Avant sa démission pour cause de scandale Publifin, Paul Furlan s'était engagé à formuler d'ici la fin de l'année 2016 une proposition
de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les
membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???) et assurera la transition pendant neuf mois maximum,
jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure
de sélection Selor.
Aujourd'hui, Francis Ghigny maintient sa position quant au recrutement de son
successeur:
"J'imagine que Christel Evrard est l'auteur de cette plainte. Si
elle a raison de vouloir m'écarter, je maintiens qu'elle n'a pas les
compétences managériales pour diriger la Cwape"
"En n'organisant pas la procédure de sélection, le gouvernement espérait que Christel Evrard" (imposée à la vice-présidence, par le gouvernement wallon) "obtienne automatiquement la présidence pour un long intérim" Plus grave encore et accusateur: "Le ministre Furlan avait d'ailleurs tenté d'acheter mon silence
en me proposant une place dans son cabinet. J'estime qu'il était dans
l'intérêt de la Cwape que je prenne position"
"cette histoire, [où] le politique est mouillé jusqu'au cou: plusieurs gros
bras du PS liégeois font ainsi partie de la galaxie Publifin, parmi
lesquels Stéphane Moreau, directeur général de Nethys et bourgmestre
d'Ans, Claude Parmentier, chef de cabinet adjoint du ministre Furlan en
charge des pouvoirs locaux (qui ose prétendre n'être au courant de
rien!) ou encore André Gilles, que LaLibre a plus qu'égratigné récemment
dans un portrait sans concession.
Les autres partis politiques, dont le mien, ne sont pas épargnés non
plus puisque sont aussi éclaboussés Dominique Drion, désormais
ex-président du comité d'éthique du cdH, et quelques seconds couteaux du
MR liégeois, qu'il a bien fallu arroser à un moment ou à un autre pour
obtenir leur bienveillante coopération"
On se rappellera que c’est dont Cédric Halin, cet auditeur de la Cour des comptes dans son occupation professionnelle "privée", mais et (surtout) échevin sérieux et motivé de la
commune d’Olne concernée et propriétaire pour partie de l'Intercommunale, qui a découvert le pot aux roses.
Il avait révélé le scandale des rémunérations perçues au sein des comités de
secteur de Publifin (ou "Win For Life"). Cela s’était passé calmement le 19
décembre dernier, lors de la réunion du conseil communal, où il avait tenu à
partager publiquement ses découvertes, pourtant déjà bien
connues du sérail politique. Il ne s’attendait pas à la tornade
médiatique qu’il allait provoquer en jouant le rôle d’un "lanceur
d’alerte" (terme qui nous déplait).
"J’ai juste fait mon boulot", ne cherchant manifestement pas à en tirer
un avantage médiatique.
Cédric Halin sera à nouveau sous les projecteurs, car il a accepté, à la demande du président de son parti, de
devenir administrateur de l'intercommunale après la démission des
quatre administrateurs centristes, a-t-il annoncé sur son compte twitter et à l'agence Belga.
"J'ai expressément donné mon accord mais uniquement à titre
gratuit"
L'intercommunale Publifin est dans l'oeil du
cyclone depuis la révélation en décembre des montants faramineux des
rémunérations encaissés par des élus locaux pour des prestations
faibles, voire inexistantes, dans des organes consultatifs du holding
public.
Benoît Lutgen:
"La tâche du nouvel administrateur du cdH, qui durera 100
jours, sera d'auditer, de remettre de l'ordre, d'y voir clair dans le
fonctionnement de la société et ses structures.
J'appelle les formations politiques des autres
administrateurs à lui emboîter le pas et de passer de l'intention à
l'action".
Cédric Halin:
"Il faut arrêter la communication à tout va par rapport au
dossier, faire un travail de fond et ensuite communiquer des
propositions concrètes de modifications. J'
espère recevoir la collaboration de Publifin. J'ignore en revanche
l'identité des futurs autres administrateurs centristes qui m'épauleront. Il s'agira cependant d'office d'élus de communes
associées au sein de Publifin"
"Je ne pensais pas que le scandale
irait aussi loin. L'impact a complètement dépassé mon imagination. Il y
a eu un effet de cascade. Mais je ne me sens pas du tout responsable
(de tout ce qui arrive)."
"Je ne pensais pas que cela allait provoquer la
démission de certains mandataires"
"Ils étaient au courant au niveau des partis, et pas qu'au cdH. J'ai partagé l'information auprès
de plusieurs mandataires il y a plusieurs mois déjà. Je m'intéresse à
Publifin depuis 2013.
Il n'y a pas eu de réaction: Publifin
est une structure très lourde où tout le monde se tient"
Je dirai que c'est exactement le propre d'un système mafieux :
intimider ceux qui dénoncent vos pratiques. Ça ne m'étonne donc pas du
tout. Cela ne change rien à mes propos, disons simplement que j'éviterai
de me promener sur les parkings de Cointe.
L'auteur héroïque de la "Déclaration de Namur" ne demande pas la démission de son ministre, mais expliquait pourtant au Parlement, suite à une question de Stéphane Hazée en commission des Affaires générales du Parlement wallon, le 4 mai 2015:
"C'est le SePAC - le Secrétariat à la gestion en contrôle interne des
cabinets, qui possède une fiche reprenant l'ensemble des
activités rémunérées, publics ou privées, de tout candidat à
l'engagement dans un cabinet ministériel." "De leur côté, parce qu'ils relèvent du domaine privé, les
mandats privés ne sont pas publiés, mais ils doivent être déclarés sur
l'honneur dans la fiche transmise au SePAC et au ministre, afin que
celui-ci puisse prendre sa décision d'engagement de manière éclairée."
