Préambule
Frédéric Renard a été désigné depuis peu Ambassadeur de Belgique en République du Congo (Brazzaville), avec également une accréditation pour la République centre-africaine, comme "Ambassadeur non résident"
Le 1er août dernier, il publiait sur son compte FaceBook "anonyme"/banalisé (soit personnel et non officiel) un billet. Ce dernier évoquait notamment la situation à Gaza et certains devoirs ou obligations des diplomates ...
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vendredi 8 août 2014
vendredi 18 juillet 2014
"recueillir et diffuser les informations de manière indépendante"
Préambule
Le droit à l’information ainsi que la liberté d’expression et de
critique constituent des droits fondamentaux et des conditions
essentielles à une société démocratique.
Les journalistes ont le droit et le devoir d’informer le public des sujets d’intérêt général.
Celui-ci ne se confond pas avec la curiosité du public qui ne dispose pas d’un droit absolu à tout savoir.
Les journalistes ne disposent pas d’un droit absolu à tout divulguer.
Le droit du public à connaître ces sujets détermine la liberté et la responsabilité journalistiques.
Les journalistes s’imposent pour ce faire des normes qui découlent des obligations de
La responsabilité des journalistes envers le public prend le pas sur leurs responsabilités à l’égard d’intérêts particuliers, des pouvoirs publics et de leurs employeurs. Les journalistes ont une responsabilité sociale inhérente à la liberté de presse
Extrait de la Directive relative à la distinction entre publicité et journalisme adoptée par le Conseil de déontologie journalistique le 15 décembre 2010
Les journalistes ont le droit et le devoir d’informer le public des sujets d’intérêt général.
Celui-ci ne se confond pas avec la curiosité du public qui ne dispose pas d’un droit absolu à tout savoir.
Les journalistes ne disposent pas d’un droit absolu à tout divulguer.
Le droit du public à connaître ces sujets détermine la liberté et la responsabilité journalistiques.
Les journalistes s’imposent pour ce faire des normes qui découlent des obligations de
- diffuser des informations vérifiées ;
- recueillir et diffuser les informations de manière indépendante ;
- agir loyalement ;
- respecter les droits des personnes.
La responsabilité des journalistes envers le public prend le pas sur leurs responsabilités à l’égard d’intérêts particuliers, des pouvoirs publics et de leurs employeurs. Les journalistes ont une responsabilité sociale inhérente à la liberté de presse
Extrait de la Directive relative à la distinction entre publicité et journalisme adoptée par le Conseil de déontologie journalistique le 15 décembre 2010
Directive
Garantir au public une information vraie
1. L'activité journalistique implique de
rechercher pour la fournir au public une information vraie et
indépendante, qui doit être dénuée de toute démarche publicitaire ou de
propagande.
2. Cette obligation entraîne le droit et le
devoir de refuser toute pression sur les contenus informatifs et toute
directive éditoriale n’émanant pas des responsables de la rédaction
concernée.
3. L’indépendance d’esprit et la distance
critique sont des conditions d’exercice du journalisme. Toute personne
exerçant cette activité doit les respecter.
4. Les responsables de la rédaction doivent s’opposer aux pressions portant atteinte à ces exigences.
Libellés :
Belgioum one point,
déontologie,
éthique,
journalisme,
journaliste,
politisation
mardi 19 mars 2013
@davanac, un grand monsieur de la belgosphère
![]() |
| http://www.davanac.me/ |
[Entretien]
DV : Bonjour cher Phinéas ! Merci de me donner la parole. Qu'est-ce que je peux dire de mon parcours ?
C'est toujours un peu compliqué de dresser un portrait de soi-même.
Je prends du plaisir à expérimenter des marges de communication qui ont un peu de sens, des conversations qui ont du sens.
J'ai changé mille fois de baseline, de ligne éditoriale, de manière de décrire ce que je faisais même si je pense que depuis 10, 12, 15 ans maintenant j'ai le regard tourné toujours dans la même direction et sur la même ligne d'horizon qui est celle de trouver des usages aux nouvelles technologies, dont j'ai un vrai plaisir à comprendre la mécanique pour apporter quelque chose en plus, pour essayer de faire en sorte (c'est peut-être très prétentieux de le dire comme cela, mais) de tirer les gens vers le haut; d'apporter quelque chose, de nourrir la réflexion, de nourrir la conversation en apportant des éléments de compréhension du monde dans lequel on vit – pour moi d'abord, pour me sentir moi bien informé, ce qui est non négligeable, et ce qui ne veut pas dire non plus que çà doit être sérieux tout le temps (que du contraire), et puis de ne pas garder cela pour moi, parce que sinon çà n'aurait aucun sens.
Je pense que quand on fait ce métier, peu importe le nom qu'on lui donne et c'est de réussir à partager les choses, parce que c'est là que les choses ont le plus de valeur. Quand on ne les garde que pour soi quand on ne fait que prendre de l'information sans jamais en distribuer, on ne fait pas partie du réseau.
Or la vie est un réseauLe numérique a bouleversé çà. On n'a pas attendu le numérique pour avoir des effets des réseaux, que du contraire... , l'accélération du numérique interconnecte les gens de plus en plus fréquemment, de plus en plus rapidement, de manière de plus en plus latente.
On est "pervasé" en permanence des réseaux et faire partie des réseaux c'est prendre de l'information et en redistribuer. Si on ne fait que prendre de l'information, on est un cul-de-sac. On n'est pas une synapse dans l'écosystème.
