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mercredi 30 novembre 2016

L'invité de Matin Première: Damien Ernst

Bertrand Henne recevait ce matin Damien ERNST, professeur en électromécanique à l’ULG, et spécialiste du marché de l’énergie.

Bravo
1.remis les choses à plat
2. développé des perspectives d'intérêt général
3. mis en garde contre l'illusion européenne!
Avis très critique de l'opposition PS - Ecolo et du régulateur belge du secteur de l'électricité a propos de la taxe nucléaire porté par la ministre Marghem.
A tort, refute le professeur d'université, qui trouve les critiques totalement indécentes. Je me demande s'il n'y a pas du harcèlement et une politisation :
"Je pense qu'il y a de la politisation au Conseil d’État et à la CREG": les rapports récents "sont beaucoup trop à charge". "J'ai eu l'impression que c'étaient des juristes qui cherchaient la petite bête, il y a une fixation mal placée sur ce dossier. Et les rapports ont fuité beaucoup trop rapidement"
Selon lui, pour le politique, il est urgent de s’unir et de sortir des polémiques politiciennes:
"Sur le truc de la redevance nucléaire, on aime ou on aime pas Marie-Christine Marghem, on aime ou on aime pas le nucléaire, mais sur ce dossier particulier de la redevance nucléaire, elle  a plutôt très très bien négocié  avec Electrabel: il y a une partie fixe de 150 millions sur les unités de Tihange 2 et 3 et de Doel 3 et 4". Le producteur doit payer au minimum soit cette somme, soit 38% de ses bénéfices. Et cela a été négocié à une époque où le prix de l'électricité était plus élevé que maintenant ; cela revient à capter, cette année, plus de 60% du bénéfice d'Electrabel.

Je ne dis pas que Marie-Christine Marghem a eu raison sur tout, mais elle ne s'est pas mise à genoux devant Electrabel

Non, non, non, il n'y a pas de cadeau à Electrabel. C'est une légende urbaine, Electrabel qui s'en met plein les poches, qui vole l'Etat, la ministre à genoux d'Electrabel ... : cela ne tient absolument pas la route.
Il faut sortir du débat majorité/opposition en matière énergétique et il faut qu’il y ait des initiatives bipartisanes !"

Pour mémoire:

Un ministre de l'énergie qui ne comprend rien, et qui assume, sans assumer ...


Le chef de groupe Ecolo, Jean-Marc Nollet:
"Cela devient un vrai problème politique"
Michel de Lamotte (cdH):
"La ministre Marghem s'enfonce dans ses mensonges! lLEtat aurait pu réclamer 4 millions d'euros en plus"
Karine Lalieux dénonce des "négligences à répétition", toujours commises "au bénéfice des producteurs nucléaires et jamais des consommateurs".
"Avec Mme Marghem, les consommateurs sont deux fois perdants, c'est 100 euros de plus sur leur facture d'électricité avec la hausse de la TVA de 6% à 21% et ce sont eux aussi qui financent les largesses octroyées par elle à Electrabel et EDF. Ce 'deux poids deux mesures' montre bien pour qui roule ce gouvernement"
Le nucléaire est-il aujourd’hui rentable ?
Selon Damien Ernst:
 "sur l’amorti, il est deux fois moins cher que le renouvelable. (…) On arrive donc a des prix trop bas qui n’arrivent pas à rémunérer la production d’énergie à sa juste valeur."

mardi 17 mai 2011

Rente nucléaire.bnb

Paul Magnette change de cap et  propose une méthode de calcul, qui donne raison à la Creg :

L’audition de Paul Magnette organisée en commission parlementaire aura apporté un fait nouveau majeur : il a proposé d’établir la rente nucléaire selon une méthodologie qui tient compte de la moyenne sur trois ans des prix de la bourse de l’électricité.
Il prend donc distance par rapport aux calculs de la Banque nationale qui, à l’instar d’Electrabel a pris en compte les prix de vente aux gros consommateurs industriels pour arriver à une rente de maximum 950 millions d’euros: il se rapproche de la méthodologie de la Creg

La Banque nationale ne fournira provisoirement plus d'études pour le débat sur la rente nucléaire.

"L'exercice a montré que cela n'a plus de sens que la banque centrale intervienne encore"
"Ce dossier est devenu tellement émotionnel que rien de rationnel ne peut plus être mené." 

Le gouvernement avait chargé (aussi et dans un deuxième temps) la Banque nationale d'estimer les bénéfices réalisés par les producteurs d'énergie nucléaire depuis que leurs centrales sont amorties.
La Banque nationale avait choisi de se baser sur les chiffres de 2007 car ils avaient été audités par la CREG, ce qui n'était pas le cas de ceux de 2008, 2009 et 2010.


