Affichage des articles dont le libellé est Intercommunale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Intercommunale. Afficher tous les articles

samedi 18 février 2017

48 mandats politiques pour UN fonctionnaire



Voir aussi:
Une conseillère communale d'Anvers démissionne après avoir reçu de l'argent de Telenet



La conseillère communale anversoise Leen Verbist démissionne de son poste, a annoncé la sp.a samedi via un communiqué. Il était apparu vendredi qu'elle avait reçu pendant plusieurs années une rémunération en tant qu'administratrice de Telenet, normalement due à l'échevin N-VA Koen Kennis.

Je partage moi-même l'incompréhension 
Il s'agirait d'un montant de 30 000 euros."Après discussion avec mon parti, j'ai décidé de me retirer du conseil communal. Je comprends les réactions de la base et des militants. Je partage moi-même l'incompréhension de ne pas avoir détecté cette faute matérielle de Telenet plus tôt", a indiqué Leen Verbist.
Elle souligne que l'intégralité du montant perçu a été remboursé à Telenet. La VRT a révélé vendredi que Leen Verbist avait perçu au cours des dernières années une rémunération d'administratrice de Telenet qui était normalement destinée à l'échevin Koen Kennis. Ce dernier a remplacé la sp.a au conseil d'administration de Telenet en 2015, mais les rémunérations ont continué à être versées à la première.



Les managers d’Eandis, composée de sept intercommunales, gagnent en moyenne 457.000 euros brut par an, soit beaucoup plus que les CEO des entreprises publiques et que le Premier ministre.
Le coût cumulé des sept managers (salaire et «extras") s’élevait à 3,2 millions d’euros brut l’année dernière. En moyenne, un manager gagne donc 457.000 euros brut par an. L’entreprise ne veut par ailleurs pas communiquer sur les revenus du CEO Walter Van den Bossche, qui gagne sans doute plus que ses managers selon les journaux De Morgen et Het Laatste Nieuws.
Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) appelle à plus de transparence.

lundi 6 février 2017

"Je viens parce que tel est mon bon plaisir"

Où il y a de la gêne, il n'y a plus de plaisir ...

Le remplacement de Furlan par , comme Ministre des Pouvoirs locaux, de la Ville, du Logement et des Infrastructures sportives, n'était pas suffisant.
Malaise vendredi et tout le week-end chez les députés wallons, sarcasmes chez les journalistes et stupeur et fureur des citoyens après l'audition d'André Gilles, évasif et arrogeant,  la semaine dernière en Commission au Parlement wallon ...

Quelques échanges ce week-end  à ce propos dans les émissions politiques dominicales ...

Zakia Khattabi:
"Je qualifierais ces méthodes de dictatoriales. Il est arrivé qu’il menace certains de mes administrateurs... Par exemple, lors du dernier conseil d’administration lorsqu’il s’est agi de sortir un communiqué où mes propres administrateurs étaient amenés à se dédire et qu’ils n’ont pas voulu, André Gilles leur a dit qu’il trouverait bien quelque chose à sortir sur eux aussi. La réalité de ce CA, elle est celle-là; ce mode de gouvernance est dictatorial...
C’est ça le mode de gouvernance de Publifin... et d’ailleurs Marc Hody a posé des questions et comme il n’a pas eu de réponses, vous vous rendez compte qu’il a fait appel à un avocat ? ...
C’était ça l’ambiance du conseil d’administration chez Publifin
"

Ce lundi matin, Elio Di Rupo désavoue les députés du parti et demande une Commission d'enquête, une semaine seulement après le vote au Parlement et a appelé à transformer la commission spéciale vouée à l’affaire Publifin en commission d’enquête à part entière.

Il faut de la sérénité pour faire toute la transparence sur l'affaire Publifin: le PS demande dès lors une commission d'enquête 1/3

La composition de la commission doit garantir la totale indépendance de chacun de ses membres et éviter tt soupçon de conflit d'intérêt 2/3
Également, Stéphane Moreau et André Gilles sont suspendus de leurs mandats internes au PS.
Ils ont été suspendus de leurs mandats internes au PS dans l'attente du résultat des travaux du conseil de déontologie et de la commission de vigilance nationale du parti, a annoncé lundi le bureau du PS.


Le Bureau du PS confirme la saisine de son conseil de déontologie & de sa commission de vigilance nationale au sujet du dossier Publifin 1/2

Dans l'attente du résultat des travaux de ces instances, Stéphane Moreau et André Gilles sont suspendus de leurs mandats internes 2/2

En réalité, le PS ne demandait rien; après un trop long déni et parti pris, il était juste acculé et devait se soumettre à la pression populaire et aux menaces larvées du cdH.

B. Lutgen:
"Le MR demande, demande… Qu’il agisse d’abord là où il est capable. C’est-à-dire au niveau de la province de Liège, où il est en majorité avec le PS".
"Il suffit d’une simple motion de méfiance. En trois jours, tout peut être réglé".
"Changer la majorité provinciale à Liège serait aussi écarter le PS de Publifin, dont la province est actionnaire majoritaire"
.

Conséquence de tout cela: les auditions de la commission spéciale prévues pour ce lundi après-midi sont annulées. Le Bureau élargi du parlement de Wallonie se réunit cet après-midi pour prendre acte de cette nouvelle situation et organiser la procédure de mise en place de la commission d’enquête, ce qui devrait prendre quelques jours.

D'un autre côté, parmi les documents envoyés lundi par Publifin aux députés de la commission spéciale, aucun ne donne des informations à propos des rémunérations du management de la société de droit privé Nethys; c'est une des questions sensibles du scandale de l'intercommunale Publifin.



