Affichage des articles dont le libellé est grand stade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est grand stade. Afficher tous les articles

dimanche 4 décembre 2016

BXL devra racheter les infrastructures construites après 99 ans

A Bruxelles, cette ville tyrannisée par Yvan Mayeur, la polémique n’est toujours pas close au conseil communal de la Ville de Bruxelles à propos de l' Eurostadium au parking C du Heysel ...

Selon les termes du contrat pour sa construction, Marie Nagy dénonce le flou autour du dossier:
"L’édifice devra bien être racheté par la Ville au prix du marché dans 99 ans. Nos enfants et petits-enfants cracheront au bassinet"
"si Alain Courtois proclamait haut et fort que la Ville demeurait propriétaire de plein droit du site, et qu’il n’était cédé que sous la forme d’un bail emphytéotique pour une durée de 99 ans, Alain Courtois "joue sur les approximations".
"Cette opération est un scandale du point de vue du droit public"
En fin de semaine dernière, le Premier échevin de la Ville Alain Courtois contestait vigoureusement la teneur d’articles de presse selon lesquels la Ville avait vendu le site pour un euro symbolique au promoteur Ghelamco:
Alain Courtois, dans un communiqué de mise au point par rapport à des "allégations mensongères proférées" dans la presse:
"Le site du Parking C du Heysel n'est pas vendu pour un euro symbolique au développeur mais fait l'objet d'un contrat équilibré et d'engagements réciproques entre les parties. Il est mis à la disposition du développeur par le biais d'un contrat d'emphytéose temporaire d'une durée de 99 ans. A cette échéance, le terrain et les constructions réalisées reviendront donc de plein droit à la Ville de Bruxelles"
Marie Nagy
"Les explications d’Alain Courtois ne satisfont pas. Alain Courtois dit que la Ville n’a pas vendu le site pour un euro. Dès que ce marché a été soumis au conseil communal en juin 2015, on a formulé cette critique. Quand le collège, le 31 mars 2014, lance un appel d’offres pour le marché du stade, il indique dans l’article 7 de cet appel que le droit d’emphytéose, c’est à dire le droit d’utiliser le terrain le terrain sans en devenir propriétaire, ne pourra être attribué qu’aux conditions suivantes :
a) le prix canon (une sorte de loyer que l’entité qui bénéficie de l’emphytéose paie au propriétaire du terrain) du droit d’emphytéose constituera un critère d’attribution et sera de cette manière déterminé par l’offre économiquement la plus avantageuse"

"Dans l’offre que lancait la Ville, le "canon" était prévu et c’était même un critère d’attribution du marché. On donnait des points à celui qui allait offrir le meilleur canon."

"Il est vrai que dans l’appel à projets, il est précisé que le canon ne peut être gratuit. C’est la raison pour laquelle Ghelamco paie un euro symbolique"

L’analyse du rapport des offres qui ont été rentrées n’a pas été communiquée au conseil communal. Est-ce une obligation ?

"Ça paraît en tout cas logique que ce soit communiqué, parce que c’est ce qui permet de vérifier que c’est la meilleure offre qui a été choisie. Et c’est important pour la suite, parce que la Commission européenne va examiner à un moment donné s’il n’y a pas de subside d’État"

Ne peut-on pas considérer ceci comme un investissement, puisque la Ville récupérera le tout dans 99 ans ?

