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mercredi 13 novembre 2013

Mayeurgate II

Au grand Oral, avec Yvan Mayeur du 09.11.2013 

"A travers Mme Peraita, c'est moi qu'on vise"

"Vous avez des images, depuis des années, de son travail, vous connaissez son abnégation, son engagement par rapport à son métier social et vous savez quoi ? Si elle n'avait pas été candidate présidente du CPAS, on n'en parlait pas aujourd'hui. C'est simplement parce que depuis un mois, Madame Milquet"
On vous vise vous à travers elle ?
Mais bien entendu. Madame Milquet sent que le mouvement est en train de se faire, qu'elle me vise évidemment. Et donc, on tape dans tous les sens, sur tout ce qui bouge pour essayer de dénigrer, salir et franchement, à l'égard des personnes, c'est insupportable
."

Pascale Peraita sera présidente du CPAS ?

Mais bien entendu, nous l'avons décidé. Il faut voter tout cela dans les instances mais c'est le choix que porte le PS et qui sera présenté en assemblée générale du PS. Nous avons eu un vote du comité du PS de Bruxelles cette semaine, plus de 50 personnes ont voté pour
"

Le net poche de Mme Peraita oscille entre 4.200 et 4.800 par mois

"Madame Peraita a un salaire, qui est fondé sur un barème de la région bruxelloise, de directeur donc il y a une référence barémique. Donc, on n'a pas négocié, parenthèse, comme Madame Milquet l'a fait pour l'administrateur délégué de la mission locale pour l'emploi de Bruxelles, on n'a pas fait un salaire négocié sur un coin de table comme elle l'a fait. À ce barème vous devez ajouter des prestations inconfortables de nuit et de week-end . Le net poche de Madame Peraita oscille, selon les saisons évidemment puisque vous comprenez bien qu'il y a des différences dans les saisons dans son métier, entre 4200 et 4800 euros par mois. Voilà la vérité des chiffres ".


Plus un logement de fonction ?

"Non elle n'a pas de logement de fonction, elle paie 1100 euros de loyer pour un logement trois chambres de 83 mètres carrés qui a été attribué à Madame Peraita il y a deux ans. Elle n'était pas du tout en politique et cet appartement lui a été attribué par le CPAS parce qu'elle le demandait pour être à proximité du Samu social étant donné qu'elle est corvéable à merci. Et tout le conseil, à l'unanimité, élus cdH compris, a voté en faveur de l'octroi de cet appartement contre loyer conséquent, 1100 euros par mois, à Madame Peraita"

Milquet :une simple question de respect du droit".

"Dans ma ville il y a des règles d’ordonnance en ce qui concerne le plafond de revenus dans attribution de logements. Et tout ce que nous demandons, c’est qu’on arrête ces pratiques et qu’on respecte les lois".

En ce qui concerne les estimations des salaires reçus par Pascale Peraita, je me réfère au rapport de l'Inspection des Finances, qui est "plus qu’accablant"
"Quand on est en période de crise, qu’on diminue les salaires des top managers, qu'il s'agit de structures qui s'occupe de démunis et de sans-abris", ce n'est pas anormal de se poser la question de savoir si ces montants ne sont pas trop élevés.
Ayons des salaires plus décents quant on s’occupe des sans abris!"

 

vendredi 8 mars 2013

Revenu d’intégration sociale

Un bénéficiaire sur trois du revenu d’intégration sociale est un jeune de moins de 25 ans.
Durant les 9 premiers mois de 2012, 104 333 personnes ont bénéficié d'un droit à l'intégration sociale.

La loi sur le droit à l’intégration sociale est entrée en vigueur le 1er octobre 2002. Le changement le plus marquant est la contractualisation du droit au revenu d’intégration pour les jeunes de moins de 25 ans, visant la mise à l’emploi. Le CPAS doit, dans les 3 mois, procurer un emploi adapté ou conclure avec l’intéressé un projet individualisé d’intégration menant à un travail (une formation par exemple).

