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vendredi 16 décembre 2016

Le bilan du piétonnier est catastrophique

Bruxelles est la ville martyre d'un ego surdimensionné qui voulait entre autre
"le plus grand piétonnier d’Europe".
Lancé il y a deux ans, le schéma de développement commercial de Bruxelles recommande une série de mesures comme, par exemple, le développement du concept « familles ».
C'est en réalité une blessure béante et in-cicatrisable qui s'étale du nord au sud du Pentagone, laissant des commerces qui se meurent à petit feu, et des embouteillages invraisemblables.

Il y a 2 ans déjà, le tyran déclarait:
"Il faut décider vite sinon je sais ce qui va se passer. On va être confronté à un tas d'experts et de comités qui vont donner leur avis bien entendu négatif. Sans compter les procédures légales qui sont une vraie partie de plaisir". 
:
Le bourgmestre voulait mener la réflexion "à marche soutenue" sur la création d'un piétonnier sur une portion du boulevard Anspach, entre la Bourse et De Brouckère.
Touring et les commerçants du centre-ville flinguaient déjà le projet de piétonnier sur l'axe central de circulation au coeur du Pentagone.

Isabelle Norro, de Touring, qui insiste principalement sur l'importance économique du boulevard:
"Nous sommes contre le fait de couper dans les grands axes"
"La campagne est à la campagne, et une ville reste une ville", résume-t-elle. "La ville est tout d'abord un centre économique." 
"Nous rappelons à Yvan Mayeur que nous sommes une démocratie. Aucune décision ne peut être prise concernant le centre-ville sans que toutes les éventuelles conséquences aient été analysées"
Alain Berlinblau, président de l'association "Groupement des commerçants du centre-ville":
"Ce projet de piétonnier, ce serait la mort des commerces"
"Il y a déjà très peu d'axes de pénétration menant au centre-ville. Et nous savons que 60% de la clientèle des commerces d'Anspach viennent faire leurs courses en voiture"

[Décembre 2016] Entretien de Dorian de Meeûs avec

Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci (Chambre de Commerce et Union des entreprises de Bruxelles):
Le bilan du piétonnier est catastrophique. Catastrophique ! Alors, je comprends la prise de risque originelle et le fait d’avoir voulu contrer les nombreux obstacles, mais quand on prend de tels risques, il faut que tous les dispositifs d’accompagnement soient impeccables : la sécurité, le sentiment de sécurité, la propreté, l’accessibilité, la communication, l’aménagement…
Le bourgmestre voulait le plus ‘grand’ piétonnier d’Europe, alors qu’on aurait souhaité le plus ‘chouette’ piétonnier d’Europe. Avec un tel objectif, on aurait dû le faire grandir petit à petit, en apprenant à gérer les problèmes successifs. Ici, cela a été décidé un jour en toute fin de soirée sans concertation…
Soyons clairs, on n’a aucunement été concerté dans ce projet, on a juste été invité à découvrir les plans et les problèmes. Or, nous sommes plutôt favorables à un piétonnier, mais ici, la Ville n’a pas su gérer la sécurité ou le sentiment de sécurité, même s’il est vrai que le contexte n’a pas aidé.
Avec la fermeture des tunnels et le lockdown, il fallait impérativement rouvrir le boulevard. Cela était simple à faire, il n’y avait rien à défaire puisqu’il n’y avait pas d’aménagements urbains.
Vu que l’intelligence a la capacité de s’adapter, il aurait fallu temporairement revoir le plan et non s’obstiner. Il y a eu ici une rigidité totale malgré des obstacles exceptionnels et temporaires!
Les relations difficiles entre la Région et la Ville trouvent leurs explications ici.
: Les entreprises en souffrent encore aujourd’hui ?
Certaines entreprises, et en particulier dans l’horeca, ont encore et toujours un chiffre d’affaires en recul de 60%. Cette année a été catastrophique dans le centre-ville à cause du lockdown, de la fermeture des tunnels et du piétonnier mal géré. L’impact des tunnels est dramatique. La Ville n’a aucunement planifié la communication, ce qui a donné le sentiment ‘erroné’ que le Centre était inaccessible ! Mais personne n’a compris comment on pouvait y accéder. Les villes comme Rome, Strasbourg et autres ont aussi eu des problèmes, mais temporaires. Elles, elles ont fait ça bien, avec des mesures d’accompagnement ! Bruxelles a fait ça mal, sans préparation… il est donc normal que tout le monde râle. Cela finira par être bien, mais dans 5 à 10 ans.
: Ne dressez-vous pas un tableau particulièrement noir ?
Pour ceux qui en doutent, sachez que les chantiers n’ont pas encore commencé et qu’ils dureront 2 à 3 ans. On a tout fait à l’envers ! Je me demande vraiment comment la Ville va s’en sortir. D’autant qu’elle va devoir gérer une série de procès en dommages et intérêts, y compris de ceux qui sont en faillite. Je rappelle que la Ville a géré ce dossier sans permis et à coups de déclarations fracassantes du bourgmestre (NDLR : Yvan Mayeur, PS) qui déclare que les entreprises peuvent venir le voir et qu’il verra ce qu’il pourra leur donner. Mais, on est dans un cadre légal. Face à un préjudice, un bourgmestre n’est pas habilité à donner de l’argent comme un grand seigneur du Moyen Âge. Sur quelle base légale ferait-il ça ? Aucune. C'est un tribunal qui doit trancher.
: Les entreprises menacent de quitter la capitale, mais le font-elles réellement ?
Environ 12.000 entreprises ont quitté Bruxelles ces 5 dernières années, alors que seules 4.000 sont arrivées. La balance est clairement défavorable. Cependant, il est logique que le taux de création d’activité dans la capitale soit si élevé et que les entreprises qui engagent et s’étendent recherchent des espaces moins onéreux. Le problème est que les élus locaux – donc élus par les Bruxellois – donnent le signal aux navetteurs qu’ils ne sont pas les bienvenus. C’est dramatique, car il est évident que Bruxelles a besoin de ses navetteurs, encore plus que de touristes. L’économie a besoin de ces gens. On doit se comporter en capitale du pays. Le repli sur soi signerait la faillite de Bruxelles.