"Là encore, M. Courtois joue avec les mots. La Ville va racheter l’ensemble du bâti sur son terrain. Le terrain, c’est vrai, lui revient de plein droit. C’est ce qu’a dit M. Courtois. Mais les constructions devront être rachetées par la Ville, c’est dans le bail emphytéotique qui a été soumis au conseil communal. Il est dit au point e, page 13 de cet appel d’offres, je cite : 
“la Ville devra racheter les infrastructures construites après 99 ans à leur valeur du marché après due expertise et une décote de 20 %.” C’est très précis. M. Courtois n’a pas précisé ce point… Mais bien sûr. S’il n’a rien à cacher, pourquoi n’explique-t-il pas les choses noir sur blanc ? En fait, cette opération est un scandale du point de vue du droit public. On cède le terrain pour rien. On autorise de construire un stade mais en plus un bâtiment de cinq étages avec toute une série d’activités, y compris des “chambres pour touristes”, et après la Ville devra racheter au prix du marché en précisant bien que dans le contrat de bail emphytéotique, il est prévu que le propriétaire doit entretenir les constructions. Donc la Ville ne va pas acheter une ruine, mais au prix du marché un vaste ensemble. Dans 99 ans, on ne sera plus là… Mais nos enfants et petits-enfants cracheront au bassinet. C’est écrit. La Ville ne donne pas une garantie en tant que telle, mais comme elle s’engage à racheter l’ensemble, c’est une forme de garantie. Et allons plus loin : si Anderlecht ne vient pas, si Ghelamco n’atteint pas l’équilibre financier, la Ville est obligée de racheter aussi. C’est prévu au point 19.3 de ce bail emphytéotique. En fait, Ghelamco investit, reçoit un terrain gratos, avec la garantie qu’on va lui racheter, et la Ville en plus va payer 4,1 millions indexés par an jusqu’à un montant de 120 millions. Donc en fait, la Ville met dans ce stade 120 millions en échange de places VIP. Ghelamco paie aussi les parkings… Attendez. Dans l’appel d’offres, il fallait qu’il reste dix mille places de parking à disposition de Brussels Expo, du Palais 12 et de Neo. Ils ont donc créé une société dont les statuts sont passés au conseil communal dans laquelle on retrouve Neo, moitié Ville de Bruxelles, moitié Région bruxelloise, où chacune met 40 millions d’euros. Donc les pouvoirs publics mettent 80 millions d’euros. Et Ghelamco, avec une autre société, met également 80 millions d’euros. Donc ce n’est un acte de générosité de Ghelamco, comme M. Courtois semble vouloir le dire."

jeudi 8 octobre 2015

Pas d'Euro 2020 et plus de stade national pour les Diables

Le vendredi 25 septembre 2015, le Sporting d'Anderlecht annonçait que son Conseil d'administration s'était penché sur le projet de stade national et en avait conclu que

"le dossier n'était plus conciliable" avec la vision du club quant au "développement à long terme". 
Le 02 octobre 2015, Guy Vanhengel, ministre bruxellois des Finances expliquait:

"En cas de rupture définitive des négociations au sujet du projet de stade national sur le parking C, il n'y a aucun plan B sur la table. Le stade Roi Baudouin qui n'est pas aux normes UEFA ne bénéficiera plus d'un nouveau sursis, les Diables Rouges n'auront plus de stade et il n'y aura pas de participation belge à l'organisation de l'Euro 2020"
... qui pourtant parlait le 20 juin 2015, "d'accord", mais déclarait:
"Ce projet est une situation "win-win" pour toutes les parties"
"Il était impensable que l'Euro 2020 n'ait pas lieu à Bruxelles, même s'il s'agit de l'un des dossiers les plus complexes en raison du nombre important d'acteurs. Nous n'avons pas encore tout, mais les contrats avec la région flamande, la Communauté flamande et la province du Brabant flamand sont déjà bons."

Guy Vanhengel interrogé par plusieurs députés bruxellois (B. Cerexhe, A. Verstraete, J. Van den Driessche, B. Grouwels et E. De Bock) a rappelé qu'
"une étude de faisabilité réalisée en vue d'une participation à l'organisation de l'Euro 2020 de football, avait conclu que la seule option rentable pour disposer d'un stade aux normes passait par une occupation permanente par un club de D1.
Cette condition est liée au fait que les pouvoirs publics belges n'ont pas les moyens de financer eux-mêmes pareille infrastructure."
"le RSCA a par conséquent été impliqué dans l'élaboration du projet tant lorsqu'il fut question du site que du concept, de la capacité, du choix du constructeur et des conditions d'exploitation du stade""L'annonce de la décision du CA du Sporting d'Anderlecht de renoncer à prendre part au projet dans les conditions actuellement sur la table a constitué "une surprise totale" par rapport à l'annonce de l'accord entre le club et le promoteur en juin dernier."
"Si on ne trouve pas de solution, tout le projet sera remis en cause car il est exclu de demander une contribution supplémentaire des pouvoirs publics... L'option de la rénovation du stade Roi Baudouin ne rencontre pas l'intérêt du secteur privé et les pouvoirs publics ne peuvent la financer".
"Il n'y a pas de plan B non plus pour les Diables Rouges qui bénéficient d'un sursis jusqu'en 2017 pour occuper le stade, ni pour l'Euro 2020"