Julien Van Geertsom, président du SPP Intégration sociale 
"La stabilisation observée durant cette période est liée à la diminution du taux d'augmentation du nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration sociale dans les grande villes. Cette baisse résulte de l'amélioration du partage des données administratives entre le SPP Intégration sociale et l'ONEM qui permet un contrôle préventif, mais aussi du partage des informations entre nos services et l'office des étrangers pour les ayants-droits notamment issus de l'Union européenne"

Les moins de 25 ans
Dans le cas où le demandeur a moins de 25 ans, une procédure spécifique est mise en place. Dans les 3 mois suivant la demande, le jeune et le CPAS (représenté par l’assistant social) vont, soit rechercher et trouver un travail, soit conclure un projet d’intégration sociale, définissant les engagements de chacun.
Le projet vise l’intégration et est axé soit sur l’emploi (démarches pour rechercher un emploi, formations, stages, ...), soit sur les études (afin de terminer les études secondaires, ou études complémentaires...).
Le revenu d’intégration est attribué le temps des études ou des démarches.
Les étudiants doivent démontrer l’utilité des études pour leur avenir professionnel, une certaine aptitude aux études et une volonté d’améliorer leurs conditions de vie par l’exercice d’un travail à temps partiel compatible avec les études ou un travail occasionnel.

Demande et octroi La demande doit être introduite au CPAS de la commune de résidence. Un accusé de réception est remis au demandeur.

vendredi 25 janvier 2013

Croisement du CPAS et des autorités.féd

Depuis la mi-2011, CPAS et des autorités fédérales s'échangent leurs données systématiquement.

En un an et demi, 2.907 permis de séjour ont été retirés à des Européens (principalement des Roumains, d'Espagnols et de Bulgares) qui abusaient du CPAS.
Ils profitaient illégalement de l'allocation de subsistance, et ont été débusqués grâce au croisement des bases de données des CPAS et des autorités fédérales.

A la suite de contrôles plus stricts, 989 citoyens de l'Union européenne ont dû quitter le pays en 2011. L'an dernier, les permis de séjour de 1.918 bénéficiaires irréguliers de l'aide sociale ont été retirés. Dans la plupart des cas, il s'agit de faux indépendants: des gens qui se sont inscrits comme indépendants, mais qui en réalité travaillent pour le compte de quelqu'un d'autre.
Auparavant, le CPAS de chaque commune pouvait décider d'informer les services compétents en cas de soupçon de fraude, mais cela ne se passait pas de manière automatique.

lundi 22 août 2011

Etudiants et CPAS : fortes disparités

En Wallonie, quasiment 1/3 des bénéficiaires du DIS ont moins de 25 ans.
Mais la proportion de ces jeunes remis aux études varie très fort d’une commune à l’autre, indique l’IDD.

Depuis la loi de 2002 sur le droit à l’intégration sociale, les étudiants peuvent bénéficier du revenu d’intégration sociale. Depuis, le nombre de jeunes bénéficiaires du DIS a augmenté près de 5 fois plus vite que les autres tranches d’âge : +26% pour les 18-24 ans, +6% pour les 24-64 ans. En 2007-2008, 4% des jeunes de 18 à 24 ans étaient au CPAS, soit un jeune sur 25.
Cette augmentation peut être la conséquence de l’amélioration de l’accès pour les jeunes à l’aide du CPAS, depuis la loi de 2002. Elle peut être aussi une indication de la précarisation croissante des jeunes (éclatement de la cellule familiale, paupérisation des parents), observée dans d’autres pays.
Les études sont la formule la plus utilisée en matière d’insertion des jeunes. Près de 40% des jeunes bénéficiaires sont remis aux études, contre 6% remis au travail. Mais la proportion de jeunes remis aux études varie fortement (de 0 à 70%) selon les communes. Dans les 9 plus grandes communes wallonnes, les taux varient de 22% à Charleroi, à 53% à La Louvière.
Les CPAS ont en effet une large marge d’appréciation en matière de financement ou non des études pour les bénéficiaires du DIS. Pour l’IDD, la proportion dépend surtout de la politique communale, favorable ou non à la remise aux études des jeunes.


