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samedi 21 janvier 2017

Cédric Halin devient administrateur chez Publifin

Cédric Halin.BOUM ! Cédric Halin, l'échevin cdH qui avait révélé le scandale devient administrateur de l'intercommunale Publifin, après la démission des quatre administrateurs de son parti. L'info vient de tomber ce samedi 21 janvier 2017.

Nous avions déjà exprimé notre soutien à suite au fait que "Certains avaient demandé son expulsion du CDH"et non au fait que Furlan voulait lui élever une statue ...

Cédric Halin:
"Certains au cdH ont demandé mon expulsion du parti après que j'ai soulevé ces questions"
Il peut en revanche compter sur la confiance totale de son président.
Benoît Lutgen:
"Heureusement qu'il y a des gens comme ça!"
Egalement, il nous faut relever que le président André Gilles (PS) avait demandé au parti de le faire taire...
C'est aussi l'occasion également de rappeler le courage et la lucidité de certains jeunes du cdH, dont via son billet "Nettoyer les écuries d'Augias du monde politique", qui dénonçait
"cette histoire, [où] le politique est mouillé jusqu'au cou: plusieurs gros bras du PS liégeois font ainsi partie de la galaxie Publifin, parmi lesquels Stéphane Moreau, directeur général de Nethys et bourgmestre d'Ans, Claude Parmentier, chef de cabinet adjoint du ministre Furlan en charge des pouvoirs locaux (qui ose prétendre n'être au courant de rien!) ou encore André Gilles, que LaLibre a plus qu'égratigné récemment dans un portrait sans concession. Les autres partis politiques, dont le mien, ne sont pas épargnés non plus puisque sont aussi éclaboussés Dominique Drion, désormais ex-président du comité d'éthique du cdH, et quelques seconds couteaux du MR liégeois, qu'il a bien fallu arroser à un moment ou à un autre pour obtenir leur bienveillante coopération"

On se rappellera que c’est dont Cédric Halin, cet auditeur de la Cour des comptes dans son occupation professionnelle "privée", mais et (surtout) échevin sérieux et motivé de la commune d’Olne concernée et propriétaire pour partie de l'Intercommunale,  qui a découvert le pot aux roses.
Il avait révélé le scandale des rémunérations perçues au sein des comités de secteur de Publifin (ou "Win For Life"). Cela s’était passé calmement le 19 décembre dernier, lors de la réunion du conseil communal, où il avait tenu à partager publiquement ses découvertes, pourtant déjà bien connues du sérail politique. Il ne s’attendait pas à la tornade médiatique qu’il allait provoquer en jouant le rôle d’un "lanceur d’alerte" (terme qui nous déplait).

"J’ai juste fait mon boulot", ne cherchant manifestement pas à en tirer un avantage médiatique.
 
Cédric Halin sera à nouveau sous les projecteurs, car il a accepté, à la demande du président de son parti, de devenir administrateur de l'intercommunale après la démission des quatre administrateurs centristes, a-t-il annoncé sur son compte twitter et à l'agence Belga.
"J'ai expressément donné mon accord mais uniquement à titre gratuit"
L'intercommunale Publifin est dans l'oeil du cyclone depuis la révélation en décembre des montants faramineux des rémunérations encaissés par des élus locaux pour des prestations faibles, voire inexistantes, dans des organes consultatifs du holding public.

Benoît Lutgen:
"La tâche du nouvel administrateur du cdH, qui durera 100 jours, sera d'auditer, de remettre de l'ordre, d'y voir clair dans le fonctionnement de la société et ses structures.
J'appelle les formations politiques des autres administrateurs à lui emboîter le pas et de passer de l'intention à l'action".
Cédric Halin:
"Il faut arrêter la communication à tout va par rapport au dossier, faire un travail de fond et ensuite communiquer des propositions concrètes de modifications. J' espère recevoir la collaboration de Publifin. J'ignore en revanche l'identité des futurs autres administrateurs centristes qui m'épauleront. Il s'agira cependant d'office d'élus de communes associées au sein de Publifin"
"Je ne pensais pas que le scandale irait aussi loin. L'impact a complètement dépassé mon imagination. Il y a eu un effet de cascade. Mais je ne me sens pas du tout responsable (de tout ce qui arrive)."
"Je ne pensais pas que cela allait provoquer la démission de certains mandataires"
Au cours de ces derniers jours, deux membres du cdH avaient été poussés à renoncer à leur mandat, à savoir Dominique Drion, conseiller provincial, patron de la section liégeoise du parti et qui était jusqu'alors vice-président de Nethys, ainsi que Didier Hamers, administrateur et vice-président de Publifin. Les deux autres administrateurs centristes de Publifin les ont rejoints vendredi.

