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samedi 6 juin 2015

D-Day

«Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone»

Une histoire pourtant d'anglophones ...

Effectifs engagés

1 527 000 - Nombre de soldats américains déployés en Angleterre la veille du Jour J
287 000 - Nombre de personnels embarqués à bord des navires alliés le Jour J
156 115 - Nombre de soldats et parachutistes alliés engagés en Normandie le 6 juin 1944 à minuit
132 000 - Nombre de soldats alliés ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
25 000 - Nombre de marins alliés engagés dans le cadre de l'opération Neptune
73 000 - Nombre de soldats britanniques ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
59 000 - Nombre de soldats américains ayant débarqué le 6 juin 1944 à minuit
40 000 - Nombre de soldats allemands répartis sur les secteurs de débarquement
34 250 - Nombre de soldats américains débarqués à Omaha Beach le 6 juin 1944 à minuit
28 845 - Nombre de soldats britanniques débarqués à Sword Beach le 6 juin 1944 à minuit
24 970 - Nombre de soldats britanniques débarqués à Gold Beach le 6 juin 1944 à minuit
23 250 - Nombre de soldats américains débarqués à Utah Beach le 6 juin 1944 à minuit
21 400 - Nombre de soldats canadiens débarqués à Juno Beach le 6 juin 1944 à minuit
15 500 - Nombre d'Américains parachutés le 6 juin 1944 à minuit
7 900 - Nombre de Britanniques parachutés le 6 juin 1944 à minuit
360 - Nombre de parachutistes éclaireurs alliés (Pathfinders) largués au-dessus de la Normandie
225 - Nombre de Rangers américains du 2ème bataillon engagés à la Pointe du Hoc le 6 juin 1944
177 - Nombre de soldats du commando français Kieffer ayant débarqué sur Sword Beach
15
- Nombre de nations et régions différentes engagées dans les forces alliées pour l'opération Overlord
https://military.id.me/military-veteran-community/lets-never-forget-just-how-enormous-d-day-really-was/

jeudi 26 juillet 2012

Libération fiscale.fr

Le jeudi 26 juillet est une date symbolique pour les salariés français: le jour de
« libération fiscale »
c'est-à-dire le premier jour de l'année à partir duquel les contribuables d'un pays ont accumulé suffisamment d'argent pour pouvoir payer les prélèvements obligatoires dont ils sont débiteurs.
La France est l'avant-dernier pays à « libérer » ses contribuables, selon une étude réalisée depuis trois ans par l'institut économique Molinari, en partenariat avec le cabinet d'audit Ernst & Young.
Au troisième rang l'année dernière, derrière la Belgique et la Hongrie, la France supplante cette dernière (dont les prélèvements ont beaucoup diminué), cette année, en termes de taxation, avec un taux de charges et d'imposition réel de 56,5 % contre 59,2 % en Belgique.

Cette pression fiscale ne correspond pas au taux de prélèvements obligatoires d'un pays (exprimé en points de PIB) : elle est calculée par l'institut en agrégeant les principaux impôts et charges que supportent directement ou indirectement les salariés (charges sociales, IR, TVA), en les rapportant au « salaire complet du salarié moyen » (calculé en additionnant les impôts et charges et ce qui reste une fois ces prélèvements réglés).


Lire aussi:
La Belgique en 9e position dans la liste des paradis fiscaux
17 mille milliards d'euros: c'est la somme accumulée par les particuliers du monde entier dans les paradis fiscaux. L'ONG Tax Justice Network arrive à cette conclusion après avoir analysé des données recueillies auprès des Nations Unies, du FMI, de la Banque mondiale et des Banques Centrales.

17 mille milliards d'euros, c'est une somme colossale, l'équivalent du PIB des Etats-Unis et du Japon réunis. Il s'agit d'une évaluation prudente, de l'aveu même de James Henry, l'auteur de l'étude, un ancien chief-economist du cabinet-conseil McKinsey.

Tax Justice Network conclut qu'il s'agit d'un véritable trou noir dans l'économie mondiale.

Le groupe de pression estime que le manque à gagner, en revenus fiscaux, pour les Etats, s'élève à 160 milliards d'euros au bas mot.

