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lundi 11 août 2014

Boycott des produits israéliens (III)

Résumé et suite de la saga "Boycott des produits israéliens", publiée sur ce blog ...

Le 3 août, suite donc au reportage de la RTBF sur le sujet, publication par Frédéric Renard sur sa page FaceBook personnelle :



Qui relève fort opportunément, me semble-t-il:
  • Le côté non équilibré du reportage (déjà relevé ici)
  • L'existence et la sécurité d'Israël, totalement défendable.
  • Les positions inacceptables d'organisations terroristes
  • L'existence de colonies en dehors du territoire d'Israël &
  • Les excès israéliens de la riposte

Cette publication est suivie des réactions suivantes sur Twitter, que j'observe passivement [afin de ne pas médiatiser plus ce qui me semble déjà être "un mauvais procès"?], "redoutant" son développé ultérieur, dont je ne doutais pas ... [mais pourquoi ? ] :


ainsi que de :



Pendant ce temps, certaines voix palestiniennes s'élèvent ...

Est-ce que nous, les Palestiniens pouvons blâmer Israël pour un mur qui n’existait pas avant que le Hamas et l’OLP ne commencent à lancer des attaques terroristes contre Israël sur une base quotidienne ?
Au lieu de financer le mode de vie somptueux des dirigeants de l’AP, le monde devrait s’intéresser de plus près à l’incitation à la terreur et à la haine institutionnalisée par l’Autorité palestinienne et qui endoctrine mon peuple tous les jours à travers les médias, l’éducation et les institutions religieuses. Pour le bien à la fois d’Israël et des Palestiniens, ce n’est pas Israël, mais l’Autorité palestinienne qui devrait être boycottée.

La suite, plus tard dans la semaine ...


Lire aussi:
Les Verts appellent au boycott et à la suspension de l'ambassadeur d'Israël,  25 juillet 2014
"Ecolo et Groen demandent la suspension de l'ambassadeur d'Israël et le boycott des produits issus des colonies", annonce un communiqué conjoint des deux partis ce vendredi.
Une mesure nécessaire selon Ecolo et Groen au vu de la situation qui s'aggrave de jour en jour à Gaza.
Les deux partis "condamnent la violence et les violations tant du droit humanitaire que du droit international commises par les deux camps. Mais force est de constater que dans cet interminable conflit, c'est la population civile palestinienne qui paie le plus lourd tribut", ajoute le communiqué.
Les écologistes demande au gouvernement fédéral de "sortir de son apathie".
"Alors que désormais des enfants innocents sont bombardés dans les hôpitaux et les écoles de Gaza, le monde politique belge s'endort. Cette semaine, il a été impossible de réunir une majorité suffisante à la Chambre des Représentants pour agender une réunion de la Commission des Relations extérieures qui aurait auditionné les ambassadeurs de Palestine et d'Israël. Ecolo et Groen avaient pourtant soutenu l'excellente initiative du Président de cette Commission. Elle aurait aussi pu entendre à nouveau le Ministre des Affaires étrangères Reynders sur les résultats du sommet européen sur Gaza de mardi dernier. Vu l'absence de débat parlementaire, Didier Reynders pourra se retrancher derrière la division européenne pour justifier son inaction", indique le communiqué.

Quand les Israéliens boycottent !
Il n’y a pas qu’en Europe que l’on boycotte. En Israël, certaines personnes qui ne veulent plus être complices de ce système de colonisation illégal se mobilisent. Le boycott devient une arme de rejet de plus en plus puissante bien que les astuces pour couvrir les origines des produits et les pressions se multiplient. Rien n’y fait, la machine est en marche.
Ce document d’Arte montre la situation telle qu’elle est.

mardi 25 juin 2013

IIIème #bxlpasbelleetpaspolie

Suite (et pas fin, on suppose de  IIème #bxlpasbelleetpaspolie)

La réponse "culturelle" de la miniss' à 4mer et au service politique de la RTBF ...

Merci Marcel !

TwitPolitique : (Nous a bloqués avec un “s”, bien entendu. C’est l’émotion :\ )


Ministre de la CensureCulture.... et de l'Audiovisuel

mercredi 5 juin 2013

#Kiadi: "Twitter, la pire menace pour la société"

Les manifestations contre le gouvernement islamique conservateur de Tayyip Erdogan continuent en Turquie.
Une partie de la presse ne le ménage pas. Bien qu'il ait lui-même un compte Twitter très suivi, Erdogan n'aime pas ce réseau social très utilisé par ses opposants.
Erdogan considère Twitter comme
"la pire menace pour la société". 

Pendant qu'Erdogan fait des déclarations martiales, le vice-Premier ministre, Bulent Arinç se veut plus conciliant. Après un entretien avec le président de la République il a déclaré :
"Je présente mes excuses à tous ceux qui ont été victimes de violences parce qu'ils sensibles à la défense de l'environnement" 
... mais il invite quand même les Turcs à cesser toutes les manifestations aujourd'hui.


Lire aussi:
Turquie : des manifestants arrêtés pour avoir twitté

Malgré les «excuses» du gouvernement aux victimes de brutalités policières, des rassemblements ont eu lieu, mardi à la nuit tombée, à Ankara et Istanbul. Washington a haussé le ton et appelle au respect du droit de manifester. Publicité Bons Plans JeansNotre collection de jeans Skinny Voir la sélection 1/5 La tension s'annonce vive en Turquie mercredi matin à l'aube d'un sixième jour des manifestations contre le premier ministre Recep Tayyip Erdogan. De nombreuses villes du pays ont connu une nuit agitée. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues d'Istanbul et d'Ankara, à la tombée du jour, pour réclamer le départ d'Erdogan. Les contestataires ont tenté de se diriger vers les bureaux du premier ministre dans ces deux villes et dans la nuit, la police a utilisé des canons à eau pour tenter de les disperser disperser des centaines de manifestants antigouvernementaux.

vendredi 26 avril 2013

mardi 19 mars 2013

@davanac, un grand monsieur de la belgosphère


http://www.davanac.me/
Bonjour Damien, tu es mon "parrain" de la blogosphère et très certainement de twitter. Tu as beaucoup fait pour une avancée de l’usage de ces médias ainsi que d'autres "nouvelles e-technologies" en Belgique pour les particuliers mais aussi pour les professionnels de l'information; je sais que tu disposes de peu de temps; pourrais-tu partager avec nous les moments forts de ton parcours ?


[Entretien]
DV : Bonjour cher Phinéas ! Merci de me donner la parole. Qu'est-ce que je peux dire de mon parcours ?

C'est toujours un peu compliqué de dresser un portrait de soi-même.
Je prends du plaisir à expérimenter des marges de communication qui ont un peu de sens, des conversations qui ont du sens.

J'ai changé mille fois de baseline, de ligne éditoriale, de manière de décrire ce que je faisais même si je pense que depuis 10, 12, 15 ans maintenant j'ai le regard tourné toujours dans la même direction et sur la même ligne d'horizon qui est celle de trouver des usages aux nouvelles technologies, dont j'ai un vrai plaisir à comprendre la mécanique pour apporter quelque chose en plus, pour essayer de faire en sorte (c'est peut-être très prétentieux de le dire comme cela, mais) de tirer les gens vers le haut; d'apporter quelque chose, de nourrir la réflexion, de nourrir la conversation en apportant des éléments de compréhension du monde dans lequel on vit – pour moi d'abord, pour me sentir moi bien informé, ce qui est non négligeable, et ce qui ne veut pas dire non plus que çà doit être sérieux tout le temps (que du contraire), et puis de ne pas garder cela pour moi, parce que sinon çà n'aurait aucun sens.

Je pense que quand on fait ce métier, peu importe le nom qu'on lui donne et c'est de réussir à partager les choses, parce que c'est là que les choses ont le plus de valeur. Quand on ne les garde que pour soi quand on ne fait que prendre de l'information sans jamais en distribuer, on ne fait pas partie du réseau.
Or la vie est un réseau
Le numérique a bouleversé çà. On n'a pas attendu le numérique pour avoir des effets des réseaux, que du contraire... ,  l'accélération du numérique interconnecte les gens de plus en plus fréquemment, de plus en plus rapidement, de manière de plus en plus latente.


On est "pervasé" en permanence des réseaux et faire partie des réseaux c'est prendre de l'information et en redistribuer. Si on ne fait que prendre de l'information, on est un cul-de-sac. On n'est pas une synapse dans l'écosystème.

C'est un peu ma baseline à l'heure d'aujourd'hui, mais qui est je pense la même depuis très longtemps et s'il y a bien une chose qu'on apprend à force d'interagir avec les gens c'est qu'on ne sait pas grand-chose.
Le vide abyssal de la connaissance à l'échelle d'un être humain peut se mesurer tous les jours quand on ouvre un agrégateur RSS ou quand on se met sur ses listes #Twitter.

On a beau apprendre beaucoup de choses, on a beau lire beaucoup de choses, plus on en apprend plus on se rend compte qu'il y en a beaucoup à apprendre et qu'il y a d'autres gens dans le monde qui ont fait bien plus de choses qui en connaissent bien plus que nous qu'ils sont capables de faire dans l'action bien plus que nous.
Je ne sais pas si çà illustre bien ma démarche; une forme d'humilité, je pense que c'est sain, c'est même obligatoire, c'est peut être aussi là que les journalistes ont un peu de chemin à faire dans la manière dans laquelle ils perçoivent leur métier et le vivent au quotidien. Il y a autant de journalistes qu'il y a de journalismes et il y a autant de manière de communiquer qu'il y a de communicants.

