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lundi 11 août 2014

Amnsésie internationale

Extraits de cet excellent article de recadrage médiatico-géopolitique "Faisons comme si le conflit entre Israël et le Hamas n’avait jamais existé", avec de nombreuses cartes :

Force est de constater, que pendant que vos yeux étaient rivés sur Israël et Gaza, le monde a continué de compter ses morts, ses blessés, ses exactions, persécutions, tueries, massacres…

Ne sont pas dressés ici l’ensemble des causes de décès de chaque victime recensée mais entre conflits, répressions, affrontements ou attentats, le monde a connu le pire, avec ou sans Gaza (
durant la période du 8/07/2014 au 08/08 2014)

A l’appui des faits, force est de constater que sur 24 conflits en cours :
  • 2 seulement sont liés à des conflits territoriaux. 
  • 2 sont liés à une répression étatique contre le peuple. 
  • 83% donc des conflits sont imputables à des insurrections menées par des groupes islamistes armés.
La carte qui se dessine est sans appel, et montre l’action extrêmement prononcée de mouvements musulmans insurrectionnels visant à établir la Charia dans une partie du monde, et cela de manière violente.



1. Afghanistan : Insurrection islamique djihadiste (Talibans , Al-Qaïda et autres groupes djihadistes islamistes armés)
2. Pakistan : Insurrection islamique (Talibans, Al-Qaïda)
3. Iran : Répression du pouvoir en place (chiite) avec l’aide du Hezbollah, contre le peuple.
4. Irak : Insurrection islamique sunnite contre le pouvoir en place et la population (chiite) (Hamas en Irak, Armée Irakienne libre, l’EEIL (Etat Islamique en Irak et au Levant…) lié à Al-Qaïda.
5. Syrie : Guerre civile entre le pouvoir allaouite soutenu par le Hezbollah chiite contre le Front Islamique (sunnite salafiste), et l’EEIL. L’ALS (Armée de Libération Syrienne) n’est plus majoritaire.
6. Liban : Embrasement du pays depuis le soutien officiel du Hezbollah chiite au pouvoir syrien.  Attaques de groupes sunnites salafistes.
7. Egypte : Attaques et attentats par des groupes islamistes pro-Hamas, en réaction au pouvoir militaire central en place qui a chassé les Frères Musulmans.
8.  Lybie : Insurrection islamique provoquée par des groupes djihadistes
9. Soudan (Darfour) : Nettoyage ethnique du pouvoir en place, soutenu par les milices arabes Janjawids contre les tribus non arabophones noires-africaines.
10. Tunisie : Attentats et affrontements provoqués pour déstabiliser le pays par des groupes islamistes radicaux salafistes et notamment l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique, section tunisienne d’Al-Qaïda)
11. Algérie : Attentats et affrontements provoqués pour déstabiliser le pays par l’AQMI
12. Mali :  Insurrection islamique de groupes armés salafistes et indépendantistes contre le pouvoir en place.
13. Nigéria : Insurrection islamique menée par Boko Haram (« l’Education occidentale est un péché »). Mouvement sunnite djihadiste salafiste visant à instaurer la Charia. Massacres et persécutions des chrétiens.
14. Cameroun : Extension de l’insurrection menée par Boko Haram dans le nord du pays : exactions, enlèvements…
15. République Centre-Africaine (RCA) : Affrontements initiés par les milices musulmanes Seleka. Représailles des groupes d’auto-défense chrétiens. Nettoyage ethniques dans les 2 camps contre les populations civiles chrétiennes et musulmanes.
16. Ouganda : Tentatives de déstabilisation du pays par le groupe islamiste somalien Al-Chabaab, lié à Al-Qaïda. Attentats au cœur de la capitale pendant la coupe du monde . 74 morts (acte le plus meurtrier depuis 12 ans en Afrique de l’Est)
17. Kenya : Extension des actions du groupe islamiste Al-Chabaab afin de se venger du pouvoir qui a soutenu la Somalie. Attentats terroristes spectaculaires dans un centre commercial, et une discothèque de la capitale .
18. Somalie : Insurrection islamique du groupe Al-Chabaab qui contrôle la moitié du pays.
19. Yemen : Insurrection islamique. Répression féroce du pouvoir en place. Crise sunnite /chiite.
20. Thaïlande : Insurrection islamique menée par des groupes islamistes djihadistes contre le pouvoir en place.
21. Philippines : Insurrection islamique menée aujourd’hui en partie par le groupe islamiste armé Abu-Sayyaf, proche d’Al-Qaïda. Massacre le 28 Juillet dernier de 21 musulmans dont 1 enfant qui se rendaient à l’Aïd.
22. Chine : Insurrection islamique du Mouvement islamique du Turkestan oriental, proche d’Al-Qaïda. Attentats en août 2014 au couteau : 100 morts .
23. Donbass : Conflit territorial entre l’Ukraine et la Russie.
24. Haut-Karabagh : Conflit territorial entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