Malgré cela, Elio Di Rupo maintient sa confiance en Paul Furlan, ce qui confirme ce que nous disions d'entrée de jeu dans cet article.
Il nous explique - comme plein d'autres mandataires politiques, que lui aussi, "il tombe de sa chaise"
Et on croit rêver quand on lit que Rudi Vervoort explique qu'"Un Publifin est impossible à Bruxelles"
(lire ici) ou quand Elio di Rupo déclare à propos du ministre Furlan :
"Il a fait énormément et c'est lui qui, notamment, a fait en sorte, avec
les autres gouvernements régionaux, qu'il y ait enfin un certain
contrôle, entre autres sur Publifin, qui n'existait pas pour des raisons
techniques. Il a beaucoup travaillé et a contribué à assainir les
intercommunales"
"Je (lui) maintiens ma confiance. Il a, je
pense, vraiment une volonté d'améliorer les choses"
Magnifique ! Il était effectivement difficile d'aggraver les choses, vu la situation.Pour mémoire et bonne information, il n'existe pas "de raisons
techniques", qui empêchent le contrôle des intercommunales, mais une réelle volonté politique que cela ne puisse se faire, et qui a été suffisamment décriée quand le parlement a adopté le décret « Electricité ».
Plus de détail dans cet article: "Nethys, cette nébuleuse qui échappe au droit wallon"
Lire également, une théorie "Ecetia" ci-contre ....
"je ne savais pas, j'aurais pu le savoir et c'est vrai, je n'ai pas
cherché à le savoir, car sa situation n'avait pas évolué lorsqu'il est
entré en 2014 dans mon cabinet".
"Il n'y avait pas à mes yeux de conflit d'intérêts." [hallucinant & rappel]
Claude Parmentier aurait perçu 1.752,30 euros brut en
siégeant dans le CA de Publifin, soit 25 fois moins que ce qu'il a
touché chez Nethys la même année (43.183 euros brut), et ce sans la
moindre obligation légale d'assister aux réunions.
Depuis le 28 juin 2013, date à laquelle il est devenu
administrateur de la filiale Nethys, le socialiste aurait ainsi perçu
plus de 153.000 euros brut, soit près de 70.000 euros après impôts.
Selon une source du Vif, Claude Parmentier n'aurait pas été
nommé chez Nethys par le PS mais par Publifin, actionnaire public de la
société et exercerait ce mandat "à titre privé".
Le chef de cabinet de Maxime Prévot est administrateur d’une filiale de Publifin Philippe Buelen, le chef de cabinet à la Région du vice-président CDH du
gouvernement wallon Maxime Prévot, cumule les mandats. Il est
commissaire à la Sofico, vice-président de la Sowalfin, vice-président
de la Sogepa, président de la SRIW-Immobilier mais également
administrateur privé chez Immo-Circus Wallonie et chez NeWin, une des
filiales du groupe Publifin. Tous ces mandats sont rémunérés
Serge Manzato, le bourgmestre PS d’Engis, avait également
quitté officiellement vendredi 13 son poste de président du Parti
socialiste de l’arrondissement de Huy-Waremme.
A Publifin, il
faisait partie du comité « Télécoms ». Sur la période de trois années
d’activité, il avait participé à deux des huit réunions qui se sont tenues.
Il avait pour cela touché 67 198 euros.
Fin décembre 2016, Claude Emonts, conseiller communal PS à Liège, avait commencé avec fracas le grand bal des démissions. Ce dernier annonçait qu’il remboursait les montants perçus dans le cadre de réunions
des comités de secteur de l’intercommunale Publifin (Soit près de 52.000
euros nets depuis 2013) Celui qui fut président du CPAS de Liège et
président de la Fédération des CPAS a aussi décidé de renoncer à tous
ses mandats.
Lire aussi:Portrait d’André Gilles
Tecteo accusé de faire la loi au parlement wallonLe parlement a adopté le décret « Electricité »
largement amendé par la majorité PS-CDH-Ecolo. De l'avis des
observateurs, ce texte semble cousu sur mesure pour assurer des
facilités de développement au groupe Tecteo
Un nouveau chapitre de la « Déclaration de Namur" a été écrit hier au Parlement wallon.
Ironie de l'Histoire, alors que le Parlement wallon vient de vivre une pantalonnade minable qui fera date à propos de Publifin, il y a moins de 3 mois, il s'écrivait dans Marianne:
"Paul Magnette vient d’administrer une triple leçon aux eurocrates de
Bruxelles, mais aussi aux élites qui font preuve de lâcheté
démocratique et de cécité économique et politique."
"Enfin, une leçon de politique. Dans une époque où la défiance des
citoyens à l’égard de la classe politique est déjà immense, Paul
Magnette a préféré écouter les doutes légitimes de sa population. Ce
juste choix est d’autant plus embarrassant pour les tenants de la «
mondialisation heureuse » qu’il leur sera difficile de caricaturer Paul
Magnette, ce social-démocrate bon teint, comme un nostalgique ou un
partisan du repli sur soi.
Paul Magnette a démontré qu’il était capable de contre-attaquer avec
habileté, portant la contradiction au cœur des institutions
européennes."
"Ce nouvel épisode dans la succession des crises qui secouent l’Union
Européenne devrait appeler les responsables politiques à regarder enfin
le monde tel qu’il est plutôt que tel qu’ils voudraient qu’il soit. Il
n’est plus supportable de confier à une institution non-élue un pouvoir
discrétionnaire si important."
