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mardi 15 janvier 2013

.@nblanchart, l'interview (IIème partie)

2ème partie (première partie, ici ) de l'interview de .@nblanchart, secrétaire Ecolo régional Mons-Borinage, dans la  rubrique, "Ces twitteurs qui nous entourent".

Nicolas Blanchart, dans les thématiques qui t'intéressent de près, il y a le logement social ...
Céline Delforge, la députée Ecolo bruxelloise affirme que les besoins sont énormes Bruxelles] et que le parc privé est devenu impayable pour les bas revenus
Quelle est la situation en Wallonie ?
JM Nollet dit quun 7ème du budget wallon part dans le logementalors que la SWL est à nouveau décriée par la Cours des comptes pour sa gestion « folklorique » ; au même moment, Birol Cokgezen, lancien chauffeur de Michel Daerden sapprête à reprendre la présidence du CA des habitations sociales de Saint-Nicolas

Nota Bene
: Cette partie d'interview a été réalisée il y a 2 semaines, avant l'intervention de  Jean-Marc Nollet, le ministre wallon du Logement, qui a lancé hier 14 janvier 2013 un ultimatum au conseil d'administration de la Société Wallonne du Logement"qui doit mettre fin à ses pratiques illégales" ...

NicolasBlanchartEn Wallonie comme à Bruxelles ou ailleurs, la part « logement » dans le budget des ménages est souvent le poste le plus important, tout en faisant partie des dépenses incompressibles sauf déménagement (et encore faut-il parvenir à trouver moins cher!). Pour les personnes à revenus modestes, ou pour n'importe qui suite à un accident de la vie, un logement décent peut devenir impayable. Voilà pourquoi nous avons besoin d'un système de logement public, pour éviter que ces personnes ne se retrouvent dans une spirale d'endettement ou à la rue.

Cela dit, la politique de logement social ne peut pas être prise isolément. Elle s'intègre dans une politique plus générale de lutte contre la pauvreté, d'emploi...

Un enjeu important est de casser la logique de la « cité de tours », sorte de ghetto à l'écart du reste de la ville. Le logement social est multiple, il peut et doit s'insérer harmonieusement sur l'ensemble du territoire. Quand Jacqueline Galant refuse la construction de logements sociaux à Jurbise alors que d'autres communes de l'arrondissement atteignent 20% de logement social, il y a un problème.

Une importante réforme du secteur est en cours en Wallonie. Elle a pour but d'augmenter la quantité et la qualité (notamment énergétique) de l'offre, mais aussi de favoriser la mixité sociale, de mieux adapter la taille des logements aux ménages, de revoir le calcul des loyers pour lutter contre les pièges à l'emploi... Par ailleurs le secteur est beaucoup plus sain maintenant qu'il y a quelques années. En matière de gestion financière, 4 des 68 sociétés concentrent 60% du déficit. Il en reste 64 qui s'en tirent bien.

Mais tout n'est pas rose [vert? ndlr] et l'actualité se charge de nous le rappeler. Des décennies de pratiques douteuses laissent des traces. Certains mandataires n'ont toujours pas compris les principes d'une bonne gestion. Il reste du boulot, mais c'est aussi une question de rapport de force politique : votez pour ceux qui vous semblent le plus capable !

Le traitement du cas Cokgezen me semble absurde. Que faut-il pour être un bon président de CA ? Des qualités de gestion et une vision du logement social compatible avec la politique régionale. Que sait-on de lui ? Qu'il est l'ex-chauffeur de Daerden et que son mandat serait fruit d'un accord interne PS. Je ne vois pas le rapport. Qu'on l'interroge plutôt sur sa vision du mandat et ses capacités à l'exercer.

10% de logement social en Wallonie (objectif officiel, si je ne me trompe pas), n'est-ce pas énorme ?

NBQuelques chiffres : nous avons actuellement 8% de logement social en Wallonie qui représentent environ 100.000 logements, pour une liste d’attente de 33.000 personnes (chiffres du rapport d’activités 2010 de la SWL). Passer de 8 à 10% revient tout simplement à résorber une partie de la demande en attente. Il faut aussi voir ce que l’on entend par « logement social » : à quel public est-il destiné ? Les Pays-Bas comptent 1/3 de logements sociaux, 4 fois plus que la Wallonie ! Mais ils sont ouverts à tous types de revenus. La réforme en Wallonie prévoit d’affecter 10% du parc locatif aux revenus moyens. Encore une fois, tout dépend de la vision que l’on a du logement public.


