le biais de réflexions constructives", à améliorer l'accueil réservé aux entreprises qui font le choix de s'installer dans notre pays. Sur le fond de la polémique, Jean-Pascal Labille souligne que "les dispositions mises en cause par M. Bellens participent pleinement à la défense des intérêts d'une part sanitaires (ondes GSM), d'autre part économiques (loi Télécom) des citoyens". "A côté du développement des entreprises, c'est là aussi l'un des objectifs de service public que doivent nécessairement poursuivre un gouvernement... et une entreprise publique", ajoute le ministre fédéral. 
 
Onkelinx, Magnette, et les statuts zappés du PS
La particratie belge repose sur une pointe décidément bien étroite. Une oligarchie, en fait, du grec oligos (petit nombre). L'illustration, au PS, par le dernier remaniement interne destiné à mettre le parti "en ordre de marche" en vue des élections législatives et régionales de 2014. La "mère des batailles" d'où découlera la répartition des postes et mandats rémunérateurs.
On se souvient que le 17 janvier, le bureau politique du PS avait annoncé, dans un grand froufrou médiatique, le remplacement de Thierry Giet par Paul Magnette à la tête du PS, alors qu'Elio Di Rupo, Premier ministre, en est toujours président. Laurette Onkelinx, vice-Première ministre, avait quant à elle été proclamée cheffe de file des socialistes bruxellois, alors que Rudi Vervoort, élu au suffrage des membres de la Fédération bruxelloise du PS en février 2012, est toujours président. Quel mic-mac ! Pour pouvoir présenter ce casting "de rêve", les maîtres du PS ont dû quelque peu solliciter leurs propres statuts.


Un premier souci a déjà été réglé par le congrès de Bruxelles du 11 mai 2010. Depuis la ministre-présidence wallonne d'Elio Di Rupo cumulée "illégalement" avec la présidence du parti (2005-2007), les statuts du PS national ont été modifiés en conséquence. L'article 42 paragraphe 4 prévoit dorénavant que "la fonction de président est incompatible avec toute responsabilité ministérielle, sauf circonstances exceptionnelles dûment constatées par le Congrès". Les "circonstances exceptionnelles" sont un concept fourre-tout qui autorise le viol du principe de base: pas de cumul entre la présidence du parti et une fonction ministérielle. En outre, la fonction de présidence-bis, dédoublée, partagée, collaborative,factotum, de façade, etc., n'existe pas dans les statuts socialistes.



Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Le 6 février prochain, à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, le congrès de la fédération bruxelloise adoptera les statuts du PS national qui permettent, en cas de "circonstances exceptionnelles", de cumuler la présidence avec une fonction ministérielle, ce qu'interdisent actuellement les statuts bruxellois (article 9 quinquies paragraphe 4). En mai prochain, Rudi Vervoort pourra ainsi devenir ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, tout en restant en titre le président de la Fédération. Quant à Laurette Onkelinx, puisqu'elle n'est pas tout à fait présidente bruxelloise du PS, rien ne s'oppose à ce qu'elle reste au gouvernement fédéral.Vous suivez ?



Pour Paul Magnette, la question se pose différemment, mais il est, lui aussi, "hors-statut". Certes, s'il était vraiment le président du PS, il ne pourrait pas cumuler cette fonction avec la présidence qu'il exerce de l'union socialiste communale (USC) de Charleroi. L'article 10 paragraphe 1 des statuts du PS prévoit, en effet, cette incompatibilité, ainsi qu'une autre, supplémentaire, entre un mandat exécutif communal (Magnette est bourgmestre de Charleroi) et la présidence d'une USC. Cette incompatibilité-là n'est pas encore réglée. Bref, une histoire de pouvoirs apparemment gigognes, délimités par des statuts, mais qui révèle aux militants qu'un parti est une machine de pouvoir aux mains d'un petit nombre de dirigeants, à la verticale.