On ne les entend plus, mais ils étaient il y a 2 ans "pour" le piétonnier dans sa "forme actuelle"...

Marie Nagy, conseillère Ecolo réagissait en demandant à voir :
"Il est temps d’agir. Depuis 2006, il y a des projets pour réaménager le centre-ville de Bruxelles".
"Il faut le faire, mais avec un projet concret. Je demande donc qu’Yvan Mayeur réalise ce projet. Pourtant, beaucoup de choses restent à faire, notamment pour la sauvegarde des habitants et des commerces. Que faire pour la livraison des marchandises par exemple ? De même pour les transports en commun, les bus passent par ces grands boulevards".
La  propose de travailler par étapes en fermant provisoirement quelques places, pour voir ce qu’il ressort de l’expérience et en réaménageant le centre-ville."
On entend plus du tout sur le sujet le philosophe de l’UCL Philippe Van Parijs, à l'origine du mouvement Picnic The Streets qui avait organisé des sit-ins à la Bourse pour demander un piétonnier. Il se disait
"content et espérait que le résultat sera là".
 Et souhaitait que le bourgmestre
"communique ouvertement (...) La seule crainte qu’on ait, c’est que les gens ne suivront pas directement et que l’opposition attaquera de suite en disant : 'Vous voyez, ça ne marche pas'. Il faut un plan global (...). Il faut aussi veiller à ce qu’il y ait aussi moins de voitures en ville en général. Sinon, tous les conducteurs vont se rabattre dans la rue de Laeken et la rue Van Artevelde".
"Je trouve les critiques des commerçants "insensées" et basées "sur un chiffre faux en disant que 60 % des gens viennent en voiture en ville, citant les chiffres d'Atrium qui donne 14% de chalands motorisés."

Et aujourd'hui ?

[A lire bientôt sur ce blog] 2 touristes de l'immobilier commercial, Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, et Hamza Fassi-Fihri, vice-président du CDH, député régional et chef de groupe CDH au Parlement francophone bruxellois, se sont rendu au MAPIC (Le Marché International de l’Implantation Commerciale et de la Distribution) "pour soutenir Bruxelles" [sic].

Ils se sont toutefois étonnés de ne rien y voir sur le piétonnier:
"J’ai vu une très belle promotion du projet Neo et sa nouvelle maquette, mais rien sur le piétonnier. Même Uplace avait une plus grande visibilité. Alors, quand je lis que Marion Lemesre se félicite de l’action bruxelloise au Mapic, je souris… " raconte Cérexhe.
Les deux touristes ne remettent évidemment pas en cause l’existence même du piétonnier malgré quelques "défauts conceptuels du départ impossibles à changer".

"Des défauts conceptuels du départ impossibles à changer" : Mais lesquels, donc !???