Magnette poussait même le culot jusqu'à vouloir donner des leçons de démocratie à l'Europe, en promulguant, la « Déclaration de Namur » qui devait jeter les bases d’une réforme sur la publicité des négociations,et posait la question du commerce international.
Paul Magnette:
"L’Europe ne se pose plus une question fondamentale : à quoi sert le commerce ?Nous
voulons inverser la logique actuelle. Le but, ce n’est pas le commerce,
c’est le développement durable, la réduction des inégalités ou le
réchauffement climatique. Le commerce doit servir ces finalités"
La semaine passée le Ministre Furlan affirmait ne pas connaitre Christel Evrard avant sa désignation au sein de le CWaPE ...
Pourtant, Christel Evrard était employée au cabinet Marcourt durant la
précédente législature et était désignée comme commissaire PS du
gouvernement wallon auprès de la ... CWaPE.
Le Ministre était déjà à la tête d'autres compétences au moment de
l'éclatement du scandale photovoltaïque en 2013 et il soutient ne pas
connaitre la commissaire du gouvernement auprès du régulateur ?
Paul Furlan s'est engagé à formuler d'ici la fin de l'année une proposition
de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les
membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???) et assurera la transition pendant neuf mois maximum,
jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure
de sélection Selor.
Sauf erreur, nullement relayé par les journaux télévisés nationaux, ce 23 novembre 2016, Philippe Henry, intervenait au Parlement :
“Il n’y a pas de procédure en cours pour le
remplacement de Francis Ghiny. Il n’y a pas eu d’appel à candidature et
donc il n’est plus possible de recruter son successeur dans les règles
de l’art pour avoir la personne la plus compétente possible. Le fait que
Christel Evrard soit la belle-soeur de Paul Magnette laisse penser que
le gouvernement wallon ne lance pas de procédure afin de lui permettre
de prendre la présidence de la Cwape pour une durée indéfinie. Elle
avait déjà été parachutée à la Cwape à la fin de la législature.”
D'après les journaux cités plus haut, Christel
Evrard aurait fait l’objet de plusieurs plaintes pour harcèlement moral. Un
rapport l'aurait établi après des auditions du personnel demandées par le
président de la Cwape. Ce rapport conclurait à la responsabilité de la
vice-présidente. Il lui aurait été demandé de changer son comportement dans ses
relations professionnelles.
Christel Evrard a contre-attaqué de manière hallucinante, la subordonnée accusant son chef de déloyauté dans un mail adressé à Francis Ghigny :
“Je
t’adresse ce mail suite aux comportements répétés identifiés dans ton
chef ces dernières semaines et par lesquels tu mets en péril le
fonctionnement de la Cwape. Je
te rappelle que, dans le cadre de la procédure d’analyse des risques
psycho-sociaux que tu as demandée en septembre 2016, il y a un certain
nombre de principes édictés par l’arrêté royal qui sont à respecter. Tu
sembles en faire systématiquement fi notamment en t’adressant à mon
personnel en direct alors que les discussions sur ce rapport n’ont pas
encore été entamées en Comité de direction et que le plan d’actions qui
en découlerait n’a pas encore été élaboré. Tu sais par ailleurs,
maintenant, que j’ai émis une contestation quant au contenu de ce
rapport. […] Tu comprendras que j’entrevois difficilement la suite de
notre collaboration jusqu’à ton départ le 31 janvier 2017. Ton
comportement à mon encontre manquent de loyauté, d’intégrité et de
transparence et sont de nature à me discréditer vis-à-vis de l’ensemble
du personnel de la Cwape de même qu’à l’extérieur. Ton attitude est
inacceptable et génère nombre d’impacts délétères au sein de
l’organisation."
En parallèle, le ministre de l'Energie Paul Furlan promettait de régler
la procédure de recrutement ce jeudi au gouvernement.
L'exécutif a dès lors décidé de lancer immédiatement l'appel
à candidature pour le poste. La procédure de désignation devrait
pouvoir se clôturer à la fin du premier semestre 2017, estimait le
ministre.
Ce dernier formulera d'ici la fin de l'année une proposition
de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les
membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???) et assurera la transition pendant neuf mois maximum,
jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure
de sélection Selor.
Lire aussi: Imbroglio au Parlement wallon sur le vote d’un décret énergie -
Le projet de décret sur la méthodologie tarifaire
applicable aux gestionnaires de réseaux de gaz et d’électricité devait
être voté ce mercredi. Mais il a été renvoyé en commission par
l’opposition, car la majorité PS-CDH n’était pas en nombre suffisant. Le parlement wallon
devait approuver ce mercredi en séance plénière le projet de décret sur
la méthodologie tarifaire applicable aux gestionnaires de réseaux de
distribution de gaz et d’électricité. Un texte très attendu, mais qui
devra patienter : au terme d’une bataille de procédure qui s’est
prolongée toute la matinée, le texte a été renvoyé en commission pour
complément d’information. Le député MR Jean-Luc Crucke s’est chargé de mettre
le feu aux poudres, suivi de Stéphane Hazée pour Ecolo. Les deux
représentants de l’opposition ont pris argument des propos récents tenus
par Francis Ghigny, le président de l’organe régulateur wallon, dans
une interview donnée au Soir. Celui-ci estimait notamment que « le gouvernement wallon menace l’indépendance de la Cwape ».
Une erreur technique Une interview que nous avons bel et bien réalisée, mais qui n’a pas encore été publiée dans la version papier de ce journal. Le Soir a
en effet décidé de ne pas publier cette interview en solo, pour offrir
la possibilité de réagir aux personnes citées par Monsieur Ghigny au
cours de l’interview. Notre dossier complet sera publié très prochainement. Mais, suite à une erreur technique, l’interview de Monsieur Ghigny a été diffusée sur notre site pendant quelques heures.