Mais ce sont des choses qui sont en mouvement. C'est çà l'intérêt, c'est qu'il n'y a rien de figé, tout çà évolue, tout çà bouge, c'est très organique en fait et avec un darwinisme assez sauvage.

Après ce sont des outils et les outils on est bien obligé de mettre les outils au service d'une démarche de communication. J'aime bien prendre cette image du marteau qui permet d'un côté de construire des baraques mais aussi de tuer sa femme, tout dépend de l'usage qu'on en fait.


Et si on reviens un peu sur ton parcours?

DV : C'est vrai que ces dernières années j'ai beaucoup été en France à Paris et un peu partout ailleurs pour accompagner des rédactions; accompagner des gens surtout, accompagner des individus qui avaient compris.
L'intérêt c'était de s'approprier ces outils.
C'était passionnant comme démarche. J'ai adoré faire çà. C'est usant sur le long terme parce qu'on donne beaucoup.
En tout cas moi j'ai toujours considéré que chaque fois que je me retrouvais avec des gens qui avaient envie je ne comptais pas mon temps ni mon énergie. c'est çà peut être qui a fait que des gens embrayent dans la démarche que je leur propose, dans la dynamique surtout, parce qu'au-delà des outils, c'est surtout çà qui me semble intéressant, c'est la dynamique qui est importante.

J'ai travaillé un an chez OWNI, qui était une des très très chouettes expériences que j'ai pu vivre un peu folle, un peu décalée, complètement même décalée où j'ai appris plein de choses, où j'ai rencontré des gens biens.
Humainement parlant, c'était très fort de vivre tout cela.
J'ai appris plein de trucs, plein de bonnes pratiques et aussi toute une série de "worse" practices que j'ai retenues que j'ai emmagasinées que j'essaye de reproduire ou de ne pas reproduire, selon les cas.

C'est vrai que le fait de pouvoir avoir un pied dans la réalité du quotidien, de la vie quotidienne dans les rédactions et puis tu pourras retransmettre çà avec des étudiants,  c'est un bon mix.

Je continue d'essayer de le maintenir. Ce que je fais avec mes étudiants de l'IHECS, ce sont tout plein de choses les plus passionnantes que je peux faire. C'est d'être avec ces jeunes qui veulent faire leur métier, qui veulent essayer de vivre de çà et c'est pas facile. On est censé les préparer à des métiers qui n'existent pas encore.

Le monde de l'éducation tout comme le monde de la politique tout comme le monde de la justice, tout comme le monde en général est impacté par les dynamiques du numérique et ce sont des dynamiques qui sont dé-structurantes, qui segmentent et qui atomisent des processus pour les reconstruire autrement par après. Mais ce n'est pas facile d'être dans cette dynamique-là. Ce n'est pas facile mais c'est passionnant, si c'était facile ce ne serait pas marrant.

Le mix entre la réalité de l'entreprise, la réalité de l'éducation et de la pédagogie, puisque je ne me considère pas comme un prof, mais plutôt comme quelqu'un qui accompagne et qui partage ces expériences. J'essaie de n'être pas que et surtout pas qu'un penseur parce qu'il y a des gens bien plus malins que moi qui théorisent tout cela.
J'essaie de m'approprier ces réflexions-là par de la lecture, un enseignement, un enrichissement personnel quotidien et puis j'essaie surtout de le mettre en pratique avec plein d'écueils, plein de choses qui ne marchent pas  ...  mais ce n'est pas grave çà n'a aucun intérêt et notamment avec NEST'up qui est là aussi une expérience humaine et économique particulièrement intéressante.

Cela fait plus d'un an et demi que l'on a commencé à bosser maintenant là-dessus et avec les autres co-fondateurs. C'est vrai qu' Olivier Verbeke était vraiment la cheville ouvrière et j'essaie d'apporter tout ce que je peux apporter autour de çà mais là je suis à la croisée des chemins vraiment.
La création de valeur, la création de sens, la création d'emplois la création d'un écosystème c'est très excitant de participer à çà.
C'est une certaine responsabilité donc il ne faut pas déconner – voilà, j'ai 35 balais, donc c'est gai de faire çà. C'est chronophage, il faut trouver de la place pour les proches aussi.
Il faut équilibrer une vie de famille autant que faire se peut avec ces passions-là, mais c'est toujours une question de curseur. Mais c'est çà qui est passionnant, il n'y a rien qui est figé et je parlais de mes socles et des cours, ce que l'on a pu faire la semaine dernière, enfin samedi dernier j'ai amené mes étudiants de ma seule classe, qui avaient réussi à co-founder leurs projets dans NEST'up, là je sens qu'il y a quelque chose, là il y a de la magie – un peu brut de décoffrage mais on va continuer à creuser çà, très clairement.


Et ton expérience à la RTBF ?

DV : On a peut-être eu l'occasion à la RTBF de mettre en place des choses tôt, de tester aussi à l'échelle d'un media établi – d'une grosse boite en terme de volume et du nombre de personnes en terme d'importance on a pu tester des dynamiques qui ont fonctionné en faisant confiance aux gens et en ne forçant personne à embrayer, c'était çà qui était passionnant.
Ce sont des dynamiques qui sont encore à l'œuvre aujourd'hui et je n'ai gardé que de bons souvenirs à la RTBF et de bonnes/de belles rencontres avec des gens que je continue à fréquenter régulièrement – et pas qu'à la RTBF mais tous les media par où j'ai  pu passer.

C'est très très gai de pouvoir continuer à échanger à partager à raconter des choses qui ont du sens dans ma démarche, dans leur démarche aussi je pense, parce que on court tous j'espère après la même chose.


Le nouveau media twitter ... et demain, comment les vois-tu ?

DV :  Je n'en sais fichtre rien – çà évolue à une vitesse tellement grande et avec des enjeux qui nous dépassent nous, même en tant que producteurs de contenus. Twitter a d'énormes ambitions sur l'information -de manière générale mais pas que – il y a quand même des choses qui sont assez surprenantes – enfin surprenantes non il fallait s'y attendre- mais en matière de cloisonnement du web, facebook qui fait des deals avec des opérateurs téléphoniques pour que le chat sur Facebook ne coûte pas trop cher et donc ne soit pas comptabilisé dans les data: là c'est la porte ouverte à des choses qui moi ne me plaisent pas, et twitter est je pense dans la même veine – les grands opérateurs téléphoniques ont tout intérêt évidemment à privatiser le web, à supprimer tout simplement la neutralité du tuyau et çà c'est dangereux pour la démocratie d'une manière générale.
Après la démocratie, on voit ce que çà donne en Italie, peut-être que la démocratie n'est plus du tout adaptée – la démocratie telle qu'on l'entend jusqu'à présent, représentative. Elle n'est peut-être plus adaptée au 21è siècle et aux individus interconnectés en permanence.

Ce qui se passe avec Bepe Grillo est fichtrement passionnant et je pense que l'on n'a pas fini d'en digérer les conséquences. On peut penser ce qu'on veut du bonhomme et de son programme ou de son non-programme ou de la manière dont il fait du populisme. J'ai beaucoup aimé l'émission #Connections sur la 1ère sur le sujet. Je m'attendais à une réflexion beaucoup plus approfondie de ce qui vient de se passer là et "c'est quoi le populisme" en fait.

Je pense que le numérique va accélérer certains processus – maintenant en matière de politique – et que si on a vu des acteurs qui étaient bien établis dans des grandes industries au cours des années précédentes s'en prendre plein la tronche -parce que pas capables de se renouveler-, je subodore qu'en termes politiques les changements à venir vont vraiment en bousculer plus d'un et que les systèmes n'aiment pas être confrontés à leurs propres errements, alors quand des dynamiques disruptives viennent empêcher le système de fonctionner comme il fonctionnait, parfois çà donne des étincelles. Çà va être passionnant de l'observer, de le voir, d'être partie prenante puisque qu'on le veuille ou non on ne peut pas observer un phénomène sans 'influencer – mais çà va être passionnant de vivre cette époque-là !

Grand merci, Damien, pour ce partage ...
A bientôt ! ;-)

mardi 12 mars 2013

Ksavje, un Flamand qui vous veut du bien !;-)

Bonjour @ksavje !
Tu hantes régulièrement nos TL twitter. Les TL francophones, mais aussi les néerlandophones.
Il est venu maintenant le temps d'en savoir un peu plus sur toi !;-)
Pourrais-tu te présenter brièvement ? 


Bonjour ! Je m'appelle Xavier et j'ai 28 ans. Je suis né et j'habite à Ostende.
J'ai étudié la "Gestion informatique" et je me trouve actuellement au chômage. Pas à cause de la crise, ni parce que je serais paresseux, mais parce que j'ai envie de faire autre chose. Je cherche encore la bonne direction et des suggestions sont les bienvenues ;-)
J'adore la politique (belge et étrangère) et je suis un grand amateur de sport. J'aime quasiment tous les sports, mais surtout le cyclisme et le foot. Anderlecht champion #toussa! ;-)

Peux-tu nous dire quel est ton usage et tes attentes des réseaux sociaux que tu fréquentes ?

