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dimanche 4 décembre 2016
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mardi 11 juin 2013
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Data protection chiefs and analysts in EU, Pakistan, South Africa and Canada express concerns at revelations in leaks
With Merkel set to bring up the issue with Barack Obama next week, and the European commission vice-president, Viviane Reding, eager to grill US officials at a meeting in Dublin on Friday, the issue looks set to dominate a week of summitry. Reding, who is responsible for data protection in Europe, is to seek clarification on whether the access to personal data in the Prism programme is limited to individual cases, is based on concrete suspicion or if wider sets of data are being accessed.
lundi 25 mars 2013
L’entrisme des Frères musulmans
Le 22 décembre 2012, paraissait dans le magazine égyptien « Rose
el-Youssef » un article d’une importance capitale sous le titre de, « Un homme et six Frères à la Maison Blanche », signé par Ahmed Chawki, un
pseudonyme. L’auteur écrit que six individus ont modifié la politique
des Etats-Unis : « La Maison Blanche est passée d’une position
d’hostilité envers les groupes et organisations islamistes dans le monde
à celle du plus important partisan de la confrérie des Frères
musulmans ».
Selon l’auteur, les six individus sont : Arif Ali-khan, secrétaire adjoint de la Sécurité intérieure pour le développement des politiques ; Mohamed Elibiary, membre du Conseil consultatif sur la Sécurité intérieure ; Rached Hussein, envoyé spécial américain de l’Organisation de la Conférence islamique ; Salem al-Marayati, cofondateur de Muslim Public Affairs Council (MPAC) ; Mohamed Majid, président de l’Islamic Society of North America (ISNA) ; Eboo Patel, membre du Conseil consultatif du président Obama, chargé des partenariats confessionnels d’arrondissements.
Le pédigrée des six Frères
Né en 1968 d’un père indien et d’une mère pakistanaise, Arif Ali-Khan est un avocat musulman et professeur à l’Université de la Défense Nationale, spécialisé dans la lutte antiterroriste. Après son succès en tant que maire adjoint de Los Angeles, il a été nommé en 2009 par Obama secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure. Il a été surtout conseiller d’Obama chargé du dossier des Etats musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique qui est une ramification de l’Organisation Mondiale des Frères Musulmans, c’est lui qui a assuré les liens et les négociations avec les mouvements islamistes avant et après le « printemps arabe ».
Né en Alexandrie, Mohamed Elibiary a grandi au Texas où s’étaient installés ses parents qui ont fui la persécution des islamistes en Egypte. Mohamed Elibiary, alias le « qutbiste » pour son fanatisme à l’égard des idées de Saïd Qutb, est un membre éminent des Frères musulmans aux Etats-Unis. Diplômé en management et en ingénierie réseau, a été directeur de la section de Houston du Council on American Islamic Relations (CAIR), une vitrine des Frères musulmans aux USA. C’est lui qui a rédigé le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir.
Né en 1978 dans le Wyoming, Rached Hussein est un avocat d’origine indo-pakistanaise qui était un membre secret des Frères musulmans. En juin 2002, il a participé à la Conférence annuelle de l’American Muslim Council, anciennement dirigée par Abdurrahmane Alamoudi, qui a été condamné pour financement de terrorisme. Il a aussi participé au comité organisateur du Critical Islamic Reflection, aux côtés de grandes figures des Frères musulmans aux Etats-Unis, telles que Jamal Barzinji, Hichem al-Talib et Yacoub Mirza. Après avoir rejoint l’équipe électorale d’Obama, ce dernier l’a nommé en janvier 2009 conseiller juridique à la Maison Blanche. Barak Hussein Obama l’a chargé aussi de la rédaction de ses discours sur la politique étrangère. En 2009, c’est Rached Hussein qui a rédigé le discours d’Obama au Caire. Répondant à des critiques, Obama a dit de son ami et conseiller : « Je l’ai choisi pour ce poste parce que c’est un avocat accompli et parce qu’il a joué un rôle clé dans le développement des partenariats que j’ai demandé avec le Caire. Et comme un Hafiz (connaisseur) du Coran, c’est un membre respecté de la communauté musulmane américaine ».