Mais Cerexhe poursuit:
"L'échevine MR du Commerce de la Ville de BXL, Marion Lemesre, disait la semaine dernière que sa visite au MAPIC fut très productive. Aujourd'hui, elle accuse ATRIUM du très peu de visibilité dont bénéficiait à Cannes le (son) projet de Piétonnier... Déclarations girouette et aveu de faiblesse : il est beaucoup trop facile d'accuser les autres quand on ne sait pas soi-même ce que l'on veut...!"


mardi 13 décembre 2016

"Pour soutenir Bruxelles" ... !?

Nous vous parlerons, ici, du bilan catastrophique du "plus grand piétonnier d’Europe".

La 22ème édition du MAPIC (Le Marché International de l’Implantation Commerciale et de la Distribution, avec une édition principale à Cannes, et des succursales à Milan, Moscou, Shanghai et, bientôt, Mumbai), se tenait à Cannes du 16 au 18 novembre derniers et rassemblait plus de 8 400 participants internationaux, dont plus de 2 400 enseignes et 2 300 promoteurs.

9 000 m² de surface d’exposition accueillant près de 250 stands représentant plus de 650 sociétés liées à l’immobilier de commerce.


C'est pour certains l'excursion automnale cannoise qui fait pendant au MIPIM printanier.

On compte parmi les touristes de l'immobilier commercial Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, et Hamza Fassi-Fihri, vice-président du CDH, député régional et chef de groupe CDH au Parlement francophone bruxellois, "pour soutenir Bruxelles"

"Pour soutenir Bruxelles" ????
  • Qu'y faisaient-ils ? Pour/sur le compte de qui ?
  • Pour quel budget et pour quel retour sur investissement ?
Sans réponse à ces légitimes questions, nos valeureux touristes de l'immobilier commercial et souteneurs bruxellois sont toutefois étonnés de ne rien voir sur le piétonnier:
"J’ai vu une très belle promotion du projet Neo et sa nouvelle maquette, mais rien sur le piétonnier. Même Uplace avait une plus grande visibilité. Alors, quand je lis que Marion Lemesre se félicite de l’action bruxelloise au Mapic, je souris… "
Les deux touristes ne remettent évidemment pas en cause l’existence même du piétonnier malgré quelques "défauts conceptuels du départ impossibles à changer".

"Des défauts conceptuels du départ impossibles à changer" ???
  •  Mais lesquels ?
Hamza Fassi-Fihri:
"Au collège des bourgmestre et échevins, on nous dit qu’on a plein d’investisseurs prêts à mettre de l’argent dans le centre de notre capitale. Or, quand on parle avec eux, on se rend compte qu’ils ne savent pas ce que veut la Ville. Le collège est non seulement divisé sur la question, mais il n’arbitre rien. Depuis 2014, trois études ont été commandées pour savoir quel genre de commerce envisager. GeoConsulting, Devimo et Citytools puis UPcity ont été appelés en renfort mais aujourd’hui, on n’a toujours aucun accord sur rien !"
"
On nous a parlé un moment d’une «Belgian Avenue» qui mettrait en avant les produits belges, puis on nous a dit qu’il n’y en aura plus. Nous voulons une stratégie claire et rapide. »

Quid de la planification et la prospection des commerces qui viendront peupler le piétonnier:
"Qui sera le pilote dans l’avion ? Marion Lemesre et son ASBL Entreprendre-brucity qui a coûté 300.000 euros ? Atrium ? Cristal City ou les opérateurs privés, comme, par exemple, The Mint ? Nul ne le sait…"
Enfin, "au CDH, on reproche à Marion Lemesre de savoir que beaucoup de commerçants du centre-ville souffrent et vont devoir partir, ce qui peut se comprendre si on veut améliorer le centre-ville [sic], mais elle ne fait rien pour les aider à se relocaliser. Par exemple, que va-t-on faire des baux existants ? On les rachète ou on attend qu’ils arrivent à terme ? Les inquiétudes sont trop nombreuses… "
Benoît Cerexhe :
"Il y a aussi une inquiétude par rapport au phasage des travaux puisque différents projets vont se télescoper : The Mint, Parking 58, le Métro Constitution, la rénovation du bâtiment Actiris… Il reste aussi à régler les problèmes d’accessibilité et stationnement. Je constate que le secteur privé fait des efforts avec, notamment, les 40 millions d’euros que va investir Agre dans la rénovation de City2. Au public d’en faire autant… "
Marion Lemesre et son "Coeur de ville bruxelloise" est donc "visiblement" allé présenter le projet du futur piétonnier à Cannes.
Mohamed Ouriaghli, aussi. Rappeler que ce dernier dénonçait l'opposition au piétonnier principalement comme étant du à "L'extrême-droite et l'organisation "Nation" en première ligne"

Mais qu'a donc été faire, Mohamed Ouriaghli, cet échevin bruxellois du LOGEMENT expropriateur,  au , qui pour rappel, est un salon de l'immobilier commercial ?
  • Sur le compte de qui, avec quel budget ? 
  • Pour quel résultat ?

