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jeudi 27 décembre 2012

Eurometropolitan E-School, quid ?

En mars 2011, Demotte voulait créer "l’école du web".
Cet établissement devrait fonctionner à rentrée académique 2011-12.

Qu'en est-il aujourd'hui ?

A l'époque: 

L’Internet explose mais aucune école en Communauté française ne couvre véritablement la totalité du spectre de ces nouvelles professions engendrées par les médias interactifs. C’est pourquoi Rudy Demotte, ministre-Président de la Région wallonne et de la Communauté française, ambitionne de créer un établissement scolaire qui couvrira une "large palette" des métiers de l’Internet et qui se voudra "transnational" en étendant son rayonnement à trois régions (Wallonie, Flandre et Nord de la France). Nom de code : l’Eurometropolitan E-School (Ee-S).

Modèle assumé : l’Ecole européenne des métiers de l’Internet qui vient de se créer à Paris et qui accueillera ses premiers étudiants en septembre prochain.Pour remplir les programmes de cours, les Hautes Ecoles et universités de la Communauté Wallonie-Bruxelles seront invitées à mettre leurs moyens en commun. Idéalement, c’est le transfert d’un département ou d’un module de formation d’une école partenaire qui sera l’option privilégiée.
Selon Rudy Demotte, deux hautes écoles de la région ont déjà accepté de détacher vers l’Ee-S plusieurs sections "web" dès la rentrée scolaire 2011. Dans un premier temps, seules des formations ciblées seront proposées, avant une montée en puissance au fil des rentrées académiques.
"La volonté que l’Ee-S vise est de délivrer, à terme, des diplômes universitaires (de type court ou long), mais aussi des formations continues qui pourraient renforcer l’attrait de la région, par exemple sur le plan de la logistique", explique le ministre-Président. Une allusion, bien entendu, au plan de restructuration qui a récemment frappé les travailleurs de La Redoute à Mouscron.
Côté localisation géographique, l’Ee-S devrait sortir de terre dans le Tournaisis, sur le site désaffecté de Camphin Lamain, situé à un jet de pierre de la frontière française. Etant donné que ses bâtiments n’ouvriront pas leurs portes avant plusieurs années, l’Ee-S prendra d’abord ses quartiers au centre d’innovation Negundo situé à Orcq (Tournai). En revanche, le financement du projet est plus flou. Trois "ensembliers" distincts sont chargés du dossier : les intercommunales IEG et IDETA, les invests et les acteurs privés. Le tout chapeauté par le conseil de développement de la Wallonie picarde. Pour Rudy Demotte, le mot-clé du projet est "décloisonnement" : décloisonnement entre les réseaux, entre les pays, entre les Communautés flamande et française (ce qui, dans le contexte politique actuel, n’est pas innocent).
Reste à éviter de faire doublon face aux nombreux organismes publics qui dispensent déjà des formations aux nouvelles technologies sur le territoire wallon : Technofutur TIC à Charleroi, Technifutur à Liège, Technocité à Mons "Mais nous ne sommes pas du tout à cette échelle-là, réagit notre interlocuteur. Il s’agit de créer une école de dimension transfrontalière en tissant des collaborations avec Courtrai et Lille, en bénéficiant de la position névralgique de la région picarde sur la carte."

jeudi 7 juin 2012

Une rédaction est un exercice qui a des vertus éducatives

Le Conseil d'Etat vient de confirmer la punition donnée à un enfant de dix ans [???], "condamné par le collège communal de Quévy à faire une rédaction" après une dispute dans la cour de récréation de son école. Lundi, le Conseil d'Etat maintenait cette punition scolaire/administrative imposée par le collège communal au motif qu':
"une rédaction est un exercice qui a des vertus éducatives puisqu'elle apprend à l'élève à s'exprimer correctement par écrit et qu'elle le conduit à mener une réflexion et à organiser ses idées à partir d'un sujet déterminé"