C'est un peu ma baseline à l'heure d'aujourd'hui, mais qui est je pense la même depuis très longtemps et s'il y a bien une chose qu'on apprend à force d'interagir avec les gens c'est qu'on ne sait pas grand-chose.
Le vide abyssal de la connaissance à l'échelle d'un être humain peut se mesurer tous les jours quand on ouvre un agrégateur RSS ou quand on se met sur ses listes #Twitter.
On a beau apprendre beaucoup de choses, on a beau lire beaucoup de choses, plus on en apprend plus on se rend compte qu'il y en a beaucoup à apprendre et qu'il y a d'autres gens dans le monde qui ont fait bien plus de choses qui en connaissent bien plus que nous qu'ils sont capables de faire dans l'action bien plus que nous.
Je ne sais pas si çà illustre bien ma démarche; une forme d'humilité, je pense que c'est sain, c'est même obligatoire, c'est peut être aussi là que les journalistes ont un peu de chemin à faire dans la manière dans laquelle ils perçoivent leur métier et le vivent au quotidien. Il y a autant de journalistes qu'il y a de journalismes et il y a autant de manière de communiquer qu'il y a de communicants.
Mais ce sont des choses qui sont en mouvement. C'est çà l'intérêt, c'est qu'il n'y a rien de figé, tout çà évolue, tout çà bouge, c'est très organique en fait et avec un darwinisme assez sauvage.
Après ce sont des outils et les outils on est bien obligé de mettre les outils au service d'une démarche de communication. J'aime bien prendre cette image du marteau qui permet d'un côté de construire des baraques mais aussi de tuer sa femme, tout dépend de l'usage qu'on en fait.
Et si on reviens un peu sur ton parcours?
DV : C'est vrai que ces dernières années j'ai beaucoup été en France à Paris et un peu partout ailleurs pour accompagner des rédactions; accompagner des gens surtout, accompagner des individus qui avaient compris.
L'intérêt c'était de s'approprier ces outils.C'était passionnant comme démarche. J'ai adoré faire çà. C'est usant sur le long terme parce qu'on donne beaucoup.
En tout cas moi j'ai toujours considéré que chaque fois que je me retrouvais avec des gens qui avaient envie je ne comptais pas mon temps ni mon énergie. c'est çà peut être qui a fait que des gens embrayent dans la démarche que je leur propose, dans la dynamique surtout, parce qu'au-delà des outils, c'est surtout çà qui me semble intéressant, c'est la dynamique qui est importante.
J'ai travaillé un an chez OWNI, qui était une des très très chouettes expériences que j'ai pu vivre un peu folle, un peu décalée, complètement même décalée où j'ai appris plein de choses, où j'ai rencontré des gens biens.
Humainement parlant, c'était très fort de vivre tout cela.J'ai appris plein de trucs, plein de bonnes pratiques et aussi toute une série de "worse" practices que j'ai retenues que j'ai emmagasinées que j'essaye de reproduire ou de ne pas reproduire, selon les cas.
C'est vrai que le fait de pouvoir avoir un pied dans la réalité du quotidien, de la vie quotidienne dans les rédactions et puis tu pourras retransmettre çà avec des étudiants, c'est un bon mix.
Le monde de l'éducation tout comme le monde de la politique tout comme le monde de la justice, tout comme le monde en général est impacté par les dynamiques du numérique et ce sont des dynamiques qui sont dé-structurantes, qui segmentent et qui atomisent des processus pour les reconstruire autrement par après. Mais ce n'est pas facile d'être dans cette dynamique-là. Ce n'est pas facile mais c'est passionnant, si c'était facile ce ne serait pas marrant.
Le mix entre la réalité de l'entreprise, la réalité de l'éducation et de la pédagogie, puisque je ne me considère pas comme un prof, mais plutôt comme quelqu'un qui accompagne et qui partage ces expériences. J'essaie de n'être pas que et surtout pas qu'un penseur parce qu'il y a des gens bien plus malins que moi qui théorisent tout cela.
J'essaie de m'approprier ces réflexions-là par de la lecture, un enseignement, un enrichissement personnel quotidien et puis j'essaie surtout de le mettre en pratique avec plein d'écueils, plein de choses qui ne marchent pas ... mais ce n'est pas grave çà n'a aucun intérêt et notamment avec NEST'up qui est là aussi une expérience humaine et économique particulièrement intéressante.
Cela fait plus d'un an et demi que l'on a commencé à bosser maintenant là-dessus et avec les autres co-fondateurs. C'est vrai qu' Olivier Verbeke était vraiment la cheville ouvrière et j'essaie d'apporter tout ce que je peux apporter autour de çà mais là je suis à la croisée des chemins vraiment.
La création de valeur, la création de sens, la création d'emplois la création d'un écosystème c'est très excitant de participer à çà.C'est une certaine responsabilité donc il ne faut pas déconner – voilà, j'ai 35 balais, donc c'est gai de faire çà. C'est chronophage, il faut trouver de la place pour les proches aussi.
Il faut équilibrer une vie de famille autant que faire se peut avec ces passions-là, mais c'est toujours une question de curseur. Mais c'est çà qui est passionnant, il n'y a rien qui est figé et je parlais de mes socles et des cours, ce que l'on a pu faire la semaine dernière, enfin samedi dernier j'ai amené mes étudiants de ma seule classe, qui avaient réussi à co-founder leurs projets dans NEST'up, là je sens qu'il y a quelque chose, là il y a de la magie – un peu brut de décoffrage mais on va continuer à creuser çà, très clairement.