Jean-Luc Crucke, qui a eu le temps de voir «l’article fantôme
», parle d’une interview détonante. « M. Ghigny
cite de manière nominative des personnes proches de membres du gouvernement », affirme le député. Pour lui, Francis Ghigny, ancien chef de cabinet du ministre Ecolo José Daras, parle comme « un homme qui va quitter une fonction et dévoile tout ce qui se passe derrière ». Pour le MR et Ecolo, ces accusations sont assez
graves pour réclamer une nouvelle audition de Francis Ghigny avant de
voter le décret tarifaire, même si les deux dossiers n’ont que des liens
ténus entre eux. L’opposition a déposé une motion en ce sens.
Vaste pantalonnade Un premier vote a eu lieu vers 10 heures : les rangs
de la majorité PS-CDH étant très clairsemés, la motion a été approuvée.
Mais un point du règlement du parlement prévoit un second vote dans
l’heure quand le quorum n’est pas atteint, ce qui était le cas ici.
PS et CDH ont donc battu le rappel des députés dans
la nature. À 11h15 pétantes, le quorum atteint, le second vote a eu
lieu. Surprise : socialistes et humanistes ont aussi voté la motion du
MR et du PS. Un ralliement de pure circonstance : si les troupes PS et
CDH avaient obtenu du renfort, cela restait insuffisant pour disposer
d’une majorité qui aurait fait un sort au souhait d’un renvoi en
commission… Conséquence de cette pantalonnade : Francis Ghigny
doit s’attendre à être convoqué dans les prochains jours pour venir
s’expliquer.
"la désignation de Christel Evrard en tant que vice-présidente et
directrice de la Cwape a "soulevé ce problème". "Nous ne voulons pas personnaliser cette affaire. Nous
ne portons pas de jugement de valeur sur sa personne. Mais cette
nomination nous a amenés à nous interroger sur le processus de sélection
des dirigeants Cwape."
"L’Union européenne exige que les régulateurs de l’énergie soient indépendants. En
outre, plusieurs décisions de la Cwape ont été défavorables aux
propriétaires de panneaux. La question de son indépendance pourrait donc
influencer les litiges en cours."
En 2013, tout le comité de
direction de la Cwape devait être reconduit. Malgré les rappels, le gouvernement
wallon ne bouge pas. En février 2014, en toute fin de
législature de l’olivier présidée par Rudy Demotte, le décret
électricité est modifié à la dernière minute: on crée un nouveau poste de vice-président pour la Cwape et Christel Evrard, la belle-sœur de Paul Magnette, obtiendra le poste. Cela ne correspondait à aucune demande mais générait un surcoût pour la
Cwape. Dans le même temps, on prolonge le mandat de Francis Ghigny jusqu’au 31
janvier 2017, soit jusqu’au jour de ses 65 ans.
Christel
Evrard étant la belle-sœur de Paul Magnette, il y a un conflit d'intérêts quand on connait la relation effective entre le régulateur wallon de l’énergie et l'Exécutif Wallon ...
Aujourd'hui, c'est Francis Ghigny, le président de la Cwape qui déclare :
Francis Ghigny devrait donc prendre sa retraite le 31 janvier 2017, mais il refuse de partir tant que son successeur n’a pas été désigné dans les règles. D'après lui, le PS pousse dans le dos la belle-sœur de Paul Magnette, Christel
Evrard et le manœuvres politiques risquent, selon lui, de mettre en péril la gouvernance de la Cwape:
« Je suis inquiet de constater qu’à deux mois et demi de la fin de mon mandat, aucune procédure n’a été lancée pour me remplacer. Or je suis persuadé que pour résister au lobbying des différents acteurs de marché et pour que la Cwape soit un acteur fort et indépendant de la transition énergétique, il faut soigner la gouvernance à son sommet. Et celle-ci risque aujourd’hui d’être mise à mal par le gouvernement wallon ».
Quand Ghigny découvre la prolongation de son mandat, il est extrêmement surpris et très mal à l’aise. Version officielle: assurer une stabilité dans l’équipe.
Toujours selon Francis Ghigny, c’est le PS qui a donné l’instruction de le prolonger jusque fin janvier 2017.
En le prolongeant via ce décret, on le rendait inéligible, car si il avait postulé en bonne et due forme pour un renouvellement de son mandat, il aurait pu obtenir un nouveau mandat de cinq ans. Ce décret l’a donc empêché de postuler pour cinq nouvelles années et donc aussi permettre de préparer discrètement le terrain pour Christel Evrard ?
Francis Ghigny a dit et écrit au ministre de l’Énergie Paul Furlan que, si le gouvernement n’était pas prêt dans les temps, il pouvait rester en fonction jusqu’à l’été 2017 pour assurer la continuité et permettre à la procédure de désignation de se faire correctement.
Furlan aurait répondu :
“Vous avez raison, c’est ce qu’il faut faire. Mais je ne suis pas seul. La décision dépend du gouvernement”.
Et en septembre dernier, Paul Furlan est revenu vers Francis Ghigny pour lui dire que le gouvernement voulait respecter les échéances initiales.
A ce jour, l’appel à candidatures n’a toujours pas été lancé. Pourquoi ?
