Affichage des articles dont le libellé est Vietnam. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vietnam. Afficher tous les articles

mercredi 12 décembre 2012

La relocalisation des entreprises fait son chemin

Le coût du travail s'élève dans les pays émergents, notamment en Chine, où les ouvriers ont fait pression pour obtenir des hausses de salaire : plusieurs régions et villes ont ainsi relevé cette année le montant du salaire minimum pour calmer le mécontentement populaire et pallier, dans certaines régions, la pénurie de main d'œuvre. A tel point que les industriels délocalisent désormais de plus en plus leur production dans des pays voisins à la main d'œuvre encore moins chère (Vietnam, Philippines, Bangladesh).

mardi 27 mars 2012

De Gaulle et le Vietnam (1945-1969)

De Gaulle, contrairement à la légende dorée, n’a pas été un décolonisateur lucide, notamment dans son « parcours vietnamien », lorsqu’il a combattu la solution négociée en 1946 au profit de l’effort de guerre. L’essentiel n’est pas ici ce premier conflit mais sa phase américaine. Le Général, revenu au pouvoir en 1958, voit avec sévérité John Kennedy et, surtout, son successeur Lyndon Johnson, répéter, en les amplifiant, les erreurs de la France coloniale. De Gaulle tente tout pour aider le monde à sortir de la crise : la diplomatie secrète et l’expression publique — le grand discours de Phnom Penh est décortiqué de façon convaincante.

vendredi 23 mars 2012

Le palmier de Cerexhe

Ridicule ... une mission de très haut niveau ... rien sous le casque ...


mercredi 23 novembre 2011

Bombardement du port de Haïphong, 23 novembre 1946

Le 23 novembre 1946, le bombardement du port de Haïphong par la marine française marque le début de la « guerre d'Indochine »

(...) en Indochine, comme ailleurs, le joug colonial fit lever des générations de militants qui engagèrent la lutte pour l’indépendance. Au Viêt-nam, le Parti Communiste Indochinois (PCI) réussit à en prendre la tête. Créé en 1930, il adhéra à la IIIe Internationale, déjà dominée par le stalinisme et qui imposa rapidement à ses organisations des pays coloniaux de défendre une politique nationaliste. Aussi, en 1941, le PCI se transforma en Ligue pour l’Indépendance du Viêt-nam (Viêt-minh, en vietnamien) et impulsa la création de semblables ligues nationalistes au Cambodge et au Laos.

En octobre 1945, après le départ des troupes japonaises vaincues, Ho Chi Minh, le principal dirigeant du Viêt-minh, proclama l’indépendance du Viêt-nam et chercha à la faire accepter par l’impérialisme français.

En même temps, les staliniens vietnamiens n’hésitaient pas à réprimer sauvagement les deux groupes trotskystes, La Lutte créée en 1931 par Ta Tu Thau et la Ligue Communiste Internationale (LCI). Le Parti Communiste stalinien voulait écraser ces militants qui risquaient de le concurrencer sur un terrain révolutionnaire. Au moment où les troupes japonaises quittaient l’Indochine, le Viêt-minh appela au calme et traita de «saboteurs et de provocateurs ceux qui invitent le peuple à s’armer», c’est-à-dire les trotskystes de la LCI. Ceux-ci militaient pour remettre le pouvoir aux comités populaires et aux milices armées qui commençaient à se former dans le sud du Viêt-nam, où des paysans occupaient des terres et des ouvriers leurs usines. Face au risque d’un soulèvement anticolonial et révolutionnaire, les staliniens liquidèrent la LCI et le groupe La Lutte, assassinant militants et dirigeants. Ta Tu Thau fut exécuté en 1946.

1946 : la première guerre d’Indochine

Le Viêt-minh espérait démontrer ainsi ses capacités de représentant de la bourgeoisie vietnamienne, et d’interlocuteur pour l’impérialisme. Mais malgré ces démonstrations, l’impérialisme français n’entendait pas, lui, abandonner ce qu’il appelait «la perle» de son empire colonial. Dès qu’il en eut les moyens militaires, il réoccupa le pays, y compris le Nord où le Viêt-minh avait pris le pouvoir. En novembre 1946, la marine française bombarda Haïphong, faisant plus de 6000 morts. La première guerre d’Indochine commençait.

Le Viêt-minh organisa la résistance et gagna l’appui de milliers de paysans, d’hommes et de femmes décidés à lutter jusqu’à la victoire, pour la réforme agraire et l’indépendance. Début 1954, il contrôlait près de la moitié du pays et les troupes françaises uniquement les grandes villes. Ho Chi Minh sut aussi obtenir le soutien matériel de la Chine de Mao, inquiète de l’engagement des Américains. En 1953, ces derniers payaient 40% des dépenses de la guerre et leurs conseillers étaient omniprésents.

Lire aussi:
Qu’ont été les Khmers Rouges ? #rappel →

quilemportera:
[extrait de La Lutte de classe n°118 (juillet 1985)] Qu’ont été les Khmers Rouges ? Quelle a été leur politique et en particulier, pourquoi ont-ils choisi de vider les villes (notamment Phnom Penh la capitale) de tous leurs habitants ? A quelle situation faisaient-ils donc face lorsqu’ils ont pris le pouvoir le 17 avril 1975, la même année où le FLN triomphait au Sud-Vietnam ?
Pour répondre à ces questions, il est d’abord nécessaire de revenir brièvement sur l’histoire de l’Indochine.
Au terme de la conquête coloniale, qui va occuper pratiquement tout le XIXe siècle, la France va s’occuper de maintenir et même d’accroître les divisions politiques et administratives de la région. Laos, Cambodge et même Tonkin, Annam et Cochinchine, les trois régions de l’actuel Vietnam, passent sous des administrations et sont dotées de statuts différents.
Le Cambodge, qui était sous protectorat français depuis 1864, se voit en fait à partir de 1884 administré directement par les autorités françaises.
Néanmoins, il subsiste une administration cambodgienne, dirigée jusqu’en 1904 par le roi Norodom puis par le roi Sisowath. En 1927, c’est Monivong qui monte sur le trône et à sa mort en 1941, c’est le petit-fils de Norodom, Norodom Sihanouk qui lui succède.
Jusqu’en 1945, le royaume est en fait dirigé par les Français.
Docile jusque-là aux vues du Protectorat français, le roi Norodom Sihanouk proclame l’indépendance du royaume le 12 mars 1945. Parallèlement, des maquis se sont créés pour lutter contre la présence française.
Les troupes françaises interviennent, mais finalement les accords du 7 janvier 1946 mettent fin au protectorat.
En 1947, le royaume se dote d’une constitution attribuant l’essentiel du pouvoir à une assemblée nationale. En novembre 1949, des négociations aboutissent à « l’indépendance du royaume au sein de l’Union Française ». L’administration française conserve des pouvoirs en matière de politique étrangère, de défense et de justice.
Mais c’est en novembre 1953 que le Cambodge se voit accorder l’indépendance par la France.