L'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk est mort ce lundi 15 octobre, à Pékin, ville où il avait trouvé un refuge politique et médical après l'accession des Khmers rouges au pouvoir.
Sa retraite pékinoise avait été l'occasion de prendre ses distances vis-à-vis de la politique cambodgienne.
Affichage des articles dont le libellé est Cambodge. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cambodge. Afficher tous les articles
jeudi 18 octobre 2012
mercredi 1 août 2012
lundi 21 mai 2012
Khmers rouges : procès suspendu
Brève: Le tribunal international pour les Khmers rouges a suspendu le procès en cours de hauts responsables du régime, en attendant le retour de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ieng Sary, 86 ans, hospitalisé depuis jeudi.
dimanche 29 janvier 2012
Elections législatives cambodgiennes
Les élections législatives cambodgiennes destinées à choisir la composition du Sénat pour son troisième mandat ont débuté ce dimanche matin.
Le Sénat est élu tous les six ans.
Le Sénat cambodgien est élu au suffrage indirect, sur la base d'une représentation proportionnelle.
Le collège électoral est composé des 119 députés et des 11 351 conseillers municipaux que compte le pays, qui iront tous déposer leur suffrage dans l'un des 33 bureaux de vote ouverts à cette occasion.
Le Sénat cambodgien comprend 61 sièges, mais 57 sièges seulement sont ouverts au vote ; deux sénateurs seront directement nommés par le Roi du Cambodge, et deux autres seront élus par l'Assemblée nationale.
La dernière élection remonte à janvier 2006 et à l'époque, 3 partis politiques s'étaient affrontés : le CPP, qui avait remporté 45 sièges, le FUNCIPEC, qui en avait remporté 10, et le Parti de Sam Rainsy, qui n'avait obtenu que deux sièges.
Aujourd'hui, les deux principaux partis politiques en lice sont le Parti populaire cambodgien actuellement au pouvoir, et le Parti de Sam Rainsy, principal parti d'opposition dans le pays.
Lire aussi:
Egypte: début du vote pour l'élection de la chambre haute
Les Egyptiens ont commencé à voter dimanche pour élire la chambre haute
(Choura) du parlement. Contrairement à la mobilisation pour l'élection des députés, l'affluence était faible en début de journée dans les bureaux de vote au Caire, a constaté l'AFP, reflétant une campagne très morne pour élire les membres de cette chambre consultative à la visibilité politique limitée. L'élection des sénateurs doit se dérouler successivement dans deux zones géographiques, pour se terminer le 22 février.
Ce scrutin s'inscrit dans un processus de transition vers un système démocratique promis par l'armée, qui a pris le pouvoir après la chute du président Hosni Moubarak en février 2011. Une élection présidentielle doit avoir lieu avant la fin du mois de juin, à une date non encore fixée. Les deux chambres du Parlement seront chargées de désigner une commission pour rédiger une nouvelle constitution, étape essentielle pour la définition du système institutionnel de l'Egypte post-Moubarak.
L'élection des députés qui s'est déroulée de la fin novembre à la mi-janvier s'est traduite par la victoire des Frères musulmans, dont la formation politique, le parti de la liberté et de la justice (PLJ) a remporté 47% des sièges en lice.
Les fondamentalistes salafistes ont quant à eux remporté près du quart des sièges lors de cette élection qui a constitué une déroute pour le camp laïc, libéral, de gauche ou issu des mouvements de jeunes qui avaient lancée la révolte du début de l'année 2011.
Le Sénat est élu tous les six ans.
Le Sénat cambodgien est élu au suffrage indirect, sur la base d'une représentation proportionnelle.
Le collège électoral est composé des 119 députés et des 11 351 conseillers municipaux que compte le pays, qui iront tous déposer leur suffrage dans l'un des 33 bureaux de vote ouverts à cette occasion.
Le Sénat cambodgien comprend 61 sièges, mais 57 sièges seulement sont ouverts au vote ; deux sénateurs seront directement nommés par le Roi du Cambodge, et deux autres seront élus par l'Assemblée nationale.
La dernière élection remonte à janvier 2006 et à l'époque, 3 partis politiques s'étaient affrontés : le CPP, qui avait remporté 45 sièges, le FUNCIPEC, qui en avait remporté 10, et le Parti de Sam Rainsy, qui n'avait obtenu que deux sièges.
Aujourd'hui, les deux principaux partis politiques en lice sont le Parti populaire cambodgien actuellement au pouvoir, et le Parti de Sam Rainsy, principal parti d'opposition dans le pays.