Ahurissant: W. Demeyer (PS) déclarait ainsi:
 "le cadre législatif ne nous permet pas la bonne gouvernance, la transparence"
Benoît Lutgen affirmait donc que les quatre grandes formations politiques, en ce compris la sienne, ont confectionné ou approuvé les règlements à Publifin.

Une opinion partagée par Cédric Halin:
 "Ils étaient au courant au niveau des partis, et pas qu'au cdH. J'ai partagé l'information auprès de plusieurs mandataires il y a plusieurs mois déjà. Je m'intéresse à Publifin depuis 2013.
Il n'y a pas eu de réaction: Publifin est une structure très lourde où tout le monde se tient"

Ce fameux "système mafieux" ....


jeudi 19 janvier 2017

Les annexes à la "Déclaration de Namur"

Résumé de l'épisode: le système politique régional belge n'est plus qu'un gros tas de fumier.

Le 10 janvier, le parquet général de Liège ouvrait une information judiciaire dans le cadre des rémunérations octroyées aux mandataires liégeois membres des comités de secteur de l'intercommunale Publifin. Il s'agit de déterminer si des faits délictueux ont été commis comme des faux, usage de faux et abus de biens sociaux, avait précisé Christian De Valkeneer, le procureur général de Liège.
De leur côté, le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan et son administration "examinent la légalité de ces rémunérations au vu des prestations fournies".


François Gemenne, politologue à l'Université de Liège et chercheur à Sciences Po Paris:
"Je pense que Paul Furlan prend les gens pour des imbéciles depuis le début"
Selon lui, Publifin et Nethys font partie d'un "système de nature mafieuse".
Nethys tente de mettre la crédibilité de François Gemenne en cause et compte porter plainte au pénal contre lui. Il réplique:
Je dirai que c'est exactement le propre d'un système mafieux : intimider ceux qui dénoncent vos pratiques. Ça ne m'étonne donc pas du tout. Cela ne change rien à mes propos, disons simplement que j'éviterai de me promener sur les parkings de Cointe.
L'auteur héroïque de la "Déclaration de Namur" ne demande pas la démission de son ministre, mais expliquait pourtant au Parlement, suite à une question de Stéphane Hazée en commission des Affaires générales du Parlement wallon, le 4 mai 2015:
"C'est le SePAC - le Secrétariat à la gestion en contrôle interne des cabinets, qui possède une fiche reprenant l'ensemble des activités rémunérées, publics ou privées, de tout candidat à l'engagement dans un cabinet ministériel."
"De leur côté, parce qu'ils relèvent du domaine privé, les mandats privés ne sont pas publiés, mais ils doivent être déclarés sur l'honneur dans la fiche transmise au SePAC et au ministre, afin que celui-ci puisse prendre sa décision d'engagement de manière éclairée."
http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/publifin-une-partie-des-remunerations-litigieuses-a-ete-reversee-aux-partis-ceux-ci-repondent-587fd4facd70e747fb4bf0bc
Le ministre Furlan devait donc nécessairement avoir connaissance des activités, même privées, de son chef de cabinet adjoint, au sein de Publifin.