mardi 6 octobre 2015

La rénovation du Stade Roi Baudouin ...

 
"la formule qui revient à rénover le stade et donc le faire payer par la ville : c'est non !"
#
LesExperts du 3/10/2015
Alors que -sauf erreur- le propriétaire du stade du Heysel est la Ville de Bruxelles et est administré par l'ASBL Prosport Bruxelles ...

Schizophrénie complète ? D'autant plus surréaliste, quand on se souvient de la décision du 22 juin 2015 du collège des bourgmestres et échevins d'injecter chaque année 4 millions € dans des activités sur le site du futur stade national de football

Et que dire encore du reste des accords ... ?

Pourtant le 25 septembre, René Collin, ministre des Sports en Fédération Wallonie-Bruxelles :
"Il est temps d'envisager de réhabiliter le stade Roi Baudouin. Il est temps que les autorités bruxelloises réunissent les acteurs concernés afin d'examiner la réhabilitation du stade Roi Baudouin pour la tenue de grands événements sportifs et culturels"

"Cet énième rebondissement [le rejet par le Sporting d'Anderlecht du projet actuel d'occupation du futur stade national] s'ajoute à une série de difficultés apparues ces dernières semaines, notamment autour de l'avenir du Mémorial Van Damme d'athlétisme, du stockage des terres et du débat sur les conventions liant les autorités bruxelloises et les opérateurs retenus pour la construction du stade"
"Ces différents éléments sont de nature à fragiliser complètement la viabilité économique du projet"
"Il avait été dit par le collège de la Ville de Bruxelles à de nombreuses reprises que ce projet ne nécessiterait pas d'argent public. L'absence d'un club résident démontre à nouveau qu'il n'en sera rien"
De même, le député bruxellois N-VA Johan Van den Driessche:
"La rénovation du Stade Roi Baudouin doit revenir à l'agenda"
"Maintenant qu'Anderlecht se retire du projet Eurostadium, je compte absolument sur le fait que la Ville de Bruxelles revienne sur sa décision de démolir le Stade Roi Baudouin"
"Je compte bien que la Ville prenne en compte le souhait de la population et des amateurs de sport de voir le budget revenir là où il appartient: le Stade Roi Baudouin. La Ville et la Région ne doivent pas perdre plus de temps et doivent mettre urgemment la rénovation du stade à l'agenda, de sorte que les matches de championnat d'Europe ne soient pas menacés"
 "Durant la conférence de presse du 20 juin, l'échevin des Sports Alain Courtois a fait comme si l'accord avec Anderlecht était acquis. Au conseil communal du 7 septembre, il l'a répété mot pour mot. La population a été trompée"

dimanche 4 octobre 2015

BXL s'engagerait à racheter le Stade après 99 ans (1/...)

Le nouveau stade national de football devrait (surtout et trop simplement?) permettre à la Belgique d’accueillir un match (ou 4?) de l’Euro 2020. Il devrait être opérationnel en 2019.

Le 25 septembre, l'Union belge de football en appelait à la responsabilité de toutes les parties :
"L'institution appelle chaque partie impliquée dans le dossier du stade national à prendre ses responsabilités afin d'aboutir à une nouvelle solution. Appelée à être l'autre locataire permanent du futur complexe, l'Union belge dit avoir pris connaissance de la nouvelle décision du club anderlechtois et reconnaît, par la bouche de son président, François De Keersmaecker, qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle dans la perspective de la candidature belge en tant que pays hôte pour l'Euro 2020."