Et ton expérience à la RTBF ?
DV : On a peut-être eu l'occasion à la RTBF de mettre en place des choses tôt, de tester aussi à l'échelle d'un media établi – d'une grosse boite en terme de volume et du nombre de personnes en terme d'importance on a pu tester des dynamiques qui ont fonctionné en faisant confiance aux gens et en ne forçant personne à embrayer, c'était çà qui était passionnant.
Ce sont des dynamiques qui sont encore à l'œuvre aujourd'hui et je n'ai gardé que de bons souvenirs à la RTBF et de bonnes/de belles rencontres avec des gens que je continue à fréquenter régulièrement – et pas qu'à la RTBF mais tous les media par où j'ai pu passer.
C'est très très gai de pouvoir continuer à échanger à partager à raconter des choses qui ont du sens dans ma démarche, dans leur démarche aussi je pense, parce que on court tous j'espère après la même chose.
Le nouveau media twitter ... et demain, comment les vois-tu ?
DV : Je n'en sais fichtre rien – çà évolue à une vitesse tellement grande et avec des enjeux qui nous dépassent nous, même en tant que producteurs de contenus. Twitter a d'énormes ambitions sur l'information -de manière générale mais pas que – il y a quand même des choses qui sont assez surprenantes – enfin surprenantes non il fallait s'y attendre- mais en matière de cloisonnement du web, facebook qui fait des deals avec des opérateurs téléphoniques pour que le chat sur Facebook ne coûte pas trop cher et donc ne soit pas comptabilisé dans les data: là c'est la porte ouverte à des choses qui moi ne me plaisent pas, et twitter est je pense dans la même veine – les grands opérateurs téléphoniques ont tout intérêt évidemment à privatiser le web, à supprimer tout simplement la neutralité du tuyau et çà c'est dangereux pour la démocratie d'une manière générale.
Après la démocratie, on voit ce que çà donne en Italie, peut-être que la démocratie n'est plus du tout adaptée – la démocratie telle qu'on l'entend jusqu'à présent, représentative. Elle n'est peut-être plus adaptée au 21è siècle et aux individus interconnectés en permanence.
Ce qui se passe avec Bepe Grillo est fichtrement passionnant et je pense que l'on n'a pas fini d'en digérer les conséquences. On peut penser ce qu'on veut du bonhomme et de son programme ou de son non-programme ou de la manière dont il fait du populisme. J'ai beaucoup aimé l'émission #Connections sur la 1ère sur le sujet. Je m'attendais à une réflexion beaucoup plus approfondie de ce qui vient de se passer là et "c'est quoi le populisme" en fait.
Je pense que le numérique va accélérer certains processus – maintenant en matière de politique – et que si on a vu des acteurs qui étaient bien établis dans des grandes industries au cours des années précédentes s'en prendre plein la tronche -parce que pas capables de se renouveler-, je subodore qu'en termes politiques les changements à venir vont vraiment en bousculer plus d'un et que les systèmes n'aiment pas être confrontés à leurs propres errements, alors quand des dynamiques disruptives viennent empêcher le système de fonctionner comme il fonctionnait, parfois çà donne des étincelles. Çà va être passionnant de l'observer, de le voir, d'être partie prenante puisque qu'on le veuille ou non on ne peut pas observer un phénomène sans 'influencer – mais çà va être passionnant de vivre cette époque-là !
Grand merci, Damien, pour ce partage ...
A bientôt ! ;-)
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Damien Van Achter,
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mardi 5 février 2013
Mon seul métier [le plus beau] c’est journaliste !
Cette semaine, la rubrique "ces twitteurs qui nous entourent" quitte momentanément la politique et a le grand plaisir et l'honneur d'accueillir Michel Henrion qui se présente et se livre #unpeu #oupas ... ;-)
Mon seul métier, car c’est le plus beau de tous, c’est journaliste. Mais, comme le curriculum twitae de mon compte @michelhenrion l’indique, quand on aime le journalisme, la publicité, l’audiovisuel, le Net, l’on passe de l’un à l’autre, accro aux médias et à la communication comme d’autres au shopping…
Journaliste, le plus beau métier du monde: 3 qualités essentielles ?
MH: La curiosité, la curiosité, et encore de la curiosité. (et un brin de naïveté pour découvrir chaque jour l'actu avec le même enthousiasme...) Tout jeune, je me jetais sur tous les journaux avec un appétit féroce. Cette lecture m'a donné cette égale curiosité pour TOUT ce qui fait l'actu, du fait divers, à la découverte scientifique en passant par un problème de société ou le dernier film taïwanais... C'est le journalisme qui m'a clairement donné aussi l'amour de la politique, abrégé de la comédie humaine...C'est du spectacle, de la cruauté, du discours, du mensonge, du sacerdoce aussi.
J’ai eu plusieurs vies professionnelles mais avec inévitablement les médias en toile de fond. Aujourd’hui, c’est surtout l’évolution du Net et des réseaux sociaux qui me passionnent, qui me “kloutent” (73) des heures durant derrière mes écrans…
Surtout Twitter, sans aucune hésitation. Tout y est. Au delà du côté “gigantesque café du commerce démocratique”, c’est un pur concentré de tous les médias. C’est mon quotidien permanent, non-stop, de référence.
