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samedi 10 juin 2017

Le clan des parvenus

Le culot monstre, l'autisme surréaliste, le délire généralisé, ....
Les parvenus en chaine et leur monde totalement déconnecté est (dés)organisé en clan de parvenus.

Le scandale autour de Mayeur est toujours bien présent, car les racines du mal sont profondes.
"Les parvenus n'ont donc rien compris!", titre le lucide Olivier Mouton
"Yvan Mayeur, bourgmestre de Bruxelles, est politiquement mort après les révélations au sujet du Samusocial. Après Publifin, l'ISPPC à Charleroi ou Ores, voilà une nouvelle illustration d'un système coupé des citoyens..."
"Ce qui se passe à Bruxelles est une nouvelle preuve que rien n'a été nettoyé dans le parti. Mais quand nos dirigeants finiront-ils par comprendre ?"

Il y a une culture politique déviante persistante et pour le cas d'espèce, il se décline suivant ces axes principaux:

Nom de code: Onkelinx
  • Selon quel droit immuable et absolu, ce mandataire qui "doit faire un pas de côté", devrait rester "aux commandes de quelque chose" dans la vie publique ?
    Pour ses qualités de gestionnaire et d’honorabilité ? Non. Pour continuer à bouffer sur le dos du citoyens bafoué ! L'impudent voulait même rester ... comme échevin, comme l'atteste ce vigoureux démenti. Même les journalistes s'inquiètent ouvertement de son sort, sans trop s'indigner des zestes rémunérateurs qui pourrait encore avoir ...

    Et Onkelinx vient nous parler de décence ?
  • Qu'est-ce que c'est que cette immixtion permanente du bureau Uyttendaele dans toutes les affaires judiciaires qui touchent la vie publique ? Pour faire pression sur les journalistes?

Yvan Mayeur a décidé jeudi de présenter sa démission au Collège de la ville de Bruxelles.

Yvan est parti.
La maison Close s'est ouverte. Il reste un beau bordel, rempli de péripatéticiennes de la politique.

L’ex-bourgmestre de Bruxelles-Ville devra pourtant s’expliquer devant les instances du PS, via la commission de vigilance, puis sera convoqué au bureau du Parti Socialiste le lundi 19 juin prochain. Une exclusion du PS paraît exclue, nous dit-on.

Close était jusqu'à présent échevin des Finances, du Personnel et du Tourisme.
Lors des élections communales de 2012, avec 1.998 votes, Philippe Close avait obtenu le 9ième score en termes de voix de préférence.
Six socialistes davantage plébiscités : Freddy Thielemans (6.391), Faouzia Hariche (2.882), Yvan Mayeur (2.662), Karine Lalieux (2.169) et Ahmed El Kitibi (2.013).

En 2013, Philippe Close avait été régulièrement cité quand Freddy Thielemans avait annoncé qu'il se retirerait de sa fonction de bourgmestre. Il semble que Elio Di Rupo et l’appareil national du PS soutenaient Philippe Close. Yvan Mayeur était pourtant parvenu à manœuvrer pour être nommé à la tête de la ville, mais comment ? Grâce à son amie " de longue date" ? Le mystère n'est pas encore éclairci ...

Aujourd'hui, voilà Philippe Close bourgmestre; il déclarait ce vendredi (accrochez-vous ! ):
"ces dernières 24h ont été extrêmement éprouvantes".
"Yvan Mayeur a été un bourgmestre exceptionnel avec qui je partage un combat politique, un combat contre la pauvreté". "Nous sommes convaincus qu'Yvan Mayeur a un rôle à jouer à Bruxelles"
"Il a besoin de sérénité, de prendre du recul. C'est un homme à terre mais il reste un militant engagé qui a consacré toute sa vie à l'action publique".
Solidarité toujours entre socialistes et politiques, (on ne sait pas où se trouve le citoyen et le contribuable) car Philippe Close précise qu'
"entre socialistes, nous avons vécu un vrai choc. Nous avons pris l'engagement de ne pas nous déchirer sur des postes et des mandats entre socialistes et avec les partenaires de majorité"
Néanmoins, effet de bord de l'opération: Le sp.a a décidé de quitter la majorité suite à des négociations houleuses.