: une audition et une demande de documents sans suite utile auront démontré que la commission spéciale n'allait nulle part
Une commission d'enquête fonctionne, en fait, comme un juge d'instruction, et donc comme un tribunal. Elle enquête dans le but de trouver une responsabilité individuelle sur le plan pénal. Elle peut convoquer des témoins, suspects, ordonner des perquisitions ou des écoutes téléphoniques. L’objectif, c’est d’aller au fond des choses. À la fin d'une affaire, elle peut aussi attribuer des sanctions. Au niveau fédéral, une telle commission avait été mise en place dans les affaires Dutroux, des paras belges morts au Rwanda, de la faillite de la Sabena, celle de Fortis et des tueurs du Brabant wallon. Elle présente l'avantage d'être plus fouillée, mais elle est souvent longue et pas toujours efficace.

Lire aussi:
Plus de 350 politiques flamands siègent au sein d'Eandis

Louis Tobback, bourgmestre de Louvain et vice-président d'Eandis, propose de remplacer les politiques par du personnel technique communal. © photo news. Au total, 356 hommes politiques disposent d'un siège au sein d'un comité d'Eandis, le gestionnaire du réseau flamand de gaz et électricité. L'intercommunale verse 600.000 euros de jetons de présence par an, soit plus de deux millions d'euros depuis les élections communales de 2012, selon une enquête du Tijd publiée samedi. Louis Tobback, bourgmestre de Louvain et vice-président d'Eandis, propose de remplacer les politiques par du personnel technique communal. Il y a souvent plus de 20 politiques au sein des comités des sept intercommunales et 17 comités régionaux derrière le gestionnaire, constate le quotidien économique. Le cumul étant autorisé, certains passent plusieurs fois à la caisse d'Eandis.




Pascal Vrebos (RTL-TVI) n'est plus consultant chez Nethys
Nous l’avions annoncé ici même, la présence de Pascal Vrebos, l’écrivain animateur mais aussi journaliste et intervieweur de RTL-TVI, chez Nethys posait un réel problème de conflit d’intérêts. Chez Nethys, qui détient notamment les titres de presse L’Avenir et Moustique, Vrebos avait un contrat de consultance. 

Homans : « Les scandales à la Publifin ne peuvent pas arriver en Flandre »

La ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), a expliqué que les scandales liés aux intercommunales ne pouvaient pas se produire en Flandre. Elle n’est par ailleurs pas en faveur d’une privatisation complète des intercommunales flamandes.
L’affaire Publifin en Wallonie a mis le fonctionnement des intercommunales sous le feu des projecteurs. L’équipe du Zevende Dag (VRT) a invité Liesbeth Homans, la ministre flamande des Affaires intérieures, pour discuter de la situation en Flandre. »Les scandales qui se déroulent maintenant en Wallonie ne peuvent pas se passer en Flandre. Depuis 2001, nous avons un règlement très clair. En Flandre, la valeur des jetons de présence aux réunions est limitée à 205 euros. En Wallonie, on se base encore sur des règles datant des années 80″.
Elle pointe également du doigt la diversité des missions de l’intercommunale liégeoise : « Publifin a par exemple racheté un journal, L’Avenir. Chez nous, les intercommunales s’occupent de dossiers liés à la collaboration entre les communes. Ces excès ne peuvent donc pas se produire. »

lundi 30 janvier 2017

Les principales sociétés de Nethys

Illustration de l'Echo
On hallucinait quand Daniel Weekers déclarait :
"NETHYS est une société privée et je n'ai pas à me justifier"
Confusion inadmissible. Nethys n'est pas une société privée, mais une société de droit privé, avec un actionnariat majoritairement public.  Et à ce titre, un contrôle "public" est évidemment nécessaire.
Juste pour mémoire et information à propos du sieur Weekers, ce "conseiller stratégique" de Stéphane Moreau gagne 600.000 euros par an. "Daniel Weekers, le directeur de la stratégie de Nethys, touche 50.000 euros par mois pour 10 heures de boulot par semaine", expliquait un fin connaisseur de l’entreprise à Martin Buxant de l'Echo. Ces émoluments sont deux fois supérieurs à ceux du Premier ministre...

On apprenait jeudi 26 janvier 2017, "la démission de l'ensemble du CA de Publifin".
Est-ce réellement correct, car tant du côté du MR que d'Ecolo, on a annoncé que les administrateurs ne démissionneraient pas ? Les admnistrateurs PS, eux, démissionnent, a-t-on confirmé du côté des socialistes. Les administrateurs cdH avaient déjà démissionné le samedi 21 janvier, et son président, Benoît Lutgen, avait alors demandé que les autres partis politiques fassent de même.

Eclaircissements, via Le Vif:
"Cible de nombreuses critiques, André Gilles continue de préparer sa sortie en proposant de réformer drastiquement l'intercommunale liégeoise, poussé par les répercussions du scandale Publifin dans la population et la réaction des partis politiques.
Le Conseil provincial liégeois s'était résolu la semaine dernière à avancer vers la démission ou la révocation des administrateurs actuels - du moins ceux qui n'ont pas déjà démissionné ou été démis par leurs partis -, accusés d'avoir mis en place ou toléré le système des comités de secteur, des organes purement consultatifs dans lesquels des mandataires locaux étaient grassement rémunérés sans obligation de prester.
Ce jeudi midi, le bureau exécutif de Publifin se réunira pour convoquer un CA le 9 février à 17h30, afin qu'il établisse l'ordre du jour de l'Assemblée générale extraordinaire à tenir dans la deuxième quinzaine du mois de mars pour entériner les démissions et révocations, et envisager le devenir de l'intercommunale."
Et la RTBF qui craint que Cédric Halin ne soit dégommé au passage ...
"Outre la démission ou la révocation de ses administrateurs devenues inévitables, l'intercommunale Publifin réduira de près de deux tiers le nombre de ses administrateurs, qui ne seront plus que dix à l'avenir, a annoncé mardi son président André Gilles (PS). Autre organe de direction, le bureau exécutif sera supprimé.
Le code wallon de la démocratie locale impose un nombre d'administrateurs compris entre 10 et 30 selon les statistiques de population.
Il sera proposé d'appliquer le nombre minimum de mandats d'administrateurs, soit la désignation de dix nouveaux administrateurs - "anciens administrateurs totalement exclus", souligne André Gilles - dont six par la Province de Liège et quatre par les communes associées.
Cela risque de chiffonner quelques susceptibilités écologistes mais aussi cdH si Cédric Halin, échevin cdH à Olne ne siégeait plus au CA de Publifin. C'est lui qui a révélé le pot aux roses fin 2016 et qui s'était vu confier par son président de parti Benoît Lutgen la mission de mettre de l'ordre chez Publifin."