Lire aussi:
Egypte: début du vote pour l'élection de la chambre haute
Les Egyptiens ont commencé à voter dimanche pour élire la chambre haute
(Choura) du parlement. Contrairement à la mobilisation pour l'élection des députés, l'affluence était faible en début de journée dans les bureaux de vote au Caire, a constaté l'AFP, reflétant une campagne très morne pour élire les membres de cette chambre consultative à la visibilité politique limitée. L'élection des sénateurs doit se dérouler successivement dans deux zones géographiques, pour se terminer le 22 février.
Ce scrutin s'inscrit dans un processus de transition vers un système démocratique promis par l'armée, qui a pris le pouvoir après la chute du président Hosni Moubarak en février 2011. Une élection présidentielle doit avoir lieu avant la fin du mois de juin, à une date non encore fixée. Les deux chambres du Parlement seront chargées de désigner une commission pour rédiger une nouvelle constitution, étape essentielle pour la définition du système institutionnel de l'Egypte post-Moubarak.
L'élection des députés qui s'est déroulée de la fin novembre à la mi-janvier s'est traduite par la victoire des Frères musulmans, dont la formation politique, le parti de la liberté et de la justice (PLJ) a remporté 47% des sièges en lice.
Les fondamentalistes salafistes ont quant à eux remporté près du quart des sièges lors de cette élection qui a constitué une déroute pour le camp laïc, libéral, de gauche ou issu des mouvements de jeunes qui avaient lancée la révolte du début de l'année 2011.
lundi 27 juin 2011
Kampuchea démocratique
L'idéologue du régime de Pol Pot ou "Frère Numéro Deux" Nuon Chea,
le ministre des Affaires étrangères Ieng Sary,
le président du "Kampuchea démocratique" Khieu Samphan et
la ministre des Affaires sociales Ieng Thirith
répondront de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, lors du procès historique du régime des Khmers rouges qui s'ouvre aujourd'hui ...
Lire aussi:
"Mais ce sont des bêtes, ces gens-là"
Crainhem : le FDF a mobilisé plusieurs centaines de personnes en soutien aux maïeurs non nommés. Les militants flamingants étaient aussi de la partie.
Mais, Monsieur, je n’ai jamais vu ça, ce sont des bêtes, ces gens-là." Viviane, pull en v fleuri, ballerines noires aux pieds, et mise en pli parfaite, reste à un jet de pétard pirate des bruyants contre-manifestants du TAK (Taal Aktie Komitee) qui l’empêche, ce dimanche midi, de rejoindre le rassemblement initié par le FDF en soutien à Véronique Caprasse, la bourgmestre non nommée, de Crainhem, commune à facilités de la périphérie bruxelloise. Viviane est venue de Wezembeek. Et elle gronde : "C’est un scandale, cette histoire ! Ces bourgmestres doivent être nommés, nous les avons plébiscités parce qu’ils font un travail remarquable. C’est tout à fait scandaleux de ne pas les nommer." Et elle sursaute quand éclate le fameux pétard pirate. Serge est à ses côtés. Il est venu d’Evere - "mais aujourd’hui, je me sens de tout cœur avec les habitants de Crainhem" , souffle-t-il avant de conseiller de "passer par les champs" pour contourner le TAK. C’est que, lui aussi, chemise blanche ouverte, se retrouve bloqué dans son cheminement vers le rassemblement par les activistes flamingants.
Les cordons policiers se renforcent, l’autopompe est prête à intervenir. Le ton monte, les "Franse ratten, rol uw matten" fusent de toutes parts. Et il y a Roel De Leener. Qui peste : "C’est toujours la même chose avec vous, les francophones, vous demandez le respect de la démocratie, mais vous ne respectez même pas le fait que c’est une commune flamande ici. C’est le droit, c’est la loi. Et soyez certains que nous manifesterons tant que vous ne comprendrez pas cela !" , expose ce représentant du TAK.
UPDATED
L'ex-ministre des Affaires étrangères des khmers rouges, Ieng Sary, s'absente de son procès Le deuxième jour du procès des quatre derniers hauts responsables du régime khmer rouge porte sur Ieng Sary, l'ancien chef de la diplomatie du régime de Pol Pot. Comdamné à la peine de mort par contumace, en 1979, Ieng Sary, 85 ans, a été amnistié en 1994, puis grâcié par décret royal en septembre 1996. Pour l'ancien dirigeant, ces amnisties rendent la procédure actuelle invalide à son égard. Il a quitté la salle d'audience dès ce mardi 28 juin 2011 au matin.