La Belgique est souvent montrée du doigt lorsqu'il est question de paradis fiscaux, notamment parce l'Etat ne prélève aucun impôt sur la fortune.

mercredi 11 mai 2011

Qu'est-ce que la libération conditionnelle?

La libération conditionnelle signifie qu'une personne condamné à une peine de prison est libérée anticipativement, sous certaines conditions.

La libération conditionnelle ne se fait pas automatiquement, il s'agit d'une mesure de faveur.

Qui est concerné?

Une personne condamnée pour la première fois doit avoir exécuté un tiers au moins de sa peine, et en cas de récidive, les deux tiers au minimum. Une personne condamnée à une peine de réclusion à perpétuité, doit avoir purgé dix ans de sa peine au minimum, et en cas de récidive quatorze ans.

Le condamné doit pouvoir présenter un plan de reclassement de même qu'il ne peut y avoir de contre-indications empêchant sa réinsertion sociale.

Comment se déroule la procédure?

La conférence du personnel de la prison émet un avis concernant la libération conditionnelle. Cet avis s'appuie sur les conclusions formulées par une équipe multi-disciplinaire d'accompagnement.

Elle tient compte des critères suivants:

1) la personnalité de l'auteur de l'infraction et sa conduite au cours de la détention;

2) son attitude à l'égard des faits commis, les conséquences pour la victime et le risque de récidive;

3) les possiblilités de réinsertion sociale.

A leur tour, le parquet et le ministre émettent un avis.

La décision finale de libération conditionnelle est prise par la commission de libération conditionnelle qui s'appuie pour cela sur différents avis et, éventuellement, après avoir entendu la victime et d'autres personnes.

Quelles sont les conditions de la libération conditionnelle?

La commission qui décide de la libération conditionnelle fixe les conditions suivant lesquelles un condamné pourra être mis en liberté. Elle est également responsable du suivi.

Voici les conditions classiques: faire preuve de bonne conduite, se montrer coopératif dans le cadre de l'accompagnement judiciaire, éviter tout abus d'alcool, ne pas fréquenter d'anciens détenus, dédommager la partie civile, traivailler régulièrement ou chercher un emploi,...

D'autres conditions, plus individualisées peuvent également être fixées: suivre un traitement ambulatoire ou résidentiel spécifique ou suivre une thérapie dans un service spécialisé issu du secteur de l'aide sociale et de la santé.

Les conditions peuvent toujours être adaptées.

Qu'est ce que la guidance sociale?

Les assistants de justice sont chargés de la guidance sociale des personnes faisant l'objet d'une libération conditionnelle. Dans un cadre stricte et selon des conditions fixées, ils encouragent la personne condamnée à collaborer activement à la guidance.

L'accompagnement vise à créer une situation socialement acceptable et harmonieuse qui tient compte des aspects personnels, relationnels et sociaux du condamné. Une collaboration avec des assistants sociaux spécialisés est mise en place. L'assistant de justice chargé de l'accompagnement jouera le rôle de coordinateur.

Qu'est ce que le rapport de guidance sociale?

Au travers de rapports réguliers sur le suivi social, la commission est tenue au courant de l'évolution de la situation: la conduite du condamné, le contexte social et l'observation des conditions fixées.

L'objectif est de se faire une idée précise de la réinsertion sociale.

Quelles conséquences en cas de non-observation des conditions?

Si le délai d'épreuve connaît un déroulement positif, la libération définitive est accordée.

En cas de non-observation des conditions, de récidive, de nouvelle condamnation, ou dans le cas où le condamné constitue un danger pour d'autres personnes, la libération conditionnelle peut être révoquée, suspendue ou révisée.