Malgré cela, Elio Di Rupo maintient sa confiance en Paul Furlan, ce qui confirme ce que nous disions d'entrée de jeu dans cet article.
Il nous explique - comme plein d'autres mandataires politiques, que lui aussi, "il tombe de sa chaise"

Et on croit rêver quand on lit que Rudi Vervoort explique qu'"Un Publifin est impossible à Bruxelles"
(lire ici) ou quand Elio di Rupo  déclare à propos du ministre Furlan :
http://www.lesoir.be/519171/article/actualite/belgique/2014-04-11/tecteo-accuse-faire-loi-au-parlement-wallon"Il a fait énormément et c'est lui qui, notamment, a fait en sorte, avec les autres gouvernements régionaux, qu'il y ait enfin un certain contrôle, entre autres sur Publifin, qui n'existait pas pour des raisons techniques. Il a beaucoup travaillé et a contribué à assainir les intercommunales"
"Je (lui) maintiens ma confiance. Il a, je pense, vraiment une volonté d'améliorer les choses"
Magnifique ! Il était effectivement difficile d'aggraver les choses, vu la situation.Pour mémoire et bonne information, il n'existe pas "de raisons techniques", qui empêchent le contrôle des intercommunales, mais une réelle volonté politique que cela ne puisse se faire, et qui a été suffisamment décriée quand le parlement a adopté le décret « Electricité ».
Plus de détail dans cet article: "Nethys, cette nébuleuse qui échappe au droit wallon"
Lire également, une théorie "Ecetia" ci-contre ....
 

"La démission des lampistes est l'arbre qui cache la forêt"


Alors qu'un nouveau chapitre de la "Déclaration de Namur" s'écrivait le 18 janvier 2017 au Parlement wallon, les odeurs des Cabinets remontaient :

Publifin: Claude Parmentier a reçu plus de 153 000 euros brut comme administrateur de Nethys
Concernant les mandats de son ex-chef de cabinet adjoint Claude Parmentier chez Publifin et Nethys, Paul Furlan déclarait au Parlement:
"je ne savais pas, j'aurais pu le savoir et c'est vrai, je n'ai pas cherché à le savoir, car sa situation n'avait pas évolué lorsqu'il est entré en 2014 dans mon cabinet".
"Il n'y avait pas à mes yeux de conflit d'intérêts." [hallucinant & rappel]

Claude Parmentier aurait perçu 1.752,30 euros brut en siégeant dans le CA de Publifin, soit 25 fois moins que ce qu'il a touché chez Nethys la même année (43.183 euros brut), et ce sans la moindre obligation légale d'assister aux réunions.
Depuis le 28 juin 2013, date à laquelle il est devenu administrateur de la filiale Nethys, le socialiste aurait ainsi perçu plus de 153.000 euros brut, soit près de 70.000 euros après impôts.
Selon une source du Vif, Claude Parmentier n'aurait pas été nommé chez Nethys par le PS mais par Publifin, actionnaire public de la société et exercerait ce mandat "à titre privé".

Le chef de cabinet de Maxime Prévot est administrateur d’une filiale de Publifin
Philippe Buelen, le chef de cabinet à la Région du vice-président CDH du gouvernement wallon Maxime Prévot, cumule les mandats. Il est commissaire à la Sofico, vice-président de la Sowalfin, vice-président de la Sogepa, président de la SRIW-Immobilier mais également administrateur privé chez Immo-Circus Wallonie et chez NeWin, une des filiales du groupe Publifin. Tous ces mandats sont rémunérés

Grâce aux listes que le Vif avait reçues dans le cadre de son enquête sur la composition des cabinets ministériels, surprise : Madame Furlan, soit Anne-Sophie Herbé, travaille... au cabinet Furlan, depuis juillet 2009 !
"Marrant : sur le site du Furlan, c'est le seul nom manquant"
Alors que sur le site de la ville de Thuin:

http://www.thuin.be/ma-commune/services-communaux/cabinet-du-bourgmestre

Dominique Drion démissionne aussi mais pas de son poste de vice-président de NETHYS...