Pourtant, le gouvernement avait pris une décision au mois de mai. Le Ministre Furlan avait expliqué ce 30 octobre au Parlement, suite à une question parlementaire, qu’il fallait d’abord modifier le décret car le Gouvernement avait prévu un jury de 5 personnes alors que le décret prévoit un jury de 4 personnes ! Le gouvernement ignorait-il le décret lorsqu’il a pris sa décision ?
Selon "Touche pas à mes certificats verts", la réponse est NON car dans les annexes du
document permettant le début de la sélection, une signature stipule que
la procédure de sélection respecte bien l'article 45 du décret
électricité...
Ainsi que l'article 45bis qui fixe, : "Les
règles applicables au Président et aux membres du comité de direction
en matière d'incompatibilités et de conflits d'intérêts" (SIC)!
Selon cette procédure de sélection mise en place par le cabinet du Ministre de l'énergie, Paul Furlan, le gouvernement wallon a eu l'excellente
idée de nommer en plus du panel d'experts chargé de la sélection un
membre supplémentaire issu de la haute fonction publique wallonne à
savoir Madame Sylvie MARIQUE.
Excellente idée qui semblait plus transparente... Sauf que ...
"nous avons actuellement un gouvernement wallon qui souhaite passer en
force sur le nouveau décret électricité. Nouveau décret qui donnera à
la CWaPE les PLEINS POUVOIRS pour décider de la méthodologie tarifaire
qui imposera à partir de 2019 une tarification solidaire aux
propriétaires de panneaux photovoltaïques.
En attendant, la
facture explose pour les non prosumers, le ralentissement des
installations QualiWatt s'accentue, les actuels propriétaires de PV
s'inquiètent du sort qui va leur être réservé... Mais pas de panique,
nous aurons probablement bientôt un Ministre-Président qui demandera des
avis au régulateur (sa belle-soeur) sur des questions qui touchent le
portefeuille de TOUS les wallons."
Aurélie Kettels, l’avocate de TPCV qui regrette que le monde politique ait la "mainmise" sur le choix des directeurs de la Cwape :
"la désignation de Christel Evrard en tant que vice-présidente et
directrice de la Cwape a "soulevé ce problème". "Nous ne voulons pas personnaliser cette affaire. Nous
ne portons pas de jugement de valeur sur sa personne. Mais cette
nomination nous a amenés à nous interroger sur le processus de sélection
des dirigeants Cwape.""L’Union européenne exige que les régulateurs de l’énergie soient indépendants. En
outre, plusieurs décisions de la Cwape ont été défavorables aux
propriétaires de panneaux. La question de son indépendance pourrait donc
influencer les litiges en cours."
Christel
Evrard est la belle-sœur de Paul Magnette, ce qui amène à un conflit d'intérêts quand on connait la relation effective entre le
régulateur wallon de l’énergie et l'Exécutif Wallon.
Aurélie Kettels:
"Le Selor examine simplement la recevabilité des candidatures, précise . Chaque
dossier est classé en trois catégories : ‘ne convient pas’, ‘convient’
et ‘convient particulièrement’. Les candidats ne sont pas classés et le
gouvernement wallon peut choisir qui il veut dans ceux qui conviennent."
Rappelons également qu’une affaire entre TPCV et la Cwape est pendante
devant la cour d’appel de Liège : les propriétaires de panneaux devront-ils payer, oui
ou non, pour prélever de l’électricité sur le réseau ? Si le tarif de
prélèvement est validé, un surcoût compris entre 200 et 300 euros par an
sera effectivement facturé aux propriétaires de panneaux qui n’ont pas
de compteur double flux. De nouvelles plaidoiries auront lieu début
juin.
82% des top managers wallons sont étiquetés PS ou cdH.
La
politisation de l'administration publique wallonne est régulièrement
dénoncée. Du changement avait été promis lors du précédent gouvernement
PS-cdH-Ecolo. Mais force est de constater que PS et cdH continuent à
s'approprier la grande majorité des postes. "80% des postes clés, si l'on se base sur les dernières nominations, leur reviennent", dénonce le chef de groupe MR au Parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet, samedi dans les journaux de Sudpresse. "Ce gouvernement PS-cdH reste sur ses bonnes vieilles pratiques de partage du pouvoir" "On
met en avant la bonne gouvernance, la transparence, la
dépolitisation... Mais ce gouvernement PS-cdH reste sur ses bonnes
vieilles pratiques de partage du pouvoir. Je ne fais aucun procès
d'intention aux personnes désignées. Par contre, je fais le procès du
gouvernement qui a avalisé et mis en place cette manière de faire", affirme l'intéressé, qui interpellera le ministre de tutelle, Christophe Lacroix, à ce sujet lundi au Parlement.
"Le ministre-Président wallon, attaque 2015 avec des ambitions médiatiques retrouvées.
"Je m’étais imposé une certaine discrétion"
pour éviter, dit-il, la confusion entre sa nouvelle et son ancienne fonction de président du PS ... "
Discret en plus, Popol ...
"On n’a pas attendu 2015, nous voulons continuer à travailler
d’arrache-pied. Il y a deux grands paquets d’actions : les réformes
d’ordre économiques pour accélérer la progression économique; et
l’accueil des nouvelles compétences. Nous avons une douzaine de grands
dossiers pour les six mois à venir. Ce sera deux réformes importantes
par mois."
"La difficulté en matière d’emploi, c’est que ces politiques datent
des années 70. Année après année, on a inventé des nouveaux dispositifs.