Perso, j’ai renoncé à tenter d’en expliquer l’utilité: la nouvelle génération ne se pose jamais cette question. On y est ou on n’y est pas, on respire Twitter ou pas…
Un bémol: avec la montée en puissance de Twitter, des twittos ont parfois tendance à confondre le fil avec MSNMessenger ou un “chat”, ça j’aime pas trop.
Facebook a une toute autre sensibilité: j’y poste davantage d’avis plus personnels, de photos, d’humour, d’éléments plus polémiques se prêtant à commentaires. L’outil, si souvent critiqué voire diabolisé, est d’évidence un outil médiatique passionnant, vous donnant une audience que les blogs (aujourd’hui, souvent en déshérence) avaient bien du mal à capter…
Quand tu parles de "L’outil, si souvent critiqué voire diabolisé" on ne sait si tu parles de FB ou de twitter ...
MH: Je parle de l'outil internet en général et plus particulièrement de tous les réseaux sociaux.
Jadis, dans les années nonante, alors que le Net était vraiment balbutiant, j’avais déjà créé un premier portail francophone belge (Netomium).
Cette tentative prématurée avait pour actionnaires le groupe Deficom et la SRIW: eh bien, privé ou public, ils ne pigeaient l’un et l’autre que pouic à l’Internet.
La vraie nouveauté, c’est l’accès universel et immédiat aux infos avec Twitter, aux lieux avec Street View ou Google Earth, aux individus avec Facebook, aux savoirs avec Wikipédia.
Je suis toujours ébloui d’avoir toute l’info avec moi, ou et quand je veux: j’écoute la radio ou les podcasts sur mon Iphone, j’achète les journaux sur mon Ipad, je peux y suivre les chaînes d’info en direct ou en catch-up TV…
C’est fabuleux, cette élimination du “facteur temps”: plus jamais d’imprimé loupé, d’émission ratée et évaporée...
Le contenu prime le support. Tous les médias me passionnent, avec un bémol navré pour ceux qui ratent la convergence de l’offre.
A quand ta page perso wikipedia ?
MH: Oups, faudra que je m'y mette. Mais la trop grande réputation est souvent un embarras...
On te voit en télé, on t'entend en radio ... quelle est ton actualité médiatique ?
MH: Tous les jeudis soir (19h-20H) en radio sur Bel-RTL , j'essaie de décrypter la médiapolitique dans l'émission "Sans Langue de Bois" sous la houlette de Mathieu Col.
Tous les dimanches de 11H20 à 12H, je participe à "On refait le Monde" télé de Georges Huercano, davantage tournée vers les sujets de société. C'est un double et vrai plaisir car la parole y est authentiquement libre autant que souvent impertinente.
Michel, pourrais-tu nous parler un peu de ton expérience avec cet homme assez incroyable qu'était Guy Spitaels ...
MH: Quand je suis devenu conseiller de com’ de Guy Spitaels, j’étais journaliste. Je connaissais l’homme- une intelligence et surtout un projet - avec lequel j’avais participé jadis à pas mal de débats télé. Pour moi, il ne s’agissait en aucun cas de faire une carrière politique: c’était une parenthèse. Et qui m’a apporté une formidable vision des mœurs politiques : après ça, on n’est plus dupe de grand chose.
Pas d’hypocrisie, comme journaliste, on peut avoir des affinités idéologiques. J’ai le cœur à gauche, mais je ne supporte pas ceux qui essaient de vous expliquer “comment vous devez être de gôche”, mais ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est de devenir militant.
J’en ai gardé un goût très fort pour l’analyse médiapolitique: observer comment les politiques font pression sur les médias et comment les médias influent- surtout en ces temps où nos élus ne veulent déplaire à personne- le monde de la rue de la Loi.
Michel, tu es très attentif à ce qui se passe en Flandre ...
MH: Si on s’intéresse à la société belge, à la politique N-VA aidant, c’est impensable de ne pas observer, lire ce qui se passe au Nord. Surtout pour photographier correctement le climat au Nord, par trop caricaturé en Fédération Wallonie-Bruxelles. Donc, je zyeute attentivement les twittos de Flandre. Donc, je fais défiler chaque matin sur écran toute la presse flamande, plus incisive, qui va chercher l’information au lieu d’aller tout bonnement à des conférences de presse. C’est une presse moins conviviale, plus à l’offensive et qui aiguillonne les politiques…
Une mine d’infos qui ne franchissent d’ailleurs souvent la frontière linguistique qu’avec un sérieux décalage horaire.
Et demain ?
MH: Demain, c'est comme toujours, le pays du hasard...
Michel, merci pour ces quelques éclairage de ton parcours et de ta personnalité !
A bientôt sur twitter et FaceBook, aussi ...