Didier Hamers vient d'annoncer sa démission de ses mandats de Publifin. Il y était administrateur et vice-président depuis 2013. Il se dit mal à l'aise des récentes révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale. Et notamment le fait que des administrateurs publics exerçant la tutelle sur Publifin exercent également, à titre privé, un mandat d'administrateur dans une filiale de l'intercommunale, entretenant ainsi l'image d'une organisation opaque. Didier Hamers n'avait pas déclaré deux mandats au sein de en 2015


PubliFin, comme Ores, ont obtenu du parlement wallon un décret taillé sur mesure pour continuer à verser des "indemnités" à tout une série d’administrateurs publics pour le moins désœuvrés dans lesquels on retrouve des représentants des partis traditionnels désignés par leurs instances (comme Dominique Drion pour le cdH de Liège. Si le Parti Socialiste apparaît clairement comme le plus impliqué, la vice-présidente de PubliFin était une député wallonne… MR, Virginie Defrang-Firket à qui il a été demandé de se retirer… L’élue de Neupré quittait son poste pour éviter tout conflit d’intérêt potentiel avec son mandat de députée wallonne. L’élue libérale nie tout lien avec le dossier Publifin et la révélation dans le presse des rémunérations importantes octroyées aux membres des comités de secteur.

Serge Manzato, le bourgmestre PS d’Engis, avait également quitté officiellement vendredi 13 son poste de président du Parti socialiste de l’arrondissement de Huy-Waremme.
A Publifin, il faisait partie du comité « Télécoms ». Sur la période de trois années d’activité, il avait participé à deux des huit réunions qui se sont tenues. Il avait pour cela touché 67 198 euros.

Fin décembre 2016, Claude Emonts, conseiller communal PS à Liège, avait commencé avec fracas le grand bal des démissions. Ce dernier annonçait qu’il remboursait les montants perçus dans le cadre de réunions des comités de secteur de l’intercommunale Publifin (Soit près de 52.000 euros nets depuis 2013) Celui qui fut président du CPAS de Liège et président de la Fédération des CPAS a aussi décidé de renoncer à tous ses mandats.

Lire aussi:Portrait d’André Gilles 

Tecteo accusé de faire la loi au parlement wallonLe parlement a adopté le décret « Electricité » largement amendé par la majorité PS-CDH-Ecolo. De l'avis des observateurs, ce texte semble cousu sur mesure pour assurer des facilités de développement au groupe Tecteo

"Ceux qui bloquent la lutte contre la fraude"

Furlan en appelle à un sursaut collectif,
sans convaincre 
Un nouveau chapitre de la « Déclaration de Namur" a été écrit hier au Parlement wallon.

Ironie de l'Histoire, alors que le Parlement wallon vient de vivre une pantalonnade minable qui fera date à propos de Publifin,
il y a moins de 3 mois, il s'écrivait dans Marianne:
"Paul Magnette vient d’administrer une triple leçon aux eurocrates de Bruxelles, mais aussi aux élites qui font preuve de lâcheté démocratique et de cécité économique et politique."
"Enfin, une leçon de politique. Dans une époque où la défiance des citoyens à l’égard de la classe politique est déjà immense, Paul Magnette a préféré écouter les doutes légitimes de sa population. Ce juste choix est d’autant plus embarrassant pour les tenants de la « mondialisation heureuse » qu’il leur sera difficile de caricaturer Paul Magnette, ce social-démocrate bon teint, comme un nostalgique ou un partisan du repli sur soi.

En twittant dimanche 23 octobre
"dommage que les pressions de l’UE sur ceux qui bloquent la lutte contre la fraude fiscale ne soient pas aussi intenses",
Paul Magnette a démontré qu’il était capable de contre-attaquer avec habileté, portant la contradiction au cœur des institutions européennes."
"Ce nouvel épisode dans la succession des crises qui secouent l’Union Européenne devrait appeler les responsables politiques à regarder enfin le monde tel qu’il est plutôt que tel qu’ils voudraient qu’il soit. Il n’est plus supportable de confier à une institution non-élue un pouvoir discrétionnaire si important."
Magnette poussait même le culot jusqu'à vouloir donner des leçons de démocratie à l'Europe, en promulguant, la « Déclaration de Namur » qui devait jeter les bases d’une réforme sur la publicité des négociations,et posait la question du commerce international.  