Désormais, tout est dans les régions. Entre APE, PTP, Activa, Article
60, Plan Rosetta, réduction de cotisations sociales, titres-services,
etc. Tout doit être mis à plat. J’ai demandé aux partenaires sociaux de
faire comme si ces dispositifs n’existaient pas et d’en inventer un
nouveau, plus efficace. S’ils viennent avec un dispositif complet sur
lequel ils sont d’accord à 100 %, le gouvernement le bénira."
et ce quelques
semaines après l'annonce d'un projet similaire emmené par le tandem UCL
et KUL à Leuven, nous apprenait l'Echo.
Ce dossier de #protonthérapie, ce n'est même pas du communautaire, mais un ersatz d'imbécilité sous-régionale profonde [au mieux]
La
Belgique se payait donc le luxe de construire deux centres de
protonthérapie sur son territoire alors que "c'est l'aspect financier qui
avait bloqué le dossier pendant une décennie".
Toujours selon le journal, "pour les recteurs de la KUL et de l'UCL, Rik Torfs et Bruno
Delvaux, l'alliance dévoilée en février dernier entre leurs universités
en vue de construire le premier centre de protonthérapie en Belgique est
la preuve de la complexité du dossier. Ce centre de technologie de
pointe dans le traitement du cancer chez les enfants représente un
investissement de 43 millions d'euros.
Le fait de voir la plus grande université francophone choisir la
Flandre et non la Wallonie pour implanter une technologie développée par
la société IBA a froissé les susceptibilités politiques dans le sud du
pays et en particulier celle du bourgmestre de Charleroi Paul Magnette."
Rik Torfs et Bruno Delvaux estimaient à l'époque que la décision du
gouvernement était une aberration. Ils parlaient de gaspillage et de
détournement d'argent public par le PS, en pleine campagne
électorale, à l'époque.
Le communiqué en concluerait que "L'UCL ne contesterait plus la viabilité d'un deuxième centre belge de protonthérapie et plaiderait désormais pour ne pas être exclue du projet wallon"
Alors qu'il semble clair que l'argent public a été à nouveau engagé sur des bases partisanes en doublon et dans un cadre vexatoire à destination de l'Université Catholique, dont l'excellence et l'indépendance énerveraient des milieux plus prosélytes et anticléricaux sectaires.
Plus fort encore: "L'ULB, l'ULg, Namur et Mons sont ouverts à la discussion, mais il est exclu que l'UCL intègre le partenariat technologique établi entre les quatre universités et la société IBA, et dont l'objectif est de créer un centre de recherche scientifique"
Pour rappel, un principe essentiel de FP7_Projects et maintenant de H2020funds est la création de réseaux de recherche .... aucune innovation: toujours les mêmes couillonnades; en guise de réseau: celui des copains.
"un mélange de fantasmes irrecevables qu'il faut dénoncer et de revendications rationnelles qu'il importe d'écouter"
Sur le plan pratique, il soulignait que la N-VA et un parti nationaliste
qui n'est ni xénophobe ni anti-européen avec lequel le PS parle et qu'il
veut associer au pouvoir.
"le nationalisme est en fait une enveloppe vide qu'on peut remplir de différentes façons""Il faut dès lors faire la différence entre un nationalisme xénophobe
dont le Vlaams Belang est un exemple et avec lequel nous refusons de
parler et un nationalisme qui n'est ni raciste ni anti-européen comme
celui de la N-VA avec lequel le PS veut parler""Nous voulons associer la N-VA à une démocratie de compromis car le
rêve de tout parti nationaliste est de rester à l'extérieur. Nous
voulons les obliger à exercer le pouvoir car il y a une grande
différence entre rédiger un programme de parti dans lequel on affirme
vouloir supprimer le Sénat et diminuer le nombre de membres dans les
cabinets pour faire des économies et faire un budget. On découvre alors
que ces idées ne rapportent pas tant que cela"
"Les Régions et le fédéral ne sont ni la sources de tous les problèmes ni la solution à tous les problèmes".
Le cas « Francken »
mérite une mise au point, après une semaine où les nouveaux démons
communautaires sont sortis de leur boîte, avec leur cortège
d’accusations, de soupçons et de diabolisations. Nous parlons ici pour nous, Le Soir
: les questions sur la légitimité du secrétaire
d’Etat à l’Asile et à l’Immigration ne relèvent pas d’une charge
obsessionnelle contre la N-VA, d’une volonté de délégitimer un
gouvernement qui prend place ou de placer une partie du nationalisme
flamand dans le camp de l’extrême droite. Si Le Soir conteste
la place de Théo Francken au gouvernement, en particulier au poste qu’il
occupe, et continuera à être extrêmement attentif à tout propos du
passé et à tout acte désormais posé, ce n’est pas en raison d’un clivage
nord-sud, mais au nom des valeurs qui sont celles de notre quotidien,
et qui surtout fondent notre démocratie, au niveau fédéral ainsi que
dans chacune des entités fédérées. Le rejet du racisme, la défense de la
dignité humaine, l’interdiction de stigmatiser les groupes d’êtres
humains selon leurs origines, sont des éléments sine qua non
des démocraties. Si des partis utilisent ces arguments par tactique
politique, c’est leur responsabilité et nous serons là, comme
journalistes, pour dénoncer ces petits jeux malsains. Mais il ne faut
pas tout mélanger. Oui, la N-VA est un parti dont la présence
au gouvernement est légitime. La gestion par un parti séparatiste d’un
niveau de pouvoir qu’il veut faire disparaître, ne cesse certes de nous
étonner et suscite notre extrême vigilance, mais cela n’exclut en rien
l’accès au pouvoir à Bart De Wever, grand vainqueur de ces élections et
des négociations tant en Flandre qu’au fédéral. Oui, le gouvernement Michel a mis sur papier
une série de réformes socioéconomiques légitimes (pensions, déficit
public, marché du travail, poids de l’Etat, compétitivité). Le Soir s’est
d’ailleurs souvent prononcé sur la nécessité et l’urgence d’oser un
certain nombre de mesures structurelles qui permettent au modèle belge
(la sécurité sociale notamment) de perdurer. A charge pour le
gouvernement en place de prouver que ces réformes modernisent la
société, sans la fracturer. Nous attendrons les projets précis et leur
mise en œuvre pour les jauger sur pièces, un à un. Mais, oui aussi, Le Soir tire la
sonnette d’alarme sur le danger que postule la présence d’un secrétaire
d’Etat en charge de l’Asile et de l’Immigration, qui a déclaré dans un
passé très récent et via un support public, qu’il ne voyait pas « la
valeur ajoutée de la diaspora congolaise, algérienne et marocaine ». Ces propos dans la bouche d’un PS, d’un MR
ou d’un CD&V, au sein d’un gouvernement de gauche, de centre-droit
ou tripartite, wallon, bruxellois ou fédéral, auraient suscité la même
indignation et les mêmes condamnations de notre part. Il se fait que M.