Karine Lalieux -au nom du PS ou de son ministre de l’Energie-, à Guido Camps:
"Monsieur Camps, vous avez dit que le rapport de la BNB était bon pour les archives. J’ai l’habitude de vos provocations médiatiques. Tout comme la menace de votre démission. Mais il faut sortir d’un régulateur de la confrontation et aller vers un régulateur de la concertation".

jeudi 28 avril 2011

Le rapport de la BNB Vs CREG

La CREG dénonce des manquements graves dans le rapport de la BNB

Le rapport de la Banque nationale de Belgique sur la rente nucléaire présente de graves erreurs et n'est pas relevant, a réagi mardi Guido Camps, directeur de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG), dans une interview à la VRT. La CREG est stupéfaite du contenu du rapport de la BNB sur la rente nucléaire, où celle-ci est estimée entre 808 et 950 millions d'euros. Selon M. Camps, le rapport contient de graves erreurs car il a été tenu compte des tarifs d'électricité les plus bas, qui ne sont appliqués que pour les grands consommateurs industriels.


Pour M. Camps, la discussion n'est pas encore finie et il ne quitte donc pas la CREG aujourd'hui. Il avait menacé de démissionner si la BNB donnait raison à Electrabel dans le débat sur le calcul de la rente nucléaire.

samedi 16 avril 2011

de 750 à 900 millions d'euros ....

En Belgique, les centrales nucléaires sont amorties.
La rente nucléaire est le bénéfice que tirent les électriciens de l'exploitation des centrales. Celle-ci naît de l’écart entre le coût d’un kilowattheure produit par l’un des sept réacteurs atomiques belges, principalement exploités par Electrabel (87%), et le prix de vente de l’électricité.

Le gouvernement avait sollicité la CREG en vue de récupérer une partie de cette rente, pour la taxer vraisemblablement à concurrence de 33 %.
En mai 2010, la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG) avait évalué cette rente -à la demande du ministre de l’Energie, Paul Magnette- à 2 milliards d'€  ; mais Electrabel l'avait évalué à 650 millions d'€.

Yves Leterme et le gouvernement belge avaient chargé la Banque nationale de trancher la différence des chiffres avancés et calculés : la BNB évalue le bénéfice du nucléaire à environ 800 millions.
En effet, un rapport du département de micro-économie de la Banque nationale de Belgique évalue la rente nucléaire à un montant allant de 750 à 900 millions d'€ : 87% pour Electrabel ; 13% pour EDF (via SPE-Luminus).

Guido Camps, l’un des quatre membres du comité de direction de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz avait affirmé avant la remise des chiffres du rapport de la BNB :
"Si l’on suit Electrabel dans ses calculs de la rente nucléaire, je démissionne"
A savoir aussi, en mars 2011, Electrabel a écopé d'une amende de 100.000 € par jour à partir du 3 janvier dernier pour avoir refusé de transmettre certaines informations. La CREG a affirmé qu’Electrabel avait fait preuve d’une « réticence manifeste » à fournir les informations nécessaires ...
Se souvenir aussi qu'en juin 2009, Magnette avait demandé au Conseil de la Concurrence d'enquêter sur les prix de gros de l'électricité après la publication d'une étude de la CREG selon laquelle Electrabel aurait manipulé ces prix, ce qui lui aurait permis d'en tirer un bénéfice de 100 millions d'€. Le ministre demandait à la CREG de lui transmettre aussi vite que possible les conclusions de l'étude concernant l'impact économique et juridique de ses découvertes et demandait au ministre de l'Economie Vincent Van Quickenborne de charger le Conseil de la Concurrence d'une enquête dans ce dossier ... quelles en sont les conclusions ; existent-elles ?
La question est la même à propos de l'enquête pour abus de position dominante initiée par la Commission européenne  contre Electrabel ...

Et maintenant ... ?


Lire aussi:
Becquerel, Gray, Sievert, ...

Pour vulgariser les différentes unités, on peut faire la comparaison suivante : la
source de radioactivité sera un pommier et un dormeur fait la sieste sous ce pommier, dont les pommes commencent à tomber.