X.S: Je suis actif sur twitter et j'ai aussi un compte Facebook que je n'utilise presque pas. Je n'aime pas Facebook parce que je trouve qu'ils se permettent trop avec ton info personelle. J'y suis que parce je suis obligé d'y être. Si je n'avais pas de compte Facebook, je perdrais le contact avec quelques vieux potes. Alors je n'utilise Facebook que pour envoyer des messages privés. Je n'y partage quasiment rien.
#Twitter, c'est autre chose. J'adore twitter parce qu'on peut en faire ce qu'on veut. Y'a des gens qui l'utilisent comme mini-blog, d'autres postent des photos de tout ce qu'ils mangent ou l'utilisent comme chat-box. Moi, J'utilise twitter principalement comme outil d'information. Twitter me permet de bien rester au courant des choses qui m'intéressent.

Avant twitter, je m'informais via des journaux ou des sites spécialisés. Aujourd'hui, je suis les journalistes et souvent même leurs sources sur twitter. Cela me permet d'observer, de mieux voir leurs jeux. Ça rend le monde beaucoup plus petit et m'offre parfois "un regard derrière les coulisses". Il m'arrive même de voir des choses plus vite que les journalistes.
Par exemple: j'avais lu le rapport qu'USADA avait écrit sur Armstrong avant que les journalistes renommés de sporza.be (site flamand de sport) l'aient lu. Cela aurait été quasi impensable (ou en tout cas beaucoup plus difficile) sans Twitter.

Twitter démocratise en quelque sort l'info et j'aime bien ça. Grâce à Twitter j'ai aussi eu la chance de faire la connaissance de certaines personnes que je n'aurais autrement jamais croisé dans la vie. Tu en fais partie. [;-) ndlr]
Des gens intéressants et aimables que j'ai parfois trouvé par hasard et qui ne partagent pas nécessairement mes opinions. Mon twitter-account est devenu une petite communauté, un microcosme riche en diversité que j'aime bien fréquenter.


Quelle différence vois-tu entre les échanges entre francophones et entre néerlandophones sur twitter ?
Peux-tu nous aussi recommander ( "FFiser") quelques comptes.nl à suivre (en ce compris cette chère @kattebel [la Samuelle Beckett flamande de ] qui a "quelque peu déserté" nos TL ... ?

X.S: Il n'y a pas vraiment de grandes différences entre francophones et néerlandophones sur twitter. Il y a des gens de qualité et des cons partout. La seule différence que je vois est qu’après un débat passionnant et parfois "personnalisé", les francophones ont tendance à conclure avec "et encore une bonne journée a vous".
Le contraste entre le débat personnel (avec parfois même des insultes), suivi du gentil "et encore une bonne journée a vous" me surprend et m'amuse encore. 
En ce qui concerne , je suis sûr que tu peux la convaincre avec ton charme naturel et un peu de persévérance à redevenir un peu plus active sur Twitter.

Pour les #FF :
Je vous conseille de suivre AndyKerkhofs
C'est un francophile sympa qui habite à Anvers et qui déteste De Wever. Il adore la philosophie et se débrouille assez bien en francais.
Puis il y a , une jeune femme ravissante, dans tous les sens du mot. Elle est politiquement active pour Groen à Gand et travaille aussi pour le cabinet de Bruno De Lille à Bruxelles. Cette workaholic est un peu la @nblanchart flamande, dans un meilleur embalage.
Il y a aussi qui est connu pour ses "one-liners".
Les échanges entre et sont aussi hyper-intéressants. Ils sont un peu les Statler & Waldorf flamands de haut niveau.
Et puis il y a encore , qui forme ensemble avec les Dupont et Dupont du journalisme belge ...
 


Voisin "en immersion au Nord du Pays", pourrais-tu [essayer d'] expliquer aux pauvres francophones, qui est Bart De Wever, en quoi il n'est pas "dangereux"; comment est perçu en Flandre les commentaires sur les néerlandophones ou flamands en général et sur les nationalistes, en particulier ?
Dans une précédente interview pour cette rubrique, Yasmine Dehaene du PP disait que "Le succès de la N-VA, elle le doit aussi en grande partie aux politiciens et médias francophones. La N-VA a fait les mêmes constats que le Parti Populaire et qu’on le veuille ou non, les Flamands en on marre d’être le cochon payeur d’une Wallonie si mal gouvernée et seulement 30% des électeurs de la NVA souhaitent la scission de la Belgique. Les autres ont voté N-VA pour obtenir des réformes en profondeurs. Le Flamand est pragmatique, bon gestionnaire et économe. J’invite chacun à aller se balader en Flandre, c’est un autre monde. Bart de Wever est quant à lui un homme politique fin, intelligent, cohérent qui contrairement aux autres partis ne souhaite pas le pouvoir si ce n’est pour modifier en profondeur la Belgique. Il est patient, comme on l’a vu pour constituer sa majorité à Anvers. Peut-on lui donner tort ? En stigmatisant Bart de Wever et son électorat, de plus en plus de Flamands vont se tourner vers son parti. Si en 2014 il obtient 42% des voix, il aura la majorité absolue en Flandre. "

X.S: Bof, je trouve que je suis mal placé pour tenter d'expliquer Bart De Wever. Cela me parait d'ailleurs inutile parce qu'il y a déjà trop de De Wever-ologues dans les médias et sur Twitter. Le monde ne tourne pas autour de lui et je trouve qu'on se fixe déjà trop sur la personnalité de Bart De Wever. Ça serait plus productif si on se fixait sur ce qu'il y a derrière lui, sur "le pourquoi" ?

Ce que Yasmine Dehaene nous a donné comme réponse est assez cliché et un peu populiste, mais il y a néanmoins un fond de vérité dans ce qu'elle dit. C'est vrai que beaucoup de Flamands se sentent frustrés parce qu'ils font partie de la majorité de la population belge, mais politiquement, les Flamands ne sont qu’une majorité impuissante et impotente dans le système belge actuel. On comprend bien, coté flamand, qu'on ne puisse pas imposer tout ce qu'on veut simplement parce qu'on est majoritaire, mais on a néanmoins le sentiment – à tort ou à raison - que les structures de la Belgique ne nous permettent pas d'influencer d'une manière satisfaisante la direction, la vitesse et l’ampleur avec laquelle la Belgique prend des décisions politiques. Alors depuis pas mal temps, quasi tous les partis flamands s'inscrivent dans la logique de la "défédéralisation de la Belgique", pour pouvoir s'autogérer dans un contexte belge, pour résoudre ce qu'on peut considérer comme un « déficit démocratique ».

Cette volonté s'est concrétisée en 1999 dans les fameuses resolutions du Parlement flamand. Verhofstadt a eu l’opportunité de changer la Belgique, mais il a un peu trainé. Alors les flamands ont fait confiance à Leterme, qui leurs avait promis qu'avec lui tout changerait instantanément. Mais c’était plutôt "rien ne va plus" avec Yves Leterme, du à ses capacités qui n’étaient pas à la hauteur du défi, mais aussi parce que les partis francophones n'étaient « demandeurs de rien ».

Le sentiment existait en Flandre qu'on ne voulait pas, coté francophone, que Leterme réussisse. Il est néanmoins devenu premier ministre mais n'a jamais su changer les structures de la Belgique non plus. Il a échoué comme Verhofstadt avant lui.
Aujourd'hui, en 2013, 14(!) ans après ces fameuses résolutions, on est en train de préparer l’exécution d'une reforme d’État qui ne correspond objectivement  pas pour 100 % des attentes flamandes – créé uniquement par les partis traditionnels - de 1999.
C'est donc assez logique que les partis flamands qui font partie du gouvernement Di Rupo I ont du mal à vendre cette reforme d’État auprès de l'opinion publique flamande, qui elle aussi a évolué et est devenue plus exigeante qu'en 1999.

La différence entre ce que les partis traditionnels flamands ont voulu obtenir et ce qu'ils ont effectivement obtenu a créé un espace qui permet à la N-VA de (bien) vivre.
En Flandre on voit la N-VA plutôt comme l'incarnation de l'actualisation des attentes politiques flamandes vis-à-vis du système belge au lieu d'un parti séparatiste et dangereuse pur et simple. Alors quand on la diabolise coté francophone, ca passe mal parce qu'on donne l'impression qu'on ne veut pas tenir compte des motivations légitimes et non-nationalistes qui sont la motivation principale derrière la vote N-VA. Je trouvais la réponse de madame Dehaene un peu populiste parce que tout ce que je viens de décrire n'est pas le produit d'un sentiment anti-wallon ou anti-francophone: On ne les connait pas assez pour avoir quelque chose contre eux, et c'est pas à nous de dire comment ils doivent gérer leurs trucs. C'est simplement une evolution naturelle qui tente de résoudre ce déficit démocratique avec comme but d'enfin recevoir les mesures politiques pour lesquelles on a voté. 

Le soi-disant amour pour la Flandre ou le nationalisme n'a rien a voir avec ça, car le but n'est pas d'obtenir une nation flamande ou d'être anti-solidaire avec les francophones, mais simplement de auto-gérer. Il existe des autres manières pour résoudre ce déficit démocratique, comme la circonscription nationale ou autre. Mais a cause d'une manque de consensus ou de volonté politique, il n'y a pas vraiment un choix a faire. Ce processus n'a pas commencé avec De Wever et après De Wever et Peeters il y en aura d'autres après eux qui incarnent ce mouvement d’émancipation politique flamande.
Il existe d'ailleurs d'autres manières pour résoudre ce déficit démocratique, comme la circonscription nationale ou autre. Mais on ne peut pas voter pour quelque chose qu'on ne nous propose pas. Et le monde politique francophone ne donne pas de signal qu'il est prêt à souscrire et à traiter cette problématique belgo-flamande. De Wever n'est pas dangereux parce qu'il s'inscrit dans la démocratie et ne menace que le pouvoir. On laisse souvent sous-entendre dans la presse francophone que De Wever est un peu le Jean-Marie Le Pen flamand. C'est décevant comme raisonnement parce qu'il y a plus de similarités entre De Wever et le Sarkozy de 2012 que entre De Wever et Le Pen. Quand on regarde la programme de la N-VA, on reconnait le même mélange de libéralisme et conservatisme de l'UMP. Le discours et la manière dont De Wever se comporte vis a vis de l’extrême droite fait aussi penser a le Sarkozy de 2012, qui avait besoin des votes du FN pour pouvoir battre Hollande..
Mais pour revenir à ta question : comment est perçu en Flandre les commentaires sur les néerlandophones ou flamands en général et sur les nationalistes en particulier ?