Ieng Sary est le premier concerné de cette deuxième journée de procès aux chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) et il a quitté la salle d’audience parce qu’il avait mal au dos. Ses avocats ont donc poursuivi sans lui. Selon eux, le tribunal ne serait pas habilité à juger Ieng Sary car il l'a déjà été par contumace le 19 août 1979. Qui plus est, Ieng Sary a bénéficié d’une grâce du roi Sihanouk en septembre 1996. Les avocats de Ieng Sary estiment aussi que cette chambre n’a pas la compétence pour juger de la validité de cette grâce royale, seule une Cour constitutionnelle pourrait le faire.
Quant à la portée du décret royal, la défense estime que le roi du Cambodge n’a aucune limite quant à l’étendue de son pardon. Là-dessus, bien évidemment, l’accusation n’est pas d’accord. Les procureurs font valoir que la justice internationale ne reconnaît pas l’amnistie de crimes d’une ampleur tels que ceux commis du temps des khmers rouges.
le ministre des Affaires étrangères Ieng Sary,
le président du "Kampuchea démocratique" Khieu Samphan et
la ministre des Affaires sociales Ieng Thirith
répondront de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, lors du procès historique du régime des Khmers rouges qui s'ouvre aujourd'hui ...
Lire aussi:
"Mais ce sont des bêtes, ces gens-là"
Crainhem : le FDF a mobilisé plusieurs centaines de personnes en soutien aux maïeurs non nommés. Les militants flamingants étaient aussi de la partie.
Mais, Monsieur, je n’ai jamais vu ça, ce sont des bêtes, ces gens-là." Viviane, pull en v fleuri, ballerines noires aux pieds, et mise en pli parfaite, reste à un jet de pétard pirate des bruyants contre-manifestants du TAK (Taal Aktie Komitee) qui l’empêche, ce dimanche midi, de rejoindre le rassemblement initié par le FDF en soutien à Véronique Caprasse, la bourgmestre non nommée, de Crainhem, commune à facilités de la périphérie bruxelloise. Viviane est venue de Wezembeek. Et elle gronde : "C’est un scandale, cette histoire ! Ces bourgmestres doivent être nommés, nous les avons plébiscités parce qu’ils font un travail remarquable. C’est tout à fait scandaleux de ne pas les nommer." Et elle sursaute quand éclate le fameux pétard pirate. Serge est à ses côtés. Il est venu d’Evere - "mais aujourd’hui, je me sens de tout cœur avec les habitants de Crainhem" , souffle-t-il avant de conseiller de "passer par les champs" pour contourner le TAK. C’est que, lui aussi, chemise blanche ouverte, se retrouve bloqué dans son cheminement vers le rassemblement par les activistes flamingants.
Les cordons policiers se renforcent, l’autopompe est prête à intervenir. Le ton monte, les "Franse ratten, rol uw matten" fusent de toutes parts. Et il y a Roel De Leener. Qui peste : "C’est toujours la même chose avec vous, les francophones, vous demandez le respect de la démocratie, mais vous ne respectez même pas le fait que c’est une commune flamande ici. C’est le droit, c’est la loi. Et soyez certains que nous manifesterons tant que vous ne comprendrez pas cela !" , expose ce représentant du TAK.
UPDATED
L'ex-ministre des Affaires étrangères des khmers rouges, Ieng Sary, s'absente de son procès Le deuxième jour du procès des quatre derniers hauts responsables du régime khmer rouge porte sur Ieng Sary, l'ancien chef de la diplomatie du régime de Pol Pot. Comdamné à la peine de mort par contumace, en 1979, Ieng Sary, 85 ans, a été amnistié en 1994, puis grâcié par décret royal en septembre 1996. Pour l'ancien dirigeant, ces amnisties rendent la procédure actuelle invalide à son égard. Il a quitté la salle d'audience dès ce mardi 28 juin 2011 au matin.
Ieng Sary est le premier concerné de cette deuxième journée de procès aux chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) et il a quitté la salle d’audience parce qu’il avait mal au dos. Ses avocats ont donc poursuivi sans lui. Selon eux, le tribunal ne serait pas habilité à juger Ieng Sary car il l'a déjà été par contumace le 19 août 1979. Qui plus est, Ieng Sary a bénéficié d’une grâce du roi Sihanouk en septembre 1996. Les avocats de Ieng Sary estiment aussi que cette chambre n’a pas la compétence pour juger de la validité de cette grâce royale, seule une Cour constitutionnelle pourrait le faire.