Illustration via


Publifin, c'est loin d'être l'entière myriade, qui collectionne autant de mandats, CA, pour chacune des entités/sous-entités ...
Par exemple, le président Publifin André Gilles perdrait, dans l'aventure, 38.478,60 € brut par an.
Une belle somme mais qui au regard des autres mandats rémunérés de l'homme fort, n'est pas grand chose. Car André Gilles est aussi président du collège provincial et des CA  de Nethys, Ogeo Fund, Publipart, SOCOFE, GIE Tecteo/Brutélé...

Globalement et à cette heure, une Commission d'enquête parlementaire wallonne est nécessaire, afin de faire toute la lumière sur la situation des intercommunales en Francophonie et spécifiquement sur cette constellation surréaliste (voir l'illustration de la Libre). Ceci dit, à côté de toutes ces intercommunales, il y a toutes ces asbl publiques, qui est un monde bien plus opaque encore ...

Jean-Claude Marcourt:
"Je suis triste de constater que malgré beaucoup de réformes, il y a encore eu une faille. Le fait que cette faille vienne de ma région m'attriste encore plus. Je suis triste pour les 3.000 familles qui vivent de Nethys parce qu'aujourd'hui, l'opprobre vise tout le monde et il est difficile voire impossible de défendre la structure tant l'onde de choc est importante"
"on a raison de cibler ce parti, parce que l'éthique doit être chevillée au corps des socialistes"
Dans les provinces wallonnes, il existe une nébuleuse d'intercommunales semblable à Publifin et où siègent des mandataires publics tirant des revenus disproportionnés de cette activité. Autre exemple lié du secteur: ORES et son dédoublement de structure ...

Illustration via L'Echo

http://multimedia.lecho.be/publifin/images/big-9eca21193c.jpg



Ores est l'intercommunale employant 2.300 personnes. Elle gère plus de 50.000 km de réseaux d'électricité ainsi que 10.000 km de réseaux de gaz. 
"Un travail qui justifie amplement un conseil d'administration de 16 membres, un président et deux vice-présidents rémunérés"
En parallèle, il y a Ores Assets.. Cette deuxième intercommunale n'emploie personne et aurait dû disparaître. 
"Sa principale raison d'être a disparu depuis que les communes ont racheté les 25% de parts d'Electrabel dans le réseau de distribution. Elle pourrait être supprimée" 
La raison de l'existence de Ores Assets:
"Le principal conseil d'administration est composé de vingt-cinq administrateurs rémunérés avec un forfait de 5.400 euros brut par an, plus un jeton de 538 euros par conseil d'administration. Son président touche 21.500 euros par an et le vice-président 10.500 euros. Difficile pour les partis de renoncer à cette manne de mandats et aux rémunérations attachées"
Pour rappel, la suppression des comités de secteur a été actée par le Parlement wallon en 2015 mais avait été postposée au 1er juillet de cette année. Une sorte de fusion des deux conseils d’administration d'Ores.

Il existe d'autres intercommunales de "financement" pures, considérées comme obsolètes, telles que: Finest, Finimo, Sedifin, Idefin, Sofilux, IPFH, IEG et IFIGA.
Au total, cela représente 8 conseils d'administration, 8 comités de direction, 8 présidents, 16 vice-présidents et pas moins de 200 administrateurs... tous rémunérés

ISPPC : Cumul de rémunérations

L'ISPPC, l’intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi, qui gère notamment l’hôpital Marie Curie, établissement hospitalier flambant neuf sis à Lodelinsart, a répondu à nos demandes d’infos de manière rapide. Le conseil d’administration est composé de 25 administrateurs, rémunérés selon les prescrits légaux. L’ISPPC ne dispose pas d’un comité directeur mais d’un bureau du président qui regroupe “le président et les vice-présidents. Aucun jeton de présence n’est prévu. Sont invités, sans être membres, Laurent Levêque (administrateur général), Philippe Lejeune (directeur général des hôpitaux) et Bruno Monaco (directeur général de la logistique)”, explique-t-on à l’ISPPC.

Concernant ces trois dernières personnes citées ainsi que pour le directeur général adjoint et le secrétaire général, on aperçoit dans le rapport de gestion 2015 un montant total de rémunérations de 858 385,44 € bruts.

Si on divise ce montant par cinq (pour rester prudent), chacun doit percevoir une rémunération avoisinant les 171 000 € par an en moyenne.

Scandaleux ? Peut-être pas, pour autant qu’on s’en contente ! Mais… ce n’est manifestement pas le cas. On constate aussi, en effet, mais sans connaître les rémunérations provenant de ces autres mandats, que Laurent Levêque (PS) officiait encore en 2015, outre sa fonction à l’ISPPC, comme administrateur rémunéré à la Sowaer, président du conseil d’administration de la BSCA (rémunéré) et comme administrateur (rémunéré) à la Sonaca.

Vingt-six mandats pour le directeur

Philippe Lejeune, lui, est également bourgmestre PS de Merbes-le-Château, chargé de cours à l’ULB et médecin. En tout il occupe 26 mandats dont cinq sont rémunérés.

samedi 21 janvier 2017

Cédric Halin devient administrateur chez Publifin

Cédric Halin.BOUM ! Cédric Halin, l'échevin cdH qui avait révélé le scandale devient administrateur de l'intercommunale Publifin, après la démission des quatre administrateurs de son parti. L'info vient de tomber ce samedi 21 janvier 2017.

