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lundi 6 février 2017

"Je viens parce que tel est mon bon plaisir"

Où il y a de la gêne, il n'y a plus de plaisir ...

Le remplacement de Furlan par , comme Ministre des Pouvoirs locaux, de la Ville, du Logement et des Infrastructures sportives, n'était pas suffisant.
Malaise vendredi et tout le week-end chez les députés wallons, sarcasmes chez les journalistes et stupeur et fureur des citoyens après l'audition d'André Gilles, évasif et arrogeant,  la semaine dernière en Commission au Parlement wallon ...

Quelques échanges ce week-end  à ce propos dans les émissions politiques dominicales ...

Zakia Khattabi:
"Je qualifierais ces méthodes de dictatoriales. Il est arrivé qu’il menace certains de mes administrateurs... Par exemple, lors du dernier conseil d’administration lorsqu’il s’est agi de sortir un communiqué où mes propres administrateurs étaient amenés à se dédire et qu’ils n’ont pas voulu, André Gilles leur a dit qu’il trouverait bien quelque chose à sortir sur eux aussi. La réalité de ce CA, elle est celle-là; ce mode de gouvernance est dictatorial...
C’est ça le mode de gouvernance de Publifin... et d’ailleurs Marc Hody a posé des questions et comme il n’a pas eu de réponses, vous vous rendez compte qu’il a fait appel à un avocat ? ...
C’était ça l’ambiance du conseil d’administration chez Publifin
"

Ce lundi matin, Elio Di Rupo désavoue les députés du parti et demande une Commission d'enquête, une semaine seulement après le vote au Parlement et a appelé à transformer la commission spéciale vouée à l’affaire Publifin en commission d’enquête à part entière.

Il faut de la sérénité pour faire toute la transparence sur l'affaire Publifin: le PS demande dès lors une commission d'enquête 1/3

La composition de la commission doit garantir la totale indépendance de chacun de ses membres et éviter tt soupçon de conflit d'intérêt 2/3
Également, Stéphane Moreau et André Gilles sont suspendus de leurs mandats internes au PS.
Ils ont été suspendus de leurs mandats internes au PS dans l'attente du résultat des travaux du conseil de déontologie et de la commission de vigilance nationale du parti, a annoncé lundi le bureau du PS.


Le Bureau du PS confirme la saisine de son conseil de déontologie & de sa commission de vigilance nationale au sujet du dossier Publifin 1/2

Dans l'attente du résultat des travaux de ces instances, Stéphane Moreau et André Gilles sont suspendus de leurs mandats internes 2/2

En réalité, le PS ne demandait rien; après un trop long déni et parti pris, il était juste acculé et devait se soumettre à la pression populaire et aux menaces larvées du cdH.

B. Lutgen:
"Le MR demande, demande… Qu’il agisse d’abord là où il est capable. C’est-à-dire au niveau de la province de Liège, où il est en majorité avec le PS".
"Il suffit d’une simple motion de méfiance. En trois jours, tout peut être réglé".
"Changer la majorité provinciale à Liège serait aussi écarter le PS de Publifin, dont la province est actionnaire majoritaire"
.

Conséquence de tout cela: les auditions de la commission spéciale prévues pour ce lundi après-midi sont annulées. Le Bureau élargi du parlement de Wallonie se réunit cet après-midi pour prendre acte de cette nouvelle situation et organiser la procédure de mise en place de la commission d’enquête, ce qui devrait prendre quelques jours.

D'un autre côté, parmi les documents envoyés lundi par Publifin aux députés de la commission spéciale, aucun ne donne des informations à propos des rémunérations du management de la société de droit privé Nethys; c'est une des questions sensibles du scandale de l'intercommunale Publifin.



: une audition et une demande de documents sans suite utile auront démontré que la commission spéciale n'allait nulle part
Une commission d'enquête fonctionne, en fait, comme un juge d'instruction, et donc comme un tribunal. Elle enquête dans le but de trouver une responsabilité individuelle sur le plan pénal. Elle peut convoquer des témoins, suspects, ordonner des perquisitions ou des écoutes téléphoniques. L’objectif, c’est d’aller au fond des choses. À la fin d'une affaire, elle peut aussi attribuer des sanctions. Au niveau fédéral, une telle commission avait été mise en place dans les affaires Dutroux, des paras belges morts au Rwanda, de la faillite de la Sabena, celle de Fortis et des tueurs du Brabant wallon. Elle présente l'avantage d'être plus fouillée, mais elle est souvent longue et pas toujours efficace.