Quant à la portée du décret royal, la défense estime que le roi du Cambodge n’a aucune limite quant à l’étendue de son pardon. Là-dessus, bien évidemment, l’accusation n’est pas d’accord. Les procureurs font valoir que la justice internationale ne reconnaît pas l’amnistie de crimes d’une ampleur tels que ceux commis du temps des khmers rouges.
Libellés :
Cambodge,
communisme,
criminalité,
dictateur,
génocide,
Khmers rouges,
Pol Pot
dimanche 10 avril 2011
Le record d'absence de gouvernement
Extrait de Quel pays détient le record d'absence de gouvernement?
Selon un diplomate du Quai d’Orsay joint par Libération.fr, il semblerait que cette information soit exacte ou presque: «Après les élections du 27 juillet 2003, le gouvernement a attendu le 15 juillet 2004 pour obtenir la majorité des deux tiers, nécessaire dans la Constitution cambodgienne pour pouvoir être enregistré par le Parlement.»
On note d’ailleurs que cela rajouterait quinze jours au calcul du journal L’Echo, mais comme le leur était faux (ou la date qu'ils ont indiqué), cela ferait au total toujours 353 jours. Selon ce diplomate, les longues négociations ont engendré à l’époque un gouvernement pléthorique, avec un Premier ministre et pas moins de sept vice-premiers ministres. De plus, comme il le raconte, «il y a souvent un rapport de force militaire derrière, et l’opposition est régulièrement muselée, ce n’est pas vraiment la même ambiance qu’en Belgique».
La Moldavie?
Cambodge, Belgique et Irak, cela serait donc le podium, pour le moment... A moins que... Selon le journaliste Mehdi Chebana, qui tient un blog sur la Moldavie, ce pays peut également revendiquer la plus longue carence gouvernementale.
Comme il le racontait le 17 février, «on oublie qu’à quelque 2.000 kilomètres de là, un petit pays de 6 millions d’habitants est privé de président depuis… 528 jours! C’est en effet le 11 septembre 2009 que le communiste Vladimir Voronin a quitté ses fonctions en République de Moldavie». Depuis, il n’y a pas eu de nouvelles élections, soit un total de 567 jours. Ce petit pays limitrophe de la Roumanie serait donc très loin devant tous les autres. Sauf que si l’on se plonge dans l’actualité politique du côté de Chisinau, c’est en fait un peu plus compliqué que cela.
Pour être élu, le président moldave doit obtenir du Parlement la majorité des deux tiers, soit 61 voix. Ensuite, il nomme le Premier ministre. En 2009, cette majorité n’a pas été atteinte; en dépit d'une alliance de partis libéraux, arrivés ensemble en tête aux législatives. Le président du Parlement a donc été élu président de la République par intérim, comme le stipule la Constitution. La Cour suprême estime alors qu’il est légitime pour nommer un Premier ministre, qui lui n'est pas intérimaire...
Mais les communistes appellent alors au boycott, et la participation n’est pas suffisante pour que le scrutin soit validé. Le Parlement est donc dissous, de nouvelles élections sont organisées le 28 novembre 2010, et, une nouvelle fois... aucun président n’est élu, l’alliance des partis libéraux ayant recueilli une majorité simple, mais toujours pas celle des deux-tiers. Depuis, c’est le libéral Marian Lupu qui a été nommé Président par intérim, puisqu’il est le nouveau président du Parlement. Et il a confirmé dans ses fonctions de Premier ministre Vlad Filat.
En Moldavie, la voie normale n’a donc pas été suivie, mais dans les faits, comme le souligne Emmanuel Skoulios, directeur de l’alliance française de Moldavie, «il y a toujours un gouvernement, il n’y a pas d’absence de gestion du pays, puisque la Constitution prévoit le président par intérim».
Le pays n’est donc pas sans gouvernement. Emmanuel Skoulios souligne toutefois que «que pour certaines réformes importantes, comme l’audiovisuel, il faut une majorité des deux tiers, ce qu’aucun parti ou alliance ne possède actuellement».
Pour le premier prix de ce concours peu prestigieux, la Moldavie est donc sans doute hors catégorie. Le classement serait le Cambodge premier, puis la Belgique et en troisième l’Irak.
L'Irak?