Né en Irak, Salem el-Marayati est un américain d’adoption. Il est actuellement directeur exécutif de la Muslim Public Affairs Council (MPAC), une organisation islamique créée en 1986 par des Frères musulmans. Il a été nominé en 2002 pour travailler avec la National Security Agency. Les soupçons qui ont pesé sur la MPAC dans la campagne sécuritaire post 11 septembre 2001, n’ont pas empêché el-Marayati de s’approcher des néoconservateurs, puis des démocrates au sein de l’équipe d’Obama.
Né dans le nord du Soudan en 1965, Mohamed Majid est le fils de l’ancien mufti du Soudan. Il a émigré aux Etats-Unis en 1987. Après des études complémentaires, il a été en 1997 enseignant à l’Université de Howard, spécialiste de l’exégèse coranique. Membre des Frères musulmans, il a été très influent auprès des communautés musulmanes nord américaines. En tant qu’avocat occasionnel, il a été un militant farouche pour la criminalisation de toute diffamation de l’islam. Ayant soutenu la candidature d’Obama aux élections présidentielles, ce dernier lui a confié plusieurs missions associatives de type communautaristes. En 2011, il l’a nommé conseiller au Department of Homeland Security (DHS) pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Il est actuellement conseiller du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que d’autres organismes fédéraux.
Enfin, Eboo Patel est musulman américain d’origine indienne. Il a fait ses études en sociologie dans l’Illinois à Urbana-Champaign. Etudiant, il a été activiste islamiste auprès des musulmans originaires de l’Inde, de Sri Lanka et d’Afrique du Sud. Grâce à des fonds de la Fondation Ford, il est l’initiateur de IFYC en 2002. Frère musulman et ami très proche de Hani Ramadan, il est membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations. Il a été aussi très proche de Siraj Wahhaj, un Frère musulman américain bien célèbre. Eboo Patel est actuellement consultant au Département de la Sécurité Intérieure américaine et membre du conseil Barak Obama’s Advisory.
Selon l’auteur, les six individus sont : Arif Ali-khan, secrétaire adjoint de la Sécurité intérieure pour le développement des politiques ; Mohamed Elibiary, membre du Conseil consultatif sur la Sécurité intérieure ; Rached Hussein, envoyé spécial américain de l’Organisation de la Conférence islamique ; Salem al-Marayati, cofondateur de Muslim Public Affairs Council (MPAC) ; Mohamed Majid, président de l’Islamic Society of North America (ISNA) ; Eboo Patel, membre du Conseil consultatif du président Obama, chargé des partenariats confessionnels d’arrondissements.
Le pédigrée des six Frères
Né en 1968 d’un père indien et d’une mère pakistanaise, Arif Ali-Khan est un avocat musulman et professeur à l’Université de la Défense Nationale, spécialisé dans la lutte antiterroriste. Après son succès en tant que maire adjoint de Los Angeles, il a été nommé en 2009 par Obama secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure. Il a été surtout conseiller d’Obama chargé du dossier des Etats musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique qui est une ramification de l’Organisation Mondiale des Frères Musulmans, c’est lui qui a assuré les liens et les négociations avec les mouvements islamistes avant et après le « printemps arabe ».
Né en Alexandrie, Mohamed Elibiary a grandi au Texas où s’étaient installés ses parents qui ont fui la persécution des islamistes en Egypte. Mohamed Elibiary, alias le « qutbiste » pour son fanatisme à l’égard des idées de Saïd Qutb, est un membre éminent des Frères musulmans aux Etats-Unis. Diplômé en management et en ingénierie réseau, a été directeur de la section de Houston du Council on American Islamic Relations (CAIR), une vitrine des Frères musulmans aux USA. C’est lui qui a rédigé le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir.