Donc, Marion Lemesre, échevine de l’Emploi, de l’Economie, de la Formation, du Commerce et du Plan de stationnement au conseil communal de Bruxelles, a été offrir au Mapic; 
"un nouveau cœur de ville à des enseignes « premium » susceptibles d’occuper un espace dans le futur piétonnier:
"Nous travaillons en ce moment à la dynamique commerciale du centre-ville, qui englobe la plupart des quartiers autour du boulevard Anspach. Il y a un an, nous avons commandé une étude dans le but de proposer une vraie promenade commerciale. Elle sortira dans un mois… "
"
Le centre-ville souffre, c’est vrai, mais c’est le cas de toutes les grandes villes qui ont connu un attentat. Nous voulons plutôt insister sur le haut potentiel que présente le centre-ville de Bruxelles. C’est pour cela que nous sommes venus à Cannes"
 Plus loin aussi, à l’occasion du Mapic 2017, Mohamed Ouriaghli:
"Le privé investit beaucoup dans le secteur. Je pense notamment au réaménagement de la galerie du Centre Monnaie (projet The Mint porté par AG Real Estate). Mais il doit savoir qu’il a tout le soutien du secteur public. Nous partageons les mêmes intérêts"
Autisme ?
Marion Lemesre:
"De plus en plus de gens se rallient à l’idée du piétonnier. Un sondage de l’UCM (Union des classes moyennes) relève que 90 % des commerçants du centre-ville sont favorables au projet." "La lenteur des travaux est une réalité, mais c’est la faute aux recours. Cette fois, les travaux vont démarrer au printemps. A la fin de l’année prochaine, on devrait voir un grand changement et pour la mi-2018, le centre-ville aura une toute nouvelle identité"

"D’après les contacts que nous avons eus à Cannes, on se rend compte que les acteurs internationaux voient bien qu’il se passe quelque chose à Bruxelles et ils voudront être présents au bon moment
.
En octobre 2017, The Mint sera achevé et l’année suivante, nous assisterons à l’inauguration du nouveau Crystal City et d’un centre commercial de City 2 complètement relooké. Cela va faire beaucoup de mètres carrés sur le marché ! »

Lire aussi:



Après Docks Bruxsel, le développeur met le cap sur Barcelone
Equilis a profité de sa présence sur les bords de la Méditerranée pour faire un bilan de ses activités. Développeur du centre commercial Docks Bruxsel, le groupe carolo semble ne pas connaître l’échec puisque tous les projets qu’il lance rencontrent un franc succès (à part peut-être un développement en Ukraine).