Quelles sont les autres thématiques qui te tiennent tout particulièrement à cœur ?
Pourrais-tu nous en parler ?

NBPetit tour d'horizons de quelques dossiers montois qui font parler d'eux au delà de Mons...

On a évidemment beaucoup parlé de notre premier ministre – candidat bourgmestre en cette fin 2012. Le cas est historique et n'était apparemment jamais arrivé. Cela vient d'une conception fort répandue en Belgique selon laquelle il est nécessaire de participer directement aux niveaux de pouvoir supérieurs pour pouvoir défendre les intérêts de sa commune. Il suffit de voir le nombre de « députés-bourgmestres » se revendiquant comme tels.

Cette conception n'a évidemment pas de sens sur une analyse globale ; elle ne crée pas plus de richesses ou de subsides, elle aboutit juste à les répartir dans la direction de celui qui réclame le plus fort. Le passage à maximum 1/3 de députés pouvant cumuler avec un mandat de bourgmestre ou échevin au parlement wallon à partir de 2014 est un premier pas vers un système plus juste. Il n'y a pas encore de majorité en Wallonie prête à voter un décumul intégral. Pour que cela arrive un jour, il faudra que le sujet revienne dans l'actualité pour que la pression extérieure aide certains à se décider !

Autre sujet polémique, la fameuse gare Calatrava. Le projet n'a cessé d'évoluer depuis 2006, d'abord une simple passerelle entre le centre-ville et les Grands-Prés, ensuite une nouvelle gare-passerelle avec démolition de la gare actuelle, enfin une série d'aménagements destinés à rendre le projet plus écologique. Ecolo Mons-Borinage a beaucoup bossé sur le projet, nous avons notamment visité la gare de Liège pour en repérer les défauts et éviter qu'ils ne se retrouvent dans le projet montois.

Au delà des aménagements, reste la question de fond de l'opportunité du projet. Quelles sont les priorités d'investissement de la SNCB ? Il reste un important travail sur la sécurisation des voies. La SNCB fermes régulièrement des lignes et des gares. Des trains sont supprimés. On le sent fort dans l'arrondissement de Mons, beaucoup de « petites gares » ont fermé ces dernières années, n'ont plus de guichet... A quoi sert une grande gare au milieu d'un désert ? Le dernier épisode médiatique montre que le débat a aussi lieu chez Infrabel, il faudra le surveiller de près.

Enfin, Mons 2015 se rapproche, plus que deux ans. Le projet est présenté par la majorité comme étant avant tout une opportunité économique pour Mons et sa région. Tant mieux si c'est le cas, et nous avons besoin de projets porteurs pour mobiliser les énergies. Mais il faut éviter que cette optique économique et le thème « where technology meets culture » ne conduise à une organisation centrée sur quelques grands projets et qui laisserait de côté tout le milieu associatif et culturel de la région. Mons 2015 ne sera une réussite que si chacun y trouve sa place !


Comment te vois-tu dans 5, 10,ans ?

NBFameuse question ! L'adage veut qu'en politique, 5 ou 10 ans soit une éternité, et rien n'est plus vrai. Difficile donc d'y répondre, mais j'ai deux balises : mon engagement est plus tourné vers l'interne que l'externe, et je fais attention de ne pas vivre en permanence à 100% dans le milieu politique. Pouvoir garder une certaine distance, une capacité de recul, est important. Ce que cela donnera  dans les prochaines années, l'avenir nous le dira !


Désires-tu ajouter quelque chose ?

NBOui, un grand merci pour cette opportunité d'échange, et toujours disponible sur Twitter ou ailleurs pour le continuer !