Né en 1978 dans le Wyoming, Rached Hussein est un avocat d’origine indo-pakistanaise qui était un membre secret des Frères musulmans. En juin 2002, il a participé à la Conférence annuelle de l’American Muslim Council, anciennement dirigée par Abdurrahmane Alamoudi, qui a été condamné pour financement de terrorisme. Il a aussi participé au comité organisateur du Critical Islamic Reflection, aux côtés de grandes figures des Frères musulmans aux Etats-Unis, telles que Jamal Barzinji, Hichem al-Talib et Yacoub Mirza. Après avoir rejoint l’équipe électorale d’Obama, ce dernier l’a nommé en janvier 2009 conseiller juridique à la Maison Blanche. Barak Hussein Obama l’a chargé aussi de la rédaction de ses discours sur la politique étrangère. En 2009, c’est Rached Hussein qui a rédigé le discours d’Obama au Caire. Répondant à des critiques, Obama a dit de son ami et conseiller : « Je l’ai choisi pour ce poste parce que c’est un avocat accompli et parce qu’il a joué un rôle clé dans le développement des partenariats que j’ai demandé avec le Caire. Et comme un Hafiz (connaisseur) du Coran, c’est un membre respecté de la communauté musulmane américaine ».
Né en Irak, Salem el-Marayati est un américain d’adoption. Il est actuellement directeur exécutif de la Muslim Public Affairs Council (MPAC), une organisation islamique créée en 1986 par des Frères musulmans. Il a été nominé en 2002 pour travailler avec la National Security Agency. Les soupçons qui ont pesé sur la MPAC dans la campagne sécuritaire post 11 septembre 2001, n’ont pas empêché el-Marayati de s’approcher des néoconservateurs, puis des démocrates au sein de l’équipe d’Obama.
Né dans le nord du Soudan en 1965, Mohamed Majid est le fils de l’ancien mufti du Soudan. Il a émigré aux Etats-Unis en 1987. Après des études complémentaires, il a été en 1997 enseignant à l’Université de Howard, spécialiste de l’exégèse coranique. Membre des Frères musulmans, il a été très influent auprès des communautés musulmanes nord américaines. En tant qu’avocat occasionnel, il a été un militant farouche pour la criminalisation de toute diffamation de l’islam. Ayant soutenu la candidature d’Obama aux élections présidentielles, ce dernier lui a confié plusieurs missions associatives de type communautaristes. En 2011, il l’a nommé conseiller au Department of Homeland Security (DHS) pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Il est actuellement conseiller du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que d’autres organismes fédéraux.
Enfin, Eboo Patel est musulman américain d’origine indienne. Il a fait ses études en sociologie dans l’Illinois à Urbana-Champaign. Etudiant, il a été activiste islamiste auprès des musulmans originaires de l’Inde, de Sri Lanka et d’Afrique du Sud. Grâce à des fonds de la Fondation Ford, il est l’initiateur de IFYC en 2002. Frère musulman et ami très proche de Hani Ramadan, il est membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations. Il a été aussi très proche de Siraj Wahhaj, un Frère musulman américain bien célèbre. Eboo Patel est actuellement consultant au Département de la Sécurité Intérieure américaine et membre du conseil Barak Obama’s Advisory.
samedi 21 juillet 2012
Une bonne politique.us
Obama, dans une interview accordée à CBS ce jeudi 12 juillet :
Obama venait de nommer la technique managériale largement pratiquée dans les pays anglo-saxons du storytelling qui consiste à faire en sorte qu’un leader puisse insuffler à ses cadres, ou à ses employés, une vision de l’entreprise qui sert alors deux objectifs :
L’adaptant au management politique, un leader devra donc tenter de développer un récit qui à la fois surplombe les différences entre les différents agents (en politique : les électeurs, les intermédiaires de la classe politique, le gouvernement) au nom d’une mission qui les aligne, comme dans un bon roman où "tout se tient" ; et suscite chez ceux et celles qui lui sont récalcitrants un sentiment de malaise, puisque s’ils sont des politiques ils se savent et se veulent sous le regard public (selon Sartre on a honte parce qu’on se croit constamment observé), ou qui permet à celui qui débite le Grand Récit, de dire qu’ils devraient avoir honte – ce qui produit souvent le même effet.
"L’erreur que j’ai commise durant mon premier mandat a été de penser que ma fonction était de mettre de place une bonne politique. C’est important, mais il entre aussi dans la nature de cette fonction de raconter une histoire qui insuffle au peuple américain un sentiment d’unité, de direction et d’optimisme, surtout par les temps qui courent".