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Michel Henrion, c'est aussi un blog: Demain, on rase gratis
Le blog médiapolitique de Michel HENRION (Belgique)
Raser gratis ? Cette expression viendrait d'un barbier qui avait placé jadis une pancarte proclamant ladite formule…Mais notre artisan, tout aussi fûté que près de ses sous, l'y laissait tous les jours. Par conséquent, le naïf qui, le lendemain du jour où il avait vu la pancarte pub, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s'étonnait de devoir quand même payer, s'entendait répondre :
Et lire aussi:
Michel Henrion, journaliste et "psy"... (par Charles Bricman)
Dans ma carrière de journaliste, j’ai connu quelques grands « porte-silences » des princes dont j’avais pour tâche de conter les faits et la geste. Michel Henrion, le propre fils du Roger qui me fit aimer le droit en commençant par celui de la Rome antique, était du nombre et pas dans la masse: il ne lui aurait pas suffi, pour en sortir après avoir lui-même éditorialisé, de bosser pour « Dieu » en personne. Guy Spitaels, encore dit: « le Spit ». C’étaient des relations subtiles en effet: d’authentiques amitiés parfois, indicibles de part et d’autre à force de courir sur la fine ligne de crête que cernent la flatterie hypocrite côté adret, la servilité peccamineuse versant ubac. Le grand art consistant pour l’un comme pour l’autre à toujours rester debout. Mais quand le rideau est tombé, les acteurs peuvent enfin s’embrasser sans plus avoir à s’opposer pour se mieux poser. Et ça donne ça par exemple, qui m’a touché et que cette petite introduction avait pour seul but d’éclairer: Ce bouquin, qui vous relate en zigzags, en fast-backs, toute l’histoire de la “guerre des belges”, est ainsi: parfumé, plein de musiques, de fanfares, d’accents, de garde-barrière de frontières linguistiques et de couleurs baroques. C’est certes une certaine histoire d’une nation cahin-cahotante hautement artificielle en pleine sarabande mais c’est avant tout un climat.A humer pour mieux piger, capter, peut-être jusqu’à comprendre un bout de la vérité de ce pays.
Lire ici l’intégralité du billet de Michel.
| Michel Henrion |
Mon seul métier, car c’est le plus beau de tous, c’est journaliste. Mais, comme le curriculum twitae de mon compte @michelhenrion l’indique, quand on aime le journalisme, la publicité, l’audiovisuel, le Net, l’on passe de l’un à l’autre, accro aux médias et à la communication comme d’autres au shopping…
Journaliste, le plus beau métier du monde: 3 qualités essentielles ?
MH: La curiosité, la curiosité, et encore de la curiosité. (et un brin de naïveté pour découvrir chaque jour l'actu avec le même enthousiasme...) Tout jeune, je me jetais sur tous les journaux avec un appétit féroce. Cette lecture m'a donné cette égale curiosité pour TOUT ce qui fait l'actu, du fait divers, à la découverte scientifique en passant par un problème de société ou le dernier film taïwanais... C'est le journalisme qui m'a clairement donné aussi l'amour de la politique, abrégé de la comédie humaine...C'est du spectacle, de la cruauté, du discours, du mensonge, du sacerdoce aussi.
J’ai eu plusieurs vies professionnelles mais avec inévitablement les médias en toile de fond. Aujourd’hui, c’est surtout l’évolution du Net et des réseaux sociaux qui me passionnent, qui me “kloutent” (73) des heures durant derrière mes écrans…
Oui, c’est vrai que ça vous dévore du temps, mais moi, ça me met en joie. Parce que j’y décline le plus beau mot de la langue française: “Apprendre”
Surtout Twitter, sans aucune hésitation. Tout y est. Au delà du côté “gigantesque café du commerce démocratique”, c’est un pur concentré de tous les médias. C’est mon quotidien permanent, non-stop, de référence.
Perso, j’ai renoncé à tenter d’en expliquer l’utilité: la nouvelle génération ne se pose jamais cette question. On y est ou on n’y est pas, on respire Twitter ou pas…
Un bémol: avec la montée en puissance de Twitter, des twittos ont parfois tendance à confondre le fil avec MSNMessenger ou un “chat”, ça j’aime pas trop.
Facebook a une toute autre sensibilité: j’y poste davantage d’avis plus personnels, de photos, d’humour, d’éléments plus polémiques se prêtant à commentaires. L’outil, si souvent critiqué voire diabolisé, est d’évidence un outil médiatique passionnant, vous donnant une audience que les blogs (aujourd’hui, souvent en déshérence) avaient bien du mal à capter…
Quand tu parles de "L’outil, si souvent critiqué voire diabolisé" on ne sait si tu parles de FB ou de twitter ...
MH: Je parle de l'outil internet en général et plus particulièrement de tous les réseaux sociaux.
Jadis, dans les années nonante, alors que le Net était vraiment balbutiant, j’avais déjà créé un premier portail francophone belge (Netomium).
Cette tentative prématurée avait pour actionnaires le groupe Deficom et la SRIW: eh bien, privé ou public, ils ne pigeaient l’un et l’autre que pouic à l’Internet.
“ C’est sûr, m’avait proclamé Louis Tordeurs, un des vice-présidents de la SRIW, en visionnant une page bégayante sur un vieux 486, cet Internet, ce truc là Michel, c’est un gadget, ça ne marchera jamais, jaaaamais tu m'entends …”Celui-là n’avait rien compris à ce qu’allait devenir le Net, formidable média de mutation. Ca nous fait vivre dans un nouvel espace puisque l’info est désormais accessible partout.
La vraie nouveauté, c’est l’accès universel et immédiat aux infos avec Twitter, aux lieux avec Street View ou Google Earth, aux individus avec Facebook, aux savoirs avec Wikipédia.
Je suis toujours ébloui d’avoir toute l’info avec moi, ou et quand je veux: j’écoute la radio ou les podcasts sur mon Iphone, j’achète les journaux sur mon Ipad, je peux y suivre les chaînes d’info en direct ou en catch-up TV…
C’est fabuleux, cette élimination du “facteur temps”: plus jamais d’imprimé loupé, d’émission ratée et évaporée...
Le contenu prime le support. Tous les médias me passionnent, avec un bémol navré pour ceux qui ratent la convergence de l’offre.