Equilis vient ainsi d’entamer la deuxième phase des Papeteries de Genval, un projet qui mélange logements et commerces. La phase 1 a été euphorique et 82 % de la commercialisation de la phase 2 a déjà été atteinte alors que les travaux n’ont pas encore démarré.
A Court-St-Etienne, l’éco-quartier Court-Village voit son taux de vente du résidentiel (350 logements) approcher les 65 % et celui des commerces les 50 %. Froyennes, Tubize et Namur sont d’autres occasions de sabrer le champagne, ce qu’Equilis ne manque d’ailleurs jamais de faire, la fête étant incrustée dans les gènes de ce groupe qui célèbre cette année ses dix ans d’existence.
Mais ce qui a surtout été mis en avant, à Cannes, par les acolytes de Carl Mestdagh, c’est la dimension pan-européenne que le patron veut plus que jamais affubler à Equilis. Les projets belges, c’est bien, surtout quand ils ont la taille d’un Docks Bruxsel, mais développer ailleurs en Europe, c’est un indéniable gage de sécurité par rapport à l’avenir. « Tous les promoteurs-développeurs qui sont mono-pays ou mono-produits meurent un jour, a résumé laconiquement Olivier Beguin, le directeur général du groupe. Nous affichons désormais une volonté claire d’être reconnu par les investisseurs à l’échelle européenne. »
Déjà active en Pologne, en Hongrie et en Ukraine, c’est surtout en France, où quatre chantiers viennent de démarrer dans le bassin d’Arcachon et à Avignon, et trois autres sont prévus à Biganos, Monteux et Grimaud, et en Espagne qu’Equilis veut frapper un grand coup.
Dans la péninsule ibérique, Equilis entamera, en effet, d’ici une semaine, la construction d’un nouveau centre commercial à Barcelone. Baptisé « Finestrelles », il est situé dans le quartier résidentiel d’Esplugues, dans le centre de la capitale catalane. Le projet existait déjà (deux permis sur trois avaient été obtenus) et, pour la petite histoire, on signalera qu’Equilis l’a racheté à une banque. Au total, 110 magasins seront répartis sur un espace de 41.000 m2, auquel seront ajoutés des logements étudiants. Le tout ouvrira à l’automne 2018. « Vu qu’il n’y a plus eu de développements majeurs en Espagne depuis longtemps, il est clair que les enseignes ont beaucoup d’appétit, se réjouit à l’avance Olivier Beguin. Nous allons d’ailleurs engager une personne supplémentaire pour notre bureau sur place, histoire de mieux prospecter le marché. Nous espérons décrocher un deuxième dossier important pour 2017… »
Tapas et sangria seront donc bientôt à l’ordre du jour pour un groupe belge qui va également ouvrir une antenne aux Pays-Bas et une autre au Portugal. Avant de mettre le cap sur l’Allemagne et le Luxembourg. N’en jetez plus, la coupe est pleine…
Pour ce qui est de la Pologne, Equilis se tâte pour l’instant à y poursuivre ses activités car la concurrence est féroce et la barrière de la langue est réelle. Un renfort local sera bientôt recruté avec pour mot d’ordre : ça passe (et dans ce cas-là, la vodka sera la bienvenue) ou ça casse (régime à l’eau pour tout le monde et cessation des activités sur place).
Quant au projet ukrainien de Lviv qu’Equlis construit avec TPF à la frontière avec la Pologne, il suit son cours avec succès. Les neuf bâtiments (312 logements au total) sont quasiment tous achevés et 286 appartements ont trouvé preneurs. Seul hic auquel Equilis n’avait pas pensé : la dévaluation de la hryvnia ukrainienne, qui entraînera un fameux manque à gagner (mais pas une perte sur l’ensemble pour autant).
Un dernier mot sur la revente de Docks Bruxsel qui a fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux et dans les médias non avisés. Le processus va être lancé prochainement. Un mandat a été confié conjointement à Cushman & Wakefiled et à JLL pour trouver le meilleur repreneur possible, partiel ou total. Le chiffre de 300 millions (sur un investissement de 210 millions) a été cité sans qu’il soit possible de le vérifier puisqu’Equilis ne l’a pas communiqué. Une revente tout à fait logique.

Notre dossier sur le piétonnier de Bruxelles

dimanche 9 décembre 2012

Catherine, fille de Moureaux

Le recasage politique: sport maximal  

Rappel : au terme d’un vaudeville socialiste, le secrétaire d’Etat Emir Kir dut choisir de se saisir du mayorat de Saint-Josse dès 2012, en récupérant naturellement son siège de député régional laissé jusque là à sa suppléante, la fille de Philippe Moureaux et de Françoise Dupuis (la présidente du parlement en question). Laisser une telle personnalité sans emploi n’étant pas dans les usages du PS, on apprenait hier, via la RTBF, que la fille de Moureaux avait retrouvé un poste : chef de cabinet de Rachid Madrane, le remplaçant d’Emir Kir au gouvernement Picqué. Que la conseillère communale schaerbeekoise et médecin n’ait guère d’expérience exécutive en urbanisme ou en propreté publique ne fut visiblement pas un obstacle à cette désignation entrant "dans les prérogatives du parti".



Lire aussi:
Le parachute doré du maïeur PS de Wanze

Claude Parmentier ne peut plus diriger le Crac. Pas grave, il aura un poste similaire Etre un bourgmestre bien installé donne apparemment certaines assurances en termes d’emploi dans la haute fonction publique. Claude Parmentier (PS), réélu comme maïeur de Wanze (près de Huy) lors des dernières élections, ne peut plus cumuler cette fonction avec son poste de directeur général du Centre régional d’aide aux communes (Crac), organisme public qui supervise la gestion financière des pouvoirs locaux. Ce sont les nouvelles règles en Wallonie : le code de la démocratie locale a été adapté en 2010 afin de rendre incompatible un mandat au sein d’un collège communal et les fonctions de fonctionnaire de haut rang. Autrement dit, Claude Parmentier devait choisir entre son écharpe mayorale et le Crac qu’il dirige depuis 1995, date de la création de cet organisme public wallon.
Résultat de ses cogitations : il a choisi Wanze Et il a bien fait apparemment : le gouvernement wallon vole à son secours. En effet, sur proposition du ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS), l’exécutif régional doit décider ce jeudi de lui octroyer un joli lot de consolation : un poste de haut fonctionnaire de rang A2 (soit le même grade et la même rémunération que celui de directeur général du Crac), chargé de manière récurrente de certaines missions et placé sous l’autorité directe du gouvernement wallon lui-même