Francken est N-VA, ce qui n’est une raison ni de l’épargner ni de
l’accabler plus particulièrement. Si ce n’est que l’ambiguïté des
relations de membres de ce parti avec certains milieux laisse une place
au questionnement plus réelle que pour d’autres formations politiques:
il n’est ainsi pas coutume d’assister à des réunions de M. Le Pen, ou à
des anniversaires d’ex-collaborateurs, apparemment pas tout à fait
repentis. On peut comprendre l’histoire des autres (la
Flandre ici en l’occurrence), mais ces autres doivent aussi réaliser
que les interrogations francophones ne relèvent pas que d’une foutaise
ou d’une préoccupation surannée, mais d’une sensibilité qui, elle aussi,
à ses ramifications. D’autant que les propos tenus par M. Francken ne
posent pas question qu’au sud du pays. La ligne de «fracture» sur ce
sujet n’est pas communautaire, mais elle traverse les frontières
linguistiques et idéologiques: on ne s’interroge pas ici «Flamands
contre francophones», ou «opposition contre gouvernement». Les éléments sur table aujourd’hui ne
donneraient sans doute pas lieu en justice à une condamnation de M.
Francken. Reste qu’aujourd’hui un grand spectre d’opinions estime que
ces propos sont teintés de racisme et nuisent à la vie en communauté car
des groupes d’individus sont soupçonnés. Un malaise de fond est créé
entre d’une part le ministre en cause et le gouvernement qui l’abrite,
et d’autre part des groupes d’individus. Voilà qui fragilise la position
du ministre dans un domaine où il y aura place au doute désormais entre
les décisions officielles et les intentions qui les inspirent. C’est
d’autant plus dommageable que l’heure est à une politique d’asile qui
combine rigueur et droits de l’homme: celui qui doit réaliser ce
difficile équilibre ne peut, pour réussir, qu’être au-dessus de tout
soupçon. Ceux qui veulent faire de Théo Francken une
victime de francophones injustes, se trompent et manipulent une vérité
qui traverse le territoire belge. Si le secrétaire d’Etat doit désormais
être imparable dans tous les actes et paroles, passés et à venir, c’est
parce que tous les partis démocratiques, dans et hors du gouvernement,
nord et sud confondus, à part la N-VA et son président, le lui
demandent. Le Soir avec eux.
1. Les avancées réelles de De Wever
2. La reconduction compromise d’Elio Di Rupo
3. Di Rupo reprend la main sur son parti, qui lui échappait
4. Le nationalisme flamand
5. Les avantages du pouvoir
Magnette, se défend d’avoir fait un énorme cadeau à
la N-VA en ouvrant des négociations avec le cdH pour former le futur
gouvernement wallon, et réfute les accusations
selon lesquelles il aurait pris une décision grave pour la stabilité du
pays:
"Ceux qui disent ça n’ont rien compris à la logique de notre système fédéral!"
"Je comprends la déception du MR, vu son score électoral
significatif, mais dans un système proportionnel comme le nôtre, il
faut faire des coalitions et cela se fait en fonction des proximités des
programmes"
"Dire cela, c’est ne pas comprendre la logique du système
fédéral. Si c’est pour faire partout les mêmes gouvernements, il ne
fallait alors pas créer les Régions… Cela se passe comme ça en
Allemagne, en Suisse, etc."
Et au
fédéral avec la N-VA?
"Nous répondons aux invitations de Bart De Wever,
mais le programme de la N-VA est aux antipodes du nôtre. C’est
difficile, sauf si la N-VA fait des concessions… Sommes-nous prêts à en
faire, nous? Nous avons un programme cohérent et compatible avec celui
d’autres partis… Mais on va attendre le rapport de l’informateur."
Depuis hier soir, la presse
analyse le dernier coup tactique du PS (et du CDH) comme une acceptation
du « confédéralisme » prôné par Bart De Wever. Ce matin, toute la
presse flamande était sur ce mode-là, et une partie de la presse
francophone. La raison ? Selon tous ces journalistes politiques, former
d’abord les gouvernements régionaux et ensuite le gouvernement fédéral
est une marque de confédéralisme. Oui, oui ! Dites, mais alors, c’est
quoi, le fédéralisme ?
La prise en otage du pays par le PS est
machiavélique, choquante et dangereuse. Di Rupo et Magnette ont avancé
leur pion pour rester au pouvoir à tout prix. Quitte à renoncer à la
stabilité du pays dont ils se disent pourtant les partisans.
