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lundi 22 mai 2017
mardi 14 février 2017
Mouvement Citoyens Libres
Le "Mouvement Citoyens Libres": qui sont ces gens ? Que veulent-ils ?
Un peu du gros nawak, en fait ....
Un peu du gros nawak, en fait ....
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lundi 17 août 2015
Seuls 5% des mandataires ne cumulent pas ....
Marc Oschinsky :
"Et les 95% restants se demandent qui sont ces snuls qui n'ont rien compris au système."
samedi 23 août 2014
L'avis d'Elio Di Rupo sur la N-VA [2010]
[Beaucoup] Plus récemment,
Onkelinx à l’assaut du "gouvernement kaki"Politique belge "Si le MR avait dit : "il n’est question que les francophones soient dans un gouvernement dans lequel ils seront totalement méprisés et minoritaires", il y aurait eu une autre configuration. Ils ont préféré y aller à n’importe quel prix, même en trahissant leur parole et la cause des francophones. Je ne fais que le constater…"
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lundi 4 août 2014
Des ministres à 10 millions !
Source; RTL-TVI
Une loi adoptée en 2001 sous le gouvernement Verhofstadt prévoit une enveloppe pouvant aller jusqu'à 100.000 euros par an pendant 5 ans pour chaque ministre qui aurait perdu sa place.
Voici ce que vont coûter les ministres qui ont perdu leur poste: le journal l'Echo estime que cela pourrait coûter plus de 10 millions d'euros à l'Etat ...
Les ministres qui perdent leur portefeuille à l'issue des élections ont le droit d'embaucher deux collaborateurs à hauteur de 100.000 euros par an jusqu'en 2019.
La N-VA veut ouvrir le débat sur une telle mesure ...
Après la formation des gouvernements flamand, wallon, bruxellois ainsi que ceux des Communautés française et germanophone, on dénombre pas moins de dix ministres qui ont perdu leur poste: cela devrait représenter un budget de pas moins de 5 millions € pour les cinq prochaines années.
Dans le cas où la coalition suédoise aboutit, il est probable qu'une dizaine d'autres ministres et secrétaires d'Etat fédéraux perdent leur cabinet également, ce qui devrait porter le montant global de la mesure à 10 millions d'euros. La mesure vaut également pour les ex-ministres qui deviennent parlementaire, président de parlement ou commissaire européen.
Une loi adoptée en 2001 sous le gouvernement Verhofstadt prévoit une enveloppe pouvant aller jusqu'à 100.000 euros par an pendant 5 ans pour chaque ministre qui aurait perdu sa place.
Voici ce que vont coûter les ministres qui ont perdu leur poste: le journal l'Echo estime que cela pourrait coûter plus de 10 millions d'euros à l'Etat ...
Les ministres qui perdent leur portefeuille à l'issue des élections ont le droit d'embaucher deux collaborateurs à hauteur de 100.000 euros par an jusqu'en 2019.
La N-VA veut ouvrir le débat sur une telle mesure ...
Après la formation des gouvernements flamand, wallon, bruxellois ainsi que ceux des Communautés française et germanophone, on dénombre pas moins de dix ministres qui ont perdu leur poste: cela devrait représenter un budget de pas moins de 5 millions € pour les cinq prochaines années.
Dans le cas où la coalition suédoise aboutit, il est probable qu'une dizaine d'autres ministres et secrétaires d'Etat fédéraux perdent leur cabinet également, ce qui devrait porter le montant global de la mesure à 10 millions d'euros. La mesure vaut également pour les ex-ministres qui deviennent parlementaire, président de parlement ou commissaire européen.
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mardi 29 juillet 2014
"ça m'énerve" [2010]
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mardi 22 juillet 2014
Guide des forces au Moyen-Orient ...
Voir aussi
La longue histoire du conflit israélo-arabe
(Israël-Palestine : comprendre le conflit par les cartes):
Lire aussi:
« Bandes à Gaza » : que savent les étudiants du conflit israélo-palestinien ?
Que savons-nous du monde et de ses conflits, vraiment ? Rien... Ou si peu. Nous recevons des médias d’énormes masses d’informations qui nous arrivent plus ou moins filtrées, et ces informations, ces images, notre cerveau les filtre à nouveau. C’est dire la distance qui, bien souvent, nous sépare de la réalité. Notre perception du monde est dès lors largement pervertie. Chloé Yvroux s’est livrée à une expérience – riche d’enseignements – auprès d’un groupe d’étudiants en deuxième année d’histoire-géographie à l’université de Montpellier, en leur demandant leur vision du conflit israélo-palestinien à travers une série de questions simples. Pour un groupe a priori mieux informé que la moyenne de la population, les résultats sont tout simplement ahurissants.
vendredi 18 juillet 2014
#PointBarnum
Rappel
Atteindre le "Point Barnum", c'est en arriver à croire que dans une Société
Atteindre le "Point Barnum", c'est en arriver à croire que dans une Société
tout se résume de manière binaire et duelle... à un débat gauche-droite par exemple.
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mardi 1 juillet 2014
Coalitions.be
[G3L3R0BBI3]
En Wallonie on appelle une coalition sans PS: coalition kamikaze.
En Flandre on appelle une coalition avec PS: coalition harakiri
Évitons de parler d'une coalition "kamikaze" - mais parlons d'une coalition libérale; ou de la Liberté"- pour cette coalition qui ne comprendrait que le MR côté francophone, car il désigne en Flandre une coalition "traditionnelle" tripartite.
N1DJARD1
Phineas_Barnum AlainGerlache notons qu'une tripartite est également une coalition kamikaze si on la prend sous l'angle du nord...
Si elle a à sa tête Di Rupo, elle est qualifiée de #harakiri ... comme ara, ce beau perroquet aux couleurs chatoyante, qui répète tout Et kiri, ce fromage mou et insipide qui veut plaire aux plus jeunes ...
Suite au refus du cdH de négocier, observons ...
Près d'un patron flamand envisage de boycotter une tripartite
traditionnelle au fédéral, selon une enquête menée auprès de 1.709
indépendants et patrons de PME par l'Unizo (Classe moyennes flamandes)
et dont De Standaard, Het Nieuwsblad et Le Soir font écho lundi.
L'enquête révèle que 68,1% des personnes sondées se prononcent en faveur
de la coalition kamikaze (N-VA, CD&V, MR, Open Vld).
"On ne comprend pas le non du cdH, et on craint un Di Rupo II, le
cauchemar pour les patrons", commente Karel Van Eetvelt, le patron
d'Unizo, qui voit dans les résultats de ce sondage plus "une réaction
émotionnelle" qu'une "menace".
Si une tripartie traditionnelle devait être remise sur pied, 46,3%
des patrons flamands interrogés affirment qu'ils reporteraient des
investissements prévus et 11,9% envisageraient de délocaliser tout ou
partie de leurs activités.
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jeudi 15 mai 2014
(6) #LeGrandTest
Oyez, oyez, faites du clic sur nos sites web [pour gonfler nos chiffres et notre valeur en terme publicitaire] !
La RTBF organise désormais les émissions politiques comme des émissions de divertissement et de#guignoleries
Puis, va organiser un reportage pour analyser les causes du désintérêt des électeurs pour aller voter et pour la politique en général#Connexions #guignoleries
#Legrandtest @rtbf Donner le sentiment au téléspect. qu'il est encore + pris pour un con par les comiques que par les politiques, chapeau !
jphca
#Legrandtest ou quand les politiciens sont plus marrants que les "comiques " ...
De quels partis êtes-vous le plus proche ? Faites notre test électoral
La RTBF organise désormais les émissions politiques comme des émissions de divertissement et de
Puis, va organiser un reportage pour analyser les causes du désintérêt des électeurs pour aller voter et pour la politique en général
Lire aussi les tweets:
jphca
En résumé de #legrandtest #rtbf2505, la dame qui a promis le RER pour 2017 est la même qui avait dit "Tous bilingues en 2000"...
NicolasBaygert
NicolasBaygert
Laurette Onkelinx s'engage à ne pas faire d'économies. C'est tout. #LeGrandTest #RTBF2505
L'Autriche a Conchita Wurst, la femme à barbe. Nous on a Laurette Onkelinks, la femme barbante #Legrandtest
Cdt_Sylvestre
GodisMike
Cdt_Sylvestre
GodisMike
Apprendre à respecter le droit civil avant d'avoir du pouvoir, rien de choquant. #legrandtest
Pauvres humoristes qui ont dû écrire leurs sketchs eux-mêmes. On sent l'équipe d'auteur en vacances. #RTBF2505 #LeGrandTest
Wathelet a du mal avec les doubles négations : question suivante "Bruxelles ne doit pas ne pas être survolée" OUi ou NON? :-) #legrandtest
AnneLowenthal
Paradoxalement, le parti Écolo pollue quand même pas mal le débat. #rtbf2505 #LeGrandTest
AnneLowenthal
Le #PTBGO rappelera aux élus de la majorité qu'à #legrandtest, ils ont TOUS dit qu'ils étaient pour la taxation des fortunes! #be2505
"...avec la croissance qui revient" dixit Laurette Onkelinx #Legrandtest. Nous sommes sauvés, je vais me coucher, tranquille...
Une occasion manquée...étonnée (déçue) de la qualité journalistique des animateurs... :/ #legrandtest #rtbf2505
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dimanche 4 mai 2014
Débats électoraux (3)
Le problème n'est pas spécifique à la rtbf : la pluralité des débats et spécifiquement l'absence de l'ensemble des listes candidates dans les émission politiques dédicacées pose problème ...
Ici, Télé Bruxelles :
Ici, Télé Bruxelles :
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vendredi 21 mars 2014
Après la Crimée, la Transnistrie ?
vendredi 1 mars 2013
Le fascisme est une des formes du totalitarisme
Geert Bourgeois:
Au-delà du régime mussolinien, le terme "fasciste" sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien. Le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme, avec un individu qui doit s'effacer devant l’État.