John Crombez :
"Je suis content de ne plus faire partie du club""j'ai vu une autre image de l'Open Vld. Ce sont des ploucs lâches (laffe boeren) dont le seul objectif était de se répartir les compétences de l'échevine sp.a Ans Persoons".
La présidente des libéraux flamands:
"C'est un vocabulaire inédit. La nouvelle politique ne se pratique pas en injuriant mais en montrant le bon exemple"
Les compétences dévolues à l'échevine An Persoons seront réparties entre les échevins en place.
On vous le disait: un beau bordel !

"Ça ne va pas"


comme dirait Laurette Onkelinx quand elle feint l'indignation ...

Outre la lettre envoyée au gouvernement bruxellois, le cabinet de Marc Uyttendale a également envoyé un courrier à la RTBF, dont l'enquête sur le système de rémunérations du Samusocial dérangeait, visiblement. La rédaction de la RTBF était déjà sur le coup depuis quelques temps déjà, bien que les faits sont connus depuis de nombreuses années, sans que cela ne puisse émouvoir certains. Les questions dérangeantes de la chaîne publique ont peu à peu irrité l'ASBL, qui s'est alors tournée vers le cabinet de Marc Uyttendaele pour tenter de mettre fin à l'enquête

Ce dernier a envoyé un courrier à la RTBF et à Karim Fadoul, afin de demander de stopper leurs investigations, au doux motif de harcèlement. Le courrier a également été adressé à Jean-Paul Philippot (administrateur-délégué de la RTBF), à Jean-François Raskin, le président de son conseil d'administration, ainsi qu'à la Commission de déontologie journalistique.

La RTBF a simplement rétorqué que le journaliste faisait simplement son travail.

Quant au courrier envoyé au Gouvernement Bruxellois, il a eu l'effet complètement inverse à celui escompté: Commission parlementaire fissa !

jeudi 5 janvier 2017

Mayeur-Bovy en 2002

On se posait la question de l'impartialité dans le choix de Laurence Bovy à la tête de Vivaqua.
Le CA a ignoré l’avis du chasseur de têtes payé 50.000 euros
Absence de conflit d'intérêts et d'influence politique ?

Archives 2002, sur les liens entre certains personnages de l'affaire ...

http://archives.lesoir.be/hopitaux-publics-l-adjoint-de-philippot-assurera-l-inte_t-20020202-Z0LFZ5.html


Plus récemment, Martin Buxant interrogeait Yvan Mayeur sur le sujet et il déclarait:

Buxant:
En termes de gouvernance, Laurence Bovy a été désignée à la tête de Vivaqua alors qu’un chasseur de tête que vous aviez mandaté l’avait classée en 3e position. Comment expliquez-vous cela? 

Mayeur:
Je dis qu’un chasseur de têtes, ce n’était que la première mi-temps du match et qu’un match ça se joue en deux mi-temps. Et que le résultat c’est après 90 minutes. Effectivement, le chasseur de têtes avait retenu 3 personnes, effectivement, sur CV, il y avait une différence entre l’expérience des uns et des autres mais ensuite un jury a auditionné les 3 candidats et a jugé que la candidate Laurence Bovy était largement supérieure aux autres. C’est un jury sans aucun élu politique, des experts. Donc, on a suivi l’opinion du jury. Si on avait pris une autre décision que nommer celle qui est sortie la première du jury, on aurait pu dire que c’était une ingérence politique, mais ici ce n’est pas le cas.
Mais alors pourquoi ne pas vous contenter d’un jury et épargner les 50.000 euros qu’a coûtés le travail du chasseur de tête?
Non, parce que le chasseur de tête a reçu beaucoup de candidatures et a dû élaguer. Et il a classé les candidats… Il a montré qu’il y avait des différences dans l’expérience sur base des CV. Mais il fallait un jury pour déterminer quel était le meilleur profil par rapport aux enjeux du secteur.
C’est-à-dire?
Qu’il nous faut quelqu’un capable de dialoguer avec les Wallons. Il faut rappeler que les captages d’eau, c’est l’or bleu de la Wallonie, on a besoin d’en discuter avec les Wallons. Et Laurence Bovy est plus à même de discuter avec les Wallons? C’est une évidence. Elle siège à la société wallonne des eaux et connait le secteur.
Lire aussi:
Une société filiale peu transparente de Vivaqua mise en cause par Ecolo