"Nous présumons que chaque partie impliquée assumera sa responsabilité afin d'aboutir à une nouvelle solution"
11 sept.

Un stade sans intervention publique?
La Ville s'engage après 99 ans à racheter le Stade à sa valeur du moment. Nos enfants payeront
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
RÉTROACTES ...

"Pas un centime d’argent public ne serait dépensé pour la construction du nouveau stade national de football"
C’était l’engagement pris par les autorités fédérales, régionales et communales

http://m.lalibre.be/sports/football/stade-national-anderlecht-fait-marche-arriere-collin-plaide-pour-la-rehabilitation-du-stade-roi-baudouin-560509cb35700fb92f2cfe48

Le 22 juin 2015 une décision du collège des bourgmestres et échevins est prise d'injecter chaque année 4 millions € dans des activités sur le site du futur stade national de football

Et une semaine plus tard ... une nouvelle couche (au milieu de conditions scandaleusement surréalistes) ....

http://www.bruxelles.be/dwnld/77041840/12.-%20Conseil%20communal%20du%2029%20juin%202015.pdf




http://www.bruxelles.be/dwnld/77041840/12.-%20Conseil%20communal%20du%2029%20juin%202015.pdf



Réponse de l'échevin et autres réactions dans un prochain article ....

samedi 26 septembre 2015

Stade national : "Pas un centime d’argent public"

Le nouveau stade national de football devrait (surtout et trop simplement?) permettre à la Belgique d’accueillir un match de l’Euro 2020. Il devrait être opérationnel en 2019.
"Pas un centime d’argent public ne serait dépensé pour la construction du nouveau stade national de football"
C’était l’engagement pris par les autorités fédérales, régionales et communales au moment de l’annonce du parking C comme localisation du futur stade. Afin que ce projet soit rentable, le constructeur a besoin d’un locataire fixe, et le RSCA est le seul club belge de football à pouvoir offrir cette garantie. Ce qui lui donne évidemment aussi une position de force dans les négociations.

Pourtant, Paul Gheysens affirmait le 24 août 2015:
"Le futur Stade national générera d'énormes revenus" 
On sait déjà que ce stade encore inexistant va déjà couter une fortune au contribuable, vu que, selon un arrêté du collège échevinal de la Ville de Bruxelles datant du 20 mars 2014, on devait déjà débourser 200 000€  en frais d’études urbanistiques complémentaires. Il s’agissait d’une extension de mission confiée au bureau d’urbanisme KCAP qui s’occupait des études liées au projet Neo sur le plateau du Heysel ... autre gros problème en matière de démocratie et de dépense d'argent public dans des projets que l'on qualifiera pudiquement de "douteux".
Il est à rappeler que lorsque KCAP fut désigné en 2010, il n’était pas encore question d’un nouveau stade sur le parking C, ce qui explique partiellement ces surcoûts ....

En décembre 2014, la facture s’allonge encore ...
On comprend que la Ville de Bruxelles devrait débourser en 2015 408 500 €  pour rémunérer le cabinet d’avocats Lydian.

Francis Dubois, "stadium project manager" pour l’ASBL Prosport pilotant le dossier pour la Ville, expliquait que:
"la Ville assume ces dépenses en frais d’avocats destinées à la mise en emphytéose d’un terrain lui appartenant et cela pour se prémunir de toute erreur qui pourrait donner lieu à un recours". "C’est un dossier extrêmement complexe; le parking C est situé en Flandre (oh, surprise!)"
Marie Nagy, chef de file des écologistes au conseil communal bruxellois, rappelait qu’en 2014 des ajustements budgétaires avaient déjà été votés :
"335 000 € pour des frais d’avocats, 92 000 € pour l’engagement d’un manager, 250 000 € pour des études de sol et 200 000 € pour une mission d’urbanisme". "Plus de 743 000 € d’honoraires pour un cabinet d’avocats, c’est vraiment cher! ".
"
La promesse faite par Alain Courtois que le stade ne coûterait pas d’argent public est totalement mensongère et juste faite pour faire "passer la pilule" en ces temps de crise et d’austérité. Je demanderai au conseil communal copie de l’appel au marché et du marché attribué à Lydian. Je souhaite savoir quel est le coût estimé total des missions d’accompagnement de la candidature pour les années à venir."