Nous avions déjà exprimé notre soutien à suite au fait que "Certains avaient demandé son expulsion du CDH"et non au fait que Furlan voulait lui élever une statue ...

Cédric Halin:
"Certains au cdH ont demandé mon expulsion du parti après que j'ai soulevé ces questions"
Il peut en revanche compter sur la confiance totale de son président.
Benoît Lutgen:
"Heureusement qu'il y a des gens comme ça!"
Egalement, il nous faut relever que le président André Gilles (PS) avait demandé au parti de le faire taire...
C'est aussi l'occasion également de rappeler le courage et la lucidité de certains jeunes du cdH, dont via son billet "Nettoyer les écuries d'Augias du monde politique", qui dénonçait
"cette histoire, [où] le politique est mouillé jusqu'au cou: plusieurs gros bras du PS liégeois font ainsi partie de la galaxie Publifin, parmi lesquels Stéphane Moreau, directeur général de Nethys et bourgmestre d'Ans, Claude Parmentier, chef de cabinet adjoint du ministre Furlan en charge des pouvoirs locaux (qui ose prétendre n'être au courant de rien!) ou encore André Gilles, que LaLibre a plus qu'égratigné récemment dans un portrait sans concession. Les autres partis politiques, dont le mien, ne sont pas épargnés non plus puisque sont aussi éclaboussés Dominique Drion, désormais ex-président du comité d'éthique du cdH, et quelques seconds couteaux du MR liégeois, qu'il a bien fallu arroser à un moment ou à un autre pour obtenir leur bienveillante coopération"

On se rappellera que c’est dont Cédric Halin, cet auditeur de la Cour des comptes dans son occupation professionnelle "privée", mais et (surtout) échevin sérieux et motivé de la commune d’Olne concernée et propriétaire pour partie de l'Intercommunale,  qui a découvert le pot aux roses.
Il avait révélé le scandale des rémunérations perçues au sein des comités de secteur de Publifin (ou "Win For Life"). Cela s’était passé calmement le 19 décembre dernier, lors de la réunion du conseil communal, où il avait tenu à partager publiquement ses découvertes, pourtant déjà bien connues du sérail politique. Il ne s’attendait pas à la tornade médiatique qu’il allait provoquer en jouant le rôle d’un "lanceur d’alerte" (terme qui nous déplait).

"J’ai juste fait mon boulot", ne cherchant manifestement pas à en tirer un avantage médiatique.
 
Cédric Halin sera à nouveau sous les projecteurs, car il a accepté, à la demande du président de son parti, de devenir administrateur de l'intercommunale après la démission des quatre administrateurs centristes, a-t-il annoncé sur son compte twitter et à l'agence Belga.
"J'ai expressément donné mon accord mais uniquement à titre gratuit"
L'intercommunale Publifin est dans l'oeil du cyclone depuis la révélation en décembre des montants faramineux des rémunérations encaissés par des élus locaux pour des prestations faibles, voire inexistantes, dans des organes consultatifs du holding public.

Benoît Lutgen:
"La tâche du nouvel administrateur du cdH, qui durera 100 jours, sera d'auditer, de remettre de l'ordre, d'y voir clair dans le fonctionnement de la société et ses structures.
J'appelle les formations politiques des autres administrateurs à lui emboîter le pas et de passer de l'intention à l'action".
Cédric Halin:
"Il faut arrêter la communication à tout va par rapport au dossier, faire un travail de fond et ensuite communiquer des propositions concrètes de modifications. J' espère recevoir la collaboration de Publifin. J'ignore en revanche l'identité des futurs autres administrateurs centristes qui m'épauleront. Il s'agira cependant d'office d'élus de communes associées au sein de Publifin"
"Je ne pensais pas que le scandale irait aussi loin. L'impact a complètement dépassé mon imagination. Il y a eu un effet de cascade. Mais je ne me sens pas du tout responsable (de tout ce qui arrive)."
"Je ne pensais pas que cela allait provoquer la démission de certains mandataires"
Au cours de ces derniers jours, deux membres du cdH avaient été poussés à renoncer à leur mandat, à savoir Dominique Drion, conseiller provincial, patron de la section liégeoise du parti et qui était jusqu'alors vice-président de Nethys, ainsi que Didier Hamers, administrateur et vice-président de Publifin. Les deux autres administrateurs centristes de Publifin les ont rejoints vendredi.

Ahurissant: W. Demeyer (PS) déclarait ainsi:
 "le cadre législatif ne nous permet pas la bonne gouvernance, la transparence"
Benoît Lutgen affirmait donc que les quatre grandes formations politiques, en ce compris la sienne, ont confectionné ou approuvé les règlements à Publifin.

Une opinion partagée par Cédric Halin:
 "Ils étaient au courant au niveau des partis, et pas qu'au cdH. J'ai partagé l'information auprès de plusieurs mandataires il y a plusieurs mois déjà. Je m'intéresse à Publifin depuis 2013.
Il n'y a pas eu de réaction: Publifin est une structure très lourde où tout le monde se tient"

Ce fameux "système mafieux" ....


jeudi 19 janvier 2017

Les annexes à la "Déclaration de Namur"

Résumé de l'épisode: le système politique régional belge n'est plus qu'un gros tas de fumier.

Le 10 janvier, le parquet général de Liège ouvrait une information judiciaire dans le cadre des rémunérations octroyées aux mandataires liégeois membres des comités de secteur de l'intercommunale Publifin. Il s'agit de déterminer si des faits délictueux ont été commis comme des faux, usage de faux et abus de biens sociaux, avait précisé Christian De Valkeneer, le procureur général de Liège.
De leur côté, le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan et son administration "examinent la légalité de ces rémunérations au vu des prestations fournies".