Que la presse écrite paraisse, mais pas qu’elle paresse.Cela m’effare que certains quotidiens ne puissent encore être achetés facilement en ligne, ou ne prennent pas la peine d’augmenter leurs sources d’info en filtrant, en “veillant” les réseaux sociaux. Ou perdent des lecteurs parce qu’ils commettent l’erreur de balancer tout leur contenu gratos sur le Net.
Le “journalisme diminué”, oui, ça, c’est assez effarant.
A quand ta page perso wikipedia ?
MH: Oups, faudra que je m'y mette. Mais la trop grande réputation est souvent un embarras...
On te voit en télé, on t'entend en radio ... quelle est ton actualité médiatique ?
MH: Tous les jeudis soir (19h-20H) en radio sur Bel-RTL , j'essaie de décrypter la médiapolitique dans l'émission "Sans Langue de Bois" sous la houlette de Mathieu Col.
Tous les dimanches de 11H20 à 12H, je participe à "On refait le Monde" télé de Georges Huercano, davantage tournée vers les sujets de société. C'est un double et vrai plaisir car la parole y est authentiquement libre autant que souvent impertinente.
Michel, pourrais-tu nous parler un peu de ton expérience avec cet homme assez incroyable qu'était Guy Spitaels ...
MH: Quand je suis devenu conseiller de com’ de Guy Spitaels, j’étais journaliste. Je connaissais l’homme- une intelligence et surtout un projet - avec lequel j’avais participé jadis à pas mal de débats télé. Pour moi, il ne s’agissait en aucun cas de faire une carrière politique: c’était une parenthèse. Et qui m’a apporté une formidable vision des mœurs politiques : après ça, on n’est plus dupe de grand chose.
Pas d’hypocrisie, comme journaliste, on peut avoir des affinités idéologiques. J’ai le cœur à gauche, mais je ne supporte pas ceux qui essaient de vous expliquer “comment vous devez être de gôche”, mais ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est de devenir militant.
J’en ai gardé un goût très fort pour l’analyse médiapolitique: observer comment les politiques font pression sur les médias et comment les médias influent- surtout en ces temps où nos élus ne veulent déplaire à personne- le monde de la rue de la Loi.
Michel, tu es très attentif à ce qui se passe en Flandre ...
MH: Si on s’intéresse à la société belge, à la politique N-VA aidant, c’est impensable de ne pas observer, lire ce qui se passe au Nord. Surtout pour photographier correctement le climat au Nord, par trop caricaturé en Fédération Wallonie-Bruxelles. Donc, je zyeute attentivement les twittos de Flandre. Donc, je fais défiler chaque matin sur écran toute la presse flamande, plus incisive, qui va chercher l’information au lieu d’aller tout bonnement à des conférences de presse. C’est une presse moins conviviale, plus à l’offensive et qui aiguillonne les politiques…
Une mine d’infos qui ne franchissent d’ailleurs souvent la frontière linguistique qu’avec un sérieux décalage horaire.
Et demain ?
MH: Demain, c'est comme toujours, le pays du hasard...
Michel, merci pour ces quelques éclairage de ton parcours et de ta personnalité !
A bientôt sur twitter et FaceBook, aussi ...
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Michel Henrion, c'est aussi un blog: Demain, on rase gratis
Le blog médiapolitique de Michel HENRION (Belgique)
Raser gratis ? Cette expression viendrait d'un barbier qui avait placé jadis une pancarte proclamant ladite formule…Mais notre artisan, tout aussi fûté que près de ses sous, l'y laissait tous les jours. Par conséquent, le naïf qui, le lendemain du jour où il avait vu la pancarte pub, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s'étonnait de devoir quand même payer, s'entendait répondre :
"Oui, mais il y a écrit que c'est demain que c'est gratuit !".Aujourd’hui encore, notamment en politique, les promesses des personnalités en vue n'engagent que ceux qui les écoutent sans faire appel à leur libre-examen…Ce n’est pas le cas ici. Où on s'efforce plutôt de manier le mot à couper la langue de bois .
Et lire aussi:
Michel Henrion, journaliste et "psy"... (par Charles Bricman)
Dans ma carrière de journaliste, j’ai connu quelques grands « porte-silences » des princes dont j’avais pour tâche de conter les faits et la geste. Michel Henrion, le propre fils du Roger qui me fit aimer le droit en commençant par celui de la Rome antique, était du nombre et pas dans la masse: il ne lui aurait pas suffi, pour en sortir après avoir lui-même éditorialisé, de bosser pour « Dieu » en personne. Guy Spitaels, encore dit: « le Spit ». C’étaient des relations subtiles en effet: d’authentiques amitiés parfois, indicibles de part et d’autre à force de courir sur la fine ligne de crête que cernent la flatterie hypocrite côté adret, la servilité peccamineuse versant ubac. Le grand art consistant pour l’un comme pour l’autre à toujours rester debout. Mais quand le rideau est tombé, les acteurs peuvent enfin s’embrasser sans plus avoir à s’opposer pour se mieux poser. Et ça donne ça par exemple, qui m’a touché et que cette petite introduction avait pour seul but d’éclairer: Ce bouquin, qui vous relate en zigzags, en fast-backs, toute l’histoire de la “guerre des belges”, est ainsi: parfumé, plein de musiques, de fanfares, d’accents, de garde-barrière de frontières linguistiques et de couleurs baroques. C’est certes une certaine histoire d’une nation cahin-cahotante hautement artificielle en pleine sarabande mais c’est avant tout un climat.A humer pour mieux piger, capter, peut-être jusqu’à comprendre un bout de la vérité de ce pays.