Plus hallucinant encore, le 22 juin 2015 une décision du collège des bourgmestres et échevins est prise d'injecter chaque année 4 millions € dans des activités sur le site du futur stade national de football 

Philippe Close a même affirmé à cette occasion:
 "Je vous mets au défi de trouver en Europe un montage aussi puissant que celui-là par rapport à la construction d'un stade national"

 

Accords !


La ville de Bruxelles, Anderlecht et le promoteur avaient donc trouvé un accord pour le nouveau stade national .... L’accord avait mis du temps à être conclu, car un un point majeur devait être réglé : le montant du loyer payé par Anderlecht, futur locataire du stade, fixé, semble-t-il, à 10 millions € par saison pour jouer dans la nouvelle enceinte; néanmoins, le montant de la location du stade par Anderlecht n'a jamais été divulgué.
"C’est un pas important pour l’avenir du club car nos ambitions internationales restent ce qu’elles ont toujours été"
expliquait Roger Vanden Stock, le président d’Anderlecht.

 

Patatras !

Vendredi 25 septembre 2015, le Sporting d'Anderlecht annonce que son Conseil d'administration s'est penché sur le projet de stade national et en a conclu que
"le dossier n'était plus conciliable" avec la vision du club quant au "développement à long terme". 
Le RSCA souligne néanmoins que "le club va continuer de travailler afin de disposer d'installations modernes dans lesquelles les supporters pourront encourager leur équipe favorite dans les meilleures conditions".

Lors de sa conférence de presse d'avant-saison, alors que le RSCA devait en théorie quitter le parc Astrid à partir de la saison 2019-2020, il précisait qu'
"il allait payer "le loyer le plus cher d'Europe". 
A l'époque, le président Roger Vanden Stock avait expliqué qu'il souhaitait recevoir des garanties du constructeur BAM/Ghelamco:
"Nous voulons savoir ce que nous aurons pour notre argent. Notre intention est de pouvoir jouer à l'Eurostadion, mais pas à n'importe quel prix"
Lire aussi:
Mayeur & l' #Euro2020

Yvan Mayeur exige un encadrement plus rigoureux des jeunes revenant de Syrie, mais quid des plus vieux, qui perdent leur slip, et qui partent au Brésil ? Sur le compte de qui, en fait ?

samedi 15 juin 2013

Projet urbain de #LOLivier


Une nouvelle pelouse sur un parking [C]; pour autant que par m2 de pelouse -> 10 Tonnes de béton.
Le Grand Stade à Grimbergen : les accords d’Ostende font déjà des vagues ...


Lire aussi:
Une surface commerciale au Palais de Justice de Bruxelles : «Une proposition utopique»

Le palais de justice de Bruxelles va libérer près de 45.000 m2 pour des magasins et autres activités commerciales, culturelles et touristiques. Un projet critiqué par la ministre bruxelloise de l’Economie. 
Quelque 45.000 m2, au moins, seront libérés au Palais de Justice de Bruxelles pour y installer des commerces, des espaces horeca et d’autres activités culturelles, touristiques et commerciales. «  D’abord il y un master plan qui va étudier ce qui sera possible sur le plan commercial, sur le plan financier et sur le plan technique car il s’agit d’un bâtiment classé », a commenté le secrétaire d’Etat à la Régie des bâtiments Servais Verherstraeten qui est à l’origine du projet qui devrait voir le jour dans les années 2020. «  Ca prendra une quinzaine d’années », a confié le Servais Verherstraeten.
En sous-sol, un musée, des commerces avec bibelots et des souvenirs touristiques, des espaces Horeca et des libraires. La coupole du Palais deviendra une attraction touristique, tandis que certains étages resteront réservés aux instances judiciaires qui occupent encore le palais, comme la Cour de Cassation, les greffes et les chambres dédiées à la justice de Paix. Les étages inférieurs, dans le socle du bâtiment, accueilleront de nouvelles installations.