13 000 euros brut par an pour 5 à 6 réunions annuelles, c’est le cachet perçu par les administrateurs de la « Société des Mines de Pyrite de Vedrin », aux mains de Vivaqua. Cette situation est dénoncée par l’écologiste Arnaud Pinxteren.

Vivaqua, ses filiales et les rémunérations: Vervoort ira jusqu'à nommer un commissaire spécial
Le ministre-président bruxellois a annoncé ce vendredi en séance plénière du Parlement bruxellois qu'il ira "jusqu'à désigner un commissaire spécial" pour obtenir toutes les informations relatives à la transparence des rémunérations au sein de l'intercommunale Vivaqua et ses filiales. "J'irai jusqu'où là où la loi me l'autorise." Une déclaration qui fait suite au scandale Publifin/Nethys et une interpellation du député régional Ecolo Arnaud Pinxteren.

13 000 euros par an selon Ecolo
Ce dernier avait relevé le manque de transparence dans les rémunérations versées aux membres du conseil d'administration de la SA Savena (Mines de Pirytes de Vedrin), filiale de Vivaqua. Dans une interview à BX1, le député avait avancé le chiffre de 13.000 euros bruts par an versés à chaque administrateur, au nombre de cinq. Parmi eux, trois cadres de Vivaqua dont la directrice Christiane Franck et deux politiques: Yvan Mayeur, le bourgmestre de PS de la Ville de Bruxelles et président de Vivaqua et Oscar Dubru, élu MR à Anderlecht, administrateur délégué de Vivaqua. Le premier a déjà annoncé avoir renoncé à cette indemnité, son plafond de rémunérations ayant déjà été atteint.

 

vendredi 16 décembre 2016

Le bilan du piétonnier est catastrophique

Bruxelles est la ville martyre d'un ego surdimensionné qui voulait entre autre
"le plus grand piétonnier d’Europe".
Lancé il y a deux ans, le schéma de développement commercial de Bruxelles recommande une série de mesures comme, par exemple, le développement du concept « familles ».
C'est en réalité une blessure béante et in-cicatrisable qui s'étale du nord au sud du Pentagone, laissant des commerces qui se meurent à petit feu, et des embouteillages invraisemblables.

Il y a 2 ans déjà, le tyran déclarait:
"Il faut décider vite sinon je sais ce qui va se passer. On va être confronté à un tas d'experts et de comités qui vont donner leur avis bien entendu négatif. Sans compter les procédures légales qui sont une vraie partie de plaisir". 
:
Le bourgmestre voulait mener la réflexion "à marche soutenue" sur la création d'un piétonnier sur une portion du boulevard Anspach, entre la Bourse et De Brouckère.
Touring et les commerçants du centre-ville flinguaient déjà le projet de piétonnier sur l'axe central de circulation au coeur du Pentagone.