Toute forme de critique est toujours la bienvenue, surtout si elle est bien fondée. Les généralisations passent mal, mais je suppose que ça va dans les 2 directions. La presse flamande ne se comporte pas nécessairement mieux que la presse francophone en ce qui concerne les généralisations. Néanmoins il y a quand même des différences. La presse francophone à l'air plus militante que la presse flamande. Elle considère que c'est sa tâche de combattre la N-VA. On entend souvent:
« Il faut démasquer Bart De Wever, il faut démasquer la N-VA, c'est un parti dangereux!» 
Qu'est-ce qu'il y a encore à démasquer ? On sait quasiment tout sur Bart. On sait combien il pèse, ce qu'il mange. On connait ses convictions politiques, on sait ce qu'il trouve rigolo et ce qu'il pense du PS et de la musique rap. On sait qu'il n'aime pas le foot; on a vu la photo de Bart avec Le Pen, on ne sait combien de fois. Grâce à la RTBF on a même vu la tombe de son père. On sait que la N-VA est un parti séparatiste et leurs intentions sont claires, mais beaucoup de gens en Flandre ont une différente appréciation de la N-VA. Crier et hurler ne changera pas l'avis de ces gens-là.
Au contraire. La critique sur la N-VA passe surtout mal quand ce sont des grand rassembleurs auto-proclamés, comme Di Rupo, Verhofstadt ou Albert II qui disent ce qu'ils pensent de la N-VA. Ils ont le droit d'exprimer ce qu'ils pensent mais ils divisent autant que la N-VA avec leurs discours culpabilisants. Ils se servent de la polarisation autour de De Wever pour se profiler eux-mêmes.

La critique sur la N-VA est parfois hypocrite. Comme Magnette par exemple qui plaide dans Le Soir pour la création d'une nation WalloBruxienne. Une semaine plus tard, Magnette, dit dans la presse flamande que la N-VA est dangereuse parce qu'elle est nationaliste. Ou est la cohérence dans son discours? Et qui est-ce que ça doit impressionner ou convaincre en Flandre? Il ne veut qu'utiliser la polarisation autour de Bart De Wever pour garder le PS au pouvoir. Rassembler, c'est autre chose. Rassembler, c'est tendre la main, tenter de convaincre les gens avec ses propres projets avec des arguments. Offrir une alternative valable, oser le débat avec De Wever, sur le fond. Mais hélas, c'est rarement – pour ne pas dire jamais - le cas.

 

Un sujet qui te tient tout spécialement à cœur ?

X.S:  J'aimerais faire de la pub pour le MAS, le musée sur le fleuve, à Anvers ... Partiellement parce que je n'ai rien à vendre moi-même, mais surtout parce que ça vaut la peine d'aller visiter le MAS. a écrit un excellent billet sur sa visite au MAS.

 

Désires-tu ajouter quelque chose à ce qui vient d'être dit ?

X.S:  Oui, merci pour m'avoir donné l'opportunité d'ennuyer les lecteurs de ton blog. ;-)


Merci pour le temps passé à répondre, à bientôt !;-)

mardi 5 mars 2013

Le stand des gros lapins avec Baudouin ...

Sous-titre:  ".@somedbody, un humour assez décalé"

Baudouin, c'est@quelqu'un. De quelle planète vient-il ?

BVH: Voici ce qui me sert de biographie sur Amazon. C'est un bon point de départ, je jense :
Né en 1969 à Soignies, je suis pourtant devenu auteur multi-support. J'ai infligé ma prose à divers ateliers d'écriture. Après avoir trop fréquenté trop de lieux en lignes mal famés, j'ai remporté un concours de scénario. C'était la porte ouverte à toutes les fenêtres et à l'écriture de trois spectacles théâtraux. L'encre traçant le mot "dramaturge" sur mes nouvelles cartes de visite était à peine sèche que Mon Editeur a effectué une danse des 7 voiles pour me convaincre d'être le curateur d'un recueil des meilleures méchancetés d'un journal satirique. Lassé de retranscrire les meilleures méchancetés des autres, j'ai trempé mon clavier dans du vitriol dans le but d'expliquer "Pourquoi les Belges ne veulent pas devenir Français". Après m'être fait 65 millions d'ennemis, j'ai opéré un mouvement tactique vers le monde nouveau-né du livre numérique. N'ayant pas l'intention de décéder dans les heures qui viennent, cette biographie restera... (à suivre)


Que sont devenus tes 65 millions d'ennemis ?


BVH: Mon bouquin sur les Belges qui ne veulent pas devenir Français n'a pas déclenché de tempête médiatique dans l'Hexagone. Peut-être que pour déclencher une tempête médiatique en France il faut être Français ? En tout cas au départ, si on devient Russe et/ou Belge, ça compte aussi semble -t- il. La France continue d'être un pays ouvert, à l'aise avec lui-même, persuadé d'être une grande puissance et un exemple pour le monde entier, son cinéma continue de produire chef-d'oeuvre après chef-d'oeuvre, son secteur de l'édition a pris vaillamment et sans hésitation le virage du numérique.


Tu n'as "pas l'intention de décéder dans les heures qui viennent" , mais vas-tu créer néanmoins ta Fondation. Si oui, dans quel but ? 


BVH: J'ai créé de longue date la "Fondation Moi Baudouin" sur Foursquare. Dans le but d'en être mayor. Mission accomplie.


Et ta girafe ? #mariagepourtous

BVH: J'ai voulu savoir ce que ça faisait d'être casé-facebook. J'ai créé un compte facebook pour un jouet en plastique et après une relation "private joke" j'ai décidé d'arrêter de me mentir à moi-même.


Mais que fait la police !?

BVH: Pour la faire courte : j'avais envoyé un tweet qui disait
"Appeler le 101 : checked"
Un lecteur a confondu infinitif et impératif, a pris mon tweet pour un appel au secours, a appelé la police. Quand la police est venue vérifier à quel point j'étais au bord du suicide je n'ai pas répondu (parce que j'étais dans une Twingo en route vers Louvain-la-neuve). Que fait la police quand un présumé suicidaire ne vient pas ouvrir la porte ? Elle ouvre la porte sans ménagements excessifs. Autant dire qu'à mon retour je l'ai trouvée saumâtre. J'ai bloggé l'anecdote ici à l'époque.

Ça reste un des rares exemples de tweets qui ont eu des conséquences matérielles dans la vraie vie.

 

"De ton usage du Fax" ?

BVH: Un jour peut-être, je surmonterai mon aversion pour les tâches répétitives assez longtemps pour scanner et mettre en ligne quelques uns des faxs que j'ai envoyé. Jusqu'ici aucun de mes faxs n'a entrainé de conséquences policières ou judiciaires.


Sucré/salé/amer ou corrosif ?

BVH: "Whenever in doubt, tell the truth. You will not be believed" (Gore Vidal)


Baudouin, parle-nous de ton actualité et de cette présence prochaine à la Foire du Livre... As-tu été chez la ministre en lapin ? Où sont les twitpics ? 

BVH: La partie administrative du dossier #standgroslapins est bouclée. J'ai décidé si j'assurais les fleurs et plantes vertes présentes sur le stand (non). Le concept du stand existe. Disons qu'il ne devrait pas ressembler aux autres.
Je dois encore contacter M'ame la ministre pour convenir d'un jour et d'une heure pour le tournage de la vidéo. Un twitto s'est même proposé pour tenir la caméra.
J'espère que tu nous tiendras informé des prochaines évolutions de ce dossier

Quelle est ton utilisation des réseau sociaux et de twitter en particulier ? Tes motivation, tes réseaux ? 

BVH: J'ai débarqué sur Twitter le 23 décembre 2006. [Un Messie avant-terme, quoi - ndlr]
Tant que ça m'amusera de partager mes impressions sur les passagers incommodants dans les transports en commun, ce qui se dit sur les plateaux de Mise au Point voire de Controverse, etc. je continuerai. Je ne pense pas privilégier un réseau en particulier. J'observe juste qu'après une période "tu es sur twitter, je suis sur twitter ça suffit pour qu'on soit copains", la twittosphère belge en est à l'étape où il faut avoir des intérêts et/ou des ennemis communs pour être copains.
Je ne suis pas uniquement des twittos belges : il y a des français, des suisses, des anglais, des américains, des gens d'un peu partout...

Parmi les grands moments-Twitter il y a eu ce qui s'est passé un peu après la soirée de l'Eurovision 2011 : la nouvelle des ennuis judiciaires de DSK a déboulé sur Twitter avant tous les autres médias. 99% des blagues sur DSK ont été faites entre 1h et 3h cette nuit là par les Twittos.