Merci et au plaisir des prochains échanges !;-)


PS: La semaine prochaine, "Le retour du Barnum" publie l'interview passionnante d'une politique "assez éloignée" de notre secrétaire Ecolo régional ... culturellement, politiquement, géographiquement ...
Et ce WE, dans le cadre de la rubrique "ces twitteurs qui nous entourent", nous publiions également une critique économique de notre ami Chaos_be

mercredi 4 mai 2011

La principale raison du retard des trains.be

: "La scission de la coûte de l'argent et est la principale raison du retard des trains.be ces dernières années" ?
Jannie Haek, patron de la SCNB-Holding :
"L'Europe a voulu scinder les réseaux ferroviaires en plusieurs unités afin de créer de la concurrence sur la rail ; il n'y aura pas de concurrence durant la prochaine décennie.
La scission de la SNCB en trois entités coûte de 50 à 100 millions d'euros chaque année et ne rapporte presque rien". "Les coûts de l'IT, de la communication et des services juridiques ont augmenté à cause de la scission et ces investissements ne seraient pas un problème s'ils rapportaient quelque chose. Ce n'est pas le cas"
Alex Migom, directeur-général de SNCB-Holding  :
"Cette scission coûte de l'argent et est la principale raison du retard des trains ces dernières années"

Lire aussi:
Jannie Haek - SNCB-Holding
La filiation politique est évidente. Jannie Haek est une création des deux hommes forts du parti socialiste flamand dans les années 1990 : Louis Tobback et celui qui fut pendant longtemps son « fils spirituel », Johan Vande Lanotte. Du premier, Haek devient l’un des chefs de cabinet adjoints en avril 1992 à l’âge de 27 ans à peine. Au portefeuille de l’Intérieur. Du deuxième, il reste chef de cabinet adjoint à l’Intérieur avant de devenir premier de cordée en juillet 1999.


Vice-Premier ministre, Budget : Vande Lanotte est alors un poids lourd de la politique belge. Jannie Haek aime tirer les ficelles de la violette, cette première coalition sans sociaux-chrétiens depuis des lunes. Lui, le licencié en sciences politiques, qui a débuté sa carrière comme inspecteur général des finances, forme un sacré tandem avec Luc Coene, son alter ego au cabinet du Premier ministre Guy Verhofstadt. « Il a le même langage direct que son mentor, Johan Vande Lanotte, raconte un de ses homologues de l’époque. C’est une bête organisationnelle, même s’il n’avait sans doute pas le même flair politique que son patron. » Un bon vivant, aussi. Ce Brugeois, père de deux enfants, aime les nectars alcoolisés et s’est vu condamné à une amende de 750 euros il y a trois ans pour avoir… fumé dans son bureau.
Verdict de son passage au Budget, tel qu’on le présente alors : une fameuse quintette d’épures maintenues à l’équilibre. Cela lui vaut un « parachute doré », pour reprendre les termes d’un membre de son équipe actuelle : la direction de la SNCB-Holding, en janvier 2005. Un prolongement logique de sa présidence de la SA BIAC, gestionnaire de l’aéroport de Zaventem, où il a œuvré jusqu’en 2004. « Il est arrivé là avec l’envie de gérer cette société comme un cabinet ministériel. En veillant à la communication et à l’efficacité. » Mais le contexte est différent. Il doit composer avec ses alter ego à la SNCB et chez Infrabel. Les relations avec Marc Descheemaecker, surtout, tournent souvent au rapport de forces. L’un propose une entrée en Bourse de la SNCB ? « Nous avons d’autres priorités », rétorque Haek qui avait dépensé beaucoup d’énergie pour générer celle de Belgacom. L’homme est las de la complexité de cette société à trois têtes. « L’entente avec Jean-Claude Fontinoy, président de son conseil d’administration (étiqueté MR) est par contre excellente », ajoute un proche.
Ses principales réussites ? L’inauguration des gares ultramodernes d’Anvers et de Liège-Guillemins. Du luxe ? « C’était dans sa mission, la SNCB-Holding est responsable des 39 gares principales du pays. Même si cette répartition des compétences mériterait d’être revue », confie un collaborateur. La stabilité budgétaire de la SNCB, elle, n’est pas au rendez-vous. Une conséquence des nombreux investissements nécessités par le succès croissant du rail.
Jannie Haek sait que ses jours à la SNCB sont comptés. En bon animal politique qu’il est, il devrait payer bientôt, à la fin de son mandat en 2011, le poids déclinant du SP.A.

vendredi 15 avril 2011

Secu gares.bxl

 
En 2010, 311 agressions physiques ont été signalées dans les gares.bxl, soit 3X plus qu'il y a cinq ans, mais C juste un sentiment ...
 
 
Lire aussi:Infractions.bxl gares et métro
En 2009, 9.208 infractions ont été enregistrées dans les gares et stations de métro bruxelloises.
25 méfaits en moyenne / jour dans les gares et stations de métro bruxelloises, soit une infraction/heure.