Au préalable, comparution de l'enfant et ses parents, "devant le collège communal"[???] pour s'expliquer devant le bourgmestre de Quévy, l'échevine de l'Enseignement, la secrétaire communale et la directrice de l'école. Après en avoir délibéré pendant 5 jours [???], le collège communal a imposé au jeune garçon une rédaction sur le thème :
"Il ne faut pas toujours suivre les mauvais conseils de ses camarades". 
Les parents de l'enfant ont considéré que la punition imposée était un acte administratif susceptible d'un recours devant le Conseil d'Etat et demandaient l'annulation pure et simple de la punition et s'interrogeaient sur le sens et le cheminement éducatif d'une sanction imposée à un enfant de 10 ans "sans qu'il soit permis de comprendre la raison, la portée et le fondement de celle-ci."

Les parents ont été condamnés à supporter chacun 262,50 euros de frais de procédure.

dimanche 4 septembre 2011

Oui, je fais revenir la morale à l'école

Luc Chatel, ministre français de l'Éducation  :
"Oui, je fais revenir la morale à l'école"
"La circulaire qui paraît ce jeudi est destinée à toutes les classes de primaire"
"Pas forcément tous les matins, mais le plus régulièrement possible, le maître va maintenant consacrer quelques minutes à un petit débat philosophique, à un échange sur la morale"
Sujets possibles :
 "le vrai-le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit à l'intimité, afin que le professeur "transmette un certain nombre de valeurs".
Le ministre a tenu sa conférence de presse de rentrée jeudi, et a qualifié de "grave erreur" la suppression de l'éducation civique après 1968 et s'est déclaré "favorable à ce qu'on évalue l'instruction civique au baccalauréat".



Lire aussi:
L’ascenseur social toujours en panne
Le constat n’est pas neuf : les immigrés réussissent moins bien à l’école.
L’école continue d’être un lieu de reproduction des inégalités. Tel est le constat d’une étude effectuée par le Germe (Groupe de recherche sur les relations ethniques, les migrations et l’égalité, ULB), pour le compte de la Fondation Roi Baudouin.
Cette étude, la troisième du genre, si elle laisse paraître quelques lueurs d’espoir, n’a pas de quoi rendre optimiste. En comparant les données de l’étude Pisa 2009 (programme international pour le suivi des acquis des élèves), le Germe parvient à des résultats peu réconfortants, tant pour les systèmes éducatifs de notre pays que pour certaines familles.
En effet, bien que les performances des élèves issus de l’immigration aient progressé par rapport aux précédentes études et que l’écart entre élèves autochtones et élèves issus de l’immigration se soit réduit de ce fait, on déplore toujours un écart considérable dans les résultats des élèves avec ou sans histoire migratoire. Cet écart s’explique presque entièrement par la position socio-économique des parents et la langue parlée à la maison. "Bien que la Communauté flamande affiche des résultats moyens globalement meilleurs que la Communauté française, ajoutent les auteurs, les deux systèmes éducatifs sont confrontés à un même défi important : assurer l’égalité des chances pour les enfants issus de familles défavorisées et garantir un niveau de performance acceptable pour les élèves issus de l’immigration. Sur ce point, nous sommes encore loin du compte."
Et les auteurs d’appeler à un travail d’envergure en matière de démocratisation, à susciter un réflexe de solidarité de la part des groupes les plus privilégiés, à augmenter la mixité sociale dans les écoles ainsi qu’à accomplir des efforts (pédagogie, financement, mentalité, ) pour améliorer la qualité de notre système d’enseignement dans sa globalité.

mercredi 2 février 2011

Un élève francophone : 7.275 euros

Selon l’étude annuelle des « indicateurs de l’enseignement », la dépense moyenne par élève-étudiant en Communauté française s’élève à 7.275 € / an.
  • Moyenne européenne : 6.854 €
  • Belgique : 7.838 €  (la Flandre tire ce chiffre vers le haut)
  • Allemagne : 7.075 €
  • France : 7.640 €
  • Pays-Bas : 8.454 €