Lire aussi:
Plus de 350 politiques flamands siègent au sein d'Eandis

Louis Tobback, bourgmestre de Louvain et vice-président d'Eandis, propose de remplacer les politiques par du personnel technique communal. © photo news. Au total, 356 hommes politiques disposent d'un siège au sein d'un comité d'Eandis, le gestionnaire du réseau flamand de gaz et électricité. L'intercommunale verse 600.000 euros de jetons de présence par an, soit plus de deux millions d'euros depuis les élections communales de 2012, selon une enquête du Tijd publiée samedi. Louis Tobback, bourgmestre de Louvain et vice-président d'Eandis, propose de remplacer les politiques par du personnel technique communal. Il y a souvent plus de 20 politiques au sein des comités des sept intercommunales et 17 comités régionaux derrière le gestionnaire, constate le quotidien économique. Le cumul étant autorisé, certains passent plusieurs fois à la caisse d'Eandis.




Pascal Vrebos (RTL-TVI) n'est plus consultant chez Nethys
Nous l’avions annoncé ici même, la présence de Pascal Vrebos, l’écrivain animateur mais aussi journaliste et intervieweur de RTL-TVI, chez Nethys posait un réel problème de conflit d’intérêts. Chez Nethys, qui détient notamment les titres de presse L’Avenir et Moustique, Vrebos avait un contrat de consultance. 

Homans : « Les scandales à la Publifin ne peuvent pas arriver en Flandre »

La ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), a expliqué que les scandales liés aux intercommunales ne pouvaient pas se produire en Flandre. Elle n’est par ailleurs pas en faveur d’une privatisation complète des intercommunales flamandes.
L’affaire Publifin en Wallonie a mis le fonctionnement des intercommunales sous le feu des projecteurs. L’équipe du Zevende Dag (VRT) a invité Liesbeth Homans, la ministre flamande des Affaires intérieures, pour discuter de la situation en Flandre. »Les scandales qui se déroulent maintenant en Wallonie ne peuvent pas se passer en Flandre. Depuis 2001, nous avons un règlement très clair. En Flandre, la valeur des jetons de présence aux réunions est limitée à 205 euros. En Wallonie, on se base encore sur des règles datant des années 80″.
Elle pointe également du doigt la diversité des missions de l’intercommunale liégeoise : « Publifin a par exemple racheté un journal, L’Avenir. Chez nous, les intercommunales s’occupent de dossiers liés à la collaboration entre les communes. Ces excès ne peuvent donc pas se produire. »

lundi 9 janvier 2017

Absentéisme parlementaire.be ?

Fin novembre 2016, le PS proposait d’interdire le cumul des rémunérations de certains mandats

Elio Di Rupo, proposait d’interdire le cumul des rémunérations pour les parlementaires wallons qui, en vertu des règles actuelles, pouvaient également être bourgmestres ou échevins.
Aujourd'hui, André Frédéric (PS) et Karin Temmerman (sp.a) proposent:
« Un vent de renouveau se fait sentir, dans lequel les discussions sur la bonne gouvernance sont fréquentes et où la question de la limitation du cumul des mandats est souvent posée. Durant ces périodes de rigueur économique, qui imposent à nos citoyens de faire des efforts pour protéger notre État, ce même État se montre exigeant à l’égard de notre population. Il importe, dès lors, que la Chambre des représentants montre l’exemple et que chacun s’engage à être plus rigoureux et à assurer l’efficacité du système »
La proposition socialiste s’inspire "des exemples wallon et bruxellois", et veut sanctionner les députés qui seraient absents des commissions dont ils sont membres sans motif valable ou sans avoir veillé à être remplacés. L’indemnité parlementaire serait dès lors due à 100 % si le député est présent au minimum à 80 % des séances de commission dont il est membre effectif, la présence étant considérée au moment des votes inscrits à l’ordre du jour. L’indemnité serait rabotée de 10 % si le député passe en dessous de ce seuil, de 30 % en cas de présence à moins de 70 % des votes et de 60 % en cas de présence inférieure à 50 % des votes. La disposition s’appliquerait également pour les séances plénières. Des exceptions sont prévues en cas de maladie, congé de maternité ou de paternité ou encore de participation à des réunions internationales, ou en cas de départ pour éviter de devoir assurer le quorum car la majorité ne serait pas en nombre.