Rejetant les droits de l'homme, il s'accompagne d'un État policier fort et sécuritaire, d'une organisation verticale des métiers en corporation, d'une méfiance envers les étrangers et d'une politique réactionnaire.
Lire aussi:
Bourgmestres non nommés: Michel et Lutgen évoquent "un déni de démocratie"
"La nomination des bourgmestres perturbera l’équilibre du pays"Damien Thiéry, député-bourgmestre de Linkebeek :
"Les conséquences politiques pourraient être lourdes; si le Conseil d’Etat casse sa décision de ne pas nommer les trois bourgmestres de la périphérie, c’est l’équilibre institutionnel de la Belgique qui sera atteint"
"Influencer de la sorte l'honorable assemblée bilingue du Conseil d'Etat montre à quel point le jeu de la N-VA et de son ministre est sordide et pervers.
Le ministre Bourgeois vient sans doute de prendre conscience du fait que le Conseil d'Etat tient son avenir politique entre ses mains.
Il avait une porte de sortie honorable en ne prenant pas position dans le cadre des nominations. Il a rejeté cette solution et veut aller au bout de la procédure et 'refiler' son problème au Conseil d'Etat, et de la sorte tenter de déstabiliser notre pays.
Je veux croire pour ma part en l'impartialité de notre justice belge, que 'le politique' n'a en aucun cas à conseiller ou à diriger par des sous-entendus et des menaces".
Au-delà du régime mussolinien, le terme "fasciste" sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien. Le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme, avec un individu qui doit s'effacer devant l’État.
Rejetant les droits de l'homme, il s'accompagne d'un État policier fort et sécuritaire, d'une organisation verticale des métiers en corporation, d'une méfiance envers les étrangers et d'une politique réactionnaire.
Lire aussi:
Bourgmestres non nommés: Michel et Lutgen évoquent "un déni de démocratie"
Et c'est reparti pour un tour...
Une fois n'est pas coutume. Le ministre flamand de l'Intérieur
Geert Bourgeois a décidé de ne pas nommer les bourgmestres élus de
Linkebeek (Damien Thiéry), Wezembeek-Oppem (François Van Hoobrouck
d'Aspre) et Kraainem (Véronique Caprasse). Geert Bourgeois se justifie
en estimant que ces candidats ne respectent pas, ni ne reconnaissent,
les lois linguistiques.
mardi 29 janvier 2013
Patrick Smets, Président du Parti Libertarien
Il y a peu, une carte blanche était publiée par le Parti Libertarien : Le défaut souverain de la Belgique est inévitable que l'on retrouve également ici, sur "Le Retour du Barnum" ...
Patrick Smets, vous êtes le Président du Parti
Libertarien et nous connaissons votre compère Yorick sur twitter, qui lui en
est le Vice-président ...
Pourriez-vous brièvement vous présenter, mais également faire la présentation de votre mouvement politique ?
Je suis né en 1973 et j'ai probablement dépassé aujourd'hui la moitié de ma vie.
Pourriez-vous brièvement vous présenter, mais également faire la présentation de votre mouvement politique ?
Je suis né en 1973 et j'ai probablement dépassé aujourd'hui la moitié de ma vie.
Comme pour tout le monde, c'est un moment d'interrogation sur
le chemin qu'on a parcouru et celui qui doit encore être découvert.
Quelle aua été ma pierre dans l'édifice ? Aurai-je fait le bien autour
de moi ? Aurai-je rendu le monde meilleur ? Quand je regarde en arrière,
je ne suis pas mécontent. D'abord et avant tout, j'ai découvert un
super petit bout de femme qui m'a donné deux magnifiques filles:
Après mon expérience universitaire, et pour changer totalement de monde, je me suis mis indépendant et j'ai lancé une librairie scientifique. Hélas, la crise est passée par là, les commerces voisins ont fermé, le quartier s'est vidé et j'ai dû interrompre mon affaire avant de me faire engloutir à mon tour.
C'est en elles que je puise la force nécessaire à tous mes projets !Point de vue étude, après des secondaires un peu agitées, j'ai étudié les sciences politiques à l'ULB. J'ai ensuite été assistant en sociologie et j'ai réalisé une thèse de doctorat sur les techniques de légitimation du pouvoir dans les grandes entreprises.
Après mon expérience universitaire, et pour changer totalement de monde, je me suis mis indépendant et j'ai lancé une librairie scientifique. Hélas, la crise est passée par là, les commerces voisins ont fermé, le quartier s'est vidé et j'ai dû interrompre mon affaire avant de me faire engloutir à mon tour.
Quand on parle des difficultés des petits indépendants, je peux vous dire que c'est pas une blague. J'ai une admiration sans borne pour ceux qui parviennent à rester à flot. Un jour, je retenterai certainement l'aventure. Depuis lors, j'ai pris du temps pour moi, je me suis occupé de mes enfants et j'ai étudié l'économie et la finance, qui sont des disciplines filles de la sociologie.
Aujourd'hui, le lancement du Parti Libertarien occupe la majeure partie de mon temps et j'y réalise un vieux rêve d'adolescent. Depuis mes 15 ans, je suis passionné par la philosophie politique. J'ai toujours regardé le jeu politique avec un regard normatif, y cherchant les principes et le débat d'idée. Forcément, avec le temps, j'ai été déçu.
Aujourd'hui, le lancement du Parti Libertarien occupe la majeure partie de mon temps et j'y réalise un vieux rêve d'adolescent. Depuis mes 15 ans, je suis passionné par la philosophie politique. J'ai toujours regardé le jeu politique avec un regard normatif, y cherchant les principes et le débat d'idée. Forcément, avec le temps, j'ai été déçu.
Pourtant, j'ai cherché des lieux où militer. Mais les vieux partis politiques belges (à l'exception d'Ecolo, reconnaissons leur cela) semblent absolument rétifs à toute forme d'intellectualisme. Un prétendu pragmatisme constitue l'alpha et l'oméga de toute politique:
La foire au boudin y est plus sacrée que la bibliothèque universitaire.
J'ai donc suivi un chemin plus autonome, participant à différents projets sur internet et réunissant progressivement un réseau de libertariens partageant avec moi la recherche constante de l'idée juste. C'est ce réseau qui constitue aujourd'hui le fer de lance du Parti Libertarien.
Nous avons décidé de nous constituer en parti politique après la formidable campagne de Ron Paul pour les élections présidentielles américaines.
Pour la première fois, nous avions la preuve qu'il était possible de mener une campagne totalement politique qui soit respectueuse des principes de liberté civile et d'autonomie individuelle. A aucun moment, Ron Paul n'a choisi de flatter ses électeurs ou de s'assoir sur ses principes. Bien sûr, il n'a pas réussi à obtenir l'investiture, mais son oeuvre va bien au-delà. Il a éveillé toute une jeunesse américaine qui se retrouvera pour longtemps dans le paysage politique et qui guidera la suite des évènements.
Notre objectif est similaire.
Nous sommes un parti politique et nous allons jouer à fond la carte politique. Si c'est possible, nous entrerons au parlement. Mais notre objectif prioritaire reste la diffusion des idéaux libertariens. Nous sommes convaincus que l'expression claire de nos principes tranchera dans le magma inaudible des partis actuels et influencera à long terme l'électorat. Même si nous échouons politiquement, les grains que nous aurons semé germeront et l'ensemble des vieux partis devra en tenir compte. Ainsi, nous aurons accompli notre devoir en offrant à ce pays le changement de trajectoire dont il a tant besoin.
Quel est votre programme ?
Ceux qui connaissent un peu le libertarianisme peuvent le deviner assez facilement: Il s'agit de restaurer la liberté pour tous, partout et tout de suite.
Libertés individuelles, civiles, politiques, économiques, artistiques, religieuses, etc, tout ça ne sont que des variations de la liberté en général.
Notre programme est donc très large et concerne tous les aspects de la vie sociale. Partout où la liberté des individus est bafouée, vous trouverez des libertariens pour en prendre la défense.
Dans l'année qui vient, et en vue des élections de 2014, nous avons décidé de nous pencher plus spécifiquement sur les questions de finances publiques, parce qu'elles sont aujourd'hui prioritaires et qu'elles servent de prétexte à tous les abus et, en particulier, à une nouvelle avalanche d'impôts.
Comme je le résume succintement dans ma récente carte blanche, il est impossible pour la Belgique de rembourser sa dette publique. A terme, le défaut est donc inévitable. Mais chacun préfère se mettre la tête dans le sable en espérant que le système tienne encore quelques années. L'alternative n'est plus entre remboursement et défaut. Désormais, nous devons choisir entre organiser un défaut ordonné et subir un défaut imprévu. Notre point de vue est qu'il y a moyen encore aujourd'hui de sauver les meubles si l'on accompagne le défaut souverain de la Belgique d'un vaste plan libéralisation de l'économie, privatisations massives, et baisse radicale des impôts. Si l'on s'obstine dans l'austérité socialiste, on connaîtra la même situation qu'en Grèce: confiscation de l'épargne, destruction de l'économie, appauvrissement généralisé et mises en péril des libertés civiles par l'apparition de mouvements extrémistes.
Nous ne voulons pas de cela et c'est pourtant là que le gouvernement nous mène lentement mais sûrement. Il est temps de dire stop et de changer de cap. L'annulation de la dette publique sera la mesure phare de ce changement profond de régime politique où le gouvernement sera remis à sa juste place et ne pourra plus prendre en garantie les biens des citoyens.
Vos préoccupations principales sont les finances publiques et la crise de la dette : Si on annule la dette, les créanciers ne voudront plus jamais prêter d'argent à l'Etat belge ?
Donc ce qui vous intéresse, ce sont essentiellement des sujets macro qui concernent principalement l'état fédéral.