lundi 25 mars 2013

L’entrisme des Frères musulmans

Le 22 décembre 2012, paraissait dans le magazine égyptien « Rose el-Youssef » un article d’une importance capitale sous le titre de, « Un homme et six Frères à la Maison Blanche », signé par Ahmed Chawki, un pseudonyme. L’auteur écrit que six individus ont modifié la politique des Etats-Unis : « La Maison Blanche est passée d’une position d’hostilité envers les groupes et organisations islamistes dans le monde à celle du plus important partisan de la confrérie des Frères musulmans ».

Selon l’auteur, les six individus sont : Arif Ali-khan, secrétaire adjoint de la Sécurité intérieure pour le développement des politiques ; Mohamed Elibiary, membre du Conseil consultatif sur la Sécurité intérieure ; Rached Hussein, envoyé spécial américain de l’Organisation de la Conférence islamique ; Salem al-Marayati, cofondateur de Muslim Public Affairs Council (MPAC) ; Mohamed Majid, président de l’Islamic Society of North America (ISNA) ; Eboo Patel, membre du Conseil consultatif du président Obama, chargé des partenariats confessionnels d’arrondissements.


Le pédigrée des six Frères
       

Né en 1968 d’un père indien et d’une mère pakistanaise, Arif Ali-Khan est un avocat musulman et professeur à l’Université de la Défense Nationale, spécialisé dans la lutte antiterroriste. Après son succès en tant que maire adjoint de Los Angeles, il a été nommé en 2009 par Obama secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure. Il a été surtout conseiller d’Obama chargé du dossier des Etats musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique qui est une ramification de l’Organisation Mondiale des Frères Musulmans, c’est lui qui a assuré les liens et les négociations avec les mouvements islamistes avant et après le « printemps arabe ».

Né en Alexandrie, Mohamed Elibiary a grandi au Texas où s’étaient installés ses parents qui ont fui la persécution des islamistes en Egypte. Mohamed Elibiary, alias le « qutbiste » pour son fanatisme à l’égard des idées de Saïd Qutb, est un membre éminent des Frères musulmans aux Etats-Unis. Diplômé en management et en ingénierie réseau, a été directeur de la section de Houston du Council on American Islamic Relations (CAIR), une vitrine des Frères musulmans aux USA. C’est lui qui a rédigé le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir.

