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mardi 25 octobre 2016

Des "comportements de délinquant politique"

Ceta: Benoît Lutgen dénonce les "comportements de délinquant politique" de la Commission.
Sur Pierre-Yves Jeholet, juge ces propos "indignes d'un président".

Le président du cdH Benoît Lutgen estime donc dans un entretien publié mardi par Le Soir que les "pressions" exercées par la Commission européenne sur la Région wallonne dans le cadre de la signature du CETA s'assimilent à des "comportements de délinquant politique".

Il fustige par ailleurs le comportement du PM Michel dans ce dossier. M. Lutgen évoque des menaces de "représailles dans d'autres dossiers" au niveau de la Commission européenne.
Charles Michel "n'a pas de considération pour la partie francophone du pays". "Il ne se serait jamais permis de se comporter de cette façon avec la Flandre" dans les négociations relatives au CETA.
"Ça, c'est pour moi tout simplement inacceptable!"


Lire aussi:
Voici les bénéficiaires du fonds européen Feder en Wallonie
Une nouvelle halle des foires à Liège, un pôle d’excellence Zénobe Gramme à Charleroi... 438 projets ont été retenus pour recevoir un montant total de 990.9 millions d’euros.
L
es gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont réunis jeudi à Namur pour approuver la mouture définitive du programme Feder 2014-2020 pour la Wallonie. Le montant total du fonds s’élève à 1.7 milliard d’euros (dont 990.9 millions sont consacrés aux 438 projets retenus). Les projets sont financés à 50 % par la Wallonie, 40 % par l’Europe et 10 % par les opérateurs de terrain.

jeudi 12 novembre 2015

Sommet à Malte sur la migration

Les leaders des pays membres de l'Union européenne et de nombreux pays d'Afrique ont clôturé ce jeudi un sommet de deux jours consacré à la question de la migration.
"Nous sommes en train de maîtriser la situation" à pour Juliette Méadel (Avocate, docteur en droit & Porte-parole du PS.fr)
Jean-Claude Juncker déclarait à l'ouverture du sommet :
"Nous ne devrions pas voir cette crise migratoire comme une menace. Nous devrions reconnaître les opportunités offertes par les migrations"
Ce sommet extraordinaire devait surtout se focaliser sur les tractations en cours avec la Turquie, à qui l'UE demande d'endiguer le flux de réfugiés syriens. Un consensus semblait déjà se dégager mercredi soir, concernant le plan d'action destiné à aborder de manière globale et commune à l'Europe et à l'Afrique la problématique de la migration. Pour rappel, le 23 avril 2015, la Bundesbank indiquait dans son rapport annuel qu'il faudrait dans les prochaines années environ 200 000 immigrés de plus par an pour palier son déclin démographique et stimuler la croissance économique.
La Commission européenne met sur la table 1,8 milliard € (un montant qu'elle espère voir doubler avec la contribution des 28 Etats membres de l'UE)

Européens et Africains s'engagent à "gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects"
Leaders africains et européens ont convenu de s'attaquer aux causes de la migration, notamment par le biais de l'aide au développement, et de mettre en œuvre des politiques de retour et de réadmission. C'est sur ce dernier point que les Européens étaient très demandeurs,  soulignant l'urgence de rendre effectifs les retours de migrants dont la demande d'asile a été rejetée.
L'an dernier en Europe, moins de 30% des personnes dont la demande a été rejetée sont effectivement rentrées dans leur pays d'origine
La cinquantaine de dirigeants européens et africains présents à La Valette ont également convenu de lutter contre toutes les formes de migrations illégales, et d'être plus accueillants pour notamment les étudiants et les chercheurs.

Charles Michel:
"Il faudra cependant être vigilants à ce que ces filières ne deviennent pas de nouvelles voies d'immigration illégale"
Il a été convenu de se revoir probablement début 2017, pour faire le point sur la mise en œuvre des mesures discutées durant ce sommet de La Valette et qui ont été adoptées formellement jeudi en fin de matinée.

Lire aussi:
Quelque 630.000 personnes sont entrées illégalement en Europe depuis le début de l’année, a affirmé Fabrice Leggeri, le patron de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, dans une interview au groupe de presse français Ebra.
«Nous avons enregistré environ 630.000 franchissements illégaux de frontières, fin septembre», a indiqué M. Leggeri, en parlant de «crise migratoire sans précédent en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale», dans cette interview à paraître lundi dans les quotidiens Dernières nouvelles d’Alsace et l’Alsace (est).
 