François Gemenne, politologue à l'Université de Liège et chercheur à Sciences Po Paris:
"Je pense que Paul Furlan prend les gens pour des imbéciles depuis le début"
Selon lui, Publifin et Nethys font partie d'un "système de nature mafieuse".
Nethys tente de mettre la crédibilité de François Gemenne en cause et compte porter plainte au pénal contre lui. Il réplique:
Je dirai que c'est exactement le propre d'un système mafieux : intimider ceux qui dénoncent vos pratiques. Ça ne m'étonne donc pas du tout. Cela ne change rien à mes propos, disons simplement que j'éviterai de me promener sur les parkings de Cointe.
L'auteur héroïque de la "Déclaration de Namur" ne demande pas la démission de son ministre, mais expliquait pourtant au Parlement, suite à une question de Stéphane Hazée en commission des Affaires générales du Parlement wallon, le 4 mai 2015:
"C'est le SePAC - le Secrétariat à la gestion en contrôle interne des cabinets, qui possède une fiche reprenant l'ensemble des activités rémunérées, publics ou privées, de tout candidat à l'engagement dans un cabinet ministériel."
"De leur côté, parce qu'ils relèvent du domaine privé, les mandats privés ne sont pas publiés, mais ils doivent être déclarés sur l'honneur dans la fiche transmise au SePAC et au ministre, afin que celui-ci puisse prendre sa décision d'engagement de manière éclairée."
http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/publifin-une-partie-des-remunerations-litigieuses-a-ete-reversee-aux-partis-ceux-ci-repondent-587fd4facd70e747fb4bf0bc
Le ministre Furlan devait donc nécessairement avoir connaissance des activités, même privées, de son chef de cabinet adjoint, au sein de Publifin.

Malgré cela, Elio Di Rupo maintient sa confiance en Paul Furlan, ce qui confirme ce que nous disions d'entrée de jeu dans cet article.
Il nous explique - comme plein d'autres mandataires politiques, que lui aussi, "il tombe de sa chaise"

Et on croit rêver quand on lit que Rudi Vervoort explique qu'"Un Publifin est impossible à Bruxelles"
(lire ici) ou quand Elio di Rupo  déclare à propos du ministre Furlan :
http://www.lesoir.be/519171/article/actualite/belgique/2014-04-11/tecteo-accuse-faire-loi-au-parlement-wallon"Il a fait énormément et c'est lui qui, notamment, a fait en sorte, avec les autres gouvernements régionaux, qu'il y ait enfin un certain contrôle, entre autres sur Publifin, qui n'existait pas pour des raisons techniques. Il a beaucoup travaillé et a contribué à assainir les intercommunales"
"Je (lui) maintiens ma confiance. Il a, je pense, vraiment une volonté d'améliorer les choses"
Magnifique ! Il était effectivement difficile d'aggraver les choses, vu la situation.Pour mémoire et bonne information, il n'existe pas "de raisons techniques", qui empêchent le contrôle des intercommunales, mais une réelle volonté politique que cela ne puisse se faire, et qui a été suffisamment décriée quand le parlement a adopté le décret « Electricité ».
Plus de détail dans cet article: "Nethys, cette nébuleuse qui échappe au droit wallon"
Lire également, une théorie "Ecetia" ci-contre ....
 

"La démission des lampistes est l'arbre qui cache la forêt"


Alors qu'un nouveau chapitre de la "Déclaration de Namur" s'écrivait le 18 janvier 2017 au Parlement wallon, les odeurs des Cabinets remontaient :

Publifin: Claude Parmentier a reçu plus de 153 000 euros brut comme administrateur de Nethys
Concernant les mandats de son ex-chef de cabinet adjoint Claude Parmentier chez Publifin et Nethys, Paul Furlan déclarait au Parlement:
"je ne savais pas, j'aurais pu le savoir et c'est vrai, je n'ai pas cherché à le savoir, car sa situation n'avait pas évolué lorsqu'il est entré en 2014 dans mon cabinet".
"Il n'y avait pas à mes yeux de conflit d'intérêts." [hallucinant & rappel]

Claude Parmentier aurait perçu 1.752,30 euros brut en siégeant dans le CA de Publifin, soit 25 fois moins que ce qu'il a touché chez Nethys la même année (43.183 euros brut), et ce sans la moindre obligation légale d'assister aux réunions.
Depuis le 28 juin 2013, date à laquelle il est devenu administrateur de la filiale Nethys, le socialiste aurait ainsi perçu plus de 153.000 euros brut, soit près de 70.000 euros après impôts.
Selon une source du Vif, Claude Parmentier n'aurait pas été nommé chez Nethys par le PS mais par Publifin, actionnaire public de la société et exercerait ce mandat "à titre privé".

Le chef de cabinet de Maxime Prévot est administrateur d’une filiale de Publifin
Philippe Buelen, le chef de cabinet à la Région du vice-président CDH du gouvernement wallon Maxime Prévot, cumule les mandats. Il est commissaire à la Sofico, vice-président de la Sowalfin, vice-président de la Sogepa, président de la SRIW-Immobilier mais également administrateur privé chez Immo-Circus Wallonie et chez NeWin, une des filiales du groupe Publifin. Tous ces mandats sont rémunérés

Grâce aux listes que le Vif avait reçues dans le cadre de son enquête sur la composition des cabinets ministériels, surprise : Madame Furlan, soit Anne-Sophie Herbé, travaille... au cabinet Furlan, depuis juillet 2009 !
"Marrant : sur le site du Furlan, c'est le seul nom manquant"
Alors que sur le site de la ville de Thuin:

http://www.thuin.be/ma-commune/services-communaux/cabinet-du-bourgmestre

Dominique Drion démissionne aussi mais pas de son poste de vice-président de NETHYS...