Tes commentaires à propos de : 

- Tes humoristes préférés et/ou sources d'inspiration préférées

BVH: J'attends toujours qu'un humoriste dépasse le niveau atteint par Desproges : le fond du discours est pertinent, la forme est brillante de maestria. L'époque est au stand-up qui décortique les milles et un aspects de la vie de couple ou de la vie de tous les jours plutôt qu'à l'ancien journaliste qui apostrophe son public avec un "On me dit que des Juifs se sont glissés dans la salle ?"
J'aimerais bien savoir à quel moment ce glissement vers "surtout monsieur le comique, pas trop de provocation" s'est produit et s'il est réversible. Quand la génération issue de mai 68 a commencé a prendre sa prépension ? Le jour où Coluche s'est dit "tiens, j'irais bien faire un tour en moto ?"

Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas encore assisté à un stand-up au Kings of Comedy Club. Peur d'être déçu ? Je ne connais pas assez les noms à l'affiche ? Parce que j'attends que quelqu'un me dise "je vais voir Untel au Kings of Comedy Club, ça va être bien, tu viens ?" ?


- La librairie Filigranes et autres lieux de culture ou de commerce ?

BVH: Une partie de l'action de Pluviose 217 se passe au sous-sol de Filigranes dans la section livres anglais. Je me lancerais bien sur la différence entre le livre en anglais et le livre en français (l'objet, pas le texte) mais ça nous ferait une digression longuette. Filigranes est un endroit avec une personnalité, contrairement aux chaînes de magasins. Est-ce que la voix du patron de la Fnac résonne de temps en temps dans les couloirs de son établissement pour des messages d'intérêt général ? Pas que je sache. Filigranes est étroitement associé à la personnalité de Monsieur Filigranes. Ma carte de fidélité est là pour témoigner que je suis un client fidèle de l'endroit mais quand l'endroit est blindé-massacre j'ai surtout envie d'en sortir. Le pourcentage de chances que j'y croise quelqu'un que je connais, que je noue une conversation intéressante est plus élevés que, au hasard, le quai ligne 1 de la station Arts/Loi pourtant toute proche.

- Les concerts que tu vas voir

BVH: Depuis que le mot "hyperacousie" est entré dans mon vocabulaire, payer pour mettre les pieds dans des endroits où je sais à l'avance qu'il y aura un nombre de décibels à trois chiffres ne fait pas partie de mes priorités. Maintenant si Bowie décide de faire une tournée, je ferais une exception, une boite rouge de filtre auditifs Alpine dans la poche. Et depuis un certain 1er mai à Forest National, Nick Cave me doit toujours une interprétation en concert de "Mercy Seat". Sinon, vers 1996 j'ai assisté au premier concert de Garbage en Belgique et j'ai vu le Soulwax des frères Dewaele au Sud, une toute pitite salle. Peut-être bien que j'ai encore la set-list de ce concert quelque part. C'était le bon temps. On était sables, on sentait bon le jeune chaud. (sic)

- Une destination de rêve ? 

BVH:

- San Francisco pour l'énergie start-up et la version tolérante des Etats-Unis.
- Une conférence TED.com pour boire les idées à la source
- Parme pour manger italien
- Le bureau d'un directeur de collection chez Gallimard, pour avoir vu ça une fois dans ma vie.
- La cabine d'une machine à voyager dans le temps pour live-tweeter la Crucifixion et les événements qui y ont mené :
 "Alors en fait oui, le gars sur le twitpic que je viens de balancer sur le #tweetprécédent c'est bien Judas. On passe au vin, là." 
- La Maison Blanche pour serrer la louche à Obama et causer géopolitique et campagne électorale 2016.
- Un studio de télévision n'importe quel soir d'élection dans n'importe quel pays pour l'ambiance électrique. Entre la clôture du vote et l'annonce des résultats les puissants de ce monde sont potentiellement rien ou tout. C'est pas plus mal qu'ils s'en souviennent de temps en temps.
- Le GSM d'Elio Di Rupo pour savoir ce qu'il dit (et ce qu'il ne dit pas) et à qui.

Sinon, n'importe quel endroit où "ça se passe" (et je ne suis pas forcément difficile sur la notion de "ce qui se passe".


Futur perso dans 5 ans, 10 ans, ... 

BVH: Petite citation qui "me parle" des dialogues de Casablanca :

Yvonne: Where were you last night?
Rick: That's so long ago, I don't remember.
Yvonne: Will I see you tonight?
Rick: I never make plans that far ahead.

Pour des raisons qui me sont propres, à tort ou à raison, je regarde rarement l'horizon du temps au-delà d'aujourd'hui.


Merci pour le partage de cet univers décalé et à bientôt sur twitter !;-)

mardi 26 février 2013

Michel Péters : Liège est unique, Liège est magique !

Ce mardi, retour de la rubrique "ces twitteurs qui nous entourent" et de la politique avec , qui se présente ...

MP: Je suis marié à Valérie et suis le papa d’une charmante Eline qui me donne, chaque jour, une joie de vivre que j’aime partager. Mandataire communal depuis bientôt 13 ans, j’exerce avec une même passion ma fonction de conseiller de Didier Reynders et à la présidence du Mouvement Réformateur. Ce n’est pas toujours facile à organiser avec une vie familiale que je veux harmonieuse, mais je fais de mon mieux.

J’aime Liège, son ambiance unique, ses ardents habitants, flâner dans les rues. Liège est unique, Liège est magique

Liège et ses habitants méritent bien mieux que le non-projet d’une majorité essoufflée. Le jardinage est une de mes passions, comme la cuisine. C’est encore plus amusant quand ces deux passe-temps se conjuguent.

Enfin, l’armée constitue un autre investissement. Commandant de réserve dans un bataillon de chars, j’ai choisi cette « troisième » carrière pour compenser légèrement de ne pas avoir entamé des études militaires, mais aussi pour satisfaire un petit côté « belgicain » ou patriote.
Oui, j’aime mon magnifique pays, ses contradictions, son surréalisme, mais aussi sa joie de vivre !


Passionné de folklore, parait-il ?


MP: J’aime le folklore, notamment estudiantin, car j’aime l’authenticité des gens. Très engagé dans le monde estudiantin, pendant et après mes études en Histoire, j’ai eu la chance de présenter mon mémoire sur l’origine des traditions folkloriques à l’Université de Liège. Chaque année, je donne quelques conférences sur ce thème et je prépare la publication d’un livre et d’une visite guidée sur le sujet. « Le folklore estudiantin dans sa ville » pourrait en être le titre. J’aime encore prendre part à quelques activités tant la camaraderie et la sincérité des étudiants me réjouit.


Arcelor-Mittal : pourquoi persiste-t-on en Wallonie dans la sidérurgie depuis 30 ans ?

MP: Je crois qu’aujourd’hui, une nouvelle génération de politiques, tant au MR qu’ailleurs, se posent la question du véritable avenir de la sidérurgie liégeoise. Personnellement, j’estime qu’il faut enfin poser la question de la survie de cette industrie et envisager d’autres solutions entrepreneuriales, peut-être complémentaires, sur le site.

Quel lien personnel avec Didier Reynders ? A quoi ressemble Liège depuis son départ de Liège ?

MP: Treize ans de travail commun créent une amitié sincère, c’est évident. Mais j’ai toujours souhaité garder un certain recul et maintenir une distance qui s’apparente aussi à un profond respect pour l’homme, pas seulement politique. Depuis son départ, on reconstruit autour de Gilles Foret qui vient d’être élu président de la Section MR. L’objectif est clairement le retour des Libéraux au pouvoir en 2018.


Quid de la multiculturalité en région liégeoise … ?

MP: C’est un fait, Liège se peuple chaque année de plus de personnes d’origines étrangères. Pour moi, la multiculturalité ne peut cependant dévier vers la négation de nos acquis sociaux, sociétaux, folkloriques, culturels, etc. Je suis très attentif au bien vivre ensemble et je refuse toute velléité intégriste comme toute démarche de rejet racial ou religieux.

Quid de la montée du « gauchisme » & de la pauvreté à Liège ?

MP: Certains voudraient faire un parallélisme entre multiculturalité, pauvreté et gauchisme. Ce serait trop facile. Les grandes villes ont toujours attiré les personnes défavorisées, notamment parce qu’il est plus aisé de s’y loger à bon compte, de s’y déplacer en transport en commun, etc. C’est indéniable que Liège peine à attirer des habitants ayant une capacité contributive importante.

Pourquoi ?

MP: Les raisons sont multiples. Il y a l’insécurité bien sûr, mais aussi l’offre de logement. Aujourd’hui, il est bien difficile à un jeune couple d’acquérir une habitation; il quitte donc la Ville pour la périphérie. Il faut proposer des mécanismes innovants d’accès à la propriété. La mobilité à Liège est aussi un défi, d’autant que le dogmatisme anti-automobile se fait de plus en plus pressant, ce qui est inacceptable. Liège ne va pas renaître avec une seule ligne de tram !

Et la drogue ?

MP: Je dis souvent que le drogué est avant tout un malade qu’il faut soigner. C’est pour cela que j’étais favorable à l’expérience de distribution contrôlée d’héroïne qui hélas ne devrait pas connaître de lendemain. Je crois aussi que nous devons travailler sur l’éducation des enfants dès le plus jeune âge pour les sensibiliser aux affres de ce fléau. Enfin, la répression du trafic de la drogue doit être absolue. Ce sont des marchands de mort.


Content de cette « foutue gare » ? A quand un aménagement pour les abords ?