En Belgique, rien n'est simple et on ne peut pas couper le pouvoir en tranche superposées, communes, provinces, régions, fédéral. En réalité, tous ces niveaux interagissent en permanence les uns avec les autres. Tout passe en définitive par les partis politiques. Les présidents s'accordent sur des politiques et utilisent leurs députés dans les différentes assemblées pour coordonner la mise en oeuvre. Le pouvoir de décision n'est plus dans les assemblées parce qu'aucune ne peut agir seule. Nous abordons des sujets macro qui doivent être décliné à tous les niveaux. Par exemple, nous réclamons une diminution drastique des impôts. A priori, on pourrait croire que ça concerne prioritairement l'Etat Fédéral. Mais, nous pensons que le tout premier impôt à supprimer, ce sont les droits de succession. Il n'y a pas d'impôt plus pervers et plus malsain que celui-là. Et, cet impôt-là particulièrement, il finance les régions. Il sera donc indispensable d'avoir une coordination entre le fédéral et le régional pour le supprimer.
Pourriez-vous détailler vos théories et propositions sur ces 2 thèmes ?
- Vous vous intéressez aussi à la prohibition des drogues. Pourquoi ?
La drogue, c'est de la merde (à l'exception des grands bourgognes, bien sûr). Mais je n'ai tout simplement aucun droit sur la vie de mon voisin. C'est à chacun de faire l'arbitrage entre le plaisir à court terme et sa santé à long terme. Le type qui se fout en l'air, il ne fait du tort qu'à lui-même. Il n'y a pas de victime, donc il n'y a pas de crime. Ce qui est étonnant, c'est que ce raisonnement est évident quand on l'applique à l'alcool, mais choque beaucoup de gens quand il s'agit du H ou de la C. Aujourd'hui, personne ne proposerait de rétablir le Volstead Act et on ne trouverait probablement pas de majorité pour interdir le canabis. Pourtant, on ne trouve pas non plus de majorité pour le légaliser. Les systèmes politiques sont coincés sur cette question et reste dans un état d'indécision préjudiciable à tout le monde. Parce que la situation actuelle, c'est que la drogue est interdite mais qu'elle est partout. Je ne compte plus le nombre de soirée où on me propose un rail comme "apéritif". Au final, les gens consomme des produits sans garantie sanitaire et finance les mafias internationales et les terroristes. La prohibition est un échec sur toute la ligne. Il est plus que temps d'en finir.
- Vous êtes favorables à la réouverture des frontières à l'immigration : pourriez-vous expliquer vos positions ?
Nous faisons notre les mots gravés sous la statue de la liberté dans le port de New York:
L'immigration a toujours été une plus-value. Ceux qui osent quitter leur pays pour vivre ailleurs dans de meilleures conditions sont les individus les plus entreprenants, les plus courageux, les plus épris de liberté. Ce sont des gens extraordinaires qui feront plus pour leur pays d'accueil que beaucoup de nationaux.
Hélas, aujourd'hui, le débat sur l'immigration est totalement biaisée par l'existence d'une sécurité sociale étatique et monopolistique. Le racisme a toujours existé, mais aujourd'hui, il est amplifié par le sentiment que les immigrés viennent profiter d'un système pour lequel ils n'ont jamais cotisé. C'est évidemment parfois vrai et je dirais même que c'est une preuve d'intégration vu qu'ils vivent ainsi comme pas mal de Belges qui se sont tranquillement installés dans un chômage perpétuel et une chasse aux allocs.
En matière d'abus et de fraude, le Belge n'a pas de leçon à donner au reste du monde. Les frontières sont aujourd'hui fermées au motif de sauvegarder notre modèle de sécurité sociale. Nous proposons le choix inverse. Organisons la sécurité sociale sur une base libre et concurrentielle et ouvrons nos frontières. Que chacun puisse venir chez nous pour travailler et s'épanouir, mais qu'il sache qu'en cas de problème, il ne pourra compter que sur lui-même et ses amis.
A ceux qui s'en sentent le courage, ouvrons grand la porte d'or.
En matière de mobilité vous avez des idées à faire valoir ?
Comme souvent, les problèmes sont en fait générés par les pouvoirs publics. Si je prends le cas de Bruxelles, ça fait des années que les autorités se livrent à une chasse aux voitures. Toute la politique de mobilité consiste à embêter les automobilistes dans l'espoir de les guider vers les transports publics. Et ce pour des raisons explicitement idéologiques. La dernière idiotie en date de Mme Huytebroeck est de vouloir réduire les places de parkings privées. Il serait bon de lui rappeler que les problèmes de circulation sont causés par les voitures qui roulent pas par celle qui sont garées ! Il faut savoir que les études internationales estiment que 30% de la circulation dans les villes est due à des gens qui cherchent une place de parking. D'un point de vue empirique, c'est également mon expérience à Bruxelles. La circulation n'y est pas si pénible qu'on se plait à le raconter.
Par contre, trouver une place ! Ça, c'est la grande galère. Si on veut réduire la circulation, qu'on commence par multiplier les places de parking plutôt que de les diminuer. Et, par ailleurs, qu'on arrête de vouloir forcer les gens à se déplacer comme avant-guerre ! Le vélo et le tram, c'est bien gentil, mais c'est pas pratique et c'est très dangereux.
L'enseignement vous préoccupe-t-il? Avez-vous un avis sur le décret Marcourt sur les universités ?
Je n'ai pas lu le décret Marcourt. Ça n'empêcherait pas un politicien professionnel d'en parler, mais, en simple amateur, j'ai encore des réserves intellectuelles. De façon générale, nous abordons l'enseignement de la même manière que les autres sujets. Qu'est-ce qui augmente la liberté des intervenants ? Quels mécanismes de régulation doivent être mis en place pour permettre une rencontre harmonieuse de l'offre et de la demande ?
On sait que la meilleure régulation est toujours fournie par des petites structures proches du terrain et libres de s'adapter aux spécificités locales. C'est la grande force du marché libre face à la planification économique. Il faut donc se rapprocher de ce fonctionnement en valorisant tout le temps l'autonomie des chefs d'établissement. Ce sont eux qui sont les mieux placés pour gérer leur bahut.
Le gouvernement fait exactement l'inverse en centralisant de plus en plus toutes les décisions. Le chef d'établissement devient un super-secrétaire à qui on demande juste de remplir des formulaires et d'appliquer des décisions venues d'en haut. Il faut casser ce processus de centralisation et soutenir toutes les réformes qui permettent de rendre les écoles aux profs et aux parents d'élèves.
En attendant une libéralisation complète du système scolaire, le cheque scolaire peut être une solution.
Si on s'écarte quelque peu de la politique pour rejoindre le fil rouge de ce panel de portraits, comment utilisez-vous les réseaux sociaux d'une manière générale et twitteur en particulier ?
Les réseaux sociaux sont aux réseaux ce que le justice sociale est à la justice. Au mieux une pâle copie, au pire une usurpation d'identité. J'éprouve en particulier une profonde détestation de Facebook. Depuis 6 mois que j'y suis, je n'ai toujours pas compris ce qu'il y avait moyen d'y faire d'intéressant. J'ai l'impression d'être face à l'outil ultime au service de la procrastination généralisée.
#Twitter peut encore être utilisé à des fins d'information et sauve donc sa tête de justesse. Je vais me faire incendier par les plus jeunes membres du Parti Libertarien, mais dans les deux cas, je les vois comme une nouvelle sorte de mass média que j'utilise uniquement pour vendre ma soupe. C'est juste un espace de pub gratuit. Un peu comme ton blog, donc !
Plus sérieusement, il y a dans les médias sociaux une tendance à se regrouper par affinité qui conduit à une sclérose de la pensée. C'est particulièrement net sur FB où l'algorithme impose sur ton mur ce que tes "amis" ont aimé. Quand je me connecte, environ 80% des messages que j'aperçois sont des messages politiques de tendance libérale ou libertarienne. Ce sont pourtant ceux que j'ai le moins besoin de voir. La philosophie libertarienne, je la connais pas coeur !
L'expression est devenue bateau, mais ce sont les différences qui nous enrichissent. Etre challengé par un opposant de qualité, c'est ce qui est intellectuellement le plus stimulant et c'est ce dont les réseaux sociaux nous privent. Heureusement, dans la vraie vie, j'ai beaucoup d'amis fidèles, avec des personnalités affirmées et des idées parfois très différentes de miennes. C'est avec eux que j'aime me retrouver et discutter sans autre soucis que de se comprendre mutuellement et s'améliorer individuellement.
Comment voyez-vous votre futur dans 5 ans, 10 ans, et plus ?
Si j'étais capable de voir le futur, je jouerais au lotto.
Quelques chose à ajouter ?
En vous remerciant, Patrick; à bientôt !
Pour la première fois, nous avions la preuve qu'il était possible de mener une campagne totalement politique qui soit respectueuse des principes de liberté civile et d'autonomie individuelle. A aucun moment, Ron Paul n'a choisi de flatter ses électeurs ou de s'assoir sur ses principes. Bien sûr, il n'a pas réussi à obtenir l'investiture, mais son oeuvre va bien au-delà. Il a éveillé toute une jeunesse américaine qui se retrouvera pour longtemps dans le paysage politique et qui guidera la suite des évènements.
Notre objectif est similaire.
Nous sommes un parti politique et nous allons jouer à fond la carte politique. Si c'est possible, nous entrerons au parlement. Mais notre objectif prioritaire reste la diffusion des idéaux libertariens. Nous sommes convaincus que l'expression claire de nos principes tranchera dans le magma inaudible des partis actuels et influencera à long terme l'électorat. Même si nous échouons politiquement, les grains que nous aurons semé germeront et l'ensemble des vieux partis devra en tenir compte. Ainsi, nous aurons accompli notre devoir en offrant à ce pays le changement de trajectoire dont il a tant besoin.
Quel est votre programme ?
Ceux qui connaissent un peu le libertarianisme peuvent le deviner assez facilement: Il s'agit de restaurer la liberté pour tous, partout et tout de suite.
Libertés individuelles, civiles, politiques, économiques, artistiques, religieuses, etc, tout ça ne sont que des variations de la liberté en général.
Notre programme est donc très large et concerne tous les aspects de la vie sociale. Partout où la liberté des individus est bafouée, vous trouverez des libertariens pour en prendre la défense.