Obama venait de nommer la technique managériale largement pratiquée dans les pays anglo-saxons du storytelling qui consiste à faire en sorte qu’un leader puisse insuffler à ses cadres, ou à ses employés, une vision de l’entreprise qui sert alors deux objectifs :
- créer le sentiment d’un destin commun, même si, à l’évidence, les différents agents (qui a le capital, qui gère le capital, et qui fournit le travail) ont des buts différents
- susciter aussi une éthique d’entreprise, autrement dit un cadrage des comportements productifs qui passe pour une justification moral.
L’adaptant au management politique, un leader devra donc tenter de développer un récit qui à la fois surplombe les différences entre les différents agents (en politique : les électeurs, les intermédiaires de la classe politique, le gouvernement) au nom d’une mission qui les aligne, comme dans un bon roman où "tout se tient" ; et suscite chez ceux et celles qui lui sont récalcitrants un sentiment de malaise, puisque s’ils sont des politiques ils se savent et se veulent sous le regard public (selon Sartre on a honte parce qu’on se croit constamment observé), ou qui permet à celui qui débite le Grand Récit, de dire qu’ils devraient avoir honte – ce qui produit souvent le même effet.
lundi 2 mai 2011
Ben Laden, abattu
Washington appelle ses ressortissants à la prudence à l'étranger, disant redouter "des violences anti-américaines".
Lire aussi:
Press Briefing by Senior Administration Officials on the Killing of Osama bin Laden
Via Conference Call
MR. VIETOR: Thank you, everyone, for joining us, especially so late. We wanted to get you on the line quickly with some senior administration officials to talk about the operation today regarding Osama bin Laden. And with that I’ll turn it over to our first senior administration official.
SENIOR ADMINISTRATION OFFICIAL: Thanks for joining us, everybody, at this late hour. It’s much appreciated. From the outset of the administration, the President has placed the highest priority in protecting the nation from the threat of terrorism. In line with this, we have pursued an intensified, targeted, and global effort to degrade and defeat al Qaeda. Included in this effort has been a relentless set of steps that we’ve taken to locate and bring Osama bin Laden to justice. Indeed, in the earliest days of the administration, the President formally instructed the intelligence community and his counterterrorism advisors to make the pursuit of Osama bin Laden, as the leader of al Qaeda, as a top priority.
La mort de Ben Laden, la première réaction des médias américains (à 08:30 CET)
La mort d’Osama Ben Laden a bien évidemment fait réagir les médias et le web au quart de tour. Pas d’image, en tout cas pour le moment, de l’action militaire qui a conduit à la mort de Ben Laden. L’image forte sur tous les écrans de télé et du web, c’est la foule qui s’est spontanément rassemblée dans deux endroits très symboliques. Ground Zero à New York, à l’endroit précis où se trouvaient les Tours jusqu’au 11 septembre 2001. Et devant les grilles de la Maison Blanche à Washington. Il y a milliers de personnes qui manifestent leur soulagement et leur joie à l’annonce de la mort de Ben Laden. Des rassemblements tout-à-fait exceptionnels, l’info est tombée très tard dans la soirée de dimanche sur la côte Est des Etats-Unis.
Il est actuellement 2h30 du matin et la foule est toujours présente. Elle manifeste aux cris de « USA, USA ». Selon le journaliste de CNN, présent devant la Maison Blanche, elle entonne régulièrement « Yes We Can » qui prend évidemment une signification particulière dans ces circonstances.
L’autre image provient du même endroit à Washington. C’est celle du Président Obama qui s’adresse à la nation américaine et au monde. Le Président et la joie des américains, ce sont les images qui tournent en boucle sur les chaines de télé et les sites internet américains. Les chaines d’infos utilisent souvent un écran partagé, avec d’un coté les images de la foule et de l’autre les entrevues avec des analystes. Le contraste est saisissant entre d’une part la liesse populaire et les commentaires prudents des experts américains pour qui ce n’est évidemment pas la fin du terrorisme.
dimanche 1 mai 2011
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