MP: La gare est une réussite architecturale, certes, mais c’est tout l’aménagement du quartier qui aurait dû être une réussite urbanistique. Récemment, un ami qui avait misé sur le quartier en investissant dans un commerce Horeca a fait faillite tant les retards sont importants. C’est intolérable. La majorité PS/CDH porte une lourde responsabilité dans l’échec de cet aménagement.
C’était un chance inouïe qui a été galvaudée.


Et le plan de circulation et la « nouvelle » Place Saint-Lambert ?


MP: On en est actuellement à des projections et, de ce que j’en ai vu, cela ne me paraît pas aller dans le bon sens. Voir des bus revenir en surface devant le Palais pour couper la route et rejoindre la gare Léopold m’inquiète. Je ne comprends toujours pas pourquoi le tram ne peut passer en sous-sol de Sauvenière vers Saint-Lambert, évitant ainsi la coupure du Boulevard. Parfois, je me dis que les erreurs du passé sont vite oubliées et que quelques ingénieurs détestent ma ville… ou du moins la connaissent fort peu.

Liège idéalement mais réalistement demain, ce serait ?

MP: Ce serait la véritable métropole wallonne, le moteur économique, culturel et social de notre région. Une ville avec laquelle et pour laquelle on travaille et pas celle dont trop souvent la périphérie profite. Cela impose un changement de mentalité énorme. La question de la supra-communalité doit être LE sujet de la nouvelle mandature et Liège doit en être le moteur. Depuis décembre 2012, je ne vois rien venir de la Violette…


Chaque année depuis l’affaire de la Carolo, on parle de la SWL et de sa gestion : c’est quoi le ‘blème ... et les solutions [sans langue de bois]?

MP: Tout n’est pas à jeter, il y a dans le secteur du logement public wallon des acteurs d’une grande qualité. Il y a aussi une difficulté de rompre avec certaines pratiques du passé et ça, c’est anormal. On ne peut vouloir faire le ménage dans les sociétés locales sans le faire au sein de la tutelle. Je pense aussi qu’il y a parfois un problème de compétence. Beaucoup se disputent les mandats au sein des sociétés locales… sans avoir de réelles capacités de gestionnaire – ce qui peut arriver – et sans assister aux formations délivrées par la SWL – ce qui n’est pas acceptable.

Un autre problème est la multiplicité des sociétés, il faut rationaliser le secteur au plus vite. Au-delà, ce qui m’inquiète plus, c’est le manque de vision et la résistance au changement dans le secteur. Quand verrons-nous de véritables partenariats public-privé garantissant une mixité sociale et des fonctions et un équilibre financier durable ?

Et la Grande Muette ?

MP:  S’il est bien un domaine où les enjeux sont énormes, c’est la Défense. Elle est en pleine mutation, à la fois en ce qui concerne son engagement, mais aussi ses moyens humains et matériels. Trop souvent hélas, la Défense est une variable d’ajustement budgétaire…
Les coupures dans le budget paraissent insensibles à ceux qui ne connaissent pas l’Institution.
Ici, ma fonction d’Officier de Réserve me permet de mesurer les choix politiques et leurs implications, c’est parfois terrible, souvent triste. A politique constante, la Défense belge connaîtra une importante pénurie de personnel et, malgré, les investissements récemment consentis, elle est guettée par une très rapide pénurie en matériel. Pour le commun des mortels, la Défense coûte ; la suspension du service militaire a rompu le lien armée – Nation ce qui amplifie la méconnaissance. On n’en comprend plus l’utilité, d’autant que la menace d’un conflit européen s’est estompée avec la chute du bloc de l’Est. Pourtant, nos militaires effectuent un travail remarquable au profit de la paix dans les régions où ils sont engagés. Personnellement, je pense qu’un nouveau contact doit être créé entre la population et l’armée, peut-être via une journée d’appel obligatoire permettant de présenter l’outil de Défense.

Quel usage des réseaux sociaux d'une manière générale et de twitter en particulier ? 

MP:  Depuis 10 ans, je suis présent sur le web, d’abord avec un simple blog, ensuite avec un site relativement basique, en ce sens qu’il permettait peu d’interactivité. Après près de 8 ans de bons et loyaux services, mon site, même « relifté », avait pris quelques rides. Je suis donc passé au Web 2.0 qui permet aux citoyens internautes d’interagir à la fois avec le contenu des pages, mais aussi entre eux. Le Web 2.0, c’est le web communautaire et interactif.
Facebook et Twitter sont pour moi les vecteurs essentiels de cette interactivité. Toujours dans ce souci d’interaction et de partage, j’ai décidé de franchir une étape complémentaire en développant des applications mobiles pour Androïd et iPhone. C’est à mon sens une étape de plus vers ce que certains appellent le web 3.0…
Ces applications sont des vecteurs de communication qui doivent accroître l’accessibilité vers moi (possibilité de m’appeler ou de m’envoyer un mail par un simple clic) et vers les supports et réseaux sociaux existants (www.michelpeters.be ; facebook, Twitter).
Une application, c’est aussi donner un sens à une action politique, la vouloir dynamique, moderne, tournée vers l’avenir… à la page.

Futur perso dans 5 ans, 10 ans, ... ?

MP:  Il est complexe de se projeter à 5 ou 10 ans en politique.
Je préfère réfléchir dans la perspective de 2014. Ce sera l’occasion de faire un bilan et de – peut-être – réorienter ma carrière professionnelle.
Et, sans surprise, j’espère le retour des Libéraux dans la majorité communale à Liège en 2018 et je souhaite pouvoir y exercer des responsabilités.

mardi 19 février 2013

Marcel: Sérial-blogueur et mélodiste en sous-sol

Cette semaine, un twauteur qui sera présent à la Foire du Livre de Bruxelles avec son dernier bouquin "Indignés de Cons — La Crise expliquée aux Cancres et aux Économistes".

Marcel et moi, c'est un peu comme "chien et chat", mais donnons-lui la parole pour une fois en plus de 140 caractères [sur twitter], mais en moins de 140 pages [comme sur son blog] !;-)
. , qui es-tu en dehors du "Moi, je suis St-jobois d'origine laekenoise avec des ancêtres fritz, kaaskop, vloms, dikkenek et macaroni" qui t’identifierait ? 

Ben, je suis tout ça. Et comme on discutait toi et moi de l'identité sur Twitter, j'ajouterais qu'à chaque heure qui passe, nos 'identités" évoluent. On est ce qu'on apprend, ce qu'on découvre. Assumer toutes les facettes de soi, et leur évolution, c'est progresser. Tenter de correspondre à "une identité", c'est s'ancrer [s'encrer ? ndlr] et donc cesser d'avancer.
Quand j'écoute Wannes Van De Velde, je suis flamand. Quand j'écoute Brel chanter Mathilde, je suis Bruxellois. Quand je lis HhhH de Laurent Binet, je suis tchèque et slovaque. Et je suis français quand je lis chez Montesquieu "Les femmes persanes sont plus belles que les femmes françaises, mais les Françaises sont plus jolies".
Alors, qui suis-je ? 
À la base, je serais plutôt un germain, si l'on en croit Bart De Wever. Mon père avait l'allemand pour langue maternelle, fils d'un résistant des Cantons rédimés. Ma mère, bilingue bruxelloise d'origine plutôt flamande et hollandaise parlait indistinctement le français et le "brusseleir" avec ses parents. J'ai été élevé en français parce que c'était la langue que mes parents avaient en commun. Mais en fait, tout le monde était ou a fini au moins quadrilingue à la maison. Mon grand-père allemand (paternel) a donc résisté au nazisme de 1940 à 1944 en tant que pacifiste catholique mais, étant allemand, il a aussi tiré sur mon arrière-grand père maternel (néerlandophone) à l'Yser. Et ils ont tous les deux subi le gaz moutarde. Alors, qui suis-je en partant de tout ça ? Je ne peux pas te répondre, parce que ça ne peut être qu'organique, évolutif, changeant. Je sais de quoi j'hérite, c'est tout. J'aurais d'ailleurs du mal à me définir selon un territoire ou une langue. Mon pays, c'est les mots, la musique.
Je suis aussi passionné de cuisine, un athée fasciné par les religions, et un égo sur pattes qui est toutefois conscient que cette invraisemblable prétention d'avoir quelque chose à dire (qui anime à peu près tous les twittos que j'observe) implique une responsabilité, une honnêteté quant aux messages que l'on diffuse. All magic comes with a price.


Ta genèse et parcours prof-médiatique ?

J'ai commencé à écrire à neuf ans, un poème sur le printemps. Je n'ai jamais arrêté depuis. Au même âge, je me suis mis à jouer de la guitare, à composer et à chanter (mal). En gros, je voulais devenir John Lennon ou Boris Vian.
Par après, j'ai toujours fait l'un ou l'autre : l'écriture et la musique. J'ai aussi toujours été attiré par la radio (j'ai "travaillé" sur Radio Plus au début des radios libres) et la réalisation. En 1987, je suis entré dans la pub. J'ai travaillé pour de grandes marques. C'était une façon de (très bien) gagner ma vie en peaufinant mon style. Ça va faire rire, mais c'est la pub qui m'a appris à faire court. [Effectivement, MDR ;-) ndlr] Si je veux…
Je suis tombé dans l'essai presque par hasard. Quand Quatremer a sorti l'interview de Leterme, j'étais concentré sur mon premier roman et un album de musique (Marcelization, sorti confidentiellement en 2008).
Quelques mois plus tard, en 2007, on m'a proposé d'écrire des scénarios pour TV Belgiek (sur RTL-TVI). C'est en me replongeant dans la politique belge et en constatant qu'on allait au blocage que j'ai mis ce premier roman (que je compte finir cette année) de côté. Jean m'a incité à lancer mon blog et à écrire sur cette Belgique que je défendais (longuement) sur son blog. J'ai écrit Walen Buiten en 2008. J'ai lancé mon blog en 2009 et publié en numérique "La Flandre, ça n'existe pas". Walen Buiten est sorti chez Jourdan en 2010. L'année suivante, j'écrivais "Les Secrets de Bart De Wever". Cette année, je sors… un quatrième essai. Il ne s'agit presque plus de politique belge… Surprise ! Mais tout ça, c'est par nécessité citoyenne. Si on m'avait dit il y a dix ans que j'allais écrire des essais politiques, je ne l'aurais pas cru !