«Le record du monde en la matière n’appartient pas à la Belgique, ni à l’Irak d’ailleurs. Avec 353 jours sans gouvernement entre le 27 juillet 2003 et le 30 juin 2004, c’est le Cambodge qui détient le record absolu.»Selon un diplomate du Quai d’Orsay joint par Libération.fr, il semblerait que cette information soit exacte ou presque: «Après les élections du 27 juillet 2003, le gouvernement a attendu le 15 juillet 2004 pour obtenir la majorité des deux tiers, nécessaire dans la Constitution cambodgienne pour pouvoir être enregistré par le Parlement.»
On note d’ailleurs que cela rajouterait quinze jours au calcul du journal L’Echo, mais comme le leur était faux (ou la date qu'ils ont indiqué), cela ferait au total toujours 353 jours. Selon ce diplomate, les longues négociations ont engendré à l’époque un gouvernement pléthorique, avec un Premier ministre et pas moins de sept vice-premiers ministres. De plus, comme il le raconte, «il y a souvent un rapport de force militaire derrière, et l’opposition est régulièrement muselée, ce n’est pas vraiment la même ambiance qu’en Belgique».
La Moldavie?
Cambodge, Belgique et Irak, cela serait donc le podium, pour le moment... A moins que... Selon le journaliste Mehdi Chebana, qui tient un blog sur la Moldavie, ce pays peut également revendiquer la plus longue carence gouvernementale.Comme il le racontait le 17 février, «on oublie qu’à quelque 2.000 kilomètres de là, un petit pays de 6 millions d’habitants est privé de président depuis… 528 jours! C’est en effet le 11 septembre 2009 que le communiste Vladimir Voronin a quitté ses fonctions en République de Moldavie». Depuis, il n’y a pas eu de nouvelles élections, soit un total de 567 jours. Ce petit pays limitrophe de la Roumanie serait donc très loin devant tous les autres. Sauf que si l’on se plonge dans l’actualité politique du côté de Chisinau, c’est en fait un peu plus compliqué que cela.
Pour être élu, le président moldave doit obtenir du Parlement la majorité des deux tiers, soit 61 voix. Ensuite, il nomme le Premier ministre. En 2009, cette majorité n’a pas été atteinte; en dépit d'une alliance de partis libéraux, arrivés ensemble en tête aux législatives. Le président du Parlement a donc été élu président de la République par intérim, comme le stipule la Constitution. La Cour suprême estime alors qu’il est légitime pour nommer un Premier ministre, qui lui n'est pas intérimaire...
Le Cambodge?
Pour sortir de cette impasse politique créée par les communistes - qui restent le premier parti du pays et qui bloquent l’élection d’un président libéral - un référendum est organisé en septembre 2010 pour permettre l’élection du Président au suffrage universel direct. Les partis libéraux veulent ainsi contourner l’obligation pour le Président d’obtenir la majorité des deux tiers au Parlement.Mais les communistes appellent alors au boycott, et la participation n’est pas suffisante pour que le scrutin soit validé. Le Parlement est donc dissous, de nouvelles élections sont organisées le 28 novembre 2010, et, une nouvelle fois... aucun président n’est élu, l’alliance des partis libéraux ayant recueilli une majorité simple, mais toujours pas celle des deux-tiers. Depuis, c’est le libéral Marian Lupu qui a été nommé Président par intérim, puisqu’il est le nouveau président du Parlement. Et il a confirmé dans ses fonctions de Premier ministre Vlad Filat.
En Moldavie, la voie normale n’a donc pas été suivie, mais dans les faits, comme le souligne Emmanuel Skoulios, directeur de l’alliance française de Moldavie, «il y a toujours un gouvernement, il n’y a pas d’absence de gestion du pays, puisque la Constitution prévoit le président par intérim».
Le pays n’est donc pas sans gouvernement. Emmanuel Skoulios souligne toutefois que «que pour certaines réformes importantes, comme l’audiovisuel, il faut une majorité des deux tiers, ce qu’aucun parti ou alliance ne possède actuellement».
Pour le premier prix de ce concours peu prestigieux, la Moldavie est donc sans doute hors catégorie. Le classement serait le Cambodge premier, puis la Belgique et en troisième l’Irak.
Libellés :
Belgian Circus,
Cambodge,
Irak,
Moldavie,
record du monde
jeudi 31 mars 2011
Caramba !
Le Cambodge est resté sans gouvernement entre le 27 juillet 2003 et le 15 juillet 2004, pendant 353 jours ... et détient donc en fait le record du monde ...et peut-être aussi du nombre de ministres : le gouvernement qui a finalement été mis sur pied comportait pas moins de 207 ministres ...
Sur ce point aussi, la Belgique peut faire mieux !
Sur ce point aussi, la Belgique peut faire mieux !
Inscription à :
Articles (Atom)