samedi 1 septembre 2012

Francorchamps "Les retombées sur le commerce local sont très faibles

Francorchamps 2007:
"Les retombées sur le commerce local, voire national sont très faibles.
Une fois dans l’enceinte du circuit, on y reste et on y vit en autarcie. Les grands fournisseurs exclusifs sont étrangers et sélectionnés en Suisse.
Ca ne vaut pas le coup.
Le crime profite essentiellement, fondamentalement et scandaleusement à monsieur Ecclestone et à son groupe qui est certainement l’exemple le plus flagrant de la planète en matière d’abus de position dominante, selon les règles européennes en matière de commerce.
Ca ne vaut pas le coup.
Les règles financières en matière d’exportation et le montage de structures assujetties à la TVA terminent l’édifice.
Ca ne vaut pas le coup.
Tout ceci est aussi la conséquence générale d’une imbécillité ambiante et d’un illettrisme local déprimant. Un individu issu du sérail d’un parti connu pour ses pratiques népotiques a signé sans comprendre les termes du contrat qui engageait en final la région wallonne pour des millions d’€ à perte chronique...
Le personnage n’a non seulement pas été sanctionné, mais il a été conforté dans ses fonctions au sein de cette même structure intercommunale.
Son atout principal n’est pas son Qi, mais la couleur de sa carte politique.
Ca ne vaut pas le coup, mais c’est juste ce genre de débilité profonde qui incite furieusement les flamands à demander aux wallons de financer leurs conneries avec leurs propres deniers.
Cela, en Wallonie, on ne l’a pas encore compris."

« il n’existe pas d’étude chiffrée transparente »
Le recteur de l’ULG y va aussi de son commentaire : « Et je rappelle le défi lancé par Pierre Eyben ci-dessus : pourquoi ne pas organiser un débat rigoureux avec de vrais experts ? Je suis sûr que l’ULg aura à coeur de le relever. »
On trouve facilement sur le wouaib ceci :
http://www.ulg.ac.be/intranet/infos...
On nage parfois en plein surréalisme, d’autant plus que j’avais publié ce qui suit sur le site du recteur (avec son commentaire suivant : « J’en discuterais d’ailleurs volontiers si je n’avais (heureusement, je vous assure) pris le parti de ne pas publier les messages anonymes (sauf 2 ci-dessus, qui me semblaient néanmoins éclairants). »
Etait-ce éclairant ou aveuglant ? Il est fait pourtant clairement référence au Ciriec.
« Monsieur le recteur,
“la vision de ce qu’est la promotion d’une région au plan international”
Faut-il être (re)connu internationalement pour soutenir un projet financièrement déficient et du passé qui entretient de facto un des plus gros scandales de position dominante de la planète ou
être reconnu comme étant la région leader dans le monde des technologies nouvelles en matière d’énergie propre, par exemple ?
Francorchamps semble être devenu un fer de lance de l’ULG ; qui ne se souvient pas de l’étude sur les retombées économiques du circuit de Spa-Francorchamps, par le Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative de l’ULg (Ciriec) ?
Monsieur Marcourt chantait les louanges de Francorchamps et parlait dimanche de grande réussite du gouvernement wallon, alors que le déficit (officieux et avoué) frise les 4 millions d’Euros !
Un recteur, défenseur en principe plutôt de la recherche que de la promotion pseudo-touristique ignore-t-il que c’est environ ce qui manque au projet de recherche polaire d’Alain Hubert pour une station de recherche propre ?
Francorchamps est une décision politique ; une mauvaise décision politique, donc.
Panem et circenses, symbole de la décadence romaine. »

Surprenant effectivement de découvrir ce dossier de presse qui appelle toutefois quelques commentaires :
- Il faut noter que c’est une étude financée par la société de promotion du circuit. Sans faire de procès d’intention ce n’est évidemment pas le meilleur garant d’une étude équitable. je lis par exemple avec étonnement "Une capsule de promotion touristique et culturelle de la région, diffusée avant chaque Grand Prix, permet en outre de propager une image particulièrement
attractive de la région en mondovision.
Cette seule action peut être valorisée à plusieurs millions d’euros en terme d’impact publicitaire, ce qui constitue une vitrine inégalable pour la Wallonie.
" Quelle valeur scientifique porte une telle affirmation ? Idem pour celle-ci : "L’immense majorité des entreprises bénéficiant de l’activité du circuit de Spa-Francorchamps sont des PME ou très petites PME basées en Province de Liège. La réduction des activités du circuit mettrait beaucoup d’entre elles en grande difficulté."Il s’agit d’un dossier de presse et non de l’étude globale mais je note une tonalité dans cette étude qui ne relève pas de la neutralité voulue.
- Si sont calculés les chiffres des retombées fiscales (en particulier celles directement liées à la F1) dont on voit qu’elles sont largement inférieures aux dépenses, il faut noter qu’il n’y a pas de bilan chiffré global (dépenses versus recettes). Pourquoi ? A la lire un peu entre les lignes, cette étude me semble plutôt abonder dans le sens des opposants à la F1.
Pierre