Europe: les leaders désemparés  
L’espace Schengen ? « Le sauver est devenu une course contre la montre. » Ce froid constat n’est pas le fait d’un analyste quelconque, mais de Donald Tusk, le président du Conseil européen.
L’Union européenne ? « Elle peut se briser. Cela peut aller incroyablement vite, quand c’est l’isolation au lieu de la solidarité qui devient la règle interne et externe. » Là encore, ce n’est pas n’importe qui qui parle : c’est Jean Asselborn, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et de la Migration, qui préside actuellement aux travaux des conseils des ministres de l’UE.

mardi 29 septembre 2015

Estimation.eu de l'immigration


 
In every country people overestimate the share of immigrants in their population

http://home.gwu.edu/~jsides/huddled.pdf

Voir aussi:


jeudi 24 septembre 2015

Taux de vacance d'emplois UE(28)

Selon l"écho, "Près de 100.000 emplois sont vacants en Belgique".
La Belgique a le taux de vacance d’emploi le plus élevé d’Europe, à égalité avec l’Allemagne, selon des données publiées par Eurostat.





Lors des quatre premiers mois de l'année, 115 027 personnes bénéficiaient du revenu d'intégration sociale. Il s'agit d'un record historique et d'une conséquence directe de mesures plus strictes en matière de chômage, indiquent jeudi De Standaard et Het Nieuwsblad.

Depuis le 1er janvier, les conditions d'octroi pour les allocations d'insertion ont été renforcées pour les jeunes en attente d'un premier travail. Selon des chiffres de l'ONEM, 21 593 chômeurs ont perdu leur allocation durant les quatre premiers mois de l'années. Les chiffres suggèrent qu'une grande partie d'entre eux ont fait appel au CPAS.

Le nombre de personnes bénéficiant du revenu d'intégration sociale devrait encore augmenter: d'avril à juillet, 3077 chômeurs ont perdu leur allocation et depuis septembre la législation a encore été renforcée. Par ailleurs, les demandeurs d'asile reconnus pourront aussi avoir droit au revenu d'intégration sociale. L'impact sera plus visible en 2016.

dimanche 20 septembre 2015

Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF)

The Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) was set up for the period 2014-20, with a total of EUR 3.137 billion for the seven years. It will promote the efficient management of migration flows and the implementation, strengthening and development of a common Union approach to asylum and immigration.

This Fund will contribute to the achievement of four specific objectives:
  • Asylum: strengthening and developing the Common European Asylum System by ensuring that EU legislation in this field is efficiently and uniformly applied;
  • Legal migration and integration: supporting legal migration to EU States in line with the labour market needs and promoting the effective integration of non-EU nationals;
  • Return: enhancing fair and effective return strategies, which contribute to combating irregular migration, with an emphasis on sustainability and effectiveness of the return process;
  • Solidarity: making sure that EU States which are most affected by migration and asylum flows can count on solidarity from other EU States.

This Fund will also provide financial resources for the activities and future development of the European Migration Network (EMN). EMN aims to respond to EU institutions' and to EU State authorities' and institutions' needs for information on migration and asylum by providing up-to-date, objective, reliable and comparable data, with a view to supporting policy-making.
Special financial incentives for EU States have been built into the AMIF to support the Union Resettlement Programme, including with focus on common Union priorities. A similar financial mechanism is foreseen for the transfer of beneficiaries of international protection from an EU State with high migratory pressure to another.

 

Achieving the key objectives

The largest share of the total amount of the AMIF (approximately 88%) will be channeled through shared management. EU States will implement their multiannual National Programmes, covering the whole period 2014-20. These programmes are prepared, implemented, monitored and evaluated by the responsible authorities in EU States, in partnership with the relevant stakeholders in the field, including the civil society.
Around 11% of the funding under shared management will be allocated for Specific Actions (implemented under the national programmes of EU States, but responding to specific Union priorities) and to support the Union Resettlement Programme.
The remaining 12% of the total amount will be divided between Union actions and Emergency assistance, to be implemented through direct management, in the framework of annual work programmes.
Concrete actions to be funded through this instrument can include a wide range of initiatives, such as the improvement of accommodation and reception services for asylum seekers, information measures and campaigns in non-EU countries on legal migration channels, education and language training for non-EU nationals, assistance to vulnerable persons belonging to the target groups of AMIF, information exchange and cooperation between EU States and training for staff on relevant topics of AMIF.