jeudi 8 décembre 2016

#CwaPEgate, suite (III)

Francis Ghigny (un ancien chef de cabinet adjoint de José Daras, nommé président permanent de la Cwape en 2002) devait être entendu au parlement wallon ce jeudi 8 décembre à 14h15, en commission de l'Energie.
Pour une raison à cette heure inconnue, l'audition  aurait été postposée.

Mais on apprend ce jour que "le personnel de Christel Evrard (direction de la promotion de l’électricité verte) lui aurait envoyé un courrier en date du 5 décembre2016, qui affirme exactement le contraire de la version livrée par son avocat, a propos du rapport interne que la Cwape aurait conclu par rapport à la responsabilité de Christel Evrard dans le cadre d’une procédure pour harcèlement moral au sein de la Cwape. .

"Chère Christel, […] Nous lisons avec surprise ton absence de perception du ‘climat conflictcuel’ qui règne à la Cwape actuellement et dans notre direction en particulier. Car si la cohésion entre collègues est grande, la relation qui se crée entre toi et les membres de ton équipe n’est pas forcément vécue de manière aussi positive. Les conflits larvés, les impressions d’absence de considération ou de mise à l’écart et les communications partielles sont autant d’événements mal vécus par la plupart d’entre nous."

mercredi 7 décembre 2016

#CwaPEgate, suite (II)

Nous l'annoncions dans #CwaPEgate, suite (et pas fin), qu'il y aurait une suite ...

Et de fait, suite aux révélations de "La Libre" concernant la crise interne que traverse l'organisme wallon régulateur de l'énergie (la Cwape), son président Francis Ghigny (ancien chef de cabinet adjoint de José Daras, a été nommé président permanent de la Cwape en 2002) va être entendu au parlement wallon demain jeudi 8 décembre à 14h15, en commission de l'Energie.
Il sera interrogé par les députés sur une série de propos qui dénonçaient les tentatives du PS pour le remplacer par la belle-sœur du ministre-Président, Paul Magnette.
Il règne au sein de la Cwape un climat délétère autour de la personnalité de Christel Evrard. Un rapport interne à la Cwape aurait conclu à la responsabilité de Christel Evrard dans le cadre d’une procédure pour harcèlement moral ...

jeudi 5 juin 2014

Parlementaires foireux autant que minables #noGovDay10

Vu à la télé ...


Le décret wallon sur le cumul des mandats fait beaucoup de mécontents !

"La plupart des députés wallons ne pourront plus cumuler leur fonction au parlement avec un mandat communal. Un décret, qui date de 2010, et qui fait polémtique puisque beaucoup d'élus souhaiteraient jourd'hui qu'on le modifie au plus vite."

Lire aussi:
Il est désormais interdit de cumuler les mandats: découvrez quels politiciens vont devoir opérer un choix...

Ironie de cette élection, c’est au moment où les Écolos prennent sèchement la porte que l’une des réformes majeures qu’ils ont imposée va faire de l’effet pour la première fois. Le décret sur le non-cumul des mandats va obliger une trentaine de députés wallons à choisir entre leur poste au parlement et leur mandat de bourgmestre, échevin ou président de CPAS.
Un choix qui fait grincer les dents de nombreux futurs députés qui n’avaient pas vraiment envie de choisir. À noter que ce choix ne concerne aucun député Écolo puisque chez les Verts, on ne cumule pas. Ils ne sont de plus que quatre dans le nouveau parlement wallon.
C’est le 10 juin, jour où ils prêteront serment au parlement wallon, que les cumulards « non autorisés » devront marquer leur choix.
Le non-cumul ne s'appliquera pas à tous les députés. Mais quelle est la règle? Sur 75 députés wallons, 45 sont touchés par la règle du cumul. Cette règle veut qu’au sein de chaque groupe d’élus, 25% d’entre eux pourront cumuler le mandat de député et le mandat local. Exemple: le groupe PS compte 30 députés. 25% de 30, arrondi au chiffre supérieur, ça fait 8 députés qui pourront cumuler. Au MR, sur 25 élus, 6 pourront cumuler. Au cdH, sur 13 élus, 3 cumuleront.
(En bleu dans l’infographie, ceux et celles qui pourront cumuler mandat parlementaire et mandat communal. Les autres pourront choisir).