Paul Magnette:

"L’Europe ne se pose plus une question fondamentale : à quoi sert le commerce ?Nous voulons inverser la logique actuelle. Le but, ce n’est pas le commerce, c’est le développement durable, la réduction des inégalités ou le réchauffement climatique. Le commerce doit servir ces finalités"

vendredi 30 mai 2014

Stésud, la rouge ...

Martine Maelschalck de l'Echo, s'interroge ...

Stésud, qui installe les machines de vote et qui a conçu le logiciel (en 1994!), est devenue il y a un an la propriété du groupe informatique liégeois NRB. Or, les principaux actionnaires de NRB sont Ethias et Tecteo. C’est-à-dire des sociétés contrôlées par les pouvoirs publics et dirigées par des proches des partis socialistes (PS ou sp.a).
Donc: la seule société qui organise le vote électronique en Wallonie et dans 17 communes bruxelloises est détenue par des actionnaires proches de la mouvance socialiste liégeoise. On n’ose imaginer quelle aurait été la réaction des politiques si c’était une société privée qui avait détenu ce pouvoir. En revanche, l’obsolescence du système de vote utilisé dans 39 communes wallonnes et 17 communes bruxelloises n’était un secret pour personne.
Alors que la Flandre a décidé de passer à une technologie plus moderne et de financer l’opération pour soutenir les communes, alors que la région bruxelloise s’est engagée dans une phase de test, la Région wallonne, elle, n’a rien fait du tout. Pire: elle a fait passer un décret pour facturer aux communes concernées le surcoût du vote électronique! C’est tout simplement hallucinant.

L’avis d'Anne-Emmanuelle Bourgaux, professeur de droit à l’ULB et l’U-Mons, "experte du vote automatisé", pour le Vif/L’Express :

Le bug de ces élections sonne-t-il le glas du vote électronique en Belgique ?
 
C’est vrai que, du côté francophone, beaucoup de voix politiques ont remis en cause le vote électronique de manière virulente, dès le soir du 25 mai. Cette virulence s’explique aussi par le fait que le bug a porté sur le dépouillement et surtout sur le comptage des voix de préférence. Or quoi de plus important pour un candidat que les voix de préférence ? D’où la plus grande médiatisation, sans doute, de ce bug-ci par rapport à d’autres bugs qui, dans les années 1990, avaient occasionné de longues files d’attente d’électeurs parce que le matériel était en panne, sans qu’il y ait ensuite de problèmes de dépouillement. Le bug ne concernait que les électeurs, si je puis dire. Bref, les problèmes ne sont pas nouveaux. Cette fois, néanmoins, les politiques francophones semblent décidés à y réfléchir plus sérieusement.

N’y a-t-il pas aussi une responsabilité des sociétés d’audit, comme PricewaterhouseCoopers, qui ont avalisé les logiciels pour le gouvernement ?

Absolument. Il faut d’ailleurs dénoncer, ici, une situation absurde. On a donc prévu qu’un tiers indépendant, à savoir une société d’audit, contrôle les sociétés privées avec lesquelles le gouvernement sous-traite pour le vote électronique. Mais, pour faire des économies de bouts de chandelle, le coût de l’intervention de la société d’audit est supporté par la firme qui fournit le logiciel. Le contrôleur est donc rétribué par le contrôlé. Cela pose, à l’évidence, un problème d’indépendance et d’effectivité du contrôle. Les collèges d’experts l’ont d’ailleurs déjà soulevé dans leurs rapports avec des exemples concrets. Dans le rapport du collège bruxellois de 2012, il est noté que la société d’audit n’avait pas reçu de la firme privée le bon code source du logiciel, soit le langage qui permet à l’humain de comprendre ce que fait la machine. C’est tout de même énorme, car c’est grâce au code source qu’on peut contrôler si le système fonctionne correctement.