Dans l'année qui vient, et en vue des élections de 2014, nous avons décidé de nous pencher plus spécifiquement sur les questions de finances publiques, parce qu'elles sont aujourd'hui prioritaires et qu'elles servent de prétexte à tous les abus et, en particulier, à une nouvelle avalanche d'impôts.
Comme je le résume succintement dans ma récente carte blanche, il est impossible pour la Belgique de rembourser sa dette publique. A terme, le défaut est donc inévitable. Mais chacun préfère se mettre la tête dans le sable en espérant que le système tienne encore quelques années. L'alternative n'est plus entre remboursement et défaut. Désormais, nous devons choisir entre organiser un défaut ordonné et subir un défaut imprévu. Notre point de vue est qu'il y a moyen encore aujourd'hui de sauver les meubles si l'on accompagne le défaut souverain de la Belgique d'un vaste plan libéralisation de l'économie, privatisations massives, et baisse radicale des impôts. Si l'on s'obstine dans l'austérité socialiste, on connaîtra la même situation qu'en Grèce: confiscation de l'épargne, destruction de l'économie, appauvrissement généralisé et mises en péril des libertés civiles par l'apparition de mouvements extrémistes.
Nous ne voulons pas de cela et c'est pourtant là que le gouvernement nous mène lentement mais sûrement. Il est temps de dire stop et de changer de cap. L'annulation de la dette publique sera la mesure phare de ce changement profond de régime politique où le gouvernement sera remis à sa juste place et ne pourra plus prendre en garantie les biens des citoyens.
Vos préoccupations principales sont les finances publiques et la crise de la dette : Si on annule la dette, les créanciers ne voudront plus jamais prêter d'argent à l'Etat belge ?
Franchement,
je ne pense pas que ce soit un problème. Ça obligera le gouvernement à
financer ses dépenses par les recettes de l'année. Certains veulent
inscrire l'obligation d'équilibre budgétaire dans la constitution. Oh !
Merveilleux ! Vous avez déjà vu comment les politiciens traitent les
constitutions ?
Regardez aux Etats-Unis, où il y a une limite légale à l'endettement publique. Cela les a-t-il jamais empêché de s'endetter ?
Le Traité de Maastricht prévoyait des limites aux déficits publics. Dès qu'il a fallu, la France et l'Allemagne ont négocié des dépassements. Les lois n'ont jamais empêchés les gouvernements de faire ce qu'ils voulaient. Au moins, la perte du crédit sur les marchés internationaux, c'est quelque chose de concret qui ne se change pas en un coup de plume. Là, le gouvernement sera efficacement limité dans sa gestion des finances publiques.
Regardez aux Etats-Unis, où il y a une limite légale à l'endettement publique. Cela les a-t-il jamais empêché de s'endetter ?
Le Traité de Maastricht prévoyait des limites aux déficits publics. Dès qu'il a fallu, la France et l'Allemagne ont négocié des dépassements. Les lois n'ont jamais empêchés les gouvernements de faire ce qu'ils voulaient. Au moins, la perte du crédit sur les marchés internationaux, c'est quelque chose de concret qui ne se change pas en un coup de plume. Là, le gouvernement sera efficacement limité dans sa gestion des finances publiques.
Donc ce qui vous intéresse, ce sont essentiellement des sujets macro qui concernent principalement l'état fédéral.
En Belgique, rien n'est simple et on ne peut pas couper le pouvoir en tranche superposées, communes, provinces, régions, fédéral. En réalité, tous ces niveaux interagissent en permanence les uns avec les autres. Tout passe en définitive par les partis politiques. Les présidents s'accordent sur des politiques et utilisent leurs députés dans les différentes assemblées pour coordonner la mise en oeuvre. Le pouvoir de décision n'est plus dans les assemblées parce qu'aucune ne peut agir seule. Nous abordons des sujets macro qui doivent être décliné à tous les niveaux. Par exemple, nous réclamons une diminution drastique des impôts. A priori, on pourrait croire que ça concerne prioritairement l'Etat Fédéral. Mais, nous pensons que le tout premier impôt à supprimer, ce sont les droits de succession. Il n'y a pas d'impôt plus pervers et plus malsain que celui-là. Et, cet impôt-là particulièrement, il finance les régions. Il sera donc indispensable d'avoir une coordination entre le fédéral et le régional pour le supprimer.
Pourriez-vous détailler vos théories et propositions sur ces 2 thèmes ?
- Vous vous intéressez aussi à la prohibition des drogues. Pourquoi ?
La drogue, c'est de la merde (à l'exception des grands bourgognes, bien sûr). Mais je n'ai tout simplement aucun droit sur la vie de mon voisin. C'est à chacun de faire l'arbitrage entre le plaisir à court terme et sa santé à long terme. Le type qui se fout en l'air, il ne fait du tort qu'à lui-même. Il n'y a pas de victime, donc il n'y a pas de crime. Ce qui est étonnant, c'est que ce raisonnement est évident quand on l'applique à l'alcool, mais choque beaucoup de gens quand il s'agit du H ou de la C. Aujourd'hui, personne ne proposerait de rétablir le Volstead Act et on ne trouverait probablement pas de majorité pour interdir le canabis. Pourtant, on ne trouve pas non plus de majorité pour le légaliser. Les systèmes politiques sont coincés sur cette question et reste dans un état d'indécision préjudiciable à tout le monde. Parce que la situation actuelle, c'est que la drogue est interdite mais qu'elle est partout. Je ne compte plus le nombre de soirée où on me propose un rail comme "apéritif". Au final, les gens consomme des produits sans garantie sanitaire et finance les mafias internationales et les terroristes. La prohibition est un échec sur toute la ligne. Il est plus que temps d'en finir.
- Vous êtes favorables à la réouverture des frontières à l'immigration : pourriez-vous expliquer vos positions ?
Nous faisons notre les mots gravés sous la statue de la liberté dans le port de New York:
"Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres, Le rebut de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !".
L'immigration a toujours été une plus-value. Ceux qui osent quitter leur pays pour vivre ailleurs dans de meilleures conditions sont les individus les plus entreprenants, les plus courageux, les plus épris de liberté. Ce sont des gens extraordinaires qui feront plus pour leur pays d'accueil que beaucoup de nationaux.
Hélas, aujourd'hui, le débat sur l'immigration est totalement biaisée par l'existence d'une sécurité sociale étatique et monopolistique. Le racisme a toujours existé, mais aujourd'hui, il est amplifié par le sentiment que les immigrés viennent profiter d'un système pour lequel ils n'ont jamais cotisé. C'est évidemment parfois vrai et je dirais même que c'est une preuve d'intégration vu qu'ils vivent ainsi comme pas mal de Belges qui se sont tranquillement installés dans un chômage perpétuel et une chasse aux allocs.
En matière d'abus et de fraude, le Belge n'a pas de leçon à donner au reste du monde. Les frontières sont aujourd'hui fermées au motif de sauvegarder notre modèle de sécurité sociale. Nous proposons le choix inverse. Organisons la sécurité sociale sur une base libre et concurrentielle et ouvrons nos frontières. Que chacun puisse venir chez nous pour travailler et s'épanouir, mais qu'il sache qu'en cas de problème, il ne pourra compter que sur lui-même et ses amis.
A ceux qui s'en sentent le courage, ouvrons grand la porte d'or.
En matière de mobilité vous avez des idées à faire valoir ?
Comme souvent, les problèmes sont en fait générés par les pouvoirs publics. Si je prends le cas de Bruxelles, ça fait des années que les autorités se livrent à une chasse aux voitures. Toute la politique de mobilité consiste à embêter les automobilistes dans l'espoir de les guider vers les transports publics. Et ce pour des raisons explicitement idéologiques. La dernière idiotie en date de Mme Huytebroeck est de vouloir réduire les places de parkings privées. Il serait bon de lui rappeler que les problèmes de circulation sont causés par les voitures qui roulent pas par celle qui sont garées ! Il faut savoir que les études internationales estiment que 30% de la circulation dans les villes est due à des gens qui cherchent une place de parking. D'un point de vue empirique, c'est également mon expérience à Bruxelles. La circulation n'y est pas si pénible qu'on se plait à le raconter.
Par contre, trouver une place ! Ça, c'est la grande galère. Si on veut réduire la circulation, qu'on commence par multiplier les places de parking plutôt que de les diminuer. Et, par ailleurs, qu'on arrête de vouloir forcer les gens à se déplacer comme avant-guerre ! Le vélo et le tram, c'est bien gentil, mais c'est pas pratique et c'est très dangereux.
L'alternative à la voiture individuelle, c'est le taxi. Ouvrez les taxis à la concurrence ! Voilà une réforme qui peut être mise en oeuvre en un rien de temps et qui ne demande presque pas de moyens. Qu'on laisse ce marché libre et qu'on cesse de le taxer à mort. Pourquoi ne peut-on pas se faire taxi dès qu'on a une voiture ? Pourquoi faut-il cent milles autorisations ? Pourquoi restreindre l'offre ? En plus, ce serait une opportunité professionnelle pour les moins qualifiés. Pas besoin de diplôme pour être taximan et pas de risque de délocalisation. C'est juste le genre d'emplois dont on a besoin pour Bruxelles.
Il est temps de gérer la mobilité en fonction de la réalité du trafic et plus en fonction des rêves éco-décroissants du gouvernement.
L'enseignement vous préoccupe-t-il? Avez-vous un avis sur le décret Marcourt sur les universités ?
Je n'ai pas lu le décret Marcourt. Ça n'empêcherait pas un politicien professionnel d'en parler, mais, en simple amateur, j'ai encore des réserves intellectuelles. De façon générale, nous abordons l'enseignement de la même manière que les autres sujets. Qu'est-ce qui augmente la liberté des intervenants ? Quels mécanismes de régulation doivent être mis en place pour permettre une rencontre harmonieuse de l'offre et de la demande ?
On sait que la meilleure régulation est toujours fournie par des petites structures proches du terrain et libres de s'adapter aux spécificités locales. C'est la grande force du marché libre face à la planification économique. Il faut donc se rapprocher de ce fonctionnement en valorisant tout le temps l'autonomie des chefs d'établissement. Ce sont eux qui sont les mieux placés pour gérer leur bahut.