 

The Fund's beneficiaries

All EU States except Denmark participate in the implementation of this Fund. Examples of beneficiaries of the programmes implemented under this Fund can be state and federal authorities, local public bodies, non-governmental organisations, humanitarian organisations, private and public law companies and education and research organisations.


Lire aussi:
Union Européenne


Extrait des Versions consolidées du traité sur l'Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne 2012/C 326/01

Article premier

Par le présent traité, les HAUTES PARTIES CONTRACTANTES instituent entre elles une UNION EUROPÉENNE, ci-après dénommée «Union», à laquelle les États membres attribuent des compétences pour atteindre leurs objectifs communs.

Comment la Grèce a maquillé ses comptes publics

Elections en Grèce, ce dimanche ....

A cette occasion, Le Figaro, via nous propos les rétroactes de "Comment la Grèce a maquillé ses comptes publics depuis 1997" ....

Les dirigeants grecs ont maquillé leurs comptes publics pour entrer dans l'euro, en 2001. Puis ils ont dissimulé des emprunts, sur les conseils de la banque américaine Goldman Sachs, via des opérations financières risquées, qui ont tourné au fiasco pour le petit État. Retour sur la chute de la Grèce.



Tout avait trop bien commencé. La Grèce est entré dans la zone euro le 1er janvier 2001 avec les félicitations européennes pour ses efforts «admirables et remarquables» en matière de comptes publics. Le pays avait en effet vu chuter son déficit public de 10% en 1995 à... 1,6% en 1999! Certes, la dette publique dépassait les 100% du PIB, mais qu'importe, l'Eurozone (alors à onze pays) était pressée de s'élargir: un tel «bond en avant» garantissait le futur recul de cette dette vers les fameux 60% réglementaires. En bonne élève, la Grèce affiche ensuite des déficits exemplaires, de moins de 2% entre 2000 et 2004.
Sauf que les dés étaient pipés dès le départ. En mars 2004, la droite a pris le pouvoir aux socialistes lancé, à dessein, un audit sur les comptes publics du pays. À la fin de l'été 2004, surgit alors ce que Jean-Claude Trichet - le patron de la BCE à l'époque - a qualifié d'«énorme problème»: en réalité, les déficits publics grecs - en tenant compte de lourdes dépenses militaires et sociales qui avaient été «déplacées» dans la dette - ont atteint 4,1% en 2000, 3,7% en 2001 et 2002, 4,6% en 2003 et allaient vers 5,3% en 2004! Quasiment coup sur coup, l'Europe comprend que la Grèce a aussi «triché» lors de sa période de recrutement dans la zone euro: les déficits s'enfonçaient en fait 6,4% en 1997, 4,1% en 1998 et 3,4% en 1999. Ainsi, la Grèce n'avait-elle jamais respecté les critères européens... En vrai, «tout le monde savait que la Grèce n'était pas assez solide économiquement pour entrer dans l'euro, mais là, c'était officiel, se souvient un économiste. Mais l'Europe avait besoin de la Grèce dans son clan serré de l'euro pour des raisons géopolitiques».

Tragédie euro-grecque, acte II

Les années passent, les gouvernements défilent et ne parviennent pas à mieux lever l'impôt. L'état des finances publiques grecques se détériore inexorablement. Si bien que fin 2009, le gouvernement socialiste de George Papandreou est sur le point de présenter un déficit public de 12,7% et une dette de 112%! En décembre, les agences de notations - Fitch la première -émettent des avis négatifs sur la Grèce. Et dès janvier 2010, le pays est victime d'une féroce attaque spéculative sur les marchés financiers. La dette grecque est vendue soudainement et massivement, les taux d'intérêts grecs explosent, la crise financière se propage à l'Italie, l'Espagne et le Portugal. L'attaque a visé aussi l'euro, qui a brusquement chuté face au dollar. La violence financière contre l'Europe était telle qu'elle était forcément concertée.
En février 2010, le Spiegel puis le New York Times révèlent comment la banque américaine Goldman Sachs a aidé la Grèce à maquiller ses comptes publics depuis 2001. Et participé, avec d'autres grandes banques d'investissements comme JP Morgan et des hedge funds comme le fonds Paulson (du nom de John Paulson, le «sultan des subprimes»), à la chute de la Grèce, que l'Europe a dû prendre sous sa tutelle.