Lire ici l’intégralité du billet de Michel.
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mardi 12 juin 2012
La déontologie vaut aussi pour les réseaux sociaux
19 octobre 2010 : Le Conseil de déontologie journalistique a été saisi d’une question relative à l’application de la déontologie journalistique lors de la diffusion d’informations via les nouvelles techniques de diffusion que représentent Facebook, Twitter, les blogs et les autres formes de réseaux dits « sociaux ».
Le CDJ constate que ces nouvelles techniques font de plus en plus partie intégrante de l’activité journalistique, tant pour recevoir que pour émettre des informations. Certes, les personnes exerçant une activité d’information, comme tout individu, ont droit à une sphère d’expression privée. Mais lorsqu’ils diffusent des messages d’information sur un support numérique destiné à un public non défini et non limité, il faut considérer qu’ils y exercent une activité de type journalistique. Ils sont par conséquent tenus d’y respecter leur déontologie professionnelle. Le même jour, le CDJ a rendu un autre avis dans lequel il décide que, malgré les inconvénients d’une telle position, il lui est possible d'instruire une plainte relative à des méthodes journalistiques de recherche d’information avant même que l’article ou le reportage concerné soit publié ou diffusé.
avis du 13 octobre 2010:
vendredi 25 mai 2012
Il n'y a pas que le cas Audrey Pulvar
L'épouse de Michel Sapin est journaliste pour le quotidien économique Les Echos.
Peut-elle, et doit-elle surtout continuer à exercer son métier alors que son époux est devenu ministre du Travail ? Valérie de Senneville, journaliste pour la rubrique justice, demande à son employeur de trancher. Elle a demandé à être reçue par le comité d'indépendance éditoriale de son journal :
Devra-t-elle démissionner de son poste pour prévenir tout soupçon de connivence, de conflit d'intérêts ou de passe-droits pour avoir accès aux informations dont elle a besoin dans le cadre de son métier ?
Peut-elle, et doit-elle surtout continuer à exercer son métier alors que son époux est devenu ministre du Travail ? Valérie de Senneville, journaliste pour la rubrique justice, demande à son employeur de trancher. Elle a demandé à être reçue par le comité d'indépendance éditoriale de son journal :
"Pour moi c'est très important de continuer à faire mon métier normalement, et pour moi la meilleure manière de le faire normalement c'est d'être transparente sur qui je suis, avec qui je vis, et de dire j'aime mon métier, je veux continuer à l'exercer comme je l'ai toujours exercé"
Devra-t-elle démissionner de son poste pour prévenir tout soupçon de connivence, de conflit d'intérêts ou de passe-droits pour avoir accès aux informations dont elle a besoin dans le cadre de son métier ?
samedi 24 septembre 2011
Des petits messages de sympathie et de tendresse
Marc-Olivier Fogiel inteview Claire Chazal :
Je n'aurais jamais fait cela et je lui ai dit ! Je respecte son choix. Je crois qu'une femme journaliste indépendante comme elle, ou comme Béatrice Schönberg ou Audrey Pulvar, n'est pas obligée d'abandonner son métier parce que son compagnon ou son conjoint fait une carrière politique. Ça me paraît injustifié !
Anne Sinclair, tu l'as souvent au téléphone depuis l'affaire DSK ?
Non. Je suis avec elle par la pensée et elle le sait... On s'envoie des petits messages de sympathie et de tendresse de temps en temps.Quand on est aussi proche d'elle que tu peux l'être, comment fait-on pour traiter l'information sur son mari ?
C'est difficile. D'abord, comme pour tout le monde, c'est la sidération, puis la stupéfaction et enfin l'aspect personnel. C'est toujours plus difficile quand on connaît les gens depuis longtemps, forcément, on imagine... On se pose des questions... On compatit avec leur entourage... Néanmoins, cela ne m'empêche pas, avec la rédaction et mon équipe, de faire mon métier avec rigueur et d'être attentive à la victime présumée.
Les conflits d'intérêts ne deviennent pas acceptables parce que les journalistes sont convaincus, au fond d'eux-mêmes, d'être honnêtes et impartiaux. L'apparence de conflit d'intérêts est aussi dommageable que le conflit réel.
"L'attitude d'Anne Sinclair est admirable"Anne Sinclair a renoncé à son métier pour un homme. Te connaissant, cela me paraît impossible !
Je n'aurais jamais fait cela et je lui ai dit ! Je respecte son choix. Je crois qu'une femme journaliste indépendante comme elle, ou comme Béatrice Schönberg ou Audrey Pulvar, n'est pas obligée d'abandonner son métier parce que son compagnon ou son conjoint fait une carrière politique. Ça me paraît injustifié !
Anne Sinclair, tu l'as souvent au téléphone depuis l'affaire DSK ?
Non. Je suis avec elle par la pensée et elle le sait... On s'envoie des petits messages de sympathie et de tendresse de temps en temps.Quand on est aussi proche d'elle que tu peux l'être, comment fait-on pour traiter l'information sur son mari ?
C'est difficile. D'abord, comme pour tout le monde, c'est la sidération, puis la stupéfaction et enfin l'aspect personnel. C'est toujours plus difficile quand on connaît les gens depuis longtemps, forcément, on imagine... On se pose des questions... On compatit avec leur entourage... Néanmoins, cela ne m'empêche pas, avec la rédaction et mon équipe, de faire mon métier avec rigueur et d'être attentive à la victime présumée.