Le gouvernement fait exactement l'inverse en centralisant de plus en plus toutes les décisions. Le chef d'établissement devient un super-secrétaire à qui on demande juste de remplir des formulaires et d'appliquer des décisions venues d'en haut. Il faut casser ce processus de centralisation et soutenir toutes les réformes qui permettent de rendre les écoles aux profs et aux parents d'élèves.
En attendant une libéralisation complète du système scolaire, le cheque scolaire peut être une solution.
Si on s'écarte quelque peu de la politique pour rejoindre le fil rouge de ce panel de portraits, comment utilisez-vous les réseaux sociaux d'une manière générale et twitteur en particulier ?
Les réseaux sociaux sont aux réseaux ce que le justice sociale est à la justice. Au mieux une pâle copie, au pire une usurpation d'identité. J'éprouve en particulier une profonde détestation de Facebook. Depuis 6 mois que j'y suis, je n'ai toujours pas compris ce qu'il y avait moyen d'y faire d'intéressant. J'ai l'impression d'être face à l'outil ultime au service de la procrastination généralisée.
#Twitter peut encore être utilisé à des fins d'information et sauve donc sa tête de justesse. Je vais me faire incendier par les plus jeunes membres du Parti Libertarien, mais dans les deux cas, je les vois comme une nouvelle sorte de mass média que j'utilise uniquement pour vendre ma soupe. C'est juste un espace de pub gratuit. Un peu comme ton blog, donc !
Plus sérieusement, il y a dans les médias sociaux une tendance à se regrouper par affinité qui conduit à une sclérose de la pensée. C'est particulièrement net sur FB où l'algorithme impose sur ton mur ce que tes "amis" ont aimé. Quand je me connecte, environ 80% des messages que j'aperçois sont des messages politiques de tendance libérale ou libertarienne. Ce sont pourtant ceux que j'ai le moins besoin de voir. La philosophie libertarienne, je la connais pas coeur !
L'expression est devenue bateau, mais ce sont les différences qui nous enrichissent. Etre challengé par un opposant de qualité, c'est ce qui est intellectuellement le plus stimulant et c'est ce dont les réseaux sociaux nous privent. Heureusement, dans la vraie vie, j'ai beaucoup d'amis fidèles, avec des personnalités affirmées et des idées parfois très différentes de miennes. C'est avec eux que j'aime me retrouver et discutter sans autre soucis que de se comprendre mutuellement et s'améliorer individuellement.
Comment voyez-vous votre futur dans 5 ans, 10 ans, et plus ?
Si j'étais capable de voir le futur, je jouerais au lotto.
Quelques chose à ajouter ?
La crise que nous traversons aujourd'hui n'est pas une crise
économique, c'est une crise politique. Depuis des dizaines d'années,
quasiment tous les budgets de tous les pays occidentaux sont en déficit.
Il ne s'agit pas d'une incompétence particulière de tel ou tel
ministre, mais d'un effet de système. Le déficit budgétaire était une
manière de réguler l'action publique. Pour accéder au pouvoir, les
politiciens occidentaux doivent satisfaire leur électorat mais ils n'ont
plus la légitimité nécessaire pour imposer leurs choix au reste de la
population. Le déficit public était une façon de ne pas trancher
en reportant à plus tard le coût des décisions. Cette non-décision
permettait de dépasser les clivages sociaux et de stabiliser une élite
politique, mais aujourd'hui, c'est fini.
Les gouvernements ne trouvent
plus de crédit pour couvrir leurs déficits. Seul le cartel des banques
centrales leur permet encore de fonctionner en imprimant des tombereaux
de monnaie. Pour combien de temps ? Nous achevons un grand cycle
historique commencé dans les années 20-30 avec l'abandon de l'étalon or
et des institutions économiques libérales.
Que viendra-t-il après ? Je
n'en sais rien, mais le mouvement libertarien progresse partout dans le
monde et y aura sa place. C'est pour permettre à la Belgique de profiter
de cette grande transformation que nous avons fondé le Parti
Libertarien.
Le meilleur est à venir.
En vous remerciant, Patrick; à bientôt !
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mardi 22 janvier 2013
Yasmine du PP
Dans la rubrique, "ces twitteurs qui nous entourent", aujourd'hui, c'est une ... twitteuse que nous accueillons: Yasmine Dehaene.
Yasmine, on lit régulièrement tes interventions sur twitteur: claires et mesurées.
On sait que tu travailles pour le PP avec ton mari. Mais encore, ... qui es-tu ?
On sait que tu travailles pour le PP avec ton mari. Mais encore, ... qui es-tu ?
YD: D’origine flamande, je suis venue au monde
voici 48 ans à Bruxelles, au sein d’une famille modeste originaire d’Ypres.
J’ai toujours habité notre capitale. Je suis la fière maman de trois enfants
(18,15 et 5 ans). J’ai obtenu une licence en droit de la KUL.
J’ai été 18 ans avocate et notamment Managing partner
du cabinet Modrikamen pendant 10 ans. J’ai aussi travaillé 5 ans dans le privé (1996-2000)
comme General counsel et membre du Comité de direction d’une société pétrolière
américaine. J’ai, en 2011, quitté le monde du droit et des affaires pour me
lancer dans de nouveaux défis. J’ai ainsi débuté une activité de consultante en
gestion de stress (pour laquelle j’ai étudié 4 ans avec un scientifique de
haut niveau).
Mais surtout, j’ai décidé d’investir mon
énergie au niveau du Parti Populaire. Je m’y suis en effet impliquée comme
militante depuis son lancement en novembre 2009. Membre du bureau politique depuis
2011, j’ai ensuite été nommée Secrétaire générale du parti début 2012.
Mes hobbys : J’adore lire et voyager, je
suis passionnée par la complexité de l’être humain et son cerveau. L’influence
de tout ce qui est énergie sur l’homme et son environnement me fascine. Je
m’investis volontiers comme bénévole quand une cause me tient à cœur.
Ma manière de faire de la politique n’est
certainement pas très traditionnelle. J’adore débattre de certains thèmes
qui me sont chers comme le rôle de la femme dans la société, le futur de la
structure familiale, le vivre ensemble, les droits des plus démunis, les
personnes âgées, les valeurs, l’immigration, le printemps arabe, Israël, l’insécurité,
…. Je suis une fan (et un peu accroc, il faut le dire) de Twitter.
Je mets l’accent sur le débat et je ne
tiendrai jamais un discours pour plaire qui va à l’encontre de mes convictions.
Je déteste tout ce qui est manipulation et ceux qui enferment les êtres dans
des cases fermées. Ils nous coupent de la réalité.
Comme chaque être humain, j’ai des qualités
(persévérance, ouverture d’esprit, organisée, social, honnête, …), mais
également beaucoup de défauts marqués (têtue, …). Mais on ne peut pas plaire à
tout le monde !
Yasmine, pourquoi le Parti Populaire ?
YD: Ce n’est un secret pour personne, je vis depuis
23 ans aux côtés de Mischaël Modrikamen. En soi toute une aventure !
En 2002, il m’a dit, « je dois rentrer en politique ». C’était l’époque où Pim Fortuyn révolutionnait la politique hollandaise et faisait exploser le politiquement correct batave. Au prix de sa vie d’ailleurs ! Je m’y suis opposée et j’ai indiqué à Mischaël que j’étais déterminée à divorcer s’il le faisait. La politique me répugnait et je pensais que d’autres se lèveraient bien pour apporter le changement que beaucoup de belges réclamaient. Je m’étais trompée….
En 2002, il m’a dit, « je dois rentrer en politique ». C’était l’époque où Pim Fortuyn révolutionnait la politique hollandaise et faisait exploser le politiquement correct batave. Au prix de sa vie d’ailleurs ! Je m’y suis opposée et j’ai indiqué à Mischaël que j’étais déterminée à divorcer s’il le faisait. La politique me répugnait et je pensais que d’autres se lèveraient bien pour apporter le changement que beaucoup de belges réclamaient. Je m’étais trompée….
Les années passèrent et en 2008, nous avons
fait un constat amer et radical. Rien n’avait changé depuis 2002. La situation
avait au contraire empiré. Nous ne nous retrouvions plus dans aucun parti
traditionnel et le discours politique et médiatique nous semblait tellement
éloigné des réalités que les gens vivaient.
Surtout après l’affaire Fortis où Mischaël avait mené le combat que l’on
sait, nous nous sommes rendus compte que nos dirigeants n’avaient aucune vision
à long terme pour assurer la prospérité de notre pays. Fortis Banque avait été vendue
à vil prix à BNP Paribas au mépris des actionnaires, des déposants, du
personnel alors que, paradoxe suprême, la Belgique avait conservé Dexia et ses
garanties dont les problèmes trouvaient surtout leur source en France. Une
aberration.
Nous le constations tous les jours, l’immigration
échappait à tout contrôle ; les plus faibles étaient livrés à l’insécurité
et la violence ; les jeunes semblaient avoir de moins en moins envie de
créer, d’étudier, d’innover et la qualité de l’enseignement était en baisse
constante ; De plus, aucun plan à long terme et viable n’était élaboré pour
financer le vieillissement de la population ; des structures inadéquates
et coûteuses étaient mises en place ou maintenues par nos dirigeants ; Comble
de tout, une pensée unique qui nous distanciait chaque jour de nos valeurs.
A chaque fois que nous regardions un débat
dominical ou lisions la presse, on nous rabâchait les mêmes litanies, tellement
loin de la préoccupation des citoyens et des vrais enjeux.
Il y avait deux attitudes possibles. Ne rien
faire ou agir en se disant que peut-être avec beaucoup d’énergie, de
persévérance et notre expérience, nous serions capables d’apporter des idées et
un programme qui pourrait faire bouger les choses. Il y a une phrase de Mark
Twain peinte en grand sur le mur de notre cuisine:
Elle nous inspire souvent, face à l'adversité.