Le ministère de l’Intérieur avait-il suffisamment préparé le terrain pour le vote électronique du 25 mai ?
Apparemment pas. Il y a eu un manque de précaution. Un constat suffit : les arrêtés ministériels, qui ont agréé les applications informatiques ayant dysfonctionné le jour des élections, datent du 14 mai et ont été publiés le 19 mai, soit cinq jours avant le scrutin. D’habitude, ces arrêtés sont publiés fort tard, mais jamais aussi tard que cette fois-ci. Cela sent la précipitation. De toute évidence, tout a été fait à la va-vite. En termes de transparence, de tels délais sont problématiques. D’autant qu’on avalise des choix technologiques qui sont décidés bien avant. On sait qu’en matière de technologie, le droit suit des décisions effectuées en amont. C’est déjà problématique. Mais si on publie les arrêtés à la dernière minute, c’est encore plus problématique. Car il n’y a plus aucune possibilité de contrôle démocratique. C’est à ce point vrai que la sixième réforme de l’Etat a prévu d’inscrire dans la Constitution que les modifications aux règles électorales devront intervenir plus d'un an avant les élections. En principe, elles ne pourront plus être précipitées…

jeudi 15 mai 2014

(6) #LeGrandTest

Oyez, oyez, faites du clic sur nos sites web [pour gonfler nos chiffres et notre valeur en terme publicitaire] !
De quels partis êtes-vous le plus proche ? Faites notre test électoral

La RTBF organise désormais les émissions politiques comme des émissions de divertissement et de
Puis, va organiser un reportage pour analyser les causes du désintérêt des électeurs pour aller voter et pour la politique en général


Lire aussi les tweets:

Ce n'est vraiment plus ce que c'était "Une Famille (politique) en Or"

Donner le sentiment au téléspect. qu'il est encore + pris pour un con par les comiques que par les politiques, chapeau !


ou quand les politiciens sont plus marrants que les "comiques " ...
En résumé de , la dame qui a promis le RER pour 2017 est la même qui avait dit "Tous bilingues en 2000"...


Laurette Onkelinx s'engage à ne pas faire d'économies. C'est tout.

L'Autriche a Conchita Wurst, la femme à barbe. Nous on a Laurette Onkelinks, la femme barbante


On ne peut vraiment pas avoir la pub, à la place ?


Apprendre à respecter le droit civil avant d'avoir du pouvoir, rien de choquant.

Pauvres humoristes qui ont dû écrire leurs sketchs eux-mêmes. On sent l'équipe d'auteur en vacances.

Wathelet a du mal avec les doubles négations : question suivante "Bruxelles ne doit pas ne pas être survolée" OUi ou NON? :-)

Paradoxalement, le parti Écolo pollue quand même pas mal le débat.


Le rappelera aux élus de la majorité qu'à , ils ont TOUS dit qu'ils étaient pour la taxation des fortunes!

"...avec la croissance qui revient" dixit Laurette Onkelinx . Nous sommes sauvés, je vais me coucher, tranquille...

Une occasion manquée...étonnée (déçue) de la qualité journalistique des animateurs... :/

mercredi 14 mai 2014

(5) #rebattonsrtbf @FontanaOphelie

La suite de la série électorale et la suite (non logique #oupas ) de
(4) Débats électoraux ou débats pectoraux ... ?

Quelle est l'approche pluraliste et la représentation démocratiques de l'ensemble des listes candidates valides lors des débats politiques de campagne?

:
"il me semble logique de représenter les partis en fonction de leur poids sur l'échiquier politique"
Émission de voyance ?
Il semble donc qu'à la RTBF, comme pour d'autres chaines télévisées ou radiophoniques, on connait déjà à l'avance le résultat des élections.

C'est assez simple:s'il est "impossible de "caser" toutes les listes", c'est que la formule d'une émission n'est pas bonne, car pas respectueuse de l'équitabilité de traitement de l'ensemble de programmes représentés par des listes en ordre de marche ...


https://twitter.com/FontanaOphelie/status/466104519198527488

https://twitter.com/FontanaOphelie/status/466328785202446336

lundi 5 mai 2014

samedi 3 mai 2014

"On évite la spectacularisation" (2)

Depuis plusieurs années, le RTBF accueille de manière permanente à son émission politique dominicale télévisée l'excellent dessinateur humoriste, Pierre Kroll, mêlé à des journalistes pour commenter l'actualité politique [présenté comme étant du journal ("Le Soir"); voir ici, par exemple].  
Il n'y a évidemment pas sa place.