Fukushima : The Japanese government has issued the evacuation

Plainte de Lampiris contre Electrabel - 13/06/2009
Le fournisseur a déposé une plainte pour abus de position dominante auprès du Conseil de la concurrence. Le ministre Paul Magnette demande, lui, une enquête.
Il n’y a pas que la Creg, le régulateur fédéral du marché belge de l’Energie, qui s’interroge sur les pratiques d’Electrabel. Selon nos informations, le fournisseur de gaz et d’électricité Lampiris a déposé une plainte au Conseil de la concurrence pour abus de position dominante. "La plainte a été déposée en janvier et jugée recevable", a confirmé à La Libre Bruno Venanzi, administrateur délégué de Lampiris. "Il nous a fallu près d’une année pour préparer le dossier", poursuit-il.
Cette plainte n’est donc pas consécutive aux études de la Creg. Mais les comportements mis en cause ne sont pas étrangers à ceux qui sont reprochés par la Creg. A savoir une éventuelle manipulation des cours sur Belpex (bourse belge de l’électricité) et les profits engendrés par les droits gratuits de CO2. "Le marché belge de l’électricité manque clairement de transparence sur la façon dont les prix se construisent. Le marché n’est pas suffisamment libéralisé. Il y a un acteur trop dominant", estime Bruno Venanzi. Il constate que l’utilisation gratuite des droits CO2 est "très peu transparente".
Par ailleurs, le ministre Paul Magnette a, lui, décidé de réagir à l’étude de la Creg sur les prix sur Belpex en demandant au ministre de l’Economie, Vincent Van Quickenborne, de charger le Conseil de la concurrence d’enquêter sur les prix de gros. Il demande également à la Creg de lui transmettre aussi vite que possible les conclusions de l’étude concernant l’impact économique et juridique. Selon une première estimation de la Creg, le bénéfice retiré par Electrabel de la "manipulation" de cours s’élèverait à 100 millions d’euros par an.
Du côté de la Creg, on réagit avec prudence à l’initiative du ministre de l’Energie. "Nous espérons que le Conseil de la concurrence aura les moyens d’investigation", souligne Laurent Jacquet, porte-parole.
Quoi qu’il en soit, tout cela prendra du temps. Selon certains experts, la plainte déposée par Lampiris n’aboutira pas avant 2010. Certains se demandent aussi si le Conseil de la concurrence osera s’attaquer à un "Goliath" comme Electrabel. Certes, il vient de s’attaquer à Proximus (et donc à sa maison-mère Belgacom), poursuit-on, en imposant une amende élevée (66 millions) pour des faits qui remontent à 2004-2005.
Vincent Van Quickenborne dit, lui, avoir toute confiance dans le Conseil de la concurrence pour prendre à bras le corps le dossier. Toutefois, il préférerait attendre le rapport définitif de la Creg et examiner les mesures proposées. Il estime en outre que la position d’Electrabel est encore trop proche du monopole en termes de production, même si les Pax Electrica I et II ont diminué de 15 % sa position.
Pour ce qui est de droits d’émission CO2, rappelons que la Creg avait calculé qu’Electrabel et SPE (deuxième producteur en Belgique) auraient encaissé 1,5 milliard d’euros depuis 2005, en facturant à leurs clients industriels des droits obtenus gratuitement. Paul Magnette avait annoncé son intention de demander la création d’une taxe destinée à récupérer les sommes touchées par les producteurs d’électricité à ce titre. Il a ainsi renvoyé la balle au ministre des Finances Didier Reynders tout en demandant à la Creg de proposer une méthodologie sur la perception de cet impôt.

Les gestionnaires de réseaux gagnent contre la Creg

Les "petits écarts" du gendarme électrique


Electrabel dans le collimateur de l'UE (juillet 2010)
La Commission européenne examine si Electrabel n'abuse pas de sa position dominante. Le protocole d’accord nucléaire que le groupe GDF-Suez a conclu avec la Belgique pourrait en effet renforcer la position dominante d’Electrabel sur le marché belge.
Electrabel est dans le collimateur de la Commission européenne. Celle-ci examine si le protocole d'accord nucléaire que le gouvernement belge a conclu l'année dernière avec le groupe GDF-Suez consolide encore davantage la position dominante de la filiale du groupe, Electrabel, sur le marché belge, rapporte De Tijd. La Commission donne ainsi suite aux plaintes introduites en avril par les producteurs d'électricité verte Electrawinds et Eneco.
Le groupe Electrabel abuserait-t-il de sa position dominante?
Le protocole d'accord nucléaire avait été signé par l'ancien premier ministre Herman Van Rompuy. La Commission européenne examine si Electrabel n'abuse pas de sa position dominante. L'accord prévoit pour l'entreprise un rendement net d'environ 2 milliards d'euros, selon la commission de régulation de l'énergie, la CREG. Selon les plaignants, le protocole d'accord renforce de manière presque incontestable la position dominante d'Electrabel sur le marché belge.
Une éventuelle violation des règles du marché intérieur
La Commission va également enquêter, suite aux plaintes, sur une éventuelle violation des règles du marché intérieur. Avec ses investissements dans l'énergie verte à hauteur de 500 millions d'euros, Electrabel pourrait chercher à s'accaparer de la majeure partie des capacités pour les énergies renouvelables dans notre pays.