C'est donc avec mon plein et entier support cette fois, que Mischaël a pris la décision, mi 2009, de lancer un nouveau parti politique. Jour et nuit, pendant des mois il a oeuvré à mettre tout en place pour sa création en novembre 2009.
Il a remis en rgande partie ses affaires à ses collaborateurs et associés, ne gardant que quelques dossiers, pour s'invstir pleinement dans la chose publique. Nous étions donc libres.
La liberté permet d’assumer « ses » choix. Il n’appartenait à aucun système, ni coterie quels qu’ils soient. Nous allions vite nous rendre compte que l’on nous ferait payer chèrement le prix de cette liberté.
«Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »
Elle nous inspire souvent, face à l'adversité.
C'est donc avec mon plein et entier support cette fois, que Mischaël a pris la décision, mi 2009, de lancer un nouveau parti politique. Jour et nuit, pendant des mois il a oeuvré à mettre tout en place pour sa création en novembre 2009.
Il a remis en rgande partie ses affaires à ses collaborateurs et associés, ne gardant que quelques dossiers, pour s'invstir pleinement dans la chose publique. Nous étions donc libres.
La liberté permet d’assumer « ses » choix. Il n’appartenait à aucun système, ni coterie quels qu’ils soient. Nous allions vite nous rendre compte que l’on nous ferait payer chèrement le prix de cette liberté.
Comment s'est passé la rencontre avec Rudy Aernoudt ?
YD: Rudy Aernoudt, qui sortait de l’échec de LIDé et
du MR avait appris par la presse que Mischaël allait lancer son parti. Il l’a
contacté et un déjeuner a eu lieu au printemps 2009. J’étais présente. A
première vue, un homme sympa, intelligent, plein d’humour, bon orateur,
d’origine flamande, économiste, auteur de nombreux livres …Il semblait, sur
papier, compléter Mischaël Modrikamen sur plusieurs points : un wallon/un
flamand, un économiste/un juriste, …
A l’été 2009 il est venu nous rejoindre
quelques jours en Toscane pour parler du programme, du nom du parti et de son
lancement. Il promettait monts et merveilles, du financement par les capitaines
d’industrie, s’engageait à faire bouger les choses, surtout au Nord où les
citoyens allaient se rallier « en masse » à ses idées et sa vision
néo-unitariste du pays.
Il a écrit la partie économique du programme et
Mischaël lui a concédé le titre de co-fondateur du Parti Populaire et de
co-président. Pour le reste, sa contribution a été strictement égale à zéro.
Tout le travail a été réalisé par Mischaël (site internet, logo, financements,
programmes, organisation du parti et des sections, fonctionnement journalier…).
Des amis nous avaient pourtant mis en garde et
il s’est vite avéré que derrière son masque, Aernoudt était surtout un
opportuniste qui ne s’est jamais investi dans le Parti Populaire et qu’il avait
un mépris souverain pour les militants. Le bureau politique a finalement décidé
de l’écarter du parti en août 2010 et une très large majorité des membres se
sont ralliés à l’autre co-président.
Les propos mensongers et farfelus tenus par
Rudy Aernoudt suite à son expulsion du PP, seront à la base d’une enquête
pénale et de perquisitions et ce sur des bases incroyablement légères :
« J’ai entendu dire par un journaliste que … » relate le PV
d’audition de l’intéressé. Cela aura suffit pour mobiliser en quelques semaines
près de 25 enquêteurs de la brigade financière qui ont perquisitionné pas moins
de 5 lieux différents un beau matin de fin septembre 2010 (le siège du Parti,
le domicile d’une veille dame de 82 ans qui nous avait fait un don de… 250 €, le
domicile de certains collaborateurs, ainsi que notre domicile).
Dans le dossier, il n’y avait pourtant que des allégations
faciles à vérifier, sans faire tout ce ramdam. Personnellement j’ai été entendue
pendant près de 9 heures par les enquêteurs. Nous n’avions rien à cacher. Pour
chaque point soulevé (parfois des détails insignifiants tels la destination de quelques
dizaines d’€ issus de la vente de pins,…) les explications nécessaires,
claires, nettes et précises ont été données. La tenue de la comptabilité était
impeccable, certifiée par des réviseurs.
Rien n’a finalement été retenu à l’encontre du
Parti et les enquêteurs sont arrivés à
la conclusion que « tout était en ordre » dans nos comptes.
La politique c’est aussi cela. La calomnie vite exploitée avec légèreté par certaines personnes au sein de l'appareil d'état !
La politique c’est aussi cela. La calomnie vite exploitée avec légèreté par certaines personnes au sein de l'appareil d'état !
Cela ressemble à une aventure humaine ...
YD: Créer un parti ex nihilo avec des personnes
que vous ne connaissez pas et qui viennent de tous les horizons est une incroyable
aventure humaine. Vous attirez heureusement des hommes et des femmes de qualité
qui souhaitent comme vous le changement, la rupture avec les politiques
actuelles et sont prêts à s’investir.
Nous avons des centaines de militants, d’élus
locaux, de responsables du parti, qui sont humainement formidables. Certaine
soirées ou réunions organisées par le parti sont mémorables en raison de la
fraternité qui nous anime.
Mais une nouvelle formation, médiatisée, attire
également les opportunistes et ceux qui n’ont rien réussi ou tout raté dans
leur vie et pensent avoir enfin trouvé l’occasion de se réaliser ou de briller.
Vous attirez aussi des personnes bien
intentionnées mais qui n’ont aucune expérience politique, qui s’identifient entièrement
au parti jusqu’au jour ou une prise de position, une déclaration, leur déplaît
et ils nous quittent avec fracas. La réalité veut que si on adhère à un parti, il
soit tout à fait normal qu’on ne s’y retrouve jamais à 100%. Sinon chacun devrait
créer son propre parti !
C’est donc une réalité qu’il nous a fallu
découvrir. Des gens viennent et partent. C’est ainsi et il faut l’accepter. Sur
ce point nous avons probablement été naïfs, mais les expériences douloureuses nous ont permis
également de grandir, de nous affiner et d’en tirer les conclusions
nécessaires. Nous avons réalisé que c’était le propre de tous les partis qui se
créent, dans l’histoire belge ou à l’étranger.
2011 a dès lors été l’année du grand nettoyage
pour le Parti Populaire, de la remise en question, des changements, des
structures adaptées, des choix humains… Pour souder une équipe il faut
apprendre à se connaître avec ses forces et ses faiblesses, mais toujours dans
le respect mutuel.
On en arrive donc à Laurent Louis ...
YD: Lorsque Laurent Louis s’est présenté au Parti
Populaire début 2010, il paraissait être un jeune homme sérieux et engagé. Il
venait du mouvement libéral où il avait été président des jeunes MR à Nivelles.
Il avait également été attaché parlementaire de ce parti. Il avait donc une
expérience politique derrière lui et s’est comporté tout à fait dignement lorsqu’il
nous a rejoint. Si nous nous sommes trompés, d’autres se sont trompés avant
nous !
Quand les élections anticipées sont survenues en
juin 2010, il a fallu dans l’urgence choisir
des candidats pour les listes. Vu son expérience politique, il n’était pas
illogique de mettre Laurent Louis comme tête de liste pour le Brabant Wallon. Toutefois,
la probabilité qu’il soit élu était inexistante, car pour obtenir un siège dans
le Brabant Wallon, il fallait près de 20% des voix dès lors qu’il n’y
avait que 5 sièges à pourvoir !
Laurent Louis a d’ailleurs fait une bonne
campagne électorale dans le Brabant Wallon. Il a pu compter sur une équipe
dynamique sur le terrain et d’un terreau favorable dans cette province.
Nous étions confiants dans le fait d’obtenir au
moins notre premier siège de député à Bruxelles (BHV) où le président menait la
liste. Il fallait environ 33.000 voix pour obtenir un élu et peu de gens le
savent, le seuil électoral de 5 % n’y est pas d’application. La liste tirée par Mischaël à obtenu près de
25.000 voix sur BHV et les votes PP en Brabant Wallon (11.000 voix) devaient
venir compléter « le pot », par la technique de l’apparentement de
listes qui permettent de grouper les résultats entre ces deux districts.
A notre grande stupeur le soir des élections,
c’est l’inverse qui s’est passé et les voix de BHV obtenues par la liste du
président sont parties vers le Brabant wallon pour y priver le CDH du siège qui
lui revenait naturellement, ce parti y ayant obtenu trois fois plus de voix que
le PP. C’est ainsi que l’obscur Laurent Louis a été élu député du Brabant avec
environ 1.300 voix de préférence. Cet événement fût notre « black swan », notre signe noir, inattendu,
pour le PP.
A partir de là, Laurent Louis, inconnu de 28
ans, est devenu un tout autre personnage. Disons, pour être charitable, que
tout cela lui est monté à la tête. Il se révélait enfant gâté, égocentrique,
petit despote envers les secrétaires, manipulateur, voire pire, … Les
responsables du parti ont bien essayé de le coacher, de lui faire prendre
conscience de ses responsabilités, de ce qu’impliquait l’action politique sur
le long terme, le respect, le sens de la mesure. Rien ne semblait avoir de
prise sur sa personnalité immature.
Quand il a fini par exercer un chantage en laissant
entendre que dorénavant, si le parti ne se pliait pas à ses caprices et ukases,
il était prêt à tout détruire, le bureau politique n’a pas hésité un seul instant
à le mettre à la porte tout en sachant que le risque de perdre la dotation publique
était réel. Mais entre subir un chantage permanent et nos valeurs, le choix fût
vite fait. Nous préférions repartir sur des bases assainies, sans député, que de le traîner comme un boulet durant toute
la législature.
Le Parti Populaire a effectivement perdu sa
dotation (près de 40.000 € mensuels !) le surlendemain de son exclusion en
février 2011. Le PP a demandé à être entendu par la Commission ad hoc de la
Chambre qui traite du financement des partis. Ce droit lui a été arbitrairement
refusé. Seul Laurent Louis a été entendu. Aujourd’hui, je me dis qu’ils doivent
s’en mordre les doigts vu ses outrances.