Né en 1978 dans le Wyoming, Rached Hussein est un avocat d’origine indo-pakistanaise qui était un membre secret des Frères musulmans. En juin 2002, il a participé à la Conférence annuelle de l’American Muslim Council, anciennement dirigée par Abdurrahmane Alamoudi, qui a été condamné pour financement de terrorisme. Il a aussi participé au comité organisateur du Critical Islamic Reflection, aux côtés de grandes figures des Frères musulmans aux Etats-Unis, telles que Jamal Barzinji, Hichem al-Talib et Yacoub Mirza. Après avoir rejoint l’équipe électorale d’Obama, ce dernier l’a nommé en janvier 2009 conseiller juridique à la Maison Blanche. Barak Hussein Obama l’a chargé aussi de la rédaction de ses discours sur la politique étrangère. En 2009, c’est Rached Hussein qui a rédigé le discours d’Obama au Caire. Répondant à des critiques, Obama a dit de son ami et conseiller : « Je l’ai choisi pour ce poste parce que c’est un avocat accompli et parce qu’il a joué un rôle clé dans le développement des partenariats que j’ai demandé avec le Caire. Et comme un Hafiz (connaisseur) du Coran, c’est un membre respecté de la communauté musulmane américaine ».

Né en Irak, Salem el-Marayati est un américain d’adoption. Il est actuellement directeur exécutif de la Muslim Public Affairs Council (MPAC), une organisation islamique créée en 1986 par des Frères musulmans. Il a été nominé en 2002 pour travailler avec la National Security Agency. Les soupçons qui ont pesé sur la MPAC dans la campagne sécuritaire post 11 septembre 2001, n’ont pas empêché el-Marayati de s’approcher des néoconservateurs, puis des démocrates au sein de l’équipe d’Obama.

Né dans le nord du Soudan en 1965, Mohamed Majid est le fils de l’ancien mufti du Soudan. Il a émigré aux Etats-Unis en 1987. Après des études complémentaires, il a été en 1997 enseignant à l’Université de Howard, spécialiste de l’exégèse coranique. Membre des Frères musulmans, il a été très influent auprès des communautés musulmanes nord américaines. En tant qu’avocat occasionnel, il a été un militant farouche pour la criminalisation de toute diffamation de l’islam. Ayant soutenu la candidature d’Obama aux élections présidentielles, ce dernier lui a confié plusieurs missions associatives de type communautaristes. En 2011, il l’a nommé conseiller au Department of Homeland Security (DHS) pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Il est actuellement conseiller du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que d’autres organismes fédéraux.

Enfin, Eboo Patel est musulman américain d’origine indienne. Il a fait ses études en sociologie dans l’Illinois à Urbana-Champaign. Etudiant, il a été activiste islamiste auprès des musulmans originaires de l’Inde, de Sri Lanka et d’Afrique du Sud. Grâce à des fonds de la Fondation Ford, il est l’initiateur de IFYC en 2002. Frère musulman et ami très proche de Hani Ramadan, il est membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations. Il a été aussi très proche de Siraj Wahhaj, un Frère musulman américain bien célèbre. Eboo Patel est actuellement consultant au Département de la Sécurité Intérieure américaine et membre du conseil Barak Obama’s Advisory.

lundi 7 mai 2012

"Tariq Ramadan a raté son pari"

Tariq Ramadan est l'obligé du cheikh islamiste radical Qaradawi,le "télécoraniste" d'Al-Jazira qui avait été déclaré persona non grata en France par Nicolas Sarkozy après la tuerie de Toulouse.
Il est également l'obligé du Qatar, qui finance sa chaire d'études islamiques à Oxford.

Caroline Fourest décrypte la présence de Tariq Ramadan au congrès annuel de l'Union des organisations islamiques de France qui avait ouvert le 6 avril dernier au Bourget:

Il a raté son pari, lui qui voulait séduire la gauche altermondialiste pour élargir le cercle des Frères musulmans est aujourd'hui lâché par tout le monde. Son message est totalement brouillé, personne ne sait plus où le situer.
En voulant garder sa ligne anti-impérialistes et anti-américains, il s'est mis à douter de la spontanéité du Printemps arabe et à y voir un quasi complot de la CIA! Sachant les liens entretenus entre le Qatar et les Etats-Unis à l'occasion du renversement des dictatures, cela frise la schizophrénie... 
D'un côté, il critique le rôle joué par les américains dans la démocratisation. De l'autre, il est ravi de voir les réseaux des Frères musulmans en profiter. Pour la jeunesse arabe, c'est assez illisible.