Lire aussi:
Michelle MARTIN
Née le 15 janvier 1960 à Watermael-Boitsfort (commune du sud de l’agglomération bruxelloise), elle est fille unique.
Son père, employé aux PTT, décède dans un accident de la route. Cet épisode semble l’avoir durement marquée.
Elle est élevée à Waterloo par sa mère, employée comptable qui restera seule pour s’en occuper.
Après un cycle scolaire complet, elle entre à l’Ecole Normale de Nivelles et en sort, en 1981 avec un diplôme d’institutrice.
Elle fait quelques interims, puis enseigne pendant un an à l’Athénée de Waterloo.
Elle a rencontré Marc DUTROUX en 1981 à la patinoire de Forest (région bruxelloise), près de laquelle Dutroux avait installé sa caravane.
Dutroux est marié et père de famille, ce qu’elle apprend plus tard, mais elle accepte la situation.
Elle accepte même d’être filmée, pour des cassettes pornographiques, dans des ébats à trois, avec une autre femme ramenée par DUTROUX.
Elle donne naissance à un garçon en 1984.
En 1985, elle aide Marc DUTROUX qui viole et filme des filles et fillettes ramenées à Marcinelle, dans leur maison de la rue de Philippeville. Ces victimes (il y en aura cinq) sont mineures (l’une a 11 ans, les autres ont 14 à 16 ans). Elles sont enlevées par DUTROUX et un complice avec lequel il repère, prépare et effectue les enlèvements. Après une séquestration de quelques heures à deux ou trois jours, DUTROUX les relâche dans la région. L’une de ces jeunes filles a le courage de porter plainte. C’est ainsi que DUTROUX et MARTIN seront arrêtés et incarcérés en février 1986.
Elle fera trois mois de préventive et fera une fausse couche en prison.
Le 16 décembre 1988 Michelle MARTIN épouse Marc DUTROUX toujours détenu.
Le 26 avril 1989, devant la cour d’appel de Mons, ils seront tous les deux condamnés pour les séquestrations de mineures, de moins et de plus de seize ans, et les viols commis avec la complicité de Michelle MARTIN. DUTROUX sera condamné à 13 ans 1/2 d’emprisonnement, Michelle MARTIN à 5 ans.
Elle sera mise en liberté conditionnelle en 1991.
DUTROUX sera libéré conditionnellement en avril 1992.
Michelle MARTIN est poursuivie à Arlon pour complicité dans un autre viol, celui d’une jeune Slovaque que DUTROUX avait ramenéé chez eux. MARTIN est en aveu pour ce fait : elle reconnaît avoir, à la demande de son mari, drogué la victime de 17 ans au Rohypnol et à l’Haldol, pour faciliter son viol par DUTROUX et la prise d’images filmées durant son sommeil. La jeune fille n’aura conscience d’avoir été violée que parce qu’elle s’est reconnue sur le film. Les drogues en question, surtout le Rohypnol, empêchent la réminiscence des faits qui se déroulent sous leur emprise.
Lors de l’instruction, Michelle MARTIN a reconnu avoir été mise au courant, par DUTROUX, des enlèvements et des séquestrations. Elle dit que DUTROUX lui a avoué un jour avoir enlevé JULIE et MELISSA, avec WEINSTEIN.
Durant l’incarcération de DUTROUX (pour vol de camions et prise d’otage de ses complices (entre le 6 décembre 1995 et le 20 mars 1996), elle est venue régulièrement, dès le mois de janvier 96, nourrir les deux chiens que DUTROUX lui avait demandé de laisser dans la maison de Marcinelle, parce qu’il y avait eu vol par effraction.
Mais elle affirme n’être descendue qu’une fois dans la cave pour déposer deux sacs de nourriture (une quinzaine de boîtes à conserve, un ouvre-boîte, une douzaine de bouteilles d’eau et de la soupe congelée), en ouvrant la porte murale de la fameuse citerne aménagée en cache pour JULIE et MELISSA. La lourde porte est sortie de ses rails. Elle a replacé des plaques de bois et des sacs pour bloquer les issues laissées par la porte remise de travers. Elle n’a rien entendu. Elle n’a pas adressé la parole aux petites filles qui seraient soi-disant restées, selon DUTROUX, enfermées dans cette cache jusqu’au 20 mars 1996.
Elle se dira complètement soumise à un mari abusif et en avoir eu peur. Dans ses premières déclarations (août 1996) aux enquêteurs de Neufchâteau, elle affirme que DUTROUX, LELIEVRE et NIHOUL formaient une bande dont elle avait peur pour elle et ses enfants.