Je pourrais écrire un livre sur le
comportement erratique de Laurent Louis mais ce serait donner à ce triste sire plus
d’importance qu’il n’en mérite. Il vient d’annoncer, la dissolution de son embryon de parti. Fin de
parcours pour quelqu’un qui aurait du rester dans l’anonymat de son
insignifiance.
Le Parti Populaire a quant à lui pris ses
responsabilités.
Et donc ces élections 2010 ?
YD: Les élections de 2010 sont en réalité survenues
trop tôt pour le Parti Populaire. Nous existions depuis 6 mois à peine, les
structures étaient en train d’être mis en place, les hommes en train d’être
jaugés. Le programme était là, mais une machine huilée et rôdée manquait
évidemment.
Nous avons toutefois opté pour la participation
aux élections. Ce fût une aventure humaine incroyable. Nous avons recueilli
11.000 signatures de parrainages validées en 4 jours ! Et finalement près
de 100.000 électeurs ont voté pour le PP.
Du jamais vu pour un parti qui existait depuis
quelques mois seulement. Mais par manque de temps, les erreurs de casting
s’étaient accumulées.
Ce qui m'étonne/indigne depuis longtemps, c'est cette absence caractérisée des médias, des débats dominicaux ou interviews politiques sur #Matin1, par exemple ...
YD: Début 2010 après la création du PP, les co-présidents
(Modrikamen/Aernoudt) étaient régulièrement invités sur les plateaux et
interviewés par les médias.
Cela s’est arrêté net 15 jours avant les
élections de juin 2010. Un sondage était sorti dans la Libre où le PP était
crédité de 8% des voix. Cela a fortement déplu aux partis traditionnels et les
15 derniers jours avant les élections, ceux qui comptent le plus, tout accès
aux médias et aux débats télévisés a été coupé. Il ne fallait plus parler du
PP qui a disparu des radars ! Ils savaient très bien ce qu’ils faisaient.
A partir de là, il fallait coûte que coûte tenter
de réduire la menace que représentait le Parti Populaire pour l’establishment
politico-médiatique, ce club fermé qui ne tourne qu’en vase clos. En effet,
« nous ne respections pas les codes médiatiques », comme on l’a
reproché à Mischaël. Les techniques de
dénigrement utilisées sont éculées:
- Diaboliser le Parti Populaire. Ils auront tout essayé à commencer par prétendre que nous étions d’extrême droite. Comme les politologues ne les suivaient pas, ils n’ont pas pu maintenir ce discours qui n’a bien entendu aucun fondement.
- Discréditer le Parti Populaire en ne parlant que des choses négatives, tels donner la parole à des inconnus qui nous quittaient et se voyaient accorder leurs 5 minutes de célébrité. Jamais ou rarement, nos projets et idées n’étaient repris.
- Relayer sans vérifications des faux communiqués de presse. Ainsi une personne qui se vantait au demeurant d’être missionné par un parti politique concurrent pour infiltrer et saboter le PP de l’intérieur, écrivait des faux communiqués de presse ainsi que des mails calomnieux et diffamatoires. Plus de 85 mails. Tout y est passé. La presse les reprenait parfois sans vérifier la teneur. Un jour, ces personnes mal intentionnées ont même ‘hacké’ nos bases de données afin de pouvoir récupérer le fichier de tous les membres et sympathisants. Aujourd’hui une plainte pénale est en cours à l’encontre de ces personnes. Elles devraient être prochainement renvoyées devant le tribunal correctionnel et punies.
- Finalement, ne plus inviter le Parti Populaire aux débats et ne jamais (ou très rarement solliciter son point de vue). Pourtant le PP est dans le top 10 des partis belges « googlés », au milieu de tous les grands (étude Zeitgeist 2011) !
Je tiens à préciser qu’il ne faut pas mettre
tous les journalistes dans le même sac. Certains font leur travail en toute
indépendance et je les en félicite.
Au Parti Populaire nous avons donc fait ce
constat et nous avons décidé d’aller de l’avant. Nous préférons avancer en
construisant que de subir et nous lamenter.
Deux axes ont été privilégiés à ce
stade:
D’abord, le PP a intenté un procès à
l’encontre de la RTBF pour non respect du pluralisme à l’antenne (un droit
fondamental dans un état démocratique). J’ai plaidé comme secrétaire général du
PP ce dossier devant le juge des référés en première instance et nous avons
obtenu la condamnation de la RTBF en septembre 2012.
Le juge y reconnaît clairement que la RTBF n’a
pas respecté son obligation de pluralisme et lui enjoint de remédier à cette
situation. Toutefois le juge n’a pas ordonné d’astreintes, la RTBF ayant plaidé
que comme institution publique, elle respecterait bien entendu l’ordonnance à
intervenir.
Depuis lors, la RTBF s’est « assise »
sur cette décision. Mépris total de l’état de droit. Le PP n’a même pas été
invité une fois à participer aux débats. Nous avons interjeté appel et le
dossier sera plaidé le 5 mars 2013 devant la Cour d’Appel de Bruxelles. La
procédure se déroule en Néerlandais.
Ensuite, un quotidien électronique « Le
Peuple » sera lancé d’ici quelques semaines. Ce quotidien abordera des
thèmes qui aujourd’hui sont peu ou pas abordés dans les médias belges
francophones. Le PP y aura la parole.
Différents accords avec des journaux étrangers
ont déjà été obtenus pour pouvoir reprendre leurs articles, outre le contenu propre
du Peuple. Le journal sera aussi ouvert à toute personne compétente qui voudra y
publier des opinions sur les sujets qui préoccupent les citoyens. Il y aura de
la place pour des débats sur des sujets aujourd’hui « tabous ».
Et les élections communales ?
YD: En 2011 et 2012 nous avons consacré notre
énergie et notre temps à professionnaliser les structures en vue du grand
rendez-vous électoral de 2014.
Nous avons présenté des listes pour les
élections communales dans 12 communes et villes « tests ». Le constat
est simple : là où le Parti Populaire a pu approcher la population en
direct ou par les médias locaux (qui font souvent un travail remarquable), le
message du Parti Populaire passe très bien.
Nous avons obtenu nos trois premiers élus
communaux à Trooz, Frameries et Verviers, avec des scores entre 7 et 12 % .
Nous avons aussi obtenu 5% des voix à Pont-à-Celles et Huy.
Ces résultats sont encourageants pour la suite
même si la tâche à accomplir est immense.
Quelles sont les lignes de force au PP ?
YD: Notre programme est basé sur la réalité du
terrain. Au Parti Populaire, nous sommes tous des citoyens actifs dans la
société civile. Nous sommes proches du citoyen et il est notre préoccupation
première.
Marine
Le Pen
YD: Au Parti Populaire nous estimons que le Front
national français a fortement évolué. Ce n’est plus le parti de Jean-Marie Le Pen.
C’est clairement un parti de rupture qui joue son rôle en France mais fait
partie du spectre démocratique, « républicain » comme ils disent. Un journaliste de gauche, comme Jean-François Kahn fait d’ailleurs publiquement le
même constat.
Nier cette réalité nous semble une erreur. Et
pourquoi diaboliser systématiquement un parti comme le Front national français
alors que de l’autre côté Mélenchon est bien plus dangereux pour la démocratie
et nos valeurs.
Si le Front national français continue à
évoluer (il reste encore à faire un certain nettoyage), il devrait logiquement
faire un jour une alliance avec la droite de l’UMP. Ils manifestent déjà
ensemble, comme ce dimanche [13/01/2013].
Faire ce constat, ne veux pas dire que nous
partageons le même programme, notamment étatiste, du FN français. Chaque parti de rupture a son ADN propre,
dans chaque pays.
La
N-VA
YD: Le succès de la N-VA, elle le doit aussi en
grande partie aux politiciens et médias francophones.
La N-VA a fait les mêmes constats que le Parti Populaire et qu’on le veuille ou non, les Flamands en on marre d’être le cochon payeur d’une Wallonie si mal gouvernée et seulement 30% des électeurs de la NVA souhaitent la scission de la Belgique. Les autres ont voté N-VA pour obtenir des réformes en profondeurs.
La N-VA a fait les mêmes constats que le Parti Populaire et qu’on le veuille ou non, les Flamands en on marre d’être le cochon payeur d’une Wallonie si mal gouvernée et seulement 30% des électeurs de la NVA souhaitent la scission de la Belgique. Les autres ont voté N-VA pour obtenir des réformes en profondeurs.
Le Flamand est pragmatique, bon gestionnaire et
économe. J’invite chacun à aller se balader en Flandre, c’est un autre monde.
Bart de Wever est quant à lui un homme
politique fin, intelligent, cohérent qui contrairement aux autres partis ne
souhaite pas le pouvoir si ce n’est pour modifier en profondeur la Belgique. Il
est patient, comme on l’a vu pour constituer sa majorité à Anvers. Peut-on lui
donner tort ?
En stigmatisant Bart de Wever et son
électorat, de plus en plus de Flamands vont se tourner vers son parti. Si en
2014 il obtient 42% des voix, il aura sans doute la majorité absolue en Flandre en sièges, tenant compte du seuil des 5% qui entraine des déperditions de voix et du système D'hondt.
Au Parti Populaire nous comprenons les
Flamands, même si nous ne sommes pas d’accord sur tout et si nos intérêts
divergent sur certaines questions. Nous disons aussi qu’il est inutile de se poser
en victime, bien au contraire ! Retroussons-nous les manches. En reformant
en profondeur nos structures existantes, en privilégiant la bonne gestion,
Bruxelles et Wallonie peuvent s’en sortir. Mais cela se prépare et nécessité
une volonté de réformes en profondeur.
Seules les réformes permettront d’éviter la
scission du pays. C’est une conviction au sein du PP.
L’immigration
YD: L’immigration doit être strictement contrôlée.
Les chiffres sont accablants. Un million de personnes sont arrivées dans le
pays ces 10 dernières années. Une véritable substitution de population se passe
sous nos yeux dans certains quartiers. Certains de nos citoyens y sont
abandonnés.