Elio Di Rupo et Paul Magnette ont pris tout le monde par surprise en
annonçant l’ouverture de négociations avec le CDH en Wallonie et à
Bruxelles, où se glisse le FDF. Dans le jeu de poker des formations de
gouvernement dans ce pays, les deux coprésidents du PS se sont comportés
en Machiavel, prêts à tout pour conserver le pouvoir. Quitte à choquer
les électeurs et à saper une stabilité du pays dont ils prétendent être
les garants.
Au premier regard, s’agit-il d’un coup de génie politique ? Assurément.
Le PS craignait comme la peste la mission d’information royale de Bart
De Wever : il redoutait d’être rejeté dans l’opposition au fédéral ou
d’être amené à jouer un rôle d’appoint destructeur face aux trois autres
formations importantes du pays (N-VA, CD&V et MR).
Récapitulons le tableau des merveilles. Le triomphe de la N-VA (en Flandre). La conquête du MR (en Wallonie). L’avantage au PS
(chez les francophones). La réussite-ke du cdH (à peu près Wallonne).
La (petite) consécration du FDF (sur Bruxelles). Le succès du CD&V,
du sp.a, de l’Open-VLD,
de Groen. Et le PTB, quelle avancée. Et le PP, pas mal. Tout le monde a
gagné. Même Écolo, d’ailleurs. Les verts francophones ont gagné une
cure de jouvence idéologique. Non, vraiment, les élections c’est comme
l’école des fans. Tout le monde a gagné. Victoire du premier parti, même
s’il se perd des voix pour le PS. Victoire du premier parti, même s’il
vole les voix du Vlaams Belang, pour la N-VA. Victoire de la plus grande
progression, même si on arrive second, pour le MR. Il ne faut pas se
faire voler sa victoire. Car Nous entrons, forts de toutes ces
victoires, dans le second tour qui échappe à l’électeur. Les terribles,
les affreuses, les énigmatiques négociations qui se déroulent en ce
moment, et pour un temps indéfini qu’on espère le plus court possible,
sont en place. Mais en attendant qu’ils forment des coalitions, je vais
vous dire qui est le vrai vainqueur de ces élections. Le seul et le
vrai. Le fort et le magnifique. C’est Oliver Paasch. C’est qui? C’est le Bart De Wever
des germanophones. Il dirige le parti «autonomiste des Belges de langue
allemande ». Il a fait valser tous les vieux partis et a renversé les
quinze années de présidence du socialiste Karl-Heinz Lambertz.
Ca lui a pris 5 jours de devenir le nouveau ministre-président avec une
coalition sympathique incluant socialistes et libéraux.
500 collaborateurs d'Ecolo sur le marché du travail Environ 500 collaborateurs du parti Ecolo pourraient
devoir trouver un autre employeur à la suite des mauvais résultats de la
formation politique lors des élections, d'après une estimation relayée
samedi par la Libre Belgique. Le parti devra en effet vivre avec 30 à
40% de moyens en moins. 400 personnes qui travaillaient dans les cabinets ministériels
La plupart des collaborateurs concernés, environ 400, travaillaient dans
les cabinets ministériels. Leur sort n'est pas encore définitivement
scellé, puisque les négociations en vue de former les prochaines
majorités sont en cours et que la direction actuelle du parti n'a
toujours pas exprimé clairement son refus de participer à nouveau au
pouvoir, précise le quotidien.
La face cachée du patrimoine de Fidel Castro Juan Reinaldo Sanchez, l'ancien garde du corps rapproché de Fidel Castro, vient de faire des révélations choc! Après 17 années de franche collaboration avec le dictateur cubain. Choqué par l'écart existant entre le discours du chef révolutionnaire et la réalité de son quotidien, l'homme a décidé de briser le silence et de faire éclater la vérité.
Vivant actuellement aux Etats-Unis, Juan Reinaldo Sanchez dévoile ainsi au travers d'un livre la face cachée du patrimoine du "Lider Maximo". Celui qui prétendait vivre dans une "cabane de pêcheur" disposerait en réalité d'une immense fortune... A des années lumières du train de vie qu'il impose au peuple cubain.
Juan Reinaldo Sanchez, l'ancien garde du corps de Castro (Twitter)
Comme le rapportent nos confrères de L'Express, qui ont interrogé la source des révélations, "Fidel Castro n'a jamais renoncé au confort du capitalisme ". Il posséderait ainsi des yachts et plusieurs résidences luxueuses, et mènerait un train de vie exceptionnel.
Le plus gros scandale? Une île privée que l'ancien dirigeant a établi près de la "Baie des Cochons" (voir photo ci-dessus) et qu'il a bien veillé à garder secret aux yeux des Cubains, puisqu'il est interdit de naviguer au large de cette propriété. Depuis 1961, seule ses gardes, sa famille et quelques groupes étrangers privilégiés ont accès à ce coin de paradis.C'est, selon l'auteur des révélations, le secret le mieux gardé de la révolution cubaine. A cet endroit paradisiaque, on peut deviner un débarcadère permettant l'accostage de l'"Aquarama II", son yacht de 27 mètres, mais aussi un restaurant flottant, un enclos marin et un delphinarium.On est loin d'une cabane de pêcheur...
D'autres révélations, plus insolites, témoignent d'une certaine psychose de la part du dictateur. Ainsi, il demande à ce que tout soit enregistré et ne boit qu'un seul lait, celui provenant d'une vache gardée dans une étable privée. Il aurait aussi en permanence avec lui des gardes du corps "donneur de sang".
Mais cette volonté de tout contrôler et de tout cacher vient subitement de voler en éclats...