Le ministère bruxellois bientôt décapité ?
L'auditoriat du Conseil d'etat demande l'annulation de la nomination d'un CDH.
Cette information va faire mal dans le microcosme politique bruxellois : le Conseil d’Etat va probablement annuler début 2013 la nomination de l’actuel secrétaire général du ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, Christian Lamouline. En effet, selon un premier rapport de l’auditorat du Conseil d’Etat, l’arrêté de nomination de cet ancien chef de cabinet du ministre régional de l’Economie Benoît Cerexhe (CDH) doit être annulé.
Attention, il ne s’agit donc pas à ce stade d’une suppression en bonne et due forme de l’arrêté, mais il est rare que les décisions finales du Conseil d’Etat dérogent aux avis initiaux de ses auditeurs. On s’achemine donc bien vers une annulation de la désignation de Christian Lamouline qui remonte à janvier 2012.
Pourquoi ? Tout part d’un recours d’un haut fonctionnaire qui, écarté du poste de secrétaire général, s’estimait lésé par la nomination de l’ancien "cabinettard" CDH. En effet, le requérant dans cette affaire estime que la procédure de sélection était "cadenassée" par un accord politique au sein de l’exécutif régional. Un accord qui aurait donc donné à l’avance le poste au chef de cabinet de Benoît Cerexhe. 