Le deal avec Goldman Sachs qui a tourné au cauchemar

Pour bien comprendre ce qu'il s'est passé, il faut remonter au début des années 2000. La Grèce mandate Goldman Sachs comme banque-conseil pour l'aider à réduire le service de sa dette. Jusque-là, rien d'anormal. Fin 2001, ils se mettent d'accord sur un deal : convertir la dette étrangère de la Grèce en euros, via un «swap de devises». Ce mécanisme financier n'est pas illégal - il a d'ailleurs été utilisé par d'autres pays européens (Italie) avec d'autres grandes banques (JP Morgan). Mais il échappait alors encore aux contrôleurs européens. Plus pernicieux, ce «swap», baptisé Eole (le dieu du vent) a été opéré sur la base d'un taux de change artificiel, qui a permis à la Grèce de recevoir encore plus d'argent frais, qu'elle rembourserait plus tard... avec ses futures recettes de taxes d'aéroports et de recettes de loterie nationale. In fine, l'opération a permis à la Grèce de sortir 2,8 milliards d'euros de dette de ses comptes officiels de 2002. En affichant un taux d'endettement de 103,7% au lieu de 105,3%, la Grèce a pu continuer à emprunter auprès de la BCE, et les Grecs à vivre au-dessus de leurs moyens. Pour sa prestation de conseil, Goldman Sachs a encaissé quelque 600 millions d'euros, selon Bloomberg. Parallèlement, Goldman Sachs a investi dans des «swaps de taux d'intérêt à long terme à taux variables» ou «CDS souverains», comme elle le confirme dans un communiqué. Traduction: la banque achète des produits dérivés basés sur les obligations grecques, qui sont une sorte d'assurance contre la faillite de la Grèce - une manière étonnante de considérer l'avenir de son propre client.
Pas de chance, juste après l'accord, les attentats du 11 septembre ébranlent la planète finance et l'opération tourne au cauchemar pour la Grèce qui renégocie avec Goldman Sachs. En 2002, le CDS est transformé en «swap sur l'inflation dans la zone euro». Le résultat est encore pire. Au final, la banque aura encaissé 5,1 milliards d'euros, soit presque le double du prêt initial.

L'exécution financière de la Grèce

En 2005, la «comptabilité créative» se poursuit. Goldman Sachs vend le deal de 2001 à la National Bank of Greece (ou NBG, la première banque commerciale grecque). Puis, début 2009, ils créent ensemble une société basée à la City, baptisée Titlos. Ce «véhicule de titrisation» va permettre de transformer le swap en obligations à échéance 2039 (de quoi repousser le problème), et ainsi s'en servir comme gage pour de nouveaux emprunts auprès de la BCE. Fin 2009, alors que rien ne va plus en Grèce, Goldman Sachs et le fonds Paulson tentent une ultime proposition, qui aurait permis à la Grèce de décaler dans le temps le poids de la dette sociale grecque. Mais cette fois-ci, Papandréou refuse.
Le défaut grec ne fait plus de doute. Goldman Sachs et ses compères de Wall Street le savent très bien. S'ils ne sont pas responsables de la gestion chaotique des finances publiques grecques, ils n'ont eu aucun état d'âme à accélérer et à profiter de la faillite du pays. Cinq ans après, la Grèce vient de signer son troisième plan d'aide après du FMI, de l'Union européenne et de la BCE.

mercredi 16 septembre 2015

Union Européenne

Extrait des Versions consolidées du traité sur l'Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne 2012/C 326/01

DISPOSITIONS COMMUNES

Article premier

Par le présent traité, les HAUTES PARTIES CONTRACTANTES instituent entre elles une UNION EUROPÉENNE, ci-après dénommée «Union», à laquelle les États membres attribuent des compétences pour atteindre leurs objectifs communs.
Le présent traité marque une nouvelle étape dans le processus créant une union sans cesse plus étroite entre les peuples de l'Europe, dans laquelle les décisions sont prises dans le plus grand respect possible du principe d'ouverture et le plus près possible des citoyens.
L'Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommés «les traités»). Ces deux traités ont la même valeur juridique. L'Union se substitue et succède à la Communauté européenne.