Didier Hamers vient d'annoncer sa démission de ses mandats de Publifin. Il y était administrateur et vice-président depuis 2013. Il se dit mal à l'aise des récentes révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale. Et notamment le fait que des administrateurs publics exerçant la tutelle sur Publifin exercent également, à titre privé, un mandat d'administrateur dans une filiale de l'intercommunale, entretenant ainsi l'image d'une organisation opaque. Didier Hamers n'avait pas déclaré deux mandats au sein de en 2015


PubliFin, comme Ores, ont obtenu du parlement wallon un décret taillé sur mesure pour continuer à verser des "indemnités" à tout une série d’administrateurs publics pour le moins désœuvrés dans lesquels on retrouve des représentants des partis traditionnels désignés par leurs instances (comme Dominique Drion pour le cdH de Liège. Si le Parti Socialiste apparaît clairement comme le plus impliqué, la vice-présidente de PubliFin était une député wallonne… MR, Virginie Defrang-Firket à qui il a été demandé de se retirer… L’élue de Neupré quittait son poste pour éviter tout conflit d’intérêt potentiel avec son mandat de députée wallonne. L’élue libérale nie tout lien avec le dossier Publifin et la révélation dans le presse des rémunérations importantes octroyées aux membres des comités de secteur.

Serge Manzato, le bourgmestre PS d’Engis, avait également quitté officiellement vendredi 13 son poste de président du Parti socialiste de l’arrondissement de Huy-Waremme.
A Publifin, il faisait partie du comité « Télécoms ». Sur la période de trois années d’activité, il avait participé à deux des huit réunions qui se sont tenues. Il avait pour cela touché 67 198 euros.

Fin décembre 2016, Claude Emonts, conseiller communal PS à Liège, avait commencé avec fracas le grand bal des démissions. Ce dernier annonçait qu’il remboursait les montants perçus dans le cadre de réunions des comités de secteur de l’intercommunale Publifin (Soit près de 52.000 euros nets depuis 2013) Celui qui fut président du CPAS de Liège et président de la Fédération des CPAS a aussi décidé de renoncer à tous ses mandats.

Lire aussi:Portrait d’André Gilles 

Tecteo accusé de faire la loi au parlement wallonLe parlement a adopté le décret « Electricité » largement amendé par la majorité PS-CDH-Ecolo. De l'avis des observateurs, ce texte semble cousu sur mesure pour assurer des facilités de développement au groupe Tecteo

"Ceux qui bloquent la lutte contre la fraude"

Furlan en appelle à un sursaut collectif,
sans convaincre 
Un nouveau chapitre de la « Déclaration de Namur" a été écrit hier au Parlement wallon.

Ironie de l'Histoire, alors que le Parlement wallon vient de vivre une pantalonnade minable qui fera date à propos de Publifin,
il y a moins de 3 mois, il s'écrivait dans Marianne:
"Paul Magnette vient d’administrer une triple leçon aux eurocrates de Bruxelles, mais aussi aux élites qui font preuve de lâcheté démocratique et de cécité économique et politique."
"Enfin, une leçon de politique. Dans une époque où la défiance des citoyens à l’égard de la classe politique est déjà immense, Paul Magnette a préféré écouter les doutes légitimes de sa population. Ce juste choix est d’autant plus embarrassant pour les tenants de la « mondialisation heureuse » qu’il leur sera difficile de caricaturer Paul Magnette, ce social-démocrate bon teint, comme un nostalgique ou un partisan du repli sur soi.

En twittant dimanche 23 octobre
"dommage que les pressions de l’UE sur ceux qui bloquent la lutte contre la fraude fiscale ne soient pas aussi intenses",
Paul Magnette a démontré qu’il était capable de contre-attaquer avec habileté, portant la contradiction au cœur des institutions européennes."
"Ce nouvel épisode dans la succession des crises qui secouent l’Union Européenne devrait appeler les responsables politiques à regarder enfin le monde tel qu’il est plutôt que tel qu’ils voudraient qu’il soit. Il n’est plus supportable de confier à une institution non-élue un pouvoir discrétionnaire si important."
Magnette poussait même le culot jusqu'à vouloir donner des leçons de démocratie à l'Europe, en promulguant, la « Déclaration de Namur » qui devait jeter les bases d’une réforme sur la publicité des négociations,et posait la question du commerce international.  

Paul Magnette:

"L’Europe ne se pose plus une question fondamentale : à quoi sert le commerce ?Nous voulons inverser la logique actuelle. Le but, ce n’est pas le commerce, c’est le développement durable, la réduction des inégalités ou le réchauffement climatique. Le commerce doit servir ces finalités"

jeudi 27 décembre 2012

Et le cirque continue !

Pas de réponse sur les nominations

« Dès que je dis une vérité, ça crée une certaine émotion »« Je vous observe (les membres de l’opposition). Vous devez quand même vous dire : « Waw, quel gouvernement ! ». Ca doit être difficile à supporter pour vous de reconnaître un travail efficace de la part du gouvernement. »
Sur les nominations proprement dites, Elio Di Rupo dira finalement que le gouvernement « avancera sur ce dossier et que sa volonté est évidemment de nommer les personnes les plus compétentes pour chaque fonction ».


(20 déc 2012)
Numéro pas comique de Di Rupo à la tribune de pour ne pas répondre aux questions sur les nominations particratriques dans les OIP

Étienne #Schouppe plus candidat à la présidence de #Belgacom (19 décembre) :
L'ancien président du CD&V Etienne Schouppe ne serait plus dans la course pour la présidence de Belgacom, selon un premier round de nominations que devrait présenter Élio Di Rupo ce jeudi. Un round de nomination qui a pris du retard, puisque cela fait près d'un an qu'un accord sur un listing complet des nominations importantes est attendu.  Les intercommunales, une bonne planque? Après les élections communales, il y a les perdants qu'il faut recaser, mais aussi les grands vainqueurs qui convoitent, à juste titre, les meilleures places souvent considérées comme très rémunératrices... 

La nomination de Schouppe serait du reste toujours en balance vis-à-vis d’autres fonctions supérieures encore vacantes, notamment chez Belgocontrol, la Creg, la Loterie Nationale et Brussels Airport. 


Antoine propose d'ouvrir les postes de direction au sein de l'Office régional de l'emploi à des contractuels ...

