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vendredi 18 juillet 2014

"recueillir et diffuser les informations de manière indépendante"

http://codededeontologiejournalistique.be/
Préambule Le droit à l’information ainsi que la liberté d’expression et de critique constituent des droits fondamentaux et des conditions essentielles à une société démocratique.
Les journalistes ont le droit et le devoir d’informer le public des sujets d’intérêt général.
Celui-ci ne se confond pas avec la curiosité du public qui ne dispose pas d’un droit absolu à tout savoir.
Les journalistes ne disposent pas d’un droit absolu à tout divulguer.
Le droit du public à connaître ces sujets détermine la liberté et la responsabilité journalistiques.
Les journalistes s’imposent pour ce faire des normes qui découlent des obligations de
  • diffuser des informations vérifiées ;
  • recueillir et diffuser les informations de manière indépendante ;
  • agir loyalement ;
  • respecter les droits des personnes.
Toute autre personne amenée à diffuser de l’information est invitée à adhérer à ces normes.
La responsabilité des journalistes envers le public prend le pas sur leurs responsabilités à l’égard d’intérêts particuliers, des pouvoirs publics et de leurs employeurs. Les journalistes ont une responsabilité sociale inhérente à la liberté de presse

Extrait de la Directive relative à la distinction entre publicité et journalisme adoptée par le Conseil de déontologie journalistique le 15 décembre 2010

Directive
Garantir au public une information vraie

1. L'activité journalistique implique de rechercher pour la fournir au public une information vraie et indépendante, qui doit être dénuée de toute démarche publicitaire ou de propagande.

2. Cette obligation entraîne le droit et le devoir de refuser toute pression sur les contenus informatifs et toute directive éditoriale n’émanant pas des responsables de la rédaction concernée.

3. L’indépendance d’esprit et la distance critique sont des conditions d’exercice du journalisme. Toute personne exerçant cette activité doit les respecter.

4. Les responsables de la rédaction doivent s’opposer aux pressions portant atteinte à ces exigences.

mardi 12 juin 2012

La déontologie vaut aussi pour les réseaux sociaux

Le CDJ constate que ces nouvelles techniques font de plus en plus partie intégrante de l’activité journalistique, tant pour recevoir que pour émettre des informations. Certes, les personnes exerçant une activité d’information, comme tout individu, ont droit à une sphère d’expression privée. Mais lorsqu’ils diffusent des messages d’information sur un support numérique destiné à un public non défini et non limité, il faut considérer qu’ils y exercent une activité de type journalistique. Ils sont par conséquent tenus d’y respecter leur déontologie professionnelle.

Le même jour, le CDJ a rendu un autre avis dans lequel il décide que, malgré les inconvénients d’une telle position, il lui est possible d'instruire une plainte relative à des méthodes journalistiques de recherche d’information avant même que l’article ou le reportage concerné soit publié ou diffusé.

avis du 13 octobre 2010:

vendredi 25 mai 2012

Il n'y a pas que le cas Audrey Pulvar

L'épouse de Michel Sapin est journaliste pour le quotidien économique Les Echos.
Peut-elle, et doit-elle surtout continuer à exercer son métier alors que son époux est devenu ministre du Travail ? Valérie de Senneville, journaliste pour la rubrique justice, demande à son employeur de trancher. Elle a demandé à être reçue par le comité d'indépendance éditoriale de son journal :
"Pour moi c'est très important de continuer à faire mon métier normalement, et pour moi la meilleure manière de le faire normalement c'est d'être transparente sur qui je suis, avec qui je vis, et de dire j'aime mon métier, je veux continuer à l'exercer comme je l'ai toujours exercé"

Devra-t-elle démissionner de son poste pour prévenir tout soupçon de connivence, de conflit d'intérêts ou de passe-droits pour avoir accès aux informations dont elle a besoin dans le cadre de son métier ?

lundi 21 mai 2012

Ruquier ne recevra pas de personnalités politiques

On n'est pas couché : Louis Alliot (FN) et Harlem Désir (PS) invités ...

A la tête du 6/7 de la radio publique, la position d'Audrey Pulvar était de plus contestée depuis plusieurs mois, notamment par l'UMP qui a réclamé le décompte de son temps de parole dans celui du PS pendant la campagne présidentielle. Certains comme Stéphane Guillon ou Jean-François Copé n'ont jamais manqué de moquer sa partialité lorsqu'ils se sont retrouvés confrontés à elle. Audrey Pulvar pourrait aussi être écartée de France 2 la saison prochaine, où elle officie chaque samedi soir dans "On n'est pas couché" avec Laurent Ruquier.

"Nous ne sommes pas dans l'urgence pour le cas Audrey Pulvar", a expliqué la direction de France Télévisions à l'AFP jeudi, rappelant que Laurent Ruquier ne recevra pas de personnalités politiques jusqu'à mi-juin en raison des élections législatives. "Une discussion aura lieu le moment venu" précise France 2

Mais ... France Télévisions s'aligne sur la position de France Inter : Audrey Pulvar, en tant que compagne du désormais ministre Arnaud Montebourg, ne procédera plus aux interviews politiques dans On n'est pas couché. Samedi soir, les téléspectateurs ont pu assister à la "der des der", assure la direction du groupe. Laurent Ruquier recevait samedi, tour à tour, Harlem Désir, numéro deux du PS, et Louis Aliot, vice-président du Front national. Laurent Ruquier, lui, a un peu plus de difficultés à intégrer les consignes du groupe, car il considère que c'est de la censure.


Lire aussi:
Audrey Pulvar et un journaliste de Libération s’insultent sur Twitter !

Hier soir, Audrey Pulvar et Jean Quatremer, un journaliste de Libération se sont échangés quelques mots doux sur Twitter.
Tout a commencé lorsque Harlem Désir, le dirigeant socialiste a annoncé sa participation à « On n’est pas couché » qui avait lieu ce samedi soir. Jean Quatremer a directement commenté sur Twitter en disant : « Un socialiste interviewé par la compagne d’un ministre socialiste ? Cool. #connivence ».
Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg, nouveau ministre socialisté du redressement productif, a répondu au journaliste : « a constance avec laquelle vous me critiquez n’a rien à voir avec vos conflits avec A.Montebourg ? ». Audrey a ajouté plus tard : « ne me faites pas un procès que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse ».
Les échanges entre les deux journalistes ont duré encore quelques temps. Voici les meilleurs passages :Audrey Pulvar : « vous tweetez quand pour vous scandaliser de la présence de votre patron parmi les VIP du Ps le 6 mai ? »
Audrey Pulvar : « vous êtes l'alpha et l'oméga du journalisme, je n'en suis que plus bêta. »
Jean Quatremer : « plus sérieusement, lisez donc mon livre: "sexe, mensonges et médias" qui explique ma conception du métier. »
Jean Quatremer : « e journalisme, c le contact et la distance »

Jean Quatremer a tenu toutefois commenter sa réaction d’hier soir sur Twitter : « c le pb d'internet, le débat vire souvent à l'insulte. »