Quelle est ton utilisation des réseau sociaux et de twitter?

"C'est énorme !", dirait Lucchini. #Twitter est à la fois ma source d'information (via les comptes des journaux, mais aussi des agrégateurs, comme @vlaanderen) ; une façon d'exister et de se maintenir entre deux livres (ne soyons pas langue de bois) ; un centre d'alerte quand je publie un billet de blog ; un lieu relationnel extraordinaire où l'on rencontre des esprits avant de rencontrer les personnes. C'est étonnant, mais tous les gens que j'ai apprécié sur Twitter, je les ai aimés quand je les ai rencontrés IRL ! C'est aussi le lieu idéal pour confronter mes idées, mes convictions, à celles des autres, particulièrement des "adversaires".


Quelles sont "tes bêtes noires actuelles" ?

- Ça ne va surprendre personne, mais au niveau belgo-belge, c'est la N-VA, mais pas que. La façon dont une partie de la presse flamande entretient, souvent sans s'en rendre compte, la notoriété de l'homme est presque plus importante. Si la N-VA était toujours à 5%, je n'en parlerais presque jamais. Du moins pas plus que des autres partis nationalistes. Ce qui me sidère, ce n'est pas tant son idéologie, que je commence à bien connaître, mais son succès. Franchement, je serai très heureux le jour où le soufflé retombera (le 25 mai 2014) ? Parce qu'alors, je pourrai m'occuper d'autre chose. J'ajoute que je ne "déteste" pas forcément les politiciens N-VA. Il y a des gens dont j'apprécie l'engagement que je perçois comme réellement sincère.

- Ce qu'on appelle "le néolibéralisme" (mot très mal choisi), qui est en fait du financiarisme, et qui mine nos sociétés et l'économie de marché.
Scoop : j'en parle dans mon nouveau livre, Indignés de Cons — La Crise expliquée aux Cancres et aux Économistes.


Et tes bêtes noires de toujours?

- Mettons que ce serait avant tout l'injustice. Tout découle de là. L'antinationalisme, l'antifascisme, l'anticommunisme, l'antiobscurantisme coulent de source ensuite. Je crois qu'on ne peut pas améliorer la justice en se choisissant des boucs émissaires comme l'étranger, le communiste, le possédant, l'athée, le chrétien, le musulman. Je ne crois pas qu'on puisse arriver à un monde juste, mais que tout manque de volonté nous amènera à un monde plus injuste.

- L'idée facile. Celle qui se répand trop sans réel contrôle du fond. Elle sert les idéologies dites "populistes". Je trouve ainsi invraisemblable qu'on entretienne dans certains milieux l'idée qu'être antinationaliste revient à être antiflamand. Ou celle qu'une région comme la Wallonie peut se redresser toute seule, sans investissement. La dernière en date voudrait que le PS serait l'allié objectif de la N-VA. Je trouve cette vision étriquée. Je ne dis pas qu'elle est fausse, mais qu'elle est dangereusement incomplète si on ne la recadre pas dans un ensemble où la N-VA est aussi à la base d'un manichéisme tragique qui permet justement de regarder les choses de cette manière. Ce qui est étonnant, c'est que ces idées sont souvent produites par un journaliste et reprises par un tas d'autres, à travers la frontière linguistique, comme une vérité. Une autre est que Bruxelles serait mieux gérée s'il n'y avait pas les communes. Le fait qu'on ait parlé de "baronnies" montre que c'est une idéologie avant d'être une idée. Il faut réformer Bruxelles, réduire les pouvoirs communaux, rendre la structure plus cohérente et ça implique qu'il faut rappeler sans cesse que mandataire public n'est pas un métier mais un engagement et que donc, ceux qui prennent la population en otage de leurs ambitions politiques ou, pire, financières, on peut franchement s'en passer. Mais j'ai du mal à comprendre pourquoi ce serait forcément le modèle anversois qui permettrait d'améliorer Bruxelles. Voilà. je me méfie des idées trop simples. C'est pour ça que j'écris (trop) long quand je tente de les décortiquer.

- Les communicateurs (journalistes, politiciens, opinionnistes, etc.) qui tombent dans ces panneaux conceptuels sans trop réfléchir parce qu'ils correspondent à leur idéologie préconçue et sert leur système d'idées et surtout qui, ensuite, "informent" incorrectement les gens qui les écoutent. C'est la raison de ma querelle avec Vincent Laborderie, par exemple. Pourtant, je suis d'accord avec lui sur pas mal de choses, mais pas sur l'attitude. Bien sûr, je suis aussi susceptible de tomber dans ce genre de panneau, on l'est tous. Mais nous avons aussi tous la capacité d'en prendre conscience et de regarder l'autre vision, si possible, systématiquement. Je ne dis pas que j'y parviens. Je dis qu'il faut essayer. Et répéter sans arrêt que nous ne sommes que des observateurs et qu'aucun de nous n'a la science infuse. Ça me paraît fondamental.


2-3 sujets plus perso, hors politique ?

Phineas, je pense qu'on va devoir d'abord passer un certain temps à chercher des sujets qui ne seraient pas politiques ! :-)
Mais par exemple La linguistique : Pendant des années, je me suis intéressé aux langues. J'ai acheté des tas de méthodes Assimil, et j'ai appris des tas de langue avec un succès inégal. Ainsi, en Japonais, je peux commander des sushis et du thé ou du saké chaud dans un restau. Ou demander où se trouve la Tour de Tokyo, ce qui n'est pas très souvent nécessaire tant qu'on n'est pas à Tokyo. En Portugais, je peux expliquer le nationalisme en faisant beaucoup de fautes. En kiswahili, j'ai tout oublié, sauf la structure. Je pourrais dire que je suis un linguiste expérimental : je n'ai pas appris la linguistique selon les formes académiques, mais en assimilant des bribes de langues. Ce qui nous mène à L'autodidacte : j'ai toujours eu du mal à suivre un cours. Ce qui me dérangeait n'était pas tant l'apprentissage, au contraire, mais le fait d'être soumis à un choix dicté par l'académicien. J'ai toujours préféré explorer les choses par moi-même. Il en va de même en politique. Je n'ai pas fait science po, mais j'ai lu énormément, selon un choix personnel mais pas univoque. Je me méfie de la "dictature scolaire". Et plus encore du maître qui, pour être respecté, pense devoir imposer son image et sa connaissance comme indéniable a priori. Ce sont de telles attitudes qui permettent à des idéologies fondamentalement dangereuses de prendre pied dans la société. Je suis parfaitement conscient que mon parcours autodidacte m'a coupé d'une partie du savoir, mais en même temps, je n'ai jamais eu besoin d'un prof pour penser par moi-même. C'est une culture familiale, j'ai grandi avec. En revanche, ça me donne un point de vue totalement indépendant, peut-être original (c'est du moins ce qu'on me dit). Et sinon, si tu veux une liste de hobbies, il y a la cuisine (exotique) l'histoire, l'art en général, la musique, le cinéma… Suis-je engagé ?


Futur perso dans 5 ans, 10 ans , ... 

J'aimerais pouvoir vivre uniquement de ma plume créative (aujourd'hui, la moitié de mes revenus proviennent de mon activité de copywriter et de conseiller en communication).
Et j'ai toujours les mêmes envies qu'à 15 ans : la radio, le roman, la réalisation, la musique.
Je me demande d'ailleurs si je n'ai pas toujours quinze ans, en fait.


Merci Marcel ! A bientôt !;-) 


Lire aussi:
“Indignés de Cons”: Marcel Sel leur pique la crise…

Ce n’est assurément pas un hasard si le petit Marcel Sel devenu grand cultive toujours, d’évidence freudiennement, une passion pour les scoubidous, référence récurrente de son dernier
ouvrage “ Indignés de Cons".
C’est que l’homme aime jouer avec les fils conducteurs, tantôt noirs et jaunes (“Les secrets de Bart De Wever”), tantôt pour démêler ceux, si tellement noués serrés, qui transforment l’économie en un bigntz de noeuds explosifs tellement top compliqués que le citoyen lambda s’en sent scoubidonné d’impuissance.

mardi 5 février 2013

Mon seul métier [le plus beau] c’est journaliste !

Cette semaine, la rubrique "ces twitteurs qui nous entourent" quitte momentanément la politique et a le grand plaisir et l'honneur d'accueillir Michel Henrion qui se présente et se livre #unpeu #oupas ... ;-)

Michel Henrion


Mon seul métier, car c’est le plus beau de tous, c’est journaliste. Mais, comme le curriculum twitae de mon compte @michelhenrion l’indique, quand on aime le journalisme, la publicité, l’audiovisuel, le Net, l’on passe de l’un à l’autre, accro aux médias et à la communication comme d’autres au shopping…


Journaliste, le plus beau métier du monde: 3 qualités essentielles ?