Isabelle Norro, de Touring, qui insiste principalement sur l'importance économique du boulevard:
"Nous sommes contre le fait de couper dans les grands axes"
"La campagne est à la campagne, et une ville reste une ville", résume-t-elle. "La ville est tout d'abord un centre économique." 
"Nous rappelons à Yvan Mayeur que nous sommes une démocratie. Aucune décision ne peut être prise concernant le centre-ville sans que toutes les éventuelles conséquences aient été analysées"
Alain Berlinblau, président de l'association "Groupement des commerçants du centre-ville":
"Ce projet de piétonnier, ce serait la mort des commerces"
"Il y a déjà très peu d'axes de pénétration menant au centre-ville. Et nous savons que 60% de la clientèle des commerces d'Anspach viennent faire leurs courses en voiture"

[Décembre 2016] Entretien de Dorian de Meeûs avec

Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci (Chambre de Commerce et Union des entreprises de Bruxelles):
Le bilan du piétonnier est catastrophique. Catastrophique ! Alors, je comprends la prise de risque originelle et le fait d’avoir voulu contrer les nombreux obstacles, mais quand on prend de tels risques, il faut que tous les dispositifs d’accompagnement soient impeccables : la sécurité, le sentiment de sécurité, la propreté, l’accessibilité, la communication, l’aménagement…
Le bourgmestre voulait le plus ‘grand’ piétonnier d’Europe, alors qu’on aurait souhaité le plus ‘chouette’ piétonnier d’Europe. Avec un tel objectif, on aurait dû le faire grandir petit à petit, en apprenant à gérer les problèmes successifs. Ici, cela a été décidé un jour en toute fin de soirée sans concertation…
Soyons clairs, on n’a aucunement été concerté dans ce projet, on a juste été invité à découvrir les plans et les problèmes. Or, nous sommes plutôt favorables à un piétonnier, mais ici, la Ville n’a pas su gérer la sécurité ou le sentiment de sécurité, même s’il est vrai que le contexte n’a pas aidé.
Avec la fermeture des tunnels et le lockdown, il fallait impérativement rouvrir le boulevard. Cela était simple à faire, il n’y avait rien à défaire puisqu’il n’y avait pas d’aménagements urbains.
Vu que l’intelligence a la capacité de s’adapter, il aurait fallu temporairement revoir le plan et non s’obstiner. Il y a eu ici une rigidité totale malgré des obstacles exceptionnels et temporaires!
Les relations difficiles entre la Région et la Ville trouvent leurs explications ici.
: Les entreprises en souffrent encore aujourd’hui ?
Certaines entreprises, et en particulier dans l’horeca, ont encore et toujours un chiffre d’affaires en recul de 60%. Cette année a été catastrophique dans le centre-ville à cause du lockdown, de la fermeture des tunnels et du piétonnier mal géré. L’impact des tunnels est dramatique. La Ville n’a aucunement planifié la communication, ce qui a donné le sentiment ‘erroné’ que le Centre était inaccessible ! Mais personne n’a compris comment on pouvait y accéder. Les villes comme Rome, Strasbourg et autres ont aussi eu des problèmes, mais temporaires. Elles, elles ont fait ça bien, avec des mesures d’accompagnement ! Bruxelles a fait ça mal, sans préparation… il est donc normal que tout le monde râle. Cela finira par être bien, mais dans 5 à 10 ans.
: Ne dressez-vous pas un tableau particulièrement noir ?
Pour ceux qui en doutent, sachez que les chantiers n’ont pas encore commencé et qu’ils dureront 2 à 3 ans. On a tout fait à l’envers ! Je me demande vraiment comment la Ville va s’en sortir. D’autant qu’elle va devoir gérer une série de procès en dommages et intérêts, y compris de ceux qui sont en faillite. Je rappelle que la Ville a géré ce dossier sans permis et à coups de déclarations fracassantes du bourgmestre (NDLR : Yvan Mayeur, PS) qui déclare que les entreprises peuvent venir le voir et qu’il verra ce qu’il pourra leur donner. Mais, on est dans un cadre légal. Face à un préjudice, un bourgmestre n’est pas habilité à donner de l’argent comme un grand seigneur du Moyen Âge. Sur quelle base légale ferait-il ça ? Aucune. C'est un tribunal qui doit trancher.
: Les entreprises menacent de quitter la capitale, mais le font-elles réellement ?
Environ 12.000 entreprises ont quitté Bruxelles ces 5 dernières années, alors que seules 4.000 sont arrivées. La balance est clairement défavorable. Cependant, il est logique que le taux de création d’activité dans la capitale soit si élevé et que les entreprises qui engagent et s’étendent recherchent des espaces moins onéreux. Le problème est que les élus locaux – donc élus par les Bruxellois – donnent le signal aux navetteurs qu’ils ne sont pas les bienvenus. C’est dramatique, car il est évident que Bruxelles a besoin de ses navetteurs, encore plus que de touristes. L’économie a besoin de ces gens. On doit se comporter en capitale du pays. Le repli sur soi signerait la faillite de Bruxelles.