De même, l'émission matinale en radio accueille avant "les duels" politiques matinaux, des "humoristes" ....




dimanche 10 novembre 2013

Mayeurgate I

Freddy Thielemans :
"Pour lancer une dynamique, il y a parfois un certain nombre de choses qu’il n’est pas nécessaire de dire"



Au grand Oral, avec Yvan Mayeur du 09.11.2013 

Les électeurs bruxellois n'ont-ils pas de le droit de se sentir un peu floués avec ce départ de Freddy Thielemans un an après avoir été élu et votre désignation pour le remplacer.
Ce qui n'était pas dit durant la campagne électorale. C'est comme si on leur avait vendu un plat qui n'était pas le bon ?

  :
Je pense que ce que nous avons dit aux électeurs pendant la campagne était clairement ça (qu'on votait pour une équipe).
Maintenant il y a une chose qu'on dit aux gens dans la rue, quand on les rencontre sur les marchés, quand on va à la rencontre de la population. Les gens savent que nous sommes une équipe et savent qui va jouer quel rôle.
Et puis, il y a les réponses qui sont faites aux journalistes, aux médias, voilà .
Je pense qu'il y a une différence entre les deux.

samedi 14 janvier 2012

"tout faire".elio

[Très] pauvre démocratie... dans l'indifférence nord-coréenne générale, un 1er décide d'influer sur le résultat des prochaines élections ...


Di Rupo, 6 décembre, 1er conseil des ministres du gouvernement :
"tout faire" pour permettre au CD&V, à l'Open Vld et au sp.a de remporter les prochaines législatives, de manière à prévenir une éventuelle nouvelle progression de la N-VA"

Regarder aussi:

lundi 25 juillet 2011

Une rémunération mensuelle de 11 704 €

mardi 28 juin 2011

Fortement bousculée par des membres du TAK

Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode Saint-Genèse, nommée parce qu'elle a envoyé les convocations en néerlandais, a été fortement bousculée par des membres du TAK:

"Quand je suis arrivée sur place, le TAK était en ligne et retenu par la police et il formait une sorte de petite chaîne humaine et quand je suis arrivée tout près d'eux, ils m'ont dit voilà, nous ne pouvons pas passer, donc vous non plus. Et ils ont commencé à me repousser, à m'encercler et repousser avec les coudes, avec les genoux et chaque fois, j'essayais de m'échapper. Impossible. Et ça a pris un certain temps avant que la police ne se rende compte de ce qui se passait. Et un policier est arrivé. Il a vu qu'il ne savait pas repousser le TAK tout seul donc, ils sont venus avec des renforts et toujours j'étais entourée et des petits coups à gauche à droite. C'était vraiment scandaleux, scandaleux. Ils peuvent manifester comme moi ils n'ont pas le droit de vous toucher et pour finir de vous donner des coups. C'était ciblé parce que Monsieur Maingain est passé après moi. Il n'a pas eu de problèmes donc, c'était pas logique. C'était ciblé et je pense que les six communes à facilité, dans les jours qui vont venir jusqu'aux élections communales vont avoir énormément de problèmes."


Lire aussi:
Kris Peeters veut recevoir les chefs de gouvernement sans passer par le 1er ministre
Un chef d'Etat ou de gouvernement est normalement toujours reçu par le Premier ministre.
Le ministre-président flamand Kris Peeters veut pouvoir dans le futur recevoir seul des chefs de gouvernement, sans passer par le Premier ministre, peut-on lire lundi dans le quotidien De Standaard.

Un chef d'Etat ou de gouvernement est normalement toujours reçu par le Premier ministre. "Si cela concerne des compétences flamandes, dans le futur cela pourra également, en ce qui me concerne, être par le ministre-président de Flandre", a indiqué Kris Peeters, qui se trouve actuellement à New York afin de promouvoir la Flandre durant une mission économique emmenée par le Prince Philippe.