Questions à Jean-Claude MARCOURT le mercredi 17/10/07 sur http://www.matinpremiere.be/
Monsieur Marcourt,
le soir même du Grand Prix de Cuba-Francorchamps, vous parliez d’un « très grand succès », alors que toujours selon vous, on s’attend à un déficit de 3 ou 4 millions d’euros sur l’opération.
A partir de quand, parle-t-on de catastrophe à la Région wallonne ?
Inversement, quand on se rappelle que le dernier et premier bilan du Plan Marshall était qualifié de « satisfaisant » …
Cela n’aura coûté « que » 46 millions d’euros à la Région wallonne pour quatre Grand Prix de F1, si mes informations sont correctes.
Le crime profite essentiellement et fondamentalement à monsieur Ecclestone et à son groupe qui est certainement l’exemple le plus flagrant de la planète en matière d’abus de position dominante, selon les règles européennes en matière de commerce.
A quand une gouvernance éthique et responsable en Wallonie ?
A titre de comparaison, le budget annuel de cette même Région wallonne alloué aux primes « énergie » pour économiser l’énergie et diminuer les émissions de CO2, est de l’ordre de 12 millions d’euros, soit l’équivalent d’un Grand Prix.
Merci monsieur Marcourt pour ce que vous faites de bien pour la wallonie.
Excellente journée.

mercredi 2 mai 2012

Pipeau.marcourt.carsid

Travail ?
Fin mars, Marcourt (au parlement en réponse à des questions de Xavier Desgain, Véronique Salvi, Graziana Trotta et Willy Borsus) n’excluait pas de trouver un repreneur pour carsid ...

28 mars 2012:

Le ministre wallon de l’Economie veut voir s’il est possible de trouver un repreneur avant d’envisager d’autres options, mais « si la décision est prise de dire qu’aucune solution est possible, il faudra alors reconvertir le site »

Ainsi Paul Magnette parlait de
« coup très dur porté au monde du travail et à toute une région ».  « J'ai sollicité le Ministre Marcourt afin de constituer une foncière carolo visant à assurer l’assainissement et la reconversion de la zone et permettre le redéploiement industriel sur celle-ci ». 

Jean-Marc Nollet, lui, s’était engagé à ce que "le gouvernement régional se saisisse du dossier et prenne les mesures pour accompagner les travailleurs licenciés".

Antoine Tanzilli 
« c’est l’absence de logique industrielle qui débouche sur cette fermeture. On a une mains-d’œuvre qui a gardé un savoir-faire, un outil relativement neuf et des débouchés sur la région »
« la direction de Duferco devra assumer les conséquences sociales et environnementales de sa décision, en assainissant le site et en envisageant une reconversion du site dans de nouvelles filières industrielles réutilisant le savoir-faire des travailleurs »
Olivier Chastel :
« cette décision qui constitue une véritable catastrophe économique et sociale pour Charleroi »
« Cette société était à l’arrêt depuis trois ans et que contrairement à l’engagement pris à la veille des élections régionales de 2009, la Région wallonne ne s’est jamais investie dans la relance de la sidérurgie ». « La région de Charleroi doit cesser d’être délaissée par le Gouvernement wallon »
« Liège avait autrefois reçu près de 60 millions d’euros pour l’achat de quotas CO2 sans aucune compensation pour Charleroi ».

lundi 30 avril 2012

Un coup de sang, comme ça

Elio Di Rupo lors de sa merveilleuse visite à Charleroi, relatée par de merveilleux journalistes :
"J'essaie à mon niveau de donner l'impulsion pour que les jeunes s'engagent dans les métiers techniques et professionnels"

Il y a un mois,Pierre Bouillon publiait:

Un coup de sang, comme ça
Il y a l’écume. Il y a les soubresauts ordinaires de la politico-politique. Et puis, parfois, comme ça, il nous arrive quelque chose d’un peu plus essentiel que tout ça.