Article 2

L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.

Article 3

1. L'Union a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples.
2. L'Union offre à ses citoyens un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, au sein duquel est assurée la libre circulation des personnes, en liaison avec des mesures appropriées en matière de contrôle des frontières extérieures, d'asile, d'immigration ainsi que de prévention de la criminalité et de lutte contre ce phénomène.
3. L'Union établit un marché intérieur. Elle œuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique.
Elle combat l'exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l'égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l'enfant.
Elle promeut la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les États membres.
Elle respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen.
4. L'Union établit une union économique et monétaire dont la monnaie est l'euro.


Lire aussi:
This regulation lists the non-European Union (EU) countries whose nationals must hold a visa or are exempt from the visa requirement when crossing the external border of the EU.

ACT

Council Regulation (EC) No 539/2001 of 15 March 2001 listing the third countries whose nationals must be in possession of visas when crossing the external borders and those whose nationals are exempt from that requirement.


La Hongrie en voie de fascisation? L'ambassadeur réfute les accusations

"La Hongrie de Orban me semble en voie de fascisation"
L'inquiétude exprimée par l'eurodéputé belge libéral Gérard Deprez à la RTBF ce mardi matin fait réagir.
Pour l'ambassadeur de Hongrie à Bruxelles, il s'agit d'"accusations très sérieuses et non fondées". Les critiques qui pleuvent sur l'attitude du gouvernement de Viktor Orban  font réagir Zoltan Nagy.
La fermeture complète de la frontière avec la Serbie et l'annonce d'une frontière anti-migrants à la frontière avec la Roumanie? L'ambassadeur défend son gouvernement : "Ce que la Hongrie fait en fermant ses frontières c’est protéger les frontières nationales de la Hongrie mais aussi celles de l’Union Européenne, ce que nous faisons c’est appliquer les règles de l’Union européenne."
"Certains disent que le seul critère de solidarité c’est d’accepter l’idée des quotas de répartitions. Pour nous la solidarité c'est plus que ça, dit l'ambassadeur. "C’est protéger les frontières extérieures de l’Union (…), c’est enregistrer les réfugiés même s’ils ne veulent pas l’être, c’est aussi participer à l’intervention internationale en Irak et en Syrie. Donc c’est très injuste d’accuser la Hongrie de ne pas être solidaire."
"Ce que notre gouvernement dit, c’est que l’on assiste à un gigantesque déménagement de population, il y a potentiellement des millions voire des dizaines de millions de personnes qui pourraient se rendre vers l’Europe. On ne peut pas apporter un soutien infini au gens qui, comme ceux d’Afrique subsaharienne, viennent ici pour une vie meilleure", conclut Zoltan Nagy.

jeudi 10 septembre 2015

"Manuel des retours"

La Commission prévoit de rendre plus efficaces les politiques de retour.
Elle note qu'
"en 2014, moins de 40% des personnes en situation irrégulière ayant reçu l'ordre de quitter l'UE sont effectivement parties". 
La Commission va promouvoir les "bonnes pratiques" de ses Etats membres en matière de retour et rédiger un "Manuel des retours" (Return Handbook) pour offrir un "guide pratique au personnel impliqué dans des tâches relatives aux retours dans tous les pays appliquant la directive Retours".

jeudi 3 septembre 2015

European asylum seeker application decisions


http://www.economist.com/blogs/graphicdetail/2015/05/daily-chart-1?fsrc=scn/tw/te/pe/ed/seekingsafety


Lire aussi: 
Migrants en Méditerranée: L'Europe, dont la Belgique, se prépare à s'attaquer aux passeurs en Méditerranée
L’Europe devrait lancer prochainement la deuxième phase, plus offensive, de son opération navale en mer Méditerranée pour s’en prendre directement aux réseaux criminels de passeurs de migrants responsables de la mort de centaines de personnes, a indiqué jeudi la haute représentante pour la politique étrangère et de sécurité de l’UE, Federica Mogherini. 