« Une proposition utopique »

Le projet de Servais Verherstraeten constitue une «proposition utopique», formulée «sans concertation» et«relevant du cannibalisme commercial» à l’égard du noyau existant à proximité, a affirmé la ministre bruxelloise de l’Economie Céline Fremault.
Pour Céline Fremault, interrogée à ce sujet au parlement bruxellois par le député écologiste Vincent Lurquin, il est regrettable qu’aucune démarche préalable de consultation n’ait été envisagée auprès de la Région bruxelloise.
Sur le fond, la ministre Fremault considère qu’implanter l’équivalent d’une fois et demi le complexe bruxellois de «City 2» dans ce bâtiment à l’architecture néo-classique relève de l’utopie face aux exigences des promoteurs de centres commerciaux et provoquera l’assèchement des commerces de « rue » de la zone Louise-Porte de Namur.
De plus, le Palais de Justice est identifié au Plan Régional d’Affectation du Sol dans une zone administrative, ce qui limite l’autorisation de ce typ-e d’activité à 1000m² par projet et par immeuble, et impose des mesures de publicité particulières pour toute demande supérieure.
En terme de stratégie commerciale, ce projet ne correspond pas du tout à l’équilibre commercial de la Région.
Dans ce contexte, de nombreux projets ont été ou seront réalisés dans cette zone de la capitale, comme la rénovation des galeries de la Toison d’Or, le projet de recouvrement de la Petite ceinture et le projet Prowinko qui proposera 13.000m² de surface commerciale complémentaire à quelques centaines de mètres de là.

Vervoort sur le stade national: «On ne peut pas passer à côté de l’Euro 2020»
Séance agitée au parlement bruxellois, ce vendredi. Les questions ont fusé de toutes parts sur la localisation du stade national. Rudi Vervoort s’est défendu : « Notre objectif était uniquement de déterminer le meilleur endroit ».
Les questions ont fusé de tous les bancs parlementaires vendredi au parlement bruxellois au sujet des décisions du séminaire du gouvernement bruxellois organisé à Ostende, et principalement de l’option prise par l’équipe de Rudi Vervoort en faveur d’une implantation d’un nouveau stade national à l’emplacement de l’actuel Parking C du Heysel. Propriété de la Ville de Bruxelles, ce terrain est situé en Région flamande, ce qui implique inévitablement une concertation.
Le ministre-président bruxellois s’est également vu conseiller par certains de prévoir un plan B pour le cas où le dossier du parking C n’aboutissait pas en raison notamment des risques de ne pas voir aboutir la nécessaire concertation avec la Flandre. «Et le plan B, c’est le Heysel», a dit, sans ambage le député CDH et ex-échevin des Sports de la Ville de Bruxelles Bertin Mampaka, tout comme notamment Marie Nagy (Ecolo).

«Aller au Parking C, c’est passer d’une Région à l’autre»

Comme son chef de groupe Benoît Cerexhe, ex-ministre régional de l’Economie et de l’Emploi, Bertin Mampaka n’a pas vraiment caché ses doutes quant à l’issue du dossier d’une nouvelle construction sur le parking C, si l’on en croit les très nombreuses questions que, comme d’autres parlementaires, il a posées. Cette semaine, déjà, il nous confiait que « certains à la Région ont fantasmé avec parking C». «Traverser la chaussée Romaine, pour aller au Parking C, ce n’est pas seulement traverser une chaussée, c’est passer d’une Région à l’autre», constatait-il. « Récemment la chaussée Romaine a d’ailleurs été réasphaltée seulement du côté flamand. Un bon exemple de la concertation entre les deux communes. Et je ne vous parle que d’un réasphaltage! Pour le stade, Grimbergen n’a pas été consultée!»
Selon lui, un accord «pourrait être trouvé avec le Sporting d’Anderlecht pour reconstruire un stade à la place du Roi-Baudouin sur base d’un bail emphytéotique», la meilleure solution pour avoir la certitude de pouvoir accueillir des matchs du championnat d’Europe en 2020. Bertin Mampaka a d’ailleurs rappelé que la reconstruction du stade Roi Baudouin avait été soutenue par le ministre-président sortant Charles Picqué dans le cadre de la candidature de la Belgique à l’organisation du Mondial de 2018.