Les intercommunales, est-ce un boulot en or?
Les élections passées, les partis doivent se partager les mandats d’Intradel, de la Compagnie des Eaux ou encore de Tecteo. Des discussions sont toujours en cours au sein des partis pour envisager les répartitions, à la lumière des résultats des élections communales. Et il s’agit alors pour les partis de garder une certaine mainmise sur les intercommunales. "Souvent c’est doré, mais ce n’est pas nécessairement une bonne planque. Parfois, c’est un vrai travail, donc il y a des gens qui transforment réellement l’intercommunale dans laquelle ils se trouvent et donc donnent une impulsion, un dynamisme particulier. Mais il y a beaucoup de gens effectivement, qui occupent ces postes plus pour que le parti puisse garder un contrôle sur l’intercommunale, ne vont pas vérifier du tout comment les comptes sont organisés, comment la comptabilité est tenue. Ce qu’un administrateur devrait normalement pouvoir faire n’est pas toujours effectué par ces personnes", explique le politologue Pierre Verjans, au micro de Samuel Ledoux.


Saint-Nicolas: Birol, ancien chauffeur de Daerden, à la tête des logements sociaux

Birol Cokgezen n’est pas mort! L’ancien chauffeur de feu Michel Daerden, également bourgmestre éphémère de Saint-Nicolas, n’a pas été élu à la Province le 14 octobre dernier. Du coup, il se retrouve sans aucun mandat! Mais un accord avait été signé auparavant afin de lui confier la présidence des habitations sociales de Saint-Nicolas. Mais rien ne bouge…
La situation politique de Saint-Nicolas n’est pas encore totalement réglée. En effet, alors que l’on pensait que les choses s’étaient calmées et que la nouvelle équipe allait pouvoir se mettre à travailler sans encombre, il reste une épine dan le pied du collège. Et pour cause: au mois d’avril dernier, un accord avait été signé par Michel Daerden, à l’époque fraîchement débarqué sur la commune et aussitôt désigné comme tête de liste, Birol Cokgezen et la Fédération liégeoise du Parti socialiste. Cet accord permettait à Birol, ancien chauffeur de «Papa», de trouver une porte de sortie honorable: il occupait la dernière place à la Province et devait récupérer, juste après le scrutin, la présidence du CA des habitations sociales de Saint-Nicolas. Cet accord avait été approuvé à l’unanimité par l’exécutif de la Fédé. Mais près de trois mois après les élections, rien ne bouge. Du coup, le principal intéressé, même s’il s’en défend, perd patience.

mercredi 5 septembre 2012

Intercommunales ?

: "[le cas Coëme] sur le "plan éthique, cela pose un nouveau problème" qui est "typiquement ce qu'on doit extirper, éliminer" ? 

S'attaquer aux cumuls (les règles se font attendre; en Wallonie, plus encore à Bruxelles ), c'est aussi pour grande partie dénoncer le véritable scandale des Intercommunales.

Il existe un lien étroit entre cumulards et l'existence des Intercommunales avec leur manque de transparence ...

1- On vote démocratiquement une enveloppe globale d'un budget public à destination d'une Intercommunale aux statuts" larges" 

2 - Très souvent, les missions dédiées aux Intercommunales devraient être prise en charge par les administrations.

3 - Le contrôle financier de l'argent public vérifie "simplement" que la somme a été bien alouée à l'intercom sur base d'une décision légale 

4 - Le contrôle financier de l'intercom vérifie "simplement" de la légalité de sa comptabilité - le réviseur est "parfois" un ami

5 - Dans les Intercom, il n'y a pas de règles particulières concernant les procédures d'engagement et rémunérations en ce compris CA 

6 - La législation particulière aux Intercom les font parfois entrer en concurrence déloyale avec de vraies entreprises

 7 - Le comble pour des entreprises publiques, les rémunérations du management sont parfois inconnues, cfr Moreau

8 - Les Intercom sont devenues souvent la manière de rétribuer des collaborateurs et amis politiques sur le dos du contribuable. 

9 - Combien d'Intercommunales de développement économique en Wallonie ou juste à Liège ?

10 - ....

Lire aussi:
Guy Coëme a été le directeur de APRIL ASBL jusqu'à octobre 2007

QALU a déjà évoqué les intercommunales 
 
De la nature et de la constitution des intercommunales

Jean de Lame, secrétaire général de l’Union wallonne des entreprises :
" Tout le problème vient de l’Article 26 de la loi de 1986 sur les intercommunales. Il prévoit que les intercommunales sont exonérées de toute imposition. Il y a des exceptions : elles sont soumises, par contre, à la TVA pour leurs opérations commerciales. Donc, problème : certaines activités des intercommunales sont soumises à la TVA car elles peuvent être qualifiées de commerciales mais, par contre, elles ne sont par soumises à l’Isoc. Ce n’est pas cohérent"
"Il y a donc une distorsion de concurrence. Elle ne concerne pas toutes les intercommunales, bien sûr, mais au moins celles qui sont actives dans le domaine du financement, de l’immobilier ou encore dans la consultance."

mardi 3 avril 2012

De la nature et de la constitution des intercommunales

Jean de Lame, secrétaire général de l’Union wallonne des entreprises :
" Tout le problème vient de l’Article 26 de la loi de 1986 sur les intercommunales. Il prévoit que les intercommunales sont exonérées de toute imposition. Il y a des exceptions : elles sont soumises, par contre, à la TVA pour leurs opérations commerciales. Donc, problème : certaines activités des intercommunales sont soumises à la TVA car elles peuvent être qualifiées de commerciales mais, par contre, elles ne sont par soumises à l’Isoc. Ce n’est pas cohérent"
"Il y a donc une distorsion de concurrence. Elle ne concerne pas toutes les intercommunales, bien sûr, mais au moins celles qui sont actives dans le domaine du financement, de l’immobilier ou encore dans la consultance."