La première rencontre au sommet est déjà fixée. Kris Peeters recevra en effet le Premier ministre néerlandais Mark Rutte (VVD) le 4 juillet prochain. Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a également déjà accepté une rencontre.

Elio di Rupo avait demandé 15 jours pour rédiger ce fameux document. On y est presque. A la fin de la semaine ou au plus tard en début de semaine prochaine, nous aurons donc la note du formateur, version publique puisqu’on nous a promis la transparence. Il y a au moins 3 manières de faire une note. La première, c’est de produire un texte qui sert avant tout les intérêts de son parti. Une sorte de programme électoral où l’on réaffirme ses positions, accompagnées de l’un ou l’autre geste d’ouverture, mais où globalement on ne perd pas grand-chose. C’était le cas de la note de Bart De Wever, à la fin de sa mission de conciliation, un compromis nettement en dessous de ce qui était acceptable par les francophones. La seconde c’est de rester dans le flou. Laisser en suspens tout ce qui est délicat. C’est ce qu’avait fait Wouter Beke, qui n’avait pas choisi, par exemple, entre les centimes additionnels et le split rate. L’essentiel restait à trancher. 3ième méthode : un document détaillé qui serait un véritable compromis, reprendrait qui irait suffisamment loin dans le détail pour éviter les interprétations et suffisamment loin dans les propositions pour donner une chance à la négociation. Inconvénient de ce type de document : il fragilise son auteur, puisqu’il met sur la table des concessions, et que c’est évidemment un aveu de faiblesse en cas de campagne électorale. Dans tous les cas de figure, la publication du document sera de toute façon un rendez-vous médiatique, un temps fort, et sa publication assure à l’auteur une grande publicité… avec le risque d’être immédiatement descendu en flamme par l’autre communauté.
Dès qu’elle sera sur la table la note d’Elio di Rupo nous dira donc dans quelle situation nous sommes vraiment. Si c’est un document qui appartient à la première ou deuxième catégorie, nous sommes en campagne. Si le président du PS prend des risques et que le texte est acceuilli positivement par les partis flamands, c’est que les négociations sont envisageables. Mardi Elio Di Rupo a déjà fait un point sur sa mission lors d’un rendez-vous avec le roi Albert II. Il a ensuite eu quelques contacts discrets avec l’un ou l’autre président de parti et les bruits de couloir de la rue de la loi laissent penser que le formateur y croit un peu…
Ce travail de rédaction et d’auto-conviction intervient alors que l’essentiel de la scène médiatique est occupée par le FDF. Soit par Olivier Maingain qui échange des propos musclés avec Bart DE Wever par caméras interposées, soit par les militants des deux camps, qui se retrouvent sur le terrain communal à Kraainem où le chahut dépasse le poids des mots.
Cette escalade verbale puis physique indique à quel point le chemin vers un accord n’est pas si simple. Il faut faire attention aux mots. Hier à Kraainem, une « bousculade » est rapidement devenue une « agression ». Le problème de la nomination des bourgmestres est un « déni de démocratie » par le FDF, une « provocation » pour les radicaux flamands, et il sera balayé d’un revers de la main par le commissaire européen Karel De Gucht (open VLD, dimanche midi sur RTL TVI), au motif qu’il y a des conflits autrement plus importants. Soyons juste : ne pas être nommé n’empêche pas les bourgmestres de travailler et relève de la vexation inutile mais symbolique. Ce matin sur Bel RTL Charles Michel avait choisi une tonalité apaisante, ouvrant la porte à des négociations, notamment parce que l’urgence est au socio-économique. On a même entendu le président libéral expliquer qu’avec 3 députés sur 18 le FDF avait un pouvoir d’influence dans le débat, mais devait se rallier à la discipline de groupe au moment du vote.
Hier à Kraainem vous aurez noté qu’il y avait bien des élus FDF et MR côté francophone, et au moins un député N-Va parmi les contre-manifestants. FDF-NVA. Cette confrontation ciblée est aussi un atout pour le formateur. Elle prouve par l’image que si l’on refuse de négocier pour rester au niveau des slogans, le pays n’est pas à l’abri d’une gigantesque bousculade.