Les expulsions rapportent gros à Air Berlin
En 2014, les autorités allemandes ont expulsé 10.844 personnes, parmi lesquelles 8.557 par avion. Destinations les plus fréquentes: la Serbie, l'Italie, la Macédoine et le Kosovo. Ces expulsions représentent une manne financière pour les compagnies aériennes allemandes, fait remarquer le quotidien Die Welt:
«Le 4 février 2014, par exemple, un vol groupé vers la Serbie a décollé de l'aéroport de Düsseldorf à bord d'un appareil d'Air Berlin. À l'intérieur se trouvaient 43 personnes à reconduire à la frontière, qui étaient accompagnées par pas moins de 35 fonctionnaires fédéraux. Le coût du vol s'est élevé à 45.000 euros. L'an dernier, un vol groupé encadré par des fonctionnaires a décollé presque chaque mois depuis un aéroport allemand. Ces mesures de sécurité ont coûté plus de 2,6 millions d'euros à l'échelle fédérale en 2014.»
L'hebdomadaire Focus avait déjà enquêté sur ce sujet en 2014. Comme il l'expliquait alors, les compagnies aériennes allemandes sont tenues d'accepter à bord de leurs vols réguliers les personnes qui sont expulsées du territoire allemand. Et les pilotes qui refuseraient d'embarquer un passager pour des raisons morales seraient soumis à des sanctions, expliquait alors Jörg Handwerg, porte-parole du syndicat de pilotes allemands Cockpit:
«Les pilotes n'ont juridiquement pas le droit de s'opposer à une expulsion. Mais si un passager qui s'apprête à être expulsé se défend vigoureusement et représente ainsi une menace pour lui-même et les autres, le pilote peut alors décider d'annuler l'expulsion. C'est la seule situation dans laquelle il n'est pas soumis à des sanctions en cas de refus.»
En 2014, indique Die Welt, 114 expulsions ont dû ainsi être annulées en raison du comportement jugé dangereux des passagers en instance d'expulsion. La plupart des refus venaient de la Lufthansa et de sa filiale low-cost Germanwings.
Mais les compagnies allemandes ont tout le même le droit de refuser d'affréter des avions spéciaux. Ainsi, la Lufthansa, contrairement à Air Berlin, indique à Die Welt ne pas organiser de vols charter pour reconduire des personnes à la frontière. Il arrive d'ailleurs que les autorités allemandes fassent appel à des compagnies étrangères, telles Bulgaria Airways ou Adria Airways.
Le nombre d'expulsions étant en augmentation –8.178 rien que durant le premier semestre 2015–, celles-ci s'avèrent lucratives pour les compagnies aériennes, explique un professionnel de la branche aéronautique sous couvert d'anonymat à Die Welt:
«Ce ne sont pas des billets bon marché. Les compagnies aériennes encaissent de belles sommes.»
D'après Focus, Air Berlin aurait déjà organisé 26 vols charters entre 2011 et 2013, ce qui lui aurait rapporté 1,471 million d'euros. Une somme dont s'acquitte Frontex, l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures. Mais le magazine ignore quel a été le bénéfice de la compagnie aérienne sur ces vols.

La crise des réfugiés coûtera 120 millions aux CPAS
La crise des réfugiés coûtera l'an prochain quelque 120 millions d'euros supplémentaires en termes de revenu d'intégration, selon une estimation émanant du cabinet du ministre de l'Intégration sociale Willy Borsus, relayée vendredi par le quotidien l'Echo. Le Commissariat-général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), l'organisme public qui octroie le statut de réfugié, s'attend à ce que d'ici l'an prochain, 2.500 décisions finales soient prises par mois en la matière. C'est plus du double qu'actuellement.
"Actuellement, 60% des demandeurs obtiennent l'asile. Compte tenu de la situation au niveau international, il y a de fortes chances que ce taux de 60% ne diminue pas", affirme Dirk Van den Bulck, patron du CGRA. Cela signifie que l'an prochain, ce sont 18.000 dossiers d'asile qui seront jugés recevables, soit trois fois plus que l'an dernier. Si l'on tient compte du fait que ces dossiers concernent souvent plusieurs personnes, on doit s'attendre à ce que l'an prochain, 23.400 personnes obtiennent le statut de réfugié, ce qui impliquera un accroissement des dépenses des CPAS.

dimanche 1 février 2015

Greece.fin

26 janvier 2015: Le ton est donné ...
1er acte de Tsipras en tant que Premier Ministre: visite du memorial des victimes de crimes nazi dans un quartier d'Athènes .... tout serait la faute de ces méchants Allemands depuis les années 40 ...