Doulkeridis : "Notre job, ce n’est pas de sauver le PS" (19/10/2012)
Christos Doulkeridis (Ecolo) croise le fer avec Philippe Moureaux. Il s’étonne des critiques du PS qui a scellé 5 accords avec le MR à Bruxelles.
Entretien Le secrétaire d’Etat bruxellois au Logement Christos Doulkeridis (Ecolo) a été durement attaqué par Philippe Moureaux. Christos Doulkeridis, qui a coordonné les négociations bruxelloises de l’après élections communes, réplique point par point à l’ex-homme fort de Molenbeek.
Ecolo a-t-il torpillé le projet d’instaurer un Olivier (PS-CDH-Ecolo) à Molenbeek ?
J’ai tout fait pour que ce qui avait été prévu au départ, à savoir une coalition Olivier, soit rendu possible à Molenbeek. Mais je n’ai pas eu beaucoup de réactions du PS quand il fallait débloquer la situation. Je l’ai déjà connu plus créatif. A un moment, les écologistes de Molenbeek ont décidé qu’ils devaient prendre leurs responsabilités. Je n’allais pas les retenir dès l’instant où nous n’avions plus de réponse côté socialiste.
Philippe Moureaux vous accuse d’avoir temporisé pour l’endormir…
J’ai temporisé pour essayer de trouver une solution à l’Olivier. Mais à un moment, après avoir attendu en vain une réaction du PS, nous nous sommes dit que nous n’attendrons pas la constitution d’une cinquième majorité PS-MR en Région bruxelloise. Les insultes et le mépris, c’est une chose. Mais il est quand même incroyable d’utiliser de grands mots, comme la démocratie ou l’éthique qui n’ont pourtant rien à voir avec ce qui s’est passé à Molenbeek, pour nous reprocher d’avoir pris nos responsabilités. La démocratie en Belgique, c’est la mise sur pied d’une coalition. Des négociations sont dès lors nécessaires pour déboucher sur un programme, sur un projet. Evidement, il y en a qui sont d’un côté et d’autres qui sont dans l’opposition. Dans ma commune, à Ixelles, nous sommes dans l’opposition malgré le fait qu’Ecolo a progressé. Pourtant, je ne hurle pas sur la décision du PS d’avoir privilégié un accord avec le MR d’Alain Destexhe et d’Yves de Jonghe d’Ardoye. Ce qu’ils ont fait est tout à fait démocratique. Un Olivier était pourtant possible à Ixelles.
Sarah Turine n’a donc pas été déloyale comme le dénonçait Philippe Moureaux ?
En quoi aurait-elle été déloyale ? M.Moureaux est venu avec une proposition sur la table. Ce n’était pas une proposition acceptable comme telle. Mais nous étions prêts à discuter. A un moment, le CDH a quitté la table. Avec Sarah Turine, nous avons passé un tas de coups de fil pour débloquer la situation. Mais quand le CDH a annoncé que pour lui, ce sera de toute façon sans le PS et que ce même PS ne répondait plus à nos appels, on devait faire quoi ? Notre job, ce n’était pas de sauver le PS. Notre job, c’est de faire avancer notre projet.
Vous dites que c’est le CDH qui a quitté la table. Pourtant, c’est vous que le PS charge le plus lourdement. Cela vous étonne ?
Le PS tape sur Ecolo parce que c’est le parti qui le concurrence à gauche. C’est dingue. Il nous accuse de ne pas avoir soutenu la gauche. Mais cela ne le gêne pas de faire une majorité avec le MR à Bruxelles-Ville, à Anderlecht, à Ixelles, à Saint-Gilles, alors qu’il avait largement la possibilité de le faire avec Ecolo et le CDH.
Après ce qui s’est passé, peut-on encore envisager une reconduction d’un Olivier au niveau régional en 2014 ?
Moi, je n’ai aucun problème avec l’Olivier. On ne peut pas me reprocher de ne pas le défendre. Je l’ai construit en 1999, puis à nouveau en 2004, et je l’ai encore défendu en 2012. Mais je ne vais pas défendre l’Olivier contre la stratégie même du PS et du CDH. Ce n’est pas mon job. Moi, ce qui m’importe le plus, c’est la position d’Ecolo en 2014.
Est-ce que cela préfigure l’instauration d’une Jamaïquaine (MR-CDH-Ecolo) à Bruxelles ?
Mais pas du tout. Armand De Decker se présente comme un grand stratège par rapport à ce truc-là. Il avance qu’il y a eu un dialogue entre le MR et le CDH. Heureusement qu’il n’a pas dit qu’il y avait eu un contact avec nous. Si ces partis veulent avoir une stratégie, libres à eux. Moi, je garde de très bons contacts avec Rudi Vervoort, avec Charles Picqué.
A Molenbeek, à Watermael, c’est la deuxième liste qui a empoché le maïorat avec le concours d’Ecolo. Ecolo a-t-il perdu le sens de l’éthique ?
Existe-t-il un article de la Constitution, une loi, une ordonnance stipulant que la liste la plus forte doit être dans la majorité communale ? Il y aurait quelque chose qui m’aurait échappé. Pendant des décennies, il en allait comme cela. Maintenant que cela bénéficie à Ecolo, on doit s’offusquer. Est-ce qu’on s’offusque du fait que ce n’est pas Willem Draps qui a été désigné bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre ? L’éthique et la démocratie n’ont rien à voir avec tout cela. Si on veut que la première liste soit d’office dans la majorité, alors il faut changer la loi. Mais arrêtons d’utiliser de grands mots pour défendre une position strictement personnelle, parce qu’on a perdu sa propre place. Je voudrais qu’on me cite quelle règle éthique ou démocratique nous avons transgressé en faisant ce qu’on a fait.