«Il n’y a rien à négocier»

Interpellé, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a insisté sur l’importance de l’événement -« on ne peut pas passer à côté de l’Euro 2020» –, tout en minimisant la responsabilité de la Région. « Notre objectif était simplement de déterminer le meilleur endroit», a-t-il expliqué.
«Mais ça s’arrête là», a conclu Rudi Vervoort, précisant qu’il n’était demandeur de rien et qu’il n’y avait donc rien à négocier.

11h02: un grand stade à Bruxelles, «est-ce la priorité?»

Mampaka: «On fantasme sur le parking C» pour le stade fédéral

Alain Courtois veut une piscine en plein air provisoire à Bruxelles en 2014
Une piscine en plein air permanente à Bruxelles, ce n’est pas pour demain. Après celle imaginée par Pascal Smet au bord du canal, Freddy Thielemans et Bertin Mampaka avaient lancé l’idée d’en créer une à l’arrière de la piscine communale de Neder-Over-Heembeek. Une idée restée sans suite et à laquelle le nouvel échevin des Sports Alain Courtois ne se montre pas favorable. Par contre, il veut installer une « piscine provisoire » en plein air près du canal dès l’été 2014.


La piscine sera provisoire.
Si l’été est beau et chaud, les Bruxellois risquent d’avoir envie de se rafraîchir en allant se baigner. Avec la fermeture actuelle ou annoncée de diverses piscines, celles qui restent risquent de refuser du monde. Il y a un peu plus d’un an, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Freddy Thielemans (PS) et l’échevin des Sport de l’époque Bertin Mampaka (cdH) avaient lancé l’idée de créer une piscine en plein air sur la pelouse solarium attenant à la piscine couverte de Neder-Over-Heembeek. Une idée qui est retombée sans guère faire de vagues. Et le nouvel échevin des Sports Alain Courtois ne compte pas remuer ciel et eau pour lui donner vie. «  La réflexion est double. Des travaux sont en cours à la piscine de Laeken et on va devoir faire des travaux de toiture à celle de Neder-Over-Heembeek. Que fait-on ? C’est pourquoi j’étudie la possibilité d’installer une piscine temporaire, en plein air. » Il veut notamment avoir réponse à des questions comme le prix de location et le délai d’installation et voir si cela déjà été fait dans d’autres villes. Le fait qu’Océade puisse rester deux années de plus au Heysel ne change rien à sa conviction. Car il est aussi attaché à la dimension sociale. «  Je veux qu’il y ait une infrastructure disponible pour que les gosses qui ne partent pas en vacances puissent se baigner. » Une piscine qu’il verrait bien s’installer dès l’été 2014, le long du canal, si possible non loin du site de Bruxelles-les-Bains.
On rappellera que Pascal Smet (SPA), l’ancien ministre régional des travaux avait lancé, lors de la législature régionale précédente, l’idée de créer une piscine en plein air, permanente celle-là. Il argumentait en précisant que ce genre d’infrastructure existait déjà dans d’autres grandes villes européennes. il avait même fait approuver par le gouvernement le choix d’un site, en bordure du canal et une étude avait été financée par le programme Beliris. Mais après les élections de 2009, le SPA a été écarté de la nouvelle majorité régionale et le projet a été abandonné, la nouvelle coalition estimant que 15 millions d’euros, c’était cher payé pour une infrastructure qui ne pourrait servir que durant la belle saison. Le site prévu a d’ailleurs été réaffecté, il devrait accueillir un espace vert, toujours pas réalisé à ce jour.