Lire aussi:
Les journalistes doivent éviter les situations de conflits d'intérêts et d'apparence de conflits d'intérêts, que ceux-ci soient de type monétaire ou non. Ils doivent éviter tout comportement, engagement ou fonction qui pourraient les détourner de leur devoir d'indépendance, ou semer le doute dans le public.
Il y a conflit d'intérêts lorsque les journalistes, par divers contrats, faveurs et engagements personnels, servent ou peuvent sembler servir des intérêts particuliers, les leurs ou ceux d'autres individus, groupes, syndicats, entreprises, partis politiques, etc. plutôt que ceux de leur public. Le choix des informations rendues publiques par les journalistes doit être guidé par le seul principe de l'intérêt public. Ils ne doivent pas taire une partie de la réalité aux seules fins de préserver ou de rehausser l'image de tel individu ou de tel groupe. Les conflits d'intérêts faussent ou semblent fausser ce choix en venant briser l'indispensable lien de confiance entre les journalistes et leur public.Les conflits d'intérêts ne deviennent pas acceptables parce que les journalistes sont convaincus, au fond d'eux-mêmes, d'être honnêtes et impartiaux. L'apparence de conflit d'intérêts est aussi dommageable que le conflit réel.
samedi 9 juillet 2011
«absolument dégoûté»
"Le News of the World (NOTW) fermera après publication d'un dernier numéro ce week-end"
Devenu un scandale national aux multiples ramifications qui éclabousse les médias, le magnat de la presse Rupert Murdoch et qui embarrasse le Premier ministre David Cameron, le parlement britannique s'est saisi mercredi de l'affaire des écoutes téléphoniques du tabloïde News of the World.
David Cameron s'est déclaré «absolument dégoûté» par les dernières révélations sur les écoutes menées ces dernières années par le journal «qui ne visent plus simplement des politiques et des célébrités, mais aussi des victimes de crimes, voire d'attentats terroristes».
David Cameron s'est prononcé «en faveur d'enquêtes» sur «l'éthique journalistique», tout en souhaitant que la priorité absolue soit donnée à «l'enquête de police de grande ampleur en cours».
Ed Miliband a jugé les assurances" totalement insuffisantes" à l'aune «du plus grand scandale de presse des temps modernes».
Lire aussi:
Comment intercepte-t-on les appels d'un portable
Des journalistes du tabloïd britannique News of the World ont pratiqué des écoutes téléphoniques pour extorquer des scoops, provoquant un vaste scandale outre-Manche. Certaines de ces techniques sont à la portée de tous.L'affaire fait grand bruit en Grande-Bretagne. Durant plusieurs années, le tabloïd britannique News of the World a pratiqué des écoutes téléphoniques sur des milliers de personnalités - membres de la famille royale, hommes politiques, vedettes de cinéma ou sportifs - ainsi que sur les victimes d'affaires criminelles et sur des proches de l'attentat de Londres en 2005. Pour cela, des journalistes et des détectives avec lesquels ils collaboraient ont piraté les boîtes vocales de leurs victimes. Voici un aperçu de quelques méthodes d'écoutes possibles.
L'intrusion dans la boîte vocale. La technique ne nécessite pas un haut degré de compétence. Elle consiste à pénétrer dans les boîtes vocales des victimes en appelant le numéro fourni par les opérateurs pour consulter son répondeur depuis n'importe quel autre téléphone. Pour relever ses messages, il faut alors entrer le numéro de portable de sa victime et son mot de passe. Le plus souvent, ce numéro de quatre chiffres n'est pas personnalisé ou simple à deviner (une étude sur les codes de verrouillage de l'iPhone a montré que 1234 et 0000 étaient les combinaisons les plus courantes). S'il est plus compliqué à deviner, il peut être trouvé à force de persévérance, car les répondeurs ne sont généralement pas bloqués après plusieurs combinaisons erronées. Dans le pire des cas, les pirates peuvent appeler l'opérateur pour obtenir une mise à zéro de ce mot de passe, s'ils parviennent à se faire passer pour des clients.
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mardi 19 avril 2011
Extrême buzz
Après avoir eu un échange vif avec Jean-Michel Aphatie hier soir sur Canal+ (revoir la séquence), c'est avec Pascale Clark que Robert Ménard s'est accroché ce matin au réveil. Venu faire la promotion de son livre Vive Le Pen ! en direct sur France Inter, le journaliste n'a pas apprécié la façon dont sa consoeur a présenté son ouvrage, ironisant notamment sur le fait que ça faisait « un peu cher pour un long papier qu'on aurait pu lire sur le Net ».
dimanche 16 janvier 2011
Un journaliste molesté par le FN
Le journaliste de FRANCE 24 Michaël Szames a été molesté par le service d'ordre du Front national en marge du XIVe Congrès du Front national, organisé à Tours.
La chaîne a décidé de ne plus couvrir l'évènement.
@thibo :
La chaîne a décidé de ne plus couvrir l'évènement.
@thibo :
La citation exacte de JM Le Pen :
"Ce personnage a cru pouvoir dire que c'était parce qu'il était juif qu'il avait été expulsé. Qu'il soit juif cela ne se voit ni sur sa carte ni, si j'ose dire, sur son nez"http://bit.ly/gw2sgI
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