Où il y a de la gêne, il n'y a plus de plaisir ...
Le remplacement de Furlan par , comme Ministre des Pouvoirs locaux, de la Ville, du Logement et des Infrastructures sportives, n'était pas suffisant.
Malaise vendredi et tout le week-end chez les députés wallons, sarcasmes chez les journalistes et stupeur et fureur des citoyens après
l'audition d'André Gilles, évasif et arrogeant, la semaine dernière en Commission au Parlement wallon ...
Quelques échanges ce week-end à ce propos dans les émissions politiques dominicales ...
Zakia Khattabi:
"Je qualifierais ces méthodes de dictatoriales. Il est arrivé qu’il menace certains de mes administrateurs... Par exemple, lors
du dernier conseil d’administration lorsqu’il s’est agi de sortir un
communiqué où mes propres administrateurs étaient amenés à se dédire et
qu’ils n’ont pas voulu, André Gilles leur a dit qu’il trouverait bien
quelque chose à sortir sur eux aussi. La réalité de ce CA, elle est
celle-là; ce mode de gouvernance est dictatorial...
C’est ça le mode de gouvernance de Publifin... et d’ailleurs Marc Hody
a posé des questions et comme il n’a pas
eu de réponses, vous vous rendez compte qu’il a fait appel à un avocat ?
...
C’était ça l’ambiance du conseil d’administration chez Publifin"
Ce lundi matin, Elio Di Rupo désavoue les députés du parti et demande une Commission d'enquête, une semaine seulement après le vote au Parlement et a appelé à transformer la
commission spéciale vouée à l’affaire Publifin en commission d’enquête à
part entière.
Également,
Stéphane Moreau et André Gilles sont suspendus de leurs mandats internes au PS.
Ils ont été suspendus de leurs mandats internes au PS dans l'attente du
résultat des travaux du conseil de déontologie et de la commission de
vigilance nationale du parti, a annoncé lundi le bureau du PS.
En réalité, le PS ne demandait rien; après un trop long déni et parti pris, il était juste acculé et devait se soumettre à la pression populaire et aux menaces larvées du cdH.
B. Lutgen:
"Le MR demande, demande… Qu’il agisse d’abord
là où il est capable. C’est-à-dire au niveau de la province de Liège, où
il est en majorité avec le PS".
"Il suffit d’une simple motion de méfiance. En trois jours, tout peut être réglé".
"Changer la majorité provinciale à Liège serait aussi écarter le PS de Publifin, dont la province est actionnaire majoritaire".
Conséquence de tout cela: les auditions de la commission spéciale prévues pour ce
lundi après-midi sont annulées. Le Bureau élargi du parlement
de Wallonie se réunit cet après-midi pour prendre acte de cette nouvelle situation et
organiser la procédure de mise en place de la commission d’enquête, ce qui
devrait prendre quelques jours.
D'un autre côté, parmi les documents envoyés lundi par Publifin aux députés de la commission
spéciale, aucun ne donne des informations à propos des rémunérations du management de la société de droit privé Nethys; c'est une des questions sensibles du scandale de l'intercommunale
Publifin.
Une commission d'enquête fonctionne, en fait, comme un juge d'instruction, et donc comme un tribunal. Elle enquête dans le but de
trouver une responsabilité individuelle sur le plan pénal. Elle peut
convoquer des témoins, suspects, ordonner des perquisitions ou des
écoutes téléphoniques. L’objectif, c’est d’aller au fond des choses. À
la fin d'une affaire, elle peut aussi attribuer des sanctions. Au niveau
fédéral, une telle commission avait été mise en place dans les affaires
Dutroux, des paras belges morts au Rwanda, de la faillite de la Sabena,
celle de Fortis et des tueurs du Brabant wallon. Elle présente
l'avantage d'être plus fouillée, mais elle est souvent longue et pas
toujours efficace.
Lire aussi:
Plus de 350 politiques flamands siègent au sein d'Eandis
Louis Tobback, bourgmestre de Louvain et vice-président d'Eandis, propose de remplacer les politiques par du personnel technique communal. © photo news.
Au total, 356 hommes politiques disposent d'un siège au sein d'un comité d'Eandis, le gestionnaire du réseau flamand de gaz et électricité. L'intercommunale verse 600.000 euros de jetons de présence par an, soit plus de deux millions d'euros depuis les élections communales de 2012, selon une enquête du Tijd publiée samedi. Louis Tobback, bourgmestre de Louvain et vice-président d'Eandis, propose de remplacer les politiques par du personnel technique communal.
Il y a souvent plus de 20 politiques au sein des comités des sept intercommunales et 17 comités régionaux derrière le gestionnaire, constate le quotidien économique. Le cumul étant autorisé, certains passent plusieurs fois à la caisse d'Eandis.
Pascal Vrebos (RTL-TVI) n'est plus consultant chez Nethys
Nous l’avions annoncé ici même, la présence de Pascal
Vrebos, l’écrivain animateur mais aussi journaliste et intervieweur de
RTL-TVI, chez Nethys posait un réel problème de conflit d’intérêts. Chez
Nethys, qui détient notamment les titres de presse L’Avenir et
Moustique, Vrebos avait un contrat de consultance.
La ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth
Homans (N-VA), a expliqué que les scandales liés aux intercommunales ne
pouvaient pas se produire en Flandre. Elle n’est par ailleurs pas en
faveur d’une privatisation complète des intercommunales flamandes.
L’affaire Publifin en Wallonie a mis le fonctionnement des
intercommunales sous le feu des projecteurs. L’équipe du Zevende Dag
(VRT) a invité Liesbeth Homans, la ministre flamande des Affaires
intérieures, pour discuter de la situation en Flandre. »Les scandales
qui se déroulent maintenant en Wallonie ne peuvent pas se passer en
Flandre. Depuis 2001, nous avons un règlement très clair. En Flandre, la
valeur des jetons de présence aux réunions est limitée à 205 euros. En
Wallonie, on se base encore sur des règles datant des années 80″.
Elle pointe également du doigt la diversité des missions de
l’intercommunale liégeoise : « Publifin a par exemple racheté un
journal, L’Avenir. Chez nous, les intercommunales s’occupent de dossiers
liés à la collaboration entre les communes. Ces excès ne peuvent donc
pas se produire. »