La Belgique a toujours eu vocation d’être une
terre d’accueil pour les réfugiés politiques et religieux et nous devons en
être fiers, mais la Belgique ne peut être terre d’accueil pour toute la misère
du monde, notamment économique.
Aujourd’hui, beaucoup constatent également qu’un
nouvel arrivant a souvent plus de droits et d’avantages que le citoyen belge dans
une situation précaire (SDF, personnes isolées, indépendants qui ont fait
faillite, hommes et femmes divorcées ou se trouvant seul à élever des enfants,
…).
Dès lors, le PP est
favorable à l’instauration d’un bouclier
social au terme duquel les citoyens belges peuvent toujours revendiquer,
à circonstances analogues, des droits sociaux équivalents à ceux accordés à des
résidents d’origine étrangère.
L’immigration opportuniste, en vue de profiter de la sécurité sociale
belge, doit être supprimée. Seuls 40 % des personnes d’origine non européenne
travaillent ! Les flux migratoires par regroupement familial doivent être
strictement limités et réservés à ceux qui ont des revenus suffisants issus
d’un travail et non de la sécurité sociale.
Le citoyen belge est donc légitimement demandeur
d’une meilleure gestion de l’immigration. Le sondage mondial d’Ipsos de juin 2011
sur l’immigration montre que la Belgique est le pays au monde où la population rejette
le plus massivement la politique d’immigration menée (72% des sondés !).
Le citoyen souhaite aussi un « vivre
ensemble » viable. Cela se fait en respectant l’identité et les valeurs
des personnes qui y vivent originairement. En niant cette réalité, le citoyen
est de plus en plus révolté et ne nous étonnons pas qu’un jour cela se termine
dans une violence généralisée.
La
sécurité
YD: La
sécurité, un droit pour les citoyens et un devoir pour l’état. Au Parti Populaire nous estimons que le
laxisme et l’impunité mènent à plus de violence et d’actes criminels. Le droit
de vivre en sécurité chez lui et en rue est un droit fondamental du citoyen.
C’est l’état qui est garant de ce droit.
Dès lors des mesures s’imposent :
Dès lors des mesures s’imposent :
a.
Une
politique de tolérance dite zéro. Chaque acte doit être suivi immédiatement
d’une sanction. Il a été démontré dans plusieurs pays que cette manière d’agir
est efficace et permet de diminuer considérablement la criminalité.
b.
Plus de
prévention dans la rue. Aujourd’hui les policiers passent plus de 40% de leur
temps à accomplir des tâches administratives. Ces tâches pourraient très bien
être confiées à du personnel administratif.
c.
Les
flagrants délits devraient faire l’objet d’une comparution immédiate comme en
France.
d.
Les
peines doivent être systématiquement exécutées, ce qui n’est plus le cas depuis
la circulaire Onkelinx : les criminels condamnés à moins de 3 ans de
prison ferme ne purgent plus leur peine. C’est inacceptable.
e.
Nous
sommes également favorable aux peines de sûretés incompressibles pour les
délinquants qui ont commis des faits graves (assassinat, terrorisme, viols, …).
f.
Sanctionner
n’implique pas nécessairement l’emprisonnement. Nous sommes tout à fait
favorable aux peines de substitution à la prison pour que des prises de
conscience puissent se faire.
g.
La
surpopulation carcérale : quelques mesures simples peuvent avoir un impact
important sur la surpopulation carcérale :
i. Réserver la détention préventive aux
délinquants qui présentent un réel danger pour la sécurité publique ;
ii. Continuer à développer les peines alternatives
comme les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique.
iii. Faire systématiquement purger les peines dans
leurs pays d’origines pour les délinquants étrangers (40% de la population
carcérale) et expulser les délinquants récidivistes. Des accords bilatéraux
existent à ce sujet, il suffit des les appliquer et de les étendre.
Priorité au travail
sur l’assistanat: Les wallons ont
subi la désertification industrielle, la mondialisation chaotique et la
mainmise socialiste étouffante sur tous les rouages de l’économie. D’où une
situation catastrophique pour les travailleurs, les jeunes, les précarisés et
une absence de perspective qui maintient la Wallonie dans le sous-développement
économique (84 % de la moyenne européenne). Le PP veut une révolution des mentalités et des pratiques.
Le Parti Populaire est le parti des travailleurs et de la prospérité retrouvée.
Les Wallons et les Bruxellois doivent se libérer du chômage. 500.000 emplois
seront disponibles dans les années à venir, suite aux départs à la retraite. Il
faut d’urgence que les entreprises, aidées des pouvoirs publics, forment et
coachent les chômeurs en vue de les remettre au travail.
Les allocations de
chômage doivent être revalorisées les trois premiers mois et dégressives
ensuite. Au delà d’une période de 36 mois, les chômeurs de longue durée doivent
effectuer des prestations au profit de
la société pour justifier le maintien de l’allocation. Les travailleurs
qui ont droit à la retraite peuvent quant à eux travailler librement après 65
ans, sans limite de revenus.
Les Wallons et les
Bruxellois doivent retrouver le chemin
de l’espoir. L’esprit d’entreprendre (le taux wallon est le plus faible
d’Europe) doit être développé chez les jeunes afin de favoriser les conditions
d’éclosion et de développement des PME, motrices de notre économie. Nos
entreprises croulent par ailleurs sous les contraintes administratives qu’il
faut réduire afin qu’elles se concentrent sur leur métier.
Quid de la réduction des dépenses de l’état et d'une baisse des
impôts?
YD: Nul besoin de 62
Ministres, 600 parlementaires, 4000 attachés de cabinet, de provinces devenues
inutiles, de nombreuses intercommunales avec des centaines d’administrateurs.
La relance est
possible par la hausse du pouvoir d’achat. Mettons en application une vaste
réforme fiscale. Globalisons tous les revenus (et pas seulement les revenus du
travail) et appliquons 3 taux: 0% d’impôt jusqu’à 12.500 euros de revenus, 19%
jusqu’à 50.000 euros et 29% sur la tranche supérieure. Supprimons également les
cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, tels les intérêts notionnels. Actuellement
elles ne paient qu’en moyenne 4% d’impôts chaque année.
Enfin, supprimons
l’état buffet tels les allocations familiales payées à des enfants qui ne sont
pas belges et résident à l’étranger. Supprimons la Grapa (la garantie de
revenus aux personnes âgées de plus de 65 ans qui ne disposent pas de moyens
suffisants) aux personnes étrangères qui arrivent ici à l’âge de la pension,
sans jamais avoir cotisé pour. Supprimons les abus au niveau de la sécurité
sociale et du chômage. Exigeons d’un nouvel arrivant (non réfugié) d’avoir des
qualifications nécessaires avant de venir s’installer sur le territoire. Ayons
le courage de faire un tri dans les ASBL subsidiées. Nombre d’entre elles n’ont
d’autre but que de placer les copains des copains.
Le
Confédéralisme, est-ce la seule voie d’avenir du pays ?
YD: Après les élections de 2010 qui ont donné un
premier signal clair, nous nous sommes clairement positionnés comme un parti
confédéraliste. Cette position a été adoptée par le Congrès de Liège de mars
2011, à 95 % des voix !
La Belgique est devenue ingérable depuis bien
longtemps. Structures compliquées et inefficaces qui servent souvent à nourrir
les affidés de certains partis au pouvoir.
Un exemple de gestion comparée entre le
Nord et le Sud : Les TEC et DE LIJN
TEC : 20 administrateurs et 8 directeurs avec en sus
112 administrateurs au niveau local.
De LIJN : 11 administrateurs et 6
directeurs avec aucun administrateur au niveau local.
Jamais, nous n’avons pu nous exprimer sur le
sujet ou nous n’avons pu être invités dans un débat télévisé pour faire part de
notre point de vue. Deux ans se sont écoulés depuis notre congrès et
aujourd’hui l’idée du confédéralisme semble finalement faire son chemin dans
les esprits. Le PP a comme souvent été précurseur. Les Wallons semblent
seulement redécouvrir la nécessité de préparer de nouvelles structures. Manque
de vision généralisé des responsables traditionnels. Au Parti Populaire, nous
sommes prêts pour affronter les conséquences du vote flamand en 2014. Si nous
souhaitons que la Belgique continue à exister, le confédéralisme sera la seule
solution. A défaut, il ne faudra pas s’étonner que la Flandre proclame son
indépendance !
Yasmine, quelles sont tes perspectives personnelles à 5 ou 10 ans?
YD: Jusqu’en 2014 au moins, je serai active au
sein du Parti Populaire. Après ? Tout dépendra du résultat.
Si le Parti Populaire obtient des bons scores
aux élections de 2014, je souhaiterai œuvrer là où je peux apporter mon
expérience pour faire bouger les choses. Étant trilingue, travailleuse et
n’ayant pas peur de prendre mes responsabilités, je peux être un atout dans de nombreuses
structures possibles.
Je ne sais pas encore si je vais me présenter
aux élections en 2014. La politique est un monde rude, peu humain et surtout tellement
opportuniste. Tout le contraire de ce que je suis.
Je peux aussi continuer à travailler dans
l’ombre et y faire un excellent travail. J’ai encore une année devant moi pour
prendre une décision.
Si le Parti Populaire n’obtient pas un nombre
d’élus qui lui permettent de peser sur le débat démocratique, je me retirerai
du monde politique. J’aurai alors consacré 5 ans de ma vie, à titre
complètement bénévole, à la chose publique. Une expérience de vie !
En effet, si aucun résultat tangible n’est
obtenu, il faudra en tirer sereinement les conclusions : c’est que la
population adore se plaindre mais est finalement satisfaite du status quo.
J’ai tellement de projets intéressants qui
m’attendent et il n’y aucun risque de m’ennuyer. Bien au contraire, la vie ne
fait que commencer à 50 ans !
Yasmine, merci beaucoup pour l'ensemble de ces éclaircissements et le temps passé à y répondre !
A bientôt sur Twitter, donc .... ! ;-)
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