Il y a un mois, une équipe de chercheurs des Facultés Saint-Louis publiait une étude sur la formation initiale des enseignants.
Commanditée par Jean-Claude Marcourt qui, outre sa charge de ministre de l’Economie, est aussi le ministre de l’Enseignement supérieur (ça mérite d’être rappelé parce que lui-même, parfois, il oublie…), cette recherche a consisté à interroger des enseignants, des futurs enseignants et des formateurs d’enseignants. Les chercheurs ont ainsi confessé un millier d’individus, qu’ils soient à l’université ou à l’école normale, cette filière du supérieur qui prépare les futurs maternelles, instituteurs et régents.
L’étude a fait l’objet d’une conférence de presse, d’une présentation en commission de l’Education, de deux interpellations au parlement, de quelques commentaires ci et là (et ici, dans ce journal)… et puis plus rien.
Trois ronds dans l’eau.
Et pas de vague.
C’est vrai que tout va pour le mieux.
Comme le prouvent cette étude et ses constats, que l’on vous résume ici :
– selon cette recherche, les normaliens ne maîtrisent pas le français ;
– les normaliens suffoquent à la tâche (ils ont cours de 8 à 17 heures tous les jours et beaucoup craquent, ou physiquement, ou nerveusement) ;
– les futurs régents (les profs de maths, de sciences, de français, etc., qui enseigneront au secondaire inférieur) confessent volontiers qu’ils ne maîtrisent pas les matières qu’ils seront censés enseigner (non ? si…) ;
– des formateurs qui enseignent aux futurs instituteurs n’ont plus visité une école primaire depuis l’époque où ils étaient enfants ;
– les enseignants qui accueillent les normaliens en stage ne sont pas formés pour cela ;
– les écoles normales sont sous-équipées ;
– les écoles normales ne savent toujours pas si elles doivent diplômer des produits finis (le diplômé est prêt à fonctionner) ou un gars qui devra continuer à se former une fois dans le métier – c’est vrai que la question prend nos responsables de court puisque l’école normale, comme tout le monde le sait, est un concept totalement neuf qui a été inventé cette semaine…
– une fois dans le bain, un jeune prof sur deux s’y noie et quitte le métier dans les cinq ans (selon le Conseil de l’Education et de la Formation, le taux d’abandon serait de 65 % à Bruxelles).
– etc., etc., etc., etc.
Ce n’est pas une étude. C’est un tableau de bord avec les clignotants au rouge, tous.
Une conférence de presse. Deux interpellations. Quelques commentaires ci et là.
Trois ronds dans l’eau et puis plus rien.
Tout va bien.
Dormez bien.


Lire aussi:
"Di Rupo a eu son moment populiste"

Le débat était tendu sur le plateau de "Mise au point" ce dimanche matin.
Cette semaine, Nicolas Sarkozy a affirmé que "le Front national est compatible avec la République". Si la plupart des invités de "Mise au point" ont condamné la sortie du président-candidat français, Mischaël Modrikamen, président du Parti Populaire, l'approuve: "Marine Le Pen et Mélenchon sont compatibles avec la République. Le FN actuel n'a rien à voir avec l’extrême droite traditionnelle," affirme-t-il. Une opinion qui a soulevé une vague de protestations sur le plateau de la RTBF.
Manuel Abramowicz, chercheur spécialiste de l'extrême droite, compare le FN à un "cheval de Troie" qui s'insinue dans le monde politique français. Pour lui, le parti de Marine Le Pen s'inscrit toujours dans la lignée du Front National traditionnel. "Le Pen copie Geert Wilders. Elle ne dit pas qu'elle est contre les musulmans mais elle se dit pour l'égalité homme-femme". Elle utiliserait ainsi des valeurs propres à la laïcité pour les retourner contre des religions, explique-t-il.


jeudi 20 octobre 2011

2010 : ArcelorMittal.be : 1,3 milliard€

En 2010, la filière financière d'Arcelor Mittal (ArcelorMittal Finance and Services Belgium) a réalisé un bénéfice de 1.394.711.176 €.Elle a payé un seul euro d'impôt sur les sociétés, sur un principe de 34% sur le bénéfice ...


Michel De Maegd:
"ArcelorMittal a bénéficié de 20 millions d'euros pour la recherche et développement à Liège et 19 millions pour la rénovation du haut-fourneau six "qui est maintenant fermé". Sans compter  les réductions fiscales dont le montant avoisinerait, sur la période 2006-2010, à 1,5 milliards d'euros, alors qu'au cours des trois derniers exercices fiscaux, ArcelorMittal n'a pratiquement payé aucun impôt en Belgique malgré des bénéfices s'élevant à chaque fois à plus d'un milliard d'euros."
Marcourt disait pourtant n'avoir pas dépensé un € pour Mittal ....
Jean-Claude Marcourt soulignait qu’ArcelorMittal n’a pas reçu « un franc » de la Région wallonne, puisque les quotas de CO2 promis étaient liés à la relance de la ligne liquide.



Lire aussi:
Mittal a-t-il abusé des bienfaits wallons?
Le ministre wallon de l’Économie Jean-Claude Marcourt le répète : ArcelorMittal n’a pas reçu un franc de la Région wallonne. Même pour l’histoire des quotas de CO2. En 2007, le groupe promettait la prolongation de la phase à chaud liégeoise jusqu’en 2015 (au moins). À condition qu’on lui enlève du pied l’épine des quotas CO2... Lakshmi Mittal devait les décrocher, sous peine de ne pas pouvoir relancer le haut-fourneau de Seraing.