"On peut se demander si on veut fonctionner ou pas dans une économie de marché Si oui, il faut alors que tout le monde soit sur un pied d’égalité, les entreprises privées comme les intercommunales qui échappent à l’impôt sans réelle justification. Je pense surtout à une intercommunale hennuyère qui a comme objet d’être un bureau d’études ! C’est un non-sens d’avoir une structure publique pour faire cela. En raison de ses activités, elle est soumise à la TVA mais pas à l’Isoc "

Toutefois, le régime belge prévoit que les intercommunales paient tout de même l’impôt des personnes morales (IPM) qui, perçu par voie de précompte, concerne les revenus immobiliers, les revenus de capitaux et de biens mobiliers. Par ailleurs, les intercommunales sont également soumises partiellement au précompte mobilier (sur les dividendes attribués à d’autres personnes morales à l’exclusion des intercommunales elles-mêmes et des pouvoirs publics).

" Par exemple, le bourgmestre de Seraing, Alain Mathot, a été très clair lorsqu’il a créé une intercommunale dans le logement : c’était pour faire échapper ces activités au précompte immobilier ("La Libre" du 19/1/2010). Mais les entreprises privées qui investissent dans l’immobilier, elles, elles doivent payer le précompte"
"Bref, à l’UWE, on est donc tout à fait d’accord de mettre les entreprises privées et les intercommunales sur le même pied, en exonérant tout le monde de la même manière. Pas de problème "
" On ne demande pas qu’on mette en concurrence les monopoles communaux, genre distribution d’eau ou infrastructure du réseau électrique, etc. Pas besoin d’avoir quatre canalisations différentes dans une même rue Mais, par exemple, pour la collecte des déchets, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas respecter les conditions de la concurrence. "

Article 1er. Plusieurs communes peuvent, dans les conditions prévues par la présente loi, former des associations ayant des objets bien déterminés d’intérêt communal. Ces associations sont dénommées ci-après intercommunales.

Art. 2. Toutes autres personnes de droit public ou privé peuvent également faire partie des intercommunales, à l’exception des personnes de droit public dont un organe exerce les tutelles d’approbation et d’annulation, telles que prévues à l’article 20.

Art. 3. Les intercommunales sont des personnes morales de droit public. Quels que soient leur forme et leur objet, elles n’ont pas un caractère commercial.

Art. 4. Les statuts de l’intercommunale reprennent les dispositions particulières imposées par la présente loi ainsi que, selon le cas, par la législation sur les sociétés commerciales ou les associations sans but lucratif et mentionnent au moins:
1° sa dénomination;
2° son objet ou ses objets;
3° sa forme juridique;
4° son siège social;
5° sa durée;
6° la désignation précise des associés, de leurs apports et de leurs engagements;
7° la composition et les pouvoirs des organes de gestion et de contrôle de l’intercommunale, les modes de désignation et de révocation de leurs membres ainsi que la possibilité pour ceux-ci de donner procuration à un autre membre du même organe qui sera désigné au sein de la catégorie à laquelle appartient le mandant;
8° le mode de communication aux associés des comptes annuels, du rapport du collège des commissaires et du commissaire réviseur, un rapport complet sur les activités de l’intercommunale ainsi que tous autres documents destinés à l’assemblée générale;
9° l’affectation des bénéfices éventuels;
10° les modalités de retrait d’un associé;
11° le mode de liquidation, le mode de désignation des liquidateurs et la détermination de leurs pouvoirs et, sans préjudice de l’article 23, la destination des biens et le sort du personnel en cas de dissolution.

Art 5. Les intercommunales adoptent la forme juridique soit de la société anonyme, soit de la société coopérative, soit de l’association sans but lucratif.
Les lois relatives aux sociétés commerciales et aux associations sans but lucratif sont, selon le cas, applicables aux intercommunales pour autant que les statuts n’y dérogent pas en raison de la nature spéciale de l’association.
En aucun cas, les intercommunales qui ont pris la forme d’associations sans but lucratif ne peuvent se
livrer à des opérations industrielles et commerciales, ni chercher à procurer un gain matériel à leurs membres.

Art. 6. Le siège social de l’intercommunale est établi dans une des communes associées, dans les locaux appartenant à l’intercommunale ou à une des personnes de droit public associées.

Art. 7. Sans préjudice de prorogations éventuelles prévues à l’article 21, la durée de l’intercommunale ne peut excéder trente années.

Art. 8. Les statuts peuvent prévoir la possibilité pour une commune de se retirer avant le terme de la durée de l’intercommunale. En tout état de cause, tout associé peut se retirer après quinze ans à compter, selon le cas, de la constitution de l’intercommunale ou de son affiliation, moyennant l’accord des deux tiers des suffrages exprimés par les autres membres présents ou représentés à l’assemblée générale pour autant que les votes positifs émis comprennent la majorité des suffrages exprimés par les représentants des communes associées et sous réserve de l’obligation pour celui qui se retire de réparer le dommage, évalué à dire d’experts, que son retrait cause à l’intercommunale et aux autres associés.
Si un même objet d’intérêt communal au sens de l’article 1er est confié dans une même commune à plusieurs intercommunales ou régies, la commune peut décider de le confier pour l’ensemble de son territoire à une seule d’entre elles moyennant l’accord de toutes les parties intéressées ou, à défaut d’un tel accord, unilatéralement.
Dans les hypothèses visées à l’alinéa précédent, les conditions prévues à l’alinéa 1er, à l’exclusion de celle relative à la réparation d’un dommage éventuel, ne sont pas applicables aux retraits qui s’ensuivent, lesquels s’effectuent nonobstant toute disposition statutaire.

Art. 9. Les personnes de droit public associées à l’intercommunale ne peuvent s’engager que divisément et jusqu’à concurrence d’une somme déterminée.
Toute modification aux statuts qui entraîne pour les communes des obligations supplémentaires ou une diminution de leurs droits, doit faire l’objet d’une délibération des conseils communaux.