On ne les entend plus, mais ils étaient il y a 2 ans "pour" le piétonnier dans sa "forme actuelle"...

Marie Nagy, conseillère Ecolo réagissait en demandant à voir :
"Il est temps d’agir. Depuis 2006, il y a des projets pour réaménager le centre-ville de Bruxelles".
"Il faut le faire, mais avec un projet concret. Je demande donc qu’Yvan Mayeur réalise ce projet. Pourtant, beaucoup de choses restent à faire, notamment pour la sauvegarde des habitants et des commerces. Que faire pour la livraison des marchandises par exemple ? De même pour les transports en commun, les bus passent par ces grands boulevards".
La  propose de travailler par étapes en fermant provisoirement quelques places, pour voir ce qu’il ressort de l’expérience et en réaménageant le centre-ville."
On entend plus du tout sur le sujet le philosophe de l’UCL Philippe Van Parijs, à l'origine du mouvement Picnic The Streets qui avait organisé des sit-ins à la Bourse pour demander un piétonnier. Il se disait
"content et espérait que le résultat sera là".
 Et souhaitait que le bourgmestre
"communique ouvertement (...) La seule crainte qu’on ait, c’est que les gens ne suivront pas directement et que l’opposition attaquera de suite en disant : 'Vous voyez, ça ne marche pas'. Il faut un plan global (...). Il faut aussi veiller à ce qu’il y ait aussi moins de voitures en ville en général. Sinon, tous les conducteurs vont se rabattre dans la rue de Laeken et la rue Van Artevelde".
"Je trouve les critiques des commerçants "insensées" et basées "sur un chiffre faux en disant que 60 % des gens viennent en voiture en ville, citant les chiffres d'Atrium qui donne 14% de chalands motorisés."

Et aujourd'hui ?

[A lire bientôt sur ce blog] 2 touristes de l'immobilier commercial, Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, et Hamza Fassi-Fihri, vice-président du CDH, député régional et chef de groupe CDH au Parlement francophone bruxellois, se sont rendu au MAPIC (Le Marché International de l’Implantation Commerciale et de la Distribution) "pour soutenir Bruxelles" [sic].

Ils se sont toutefois étonnés de ne rien y voir sur le piétonnier:
"J’ai vu une très belle promotion du projet Neo et sa nouvelle maquette, mais rien sur le piétonnier. Même Uplace avait une plus grande visibilité. Alors, quand je lis que Marion Lemesre se félicite de l’action bruxelloise au Mapic, je souris… " raconte Cérexhe.
Les deux touristes ne remettent évidemment pas en cause l’existence même du piétonnier malgré quelques "défauts conceptuels du départ impossibles à changer".

"Des défauts conceptuels du départ impossibles à changer" : Mais lesquels, donc !???