vendredi 23 décembre 2011

Combien gagne un parlementaire pensionné ?

Plus aujourd’hui que demain…

Par Fabrice Grosfilley, le 21 décembre 2011
Un groupe de travail sera mis en place dès aujourd’hui, André Flahaut  l’a confirmé hier soir. « Tout le monde doit participer à l’effort y compris ceux qui font les lois » a indiqué le président de la chambre, qui se cale  ainsi dans la tonalité de l’accord de gouvernement. Le document qui fait office de table de la loi de la majorité Di Rupo prévoit en effet de revoir les indemnités de départ, ( et même de les supprimer en cas de démission volontaire) et en ce qui concerne les pensions,  de les aligner progressivement sur celles du secteur public. Ça se trouve page 11 de l’accord de gouvernement, il n’y a rien de neuf sous le soleil.
Le fait que le débat resurgisse maintenant  est donc bien lié au débat sur la réforme des pensions, le vote aura lieu jeudi en séance plénière,  et à l’émotion que cela provoque dans l’opinion publique mais il serait faux de dire ou d’écrire que les  députés  réagissent au dernier moment sous la pression de la rue. Le groupe de travail, réclamé par plusieurs chefs de groupe et qui sera mis en place par la conférence des présidents de la chambre devra d’ailleurs rendre des propositions pour le mois de janvier. Il aurait sans doute été plus malin d’adopter le même tempo que le bouillant ministre des pensions pour éviter l’accusation de négocier entre privilégiés, mais le mal est fait, le parlement est maître de ses travaux, le ministre en question ne pouvait rien lui imposer sur la question.
Pour comprendre de quoi on parle il faut savoir que  députés  et sénateurs perçoivent une rémunération annuelle brute qui est aujourd’hui  fixée à un peu  plus de 80 000 euros, sur laquelle ils payent des impôts, à peu près le même système  que les professions libérale, et sur laquelle on retient également des  cotisations sociales, notamment  pour la pension. Il faut ajouter à ce salaire des indemnités de défraiement. Tout compris, les parlementaires touchent environ 5 700 euros nets par mois. Si vous occupez une fonction spéciale, chef de groupe, vice-président vous êtes au-delà des 7000 euros (les présidents de la Chambre et du Sénat ont droit à un confortable 16 000 euros mensuels). C’est beaucoup, nettement plus que le revenu moyen, mais ce sont des salaires comparables à celui d’un cadre supérieur dans une grande société. Suivant les partis les élus rétrocèdent une part de leur revenu à leur formation politique

mardi 25 janvier 2011

La confiance du Bureau politique du PP

Phineas_Barnum Article qui met assez bien en évidence le rôle que se donnent les partis ./. parlementaires élus >< rôle représentant du peuple http://bit.ly/eCoaKv #PP


Lire aussi:

Le parti populaire maintient sa confiance en son député

Le PP précise, par ailleurs, que tout sera mis en oeuvre pour améliorer la communication interne du parti.
Le parti populaire (PP) maintient sa confiance en son unique député, Laurent Louis, a annoncé le Bureau politique du PP, qui s'est réunit lundi, dans un communiqué. Un débat s'est tenu jusqu'à 23h au siège du parti populaire. "A l'unanimité des membres, le Bureau politique soutient la direction et le président", souligne encore le communiqué.
Le PP précise, par ailleurs, que tout sera mis en oeuvre pour améliorer la communication interne du parti.
Pour rappel, dans une lettre de six pages adressée au Bureau politique du PP, Laurent Louis menaçait de créer son propre parti à la suite de divergences de vue avec son président fondateur Mischaël Modrikamen.