MH: La curiosité, la curiosité, et encore de la curiosité. (et un brin de naïveté pour découvrir chaque jour l'actu avec le même enthousiasme...) Tout jeune, je me jetais sur tous les journaux avec un appétit féroce. Cette lecture m'a donné cette égale curiosité pour TOUT ce qui fait l'actu, du fait divers, à la découverte scientifique en passant par un problème de société ou le dernier film taïwanais... C'est le journalisme qui m'a clairement donné aussi l'amour de la politique, abrégé de la comédie humaine...C'est du spectacle, de la cruauté, du discours, du mensonge, du sacerdoce aussi.

J’ai eu plusieurs vies professionnelles mais avec inévitablement les médias en toile de fond. Aujourd’hui, c’est surtout l’évolution du Net et des réseaux sociaux qui me passionnent, qui me “kloutent” (73) des heures durant derrière mes écrans…
Oui, c’est vrai que ça vous dévore du temps, mais moi, ça me met en joie. Parce que j’y décline le plus beau mot de la langue française: “Apprendre”


Surtout Twitter, sans aucune hésitation. Tout y est. Au delà du côté “gigantesque café du commerce démocratique”, c’est un pur concentré de tous les médias. C’est mon quotidien permanent, non-stop, de référence.
Perso, j’ai renoncé à tenter d’en expliquer l’utilité: la nouvelle génération ne se pose jamais cette question. On y est ou on n’y est pas, on respire Twitter ou pas…

Un bémol
: avec la montée en puissance de Twitter, des twittos ont parfois tendance à confondre le fil avec MSNMessenger ou un “chat”, ça j’aime pas trop.
Facebook a une toute autre sensibilité: j’y poste davantage d’avis plus personnels, de photos, d’humour, d’éléments plus polémiques se prêtant à commentaires. L’outil, si souvent critiqué voire diabolisé, est d’évidence un outil médiatique passionnant, vous donnant une audience que les blogs (aujourd’hui, souvent en déshérence) avaient bien du mal à capter…

Quand tu parles de "L’outil, si souvent critiqué voire diabolisé" on ne sait si tu parles de FB ou de twitter ...

MH: Je parle de l'outil internet en général et plus particulièrement de tous les réseaux sociaux.

Jadis, dans les années nonante, alors que le Net était vraiment balbutiant, j’avais déjà créé un premier portail francophone belge (Netomium).
Cette tentative prématurée avait pour actionnaires le groupe Deficom et la SRIW: eh bien, privé ou public, ils ne pigeaient l’un et l’autre que pouic à l’Internet.
“ C’est sûr, m’avait proclamé Louis Tordeurs, un des vice-présidents de la SRIW, en visionnant une page bégayante sur un vieux 486, cet Internet, ce truc là Michel, c’est un gadget, ça ne marchera jamais, jaaaamais tu m'entends …” 
Celui-là n’avait rien compris à ce qu’allait devenir le Net, formidable média de mutation. Ca nous fait vivre dans un nouvel espace puisque l’info est désormais accessible partout.

La vraie nouveauté, c’est l’accès universel et immédiat aux infos avec Twitter, aux lieux avec Street View ou Google Earth, aux individus avec Facebook, aux savoirs avec Wikipédia.

Je suis toujours ébloui d’avoir toute l’info avec moi, ou et quand je veux: j’écoute la radio ou les podcasts sur mon Iphone, j’achète les journaux sur mon Ipad, je peux y suivre les chaînes d’info en direct ou en catch-up TV…

C’est fabuleux, cette élimination du “facteur temps”: plus jamais d’imprimé loupé, d’émission ratée et évaporée...
Le contenu prime le support. Tous les médias me passionnent, avec un bémol navré pour ceux qui ratent la convergence de l’offre.
Que la presse écrite paraisse, mais pas qu’elle paresse. 
Cela m’effare que certains quotidiens ne puissent encore être achetés facilement en ligne, ou ne prennent pas la peine d’augmenter leurs sources d’info en filtrant, en “veillant” les réseaux sociaux. Ou perdent des lecteurs parce qu’ils commettent l’erreur de balancer tout leur contenu gratos sur le Net.
Le “journalisme diminué”, oui, ça, c’est assez effarant.

A quand ta page perso wikipedia ?

MH: Oups, faudra que je m'y mette. Mais la trop grande réputation est souvent un embarras...
 


On te voit en télé, on t'entend en radio ... quelle est ton actualité médiatique ?

MH: Tous les jeudis soir (19h-20H) en radio sur Bel-RTL , j'essaie de décrypter la médiapolitique dans l'émission "Sans Langue de Bois" sous la houlette de Mathieu Col.

Tous les dimanches de 11H20 à 12H, je participe à "On refait le Monde" télé de Georges Huercano, davantage tournée vers les sujets de société. C'est un double et vrai plaisir car la parole y est authentiquement libre autant que souvent impertinente.


Michel, pourrais-tu nous parler un peu de ton expérience avec cet homme assez incroyable qu'était Guy Spitaels ...

MH: Quand je suis devenu conseiller de com’ de Guy Spitaels, j’étais journaliste. Je connaissais l’homme- une intelligence et surtout un projet - avec lequel j’avais participé jadis à pas mal de débats télé. Pour moi, il ne s’agissait en aucun cas de faire une carrière politique: c’était une parenthèse. Et qui m’a apporté une formidable vision des mœurs politiques : après ça, on n’est plus dupe de grand chose.
Pas d’hypocrisie, comme journaliste, on peut avoir des affinités idéologiques. J’ai le cœur à gauche, mais je ne supporte pas ceux qui essaient de vous expliquer “comment vous devez être de gôche”, mais ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est de devenir militant.
J’en ai gardé un goût très fort pour l’analyse médiapolitique: observer comment les politiques font pression sur les médias et comment les médias influent- surtout en ces temps où nos élus ne veulent déplaire à personne- le monde de la rue de la Loi.


Michel, tu es très attentif à ce qui se passe en Flandre ...

MH: Si on s’intéresse à la société belge, à la politique N-VA aidant, c’est impensable de ne pas observer, lire ce qui se passe au Nord. Surtout pour photographier correctement le climat au Nord, par trop caricaturé en Fédération Wallonie-Bruxelles. Donc, je zyeute attentivement les twittos de Flandre. Donc, je fais défiler chaque matin sur écran toute la presse flamande, plus incisive, qui va chercher l’information au lieu d’aller tout bonnement à des conférences de presse. C’est une presse moins conviviale, plus à l’offensive et qui aiguillonne les politiques…
Une mine d’infos qui ne franchissent d’ailleurs souvent la frontière linguistique qu’avec un sérieux décalage horaire.


Et demain ?

MH: Demain, c'est comme toujours, le pays du hasard...  


Michel, merci pour ces quelques éclairage de ton parcours et de ta personnalité !
A bientôt sur twitter et FaceBook, aussi ...



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Michel Henrion, c'est aussi un blog: Demain, on rase gratis
Le blog médiapolitique de Michel HENRION (Belgique)

Raser gratis ? Cette expression viendrait d'un barbier qui avait placé jadis une pancarte proclamant ladite formule…Mais notre artisan, tout aussi fûté que près de ses sous, l'y laissait tous les jours. Par conséquent, le naïf qui, le lendemain du jour où il avait vu la pancarte pub, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s'étonnait de devoir quand même payer, s'entendait répondre : 

"Oui, mais il y a écrit que c'est demain que c'est gratuit !".
Aujourd’hui encore, notamment en politique, les promesses des personnalités en vue n'engagent que ceux qui les écoutent sans faire appel à leur libre-examen…Ce n’est pas le cas ici. Où on s'efforce plutôt de manier le mot à couper la langue de bois .


Et lire aussi:
Michel Henrion, journaliste et "psy"...
(par Charles Bricman)
Dans ma carrière de journaliste, j’ai connu quelques grands « porte-silences » des princes dont j’avais pour tâche de conter les faits et la geste. Michel Henrion, le propre fils du Roger qui me fit aimer le droit en commençant par celui de la Rome antique, était du nombre et pas dans la masse: il ne lui aurait pas suffi, pour en sortir après avoir lui-même éditorialisé, de bosser pour « Dieu » en personne. Guy Spitaels, encore dit: « le Spit ». C’étaient des relations subtiles en effet: d’authentiques amitiés parfois, indicibles de part et d’autre à force de courir sur la fine ligne de crête que cernent la flatterie hypocrite côté adret, la servilité peccamineuse versant ubac. Le grand art consistant pour l’un comme pour l’autre à toujours rester debout. Mais quand le rideau est tombé, les acteurs peuvent enfin s’embrasser sans plus avoir à s’opposer pour se mieux poser. Et ça donne ça par exemple, qui m’a touché et que cette petite introduction avait pour seul but d’éclairer: Ce bouquin, qui vous relate en zigzags, en fast-backs, toute l’histoire de la “guerre des belges”, est ainsi: parfumé, plein de musiques, de fanfares, d’accents, de garde-barrière de frontières linguistiques et de couleurs baroques. C’est certes une certaine histoire d’une nation cahin-cahotante hautement artificielle en pleine sarabande mais c’est avant tout un climat.A humer pour mieux piger, capter, peut-être jusqu’à comprendre un bout de la vérité de ce pays.
Lire ici l’intégralité du billet de Michel.