Le PS, nerveux face à la percée du PTB (19/10/2012)
Certaines personnalités PS s’inquiètent de la concurrence de l’extrême gauche. Le PTB veut aussi prendre des voix à Ecolo et au CDH.
Le PS est grignoté sur sa gauche. C’est un des enseignements du scrutin communal de dimanche. Et le Parti du Travail de Belgique (PTB) en est le principal moteur en obtenant des élus dans le bassin liégeois et dans une moindre mesure à Bruxelles ou à Mons. Le PS paye surtout la participation à un gouvernement fédéral qui promet des mesures douloureuses pour une partie de son électorat et sent d’ailleurs venir la menace.
"Mon parti doit faire très attention, prévient Philippe Moureaux. Il ne faudrait pas que nous fassions plus de concessions à la droite. La poussée du PTB est un signal. Si on ne le voit pas, c’est qu’on souffre d’une myopie profonde. Le peuple encaisse mais si on se montre impitoyable envers ceux qui pourraient tomber dans la marginalité, nous allons vers des choses ingérables." Le ministre wallon Jean-Claude Marcourt choisit, pour sa part, d’attaquer frontalement le PTB, dans le "Vif", en le considérant toujours comme un parti stalinien : "C’est son droit, mais au moins, qu’il le dise ! Il a mis un peu de vernis pour faire croire qu’il a changé, mais son idéologie est la même qu’avant". Selon lui, l’extrême gauche incarné par le PTB demeure "un vrai problème pour la démocratie, même si je n’assimile pas du tout l’extrême gauche et l’extrême droite".
Au siège du PS, on a "toujours pris au sérieux le PTB comme toute autre formation d’extrême gauche", assure Ermeline Gosselin, porte-parole du PS. Elle précise que le développement d’une argumentation à opposer aux positions du PTB a été opéré de longue date. Dès la constitution du gouvernement fédéral, les rouges avaient en outre pleinement conscience du risque d’être attaqués sur leur gauche. Et pour ce qui est des mesures prises par Di Rupo 1er, le PS rappelle que ce dernier est qualifié de marxiste au Nord du pays. "Et s’il y a là une part de démagogie en Flandre, il y en a aussi dans le chef du PTB", ajoute le PS qui veut se montrer serein et rappelle sa loyauté envers l’accord fédéral.
Pour le PTB, les attaques de Jean-Claude Marcourt se situent en dessous de la ceinture et traduisent surtout de la nervosité face à la progression électorale du PTB. "C’est un fait, analyse Raoul Hedebouw, porte-parole du parti marxiste et nouveau conseiller communal à Liège, l’état-major du PS est devenu très nerveux en voyant la percée du PTB C’est la première fois depuis 25 ans qu’un parti à la gauche de la gauche arrive à dépasser le seuil électoral. Le PS sait qu’il va devoir assumer l’austérité budgétaire du gouvernement fédéral alors que l’opinion publique se radicalise et que les gens veulent une réponse de gauche à cette crise."
Antidémocratique, le PTB ? "C’est un comble On n’avait plus vu un tel rejet depuis la période anticommuniste du maccarthysme aux USA dans l’après-Seconde guerre mondiale "
Pour le porte-parole du PTB, les socialistes paient leur trop forte assurance : "Le PS n’a rien vu venir à l’égard de la victoire du PTB. Il y a une telle autosuffisance, une telle arrogance dans ce parti Avec Ecolo qui va un peu dans tous les sens, les élus PS se disaient "on est tranquille" Mais c’était sans compter le mécontentement de la population. Le PTB prend des voix au PS quand ce parti approuve la fermeture de bureaux de postes ou quand il vote les dispositions qui organisent la chasse aux chômeurs "
Le PS paie également son désinvestissement à l’égard des luttes sociales, voire de la "lutte des classes", ajoute-t-on au PTB. "Le PS a fermé depuis longtemps ses sections dans les entreprises, rappelle Raoul Hedebouw. Le PTB est le seul parti à avoir conservé de tels relais. Or, c’est dans ces sections d’entreprise que l’on prend la mesure des grands débats socio-économiques ! Lors des piquets de grève, on ne voit jamais un seul député PS Ils sont pourtant les bienvenus."
Et en 2014, alors ? Le PTB va poursuivre la même stratégie par rapport au PS, en jouant sur sa gauche en vue des élections fédérales et régionales. En effet, d’ici 2014, beaucoup de lignes politiques peuvent encore bouger en raison de nouveaux sacrifices liés aux mesures anticrise, à la politique d’austérité. Et le PTB espère que ces mouvements lui seront favorables. Par exemple, comment vont réagir la FGTB et la CSC aux nouveaux tours de vis budgétaires ? L’agitation sociale, les manifestations, serviraient certainement le nouveau challenger du PS.
Toutefois, le PTB reste réaliste et ne s’attend pas à un "Grand Soir" en 2014 et ne veut pas donner de chiffre sur le nombre de députés qu’il pourrait prendre au PS. Il y a d’autres priorités : la stratégie du parti en est désormais à la consolidation. En effet, le PTB n’a pas encore de présence organisée dans bon nombre de communes et de quartiers: "On veut s’établir dans le monde politique belge et nos marges de progression électorale, on va les prendre au PS mais aussi chez Ecolo. Pour 2014, on veut prendre nos responsabilités et reconstruire la gauche de la gauche en Belgique ".

vendredi 23 mars 2012

Le palmier de Cerexhe

Ridicule ... une mission de très haut niveau ... rien sous le casque ...


dimanche 5 juin 2011

Bio International Convention

Une mission princière où transpirent les tensions communautaires :


Etienne* Cerexhe s’était énervé au cours du voyage aux Etats-Unis lors de l’inauguration du pavillon belge à la Bio International Convention. Le ministre bruxellois avait découvert, dans la partie flamande du stand, une carte intégrant Bruxelles dans la Flandre, et présentant les entreprises bruxelloises comme flamandes, ce qui a provoqué son irritation.

*Benoît, pour les intimes