Tout léger rétroacte:

Yanis Varoufakis, nouveau ministre des Finances.
Extrait d’un article de son blog écrit le 3 juin 2012, à la veille des élections législatives du 17 juin :

Doit-on redouter "l'ultra-gauchisme" de Syriza?
Ma réponse est un non retentissant. Je ne vous recommande pas de lire (même à ceux d'entre vous qui parlent grec) leur manifeste. Il ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit. Bien que plein de bonnes intentions, il contient peu de détails, est rempli de promesses qui ne pourront pas et ne seront pas tenues (la plus grande étant que l'austérité sera annulée); c'est un fourre-tout de politiques sans importance. Ignorez-le purement et simplement. Syriza est un parti qui a dû passer en l'espace de quelques semaines d'une agglomération de partis politiques marginaux à un parti important qui pourrait être en position de former un gouvernement dans les prochaines semaines. À plein d'égards, il s'agit d'un "travail en cours". D'où son manifeste peu appétissant.
En mai 2010, alors que les banques européennes ne sont pas tout à fait remises de la faillite de Lehman Brothers, les potentielles pertes que représente le non remboursement par la Grèce d’une partie de sa dette font craindre de nouvelles faillites bancaires dans la zone euro.

La première phase des plans d'aide a donc consisté en une chose très simple : faire passer cette dette des mains, ou plutôt des tiroirs caisses, du privé à ceux du public. Les créanciers privés ont renoncé à 107 milliards €, et pour éviter que le cours ne s'effondre, la Banque centrale européenne (BCE) s'est mise à acheter des titres de dette grecque.

De leur côté, le FMI et les états de la zone euro ont prêté à la Grèce l'argent qui lui manquait pour rembourser ses échéances. La dette a donc changé de structure. Elle était constituée à 100% par des bons du trésor échangeables sur les marchés financiers. Aujourd'hui, ils représentent 25% de la dette (soit 79.9 milliards €), le reste (241.8 milliards €) est constitué de prêts.
Au total, la dette de la Grèce s'élève aujourd'hui à 321.7 milliards €.





Répartition de la dette grecque entre prêts et titres de marché ©










Alexandre Delaigue, professeur d'économie à l'école militaire de Saint-Cyr:
"D'après ce que j'entends, Athènes n'a même pas de quoi tenir pendant le mois de février"
Rien qu'en 2015, la Grèce doit rendre 9 milliards € au Fonds monétaire international, dont 2,3 milliards € en février-mars.
Ensuite, 6,7 milliards d'obligations détenues par la BCE en juillet-août.
Et enfin 15 milliards € de bons du Trésor (obligations à trois et six mois) détenues par les banques grecques.
Quid donc du chèque de 7 milliards d'euros prévu fin février, dans le cadre d'un plan d'aide d'un montant total de 240 milliards d'euros accordé en 2010 ?

Le 30 janvier ...
Bluff, inconscience ou vraie détermination, le gouvernement grec s'est montré prêt vendredi, pour en finir avec la troïka, à renoncer à sept milliards d'euros attendus de l'UE fin février, alors que les caisses de l’État sont déjà fragilisées, ramenant les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.
Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a réitéré en effet officiellement devant le patron de la zone euro Jeroen Dijsselbloem des propos tenus par le Premier ministre Alexis Tsipras et par lui-même depuis quelques jours. La Grèce veut bien avoir "la plus grande coopération avec les institutions", comme l'UE, la BCE ou le FMI, mais elle n'a plus "l'intention de collaborer" avec ce qu'elle a appelé "une délégation tripartite, anti-européenne, construite sur une base branlante", la troïka.

Martin Schulz, a qualifié l'attitude du gouvernement grec d'"irresponsable"

Voir aussi:
Capital Flows in Greece