Mais Cerexhe poursuit:
"L'échevine MR du Commerce de la Ville de BXL, Marion Lemesre, disait la semaine dernière que sa visite au MAPIC fut très productive. Aujourd'hui, elle accuse ATRIUM du très peu de visibilité dont bénéficiait à Cannes le (son) projet de Piétonnier... Déclarations girouette et aveu de faiblesse : il est beaucoup trop facile d'accuser les autres quand on ne sait pas soi-même ce que l'on veut...!"


mardi 13 décembre 2016

Bruxelles (ville) : 3 années de calvaire ?

Bruxelles outragée, Bruxelles brisée, Bruxelles martyrisée mais Bruxelles toujours pas libérée !

Yvan Mayeur a pris les commandes de la Ville de Bruxelles le 13 décembre 2013: 3 années de tragédie. Nous essayerons de retracer quelques grands dossiers/projets médiatisés du tyran, mais le plus grave et dramatique n'est pas forcément le plus visible du grand public ...

La RTBF avec notamment Philippe Carlot, Nicolas Lejman, faisait en 2014 le bilan, après "Un an de "Mayeurat" à Bruxelles": et se demandait si c'était "une petite révolution pour la Ville?"

Que disaient-ils ?
"Son style et son ton tranchent avec celui de son prédécesseur, Freddy Thielemans. Le nouveau bourgmestre est-il un homme de consensus ou un personnage cassant et autoritaire, comme on le dépeint parfois?
- Homme plus consensuel, comme le présentait récemment le journal Le Soir, ou
- despote éclairé pour la Dernière Heure.

Le bourgmestre de la ville de Bruxelles est un homme qui sait ce qu'il veut. Il l'a montré avec sa réforme de la police et le projet de piétonnier dans le centre-ville."

Dans l'opposition, on lui reprochait surtout son manque de concertation avec les habitants.

Fabian Maingain :
"C’est quelqu’un qui a lancé un certain nombre de projets. Par contre, il y a une constance dans l’ensemble de ses projets : c’est le manque de concertation en amont de ses décisions"
Marie Nagy:
 "Bruxelles mérite que l’on puisse construire des consensus. Mais aujourd’hui, la majorité en place n’est pas vraiment dans le consensus. Et M. Mayeur, quoi qu’il en dise, non plus !"

Joëlle Milquet :
 "C’est quelqu’un qui décide mais qui décide fort seul, fort vite, et pas toujours avec les concertations nécessaires. Il est assez autoritaire."
Jacques Oberwoits:
"Avant tout, c’est un homme déterminé, volontaire. Il a de l’ambition pour la Ville. Il est à la tête d’une équipe mais il doit comprendre aussi que la Ville ne peut fonctionner que si l’équipe en place fonctionne bien."
Tyrannique Yvan Mayeur, vraiment ?

Yvan par lui-même:
"Il y a suffisamment de gens autour de moi pour empêcher que cela arrive. On ne travaille évidemment pas seul à la tête d’une ville comme Bruxelles. Nous formons une équipe mais qui, effectivement, a des ambitions et des projets et qui veut les réaliser."
Un manque de concertation ?
"D’abord, on écoute l’opposition quand elle a des choses intelligentes à dire (ça arrive) et puis on les intègre. Mais nous formons une majorité. Donc, sur un sujet aussi essentiel que la mobilité par exemple, il n’y a pas de majorité autre que celle que nous avons dégagée. J’observe bien ce que dit l’opposition mais dans ce cas-ci, comment voulez-vous concilier deux opinions aussi contradictoires que celles d’Ecolo et du cdH ?"
"Nous, nous avons réussi à nous unir sur une possibilité de mobilité. C’est d’ailleurs la première fois en 20 ou 30 ans qu’à Bruxelles on se met d’accord sur un projet aussi essentiel que le piétonnier et tout ce qui doit être fait autour…"

vendredi 25 novembre 2016

"Bruxelles m'a pris mon immeuble !"