Lire aussi :
Jeunes et CPAS en Wallonie sur le site de l’IDD.

vendredi 25 mars 2011

Héroïne sur ordonnance

"D’habitude, quand j’ai touché le CPAS, après 3 jours, je n’ai plus rien. Là, il me reste de l’argent, comme une personne " (sic)


Lire aussi:
Liège: il vendait de l'héroïne à la sortie du CPASLa police de Liège a repéré, lundi en fin de matinée, un homme qui rodait près du CPAS où les allocataires sociaux viennent retirer le lundi l'argent auquel ils ont droit. L'homme, âgé de 34 ans et domicilié à Liège, abordait plusieurs personnes sortant du CPAS et leurs vendait des doses d'héroïne. Lorsque les policiers ont appréhendé le Liégeois, il n'avait plus de drogue en sa possession. Les toxicomanes qui sont ses clients ont cependant affirmé qu'ils se livraient à ce commerce depuis 4 ans.


Héroïne sur ordonnance
Expérience-pilote à Liège : depuis deux mois, une dizaine de toxicomanes sévèrement dépendants, pour qui tous les traitements ont échoué, reçoivent de la diacétylmorphine, sous strict contrôle médical. Visite du projet Tadam.
Reportage
Tadam : entrée strictement réservée aux patients. On se trouve dans le cœur historique de Liège, quartier Cathédrale nord, haut lieu des toxicomanes. Le commissariat de police, flambant neuf, fait le coin de la rue, à cinquante mètres. Dans le sas de Tadam, une caméra veille. Pas question de passer la porte sécurisée si on n’est pas dûment enregistré dans le programme de traitement assisté par diacétylmorphine - la forme pharmaceutique de l’héroïne. Ce projet-pilote supervisé par l’Université de Liège, baptisé Tadam, s’adresse aux personnes dépendantes à l’héroïne depuis de longues années et qui n’ont jamais réussi à décrocher, malgré l’important réseau d’aide et de soins. La galère continue, comme la dégradation physique et la marginalisation sociale. Des toxicomanes insensibles aux traitements à la méthadone. Ce produit de substitution à l’héroïne, utilisé depuis le début des années 90 a l’avantage de stabiliser les héroïnomanes sans procurer d’euphorie.
Pour cette fraction d’héroïnomanes, qui résistent à toutes les offres de traitement, plusieurs pays européens (la Suisse, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Espagne) ont tenté l’administration d’héroïne pharmaceutique. Dans tous les cas, ces expériences ont conclu à l’efficacité supérieure de ce traitement par rapport à l’administration de méthadone : amélioration de l’état de santé, baisse des comportements à risques, diminution de la criminalité."C’est un peu bizarre, sourit Philippe, 42 ans . Jusqu’ici, on nous collait au trou à cause de l’héro et maintenant, on veut nous en donner." Casquette vissée sur ses cheveux coupés en brosse, piercing sur l’aile du nez, il sort de la salle de traitement. Calme, serein. "Je prends de la méthadone depuis 20 ans." En plus de l’héroïne, pas à la place. Un pis-aller quand il est vraiment à sec. Ou quand le dealer n’est pas au rendez-vous. "La méthadone m’a aidé à ne pas être en manque quand je suivais une formation en bâtiment."
Philippe a intégré le programme Tadam il y a 15 jours. "Je vois la différence financièrement. D’habitude, quand j’ai touché le CPAS, après 3 jours, je n’ai plus rien. Là, il me reste de l’argent, comme une personne normale. Je peux acheter des glaces à mon fils." Un gamin de 9 ans, à qui il dit sobrement qu’il doit "faire une course" quand il s’éclipse pour le traitement du soir. La plage horaire est précise : entre 16h30 et 18h30. Pour venir de Jemeppe en bus, il faut compter une heure de trajet et autant pour le retour. Deux fois par jour. "Ça prend toute la journée." N’empêche, c’est plus relax qu’avant, quand il fallait "toujours courir après sa came". A l’extérieur, il fumait un gramme, un gramme et demi par jour, "en fonction des finances". Même en prison - 5 ans au total - il n’a pas arrêté : "Il y a autant de drogue que dehors. C’est juste plus cher." Ici, il en est à 350 mg de diacétylmorphine le matin et 300 mg le soir. Un traitement en cours de réglage. "Il me faut encore de temps en temps une bille pour le soir." Une bille, en rue, c’est 25 euros. "Avant, je la fumais tout de suite. Maintenant, je mets la moitié de côté, pour un autre jour."