Article 16 de la Constitution.be
« Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d'utilité publique, dans les cas et de la manière établis par la loi, et moyennant une juste et préalable indemnité »
Art. 544. La propriété est le droit de jouir et disposer des choses DE LA MANIERE LA PLUS ABSOLUE, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlement


Sans l’accord du propriétaire, la Ville de Bruxelles va louer des studios au-dessus des commerces de la rue des Fripiers La Ville de Bruxelles va donc aménager 4 studios destiné à la location dans un bâtiment alors que "le propriétaire était réfractaire à toute démarche visant à louer les étages".

Le proprio explique que le bien est déjà loué dans son ensemble. Que des gens (dont 1 échevin) se sont introduit sans autorisation dans le bien !
Le propriétaire du bien "requisitionné" (comment faut-il dire?) par la ville de Bruxelles se nomme "Joseph Vandevelde" et a 87 ans.

Selon Mohamed Ouriaghli, il s’agit d’une première en Région bruxelloise. Les opérateurs immobiliers publics bruxellois ont la possibilité depuis 2014 de prendre en gestion un immeuble insalubre ou inoccupé. Le propriétaire de l’immeuble, sis rue des Fripiers, était réfractaire à toute démarche visant à louer les étages, le rez-de-chaussée étant destiné à des commerces, selon les autorités de la Ville. D’ici 2018, quatre studios seront mis en location dans cet immeuble, chacun au prix mensuel de 260 euros, probablement à des étudiants. La Région foncière de la Ville de Bruxelles va réaliser des travaux de rénovation pour un cout estimé à 343 000€.
Ce montant sera récupéré par le biais des loyers, au bout d’une période de 28 ans et six mois. Lire aussi: Immeubles classés et abandonnés dans le Pentagone : les outils juridiques à disposition de la Ville pour les réhabiliter



Lire aussi:
Immeubles classés et abandonnés dans lePentagone : les outils juridiques à disposition de la Ville pour les réhabiliter

La Ville de Bruxelles active pour la première fois le droit de gestion publique, sans le consentement du propriétaire
 
70 milliards: les revenus des bâtiments et infrastructures sont trop faibles
Les revenus issus des bâtiments et des infrastructures en Belgique se sont élevés à 70,77 milliards d'euros en 2016, soit 28% du produit intérieur brut (PIB) du royaume ou 6203 euros par habitant, révèle une étude de la société de conseil et de conception Arcadis. Sur base d'un calcul par habitant, le rendement économique que la Belgique tire de ses bâtiments et infrastructures est le 27e des 36 pays analysés.
"Des pays disposant d'une échelle et d'un contexte économique comparables, comme les Pays-Bas (9e), la Suisse (13e) et le Danemark (15e), laissent notre pays loin derrière eux. La Belgique est le pays le moins performant de la zone euro", constate Arcadis dans un communiqué. Avec 12.787 euros par habitant, les Pays-Bas dégagent deux fois plus de rentabilité économique de leurs actifs bâtis que la Belgique, et même l'Allemagne (11 785 euros) et la France (11 577 euros) sont près de deux fois plus productifs.

Néfaste pour la productivité de notre économie
Exprimé en pourcentage du PIB, les revenus des bâtiments et des infrastructures en Belgique (28%) sont par contre comparables à ceux d'économies occidentales matures comme l'Allemagne (26%), les Pays-Bas (28%) et les USA (30%). L'économie des services y est plus développée que dans les pays émergents et requiert donc moins de bâtiments et d'infrastructures, selon Arcadis. La société de conseil remarque que le morcellement de l'aménagement du territoire en Belgique se traduit notamment par "un trafic dense entre le domicile et le lieu de travail et par d'inévitables embouteillages", ce qui s'avère "néfaste pour la productivité de notre économie et la longévité de nos infrastructures". Arcadis estime également que nos réseaux de transports publics ne sont pas assez complémentaires et que les infrastructures belges dans les transports sont sous-exploitées.
Et dans le patrimoine industriel, Arcadis relève "énormément d'espaces et de terrains non utilisés voire à l'abandon, notamment dans les des agglomérations urbaines."