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dimanche 10 novembre 2013

Vitrine wallonne ou pour le PS ?

En 1998, on se posait déjà la question: "Batarde, politisée, lente et inefficace, l'Agence wallonne à l'exportation ?"
On se souviendra que c'est Philippe Suinen l'administrateur général de l' Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers.
Ce dernier avait été chef de cabinet d'Elio Di Rupo et reste très attaché au PS. Il s'était "détaché" du poste de vice-président du CA de la Sabena en 2001, juste avant le crash, dont lui et l'
ancien ministre des Transports de l'époque qui avait signé l'accord de partenariat entre Swissair et Sabena en 1995, portent une très lourde responsabilité.

Ce n'est pas une première, l'Awex vient d'offrir [pour quel prix?] à la Wallonie une vitrine dans le Financial Times qui a pu­blié un sup­plé­ment dédié à la Wal­lo­nie "pour dé­crire non seule­ment ses atouts tou­ris­tiques mais éga­le­ment pour le cli­mat pour les en­tre­prises [? sic !]"


Un peu de délire pour commencer:
Two years ago, the local administration set up Creative Wallonia, an innovation programme that has sought to rejuvenate and modernise the economy.
NB: Où trouve-ton les résultats chiffrés de ce brol ?

Un peu plus encore, mais une vitrine illuminée pour le Parti Socialiste, visiblement
Since 2000, a new generation of more market-oriented politicians has emerged at the top of the Socialist party, and made a concerted effort to turn the area round after years of neglect and mismanagement.

ou
The European Commission, the EU’s executive arm, which has often been critical of the economic dirigisme usually associated with Wallonia, has recently praised the socialist-run region’s policies for fostering creative industries.

ou
The Socialist government’s approach has been welcomed by multinationals and its efforts have been rewarded with investment. Companies with a large presence in the region include Google, the US internet group, Caterpillar, the world’s largest earthmoving equipment maker, and Pfizer, the US pharmaceuticals company.

ou le franchement pathétique
Willy Demeyer, Socialist mayor of Liège and a prominent Belgian senator
Cela vire du scandale au mensonge éhonté, quand on connait les dernières tribulations du pitoyable dossier Mittal, géré par le non moins pitoyable ministre Marcourt:

 Unlike in the past, such funds have not been used to slow the decay of moribund industries.

ou
After ArcelorMittal, the steel group, announced it would shed about 2,000 jobs in the region as part of a restructuring plan, unions suggested Wallonia could acquire the company’s local assets. The nationalisation idea was quickly buried, but it frightened the steelmaker and other investors watching the case.
“Such threats just revive the stereotypes of Wallonia as a socialist enclave,” says a consultant for a foreign group. “The local government should distance itself, otherwise it will freak out investors.”
Wallonia has come a long way since the decline of the steel industry in the 1970s, showing resolve and willingness to change.


mardi 1 novembre 2011

«Consolidons le partenariat avec Swissair»

L'avenir de la Sabena est écrit dans les étoiles
Mercredi 19 avril 2000 : «Consolidons le partenariat avec Swissair»
Philippe Suinen, vice-président du conseil d'administration de Sabena, défend le scénario de la fusion.

Les membres du conseil d'administration de Sabena s'expriment rarement. En réponse à nos informations sur la prise de contrôle de fait de Sabena par Swissair («Le Soir» du 18 avril), Philippe Suinen, vice-président du CA de l'entreprise publique, s'explique. Il ne nie pas que Swissair ait mis le grappin sur la Sabena... Tout simplement parce que l'accord de 1995 autorise le groupe suisse à monter en puissance dans le capital de Sabena. Problème: le gouvernement n'a toujours pas donné son feu vert à l'opération! En attendant, Swissair reste minoritaire.
* Qui contrôle la Sabena pour le moment?
*Le conseil d'administration prend les décisions stratégiques. Mais ce n'est pas lui qui gère au quotidien. Paul Reutlinger (l'administrateur délégué de Sabena, Ndlr) est un gestionnaire loyal. Les conseils de Sabena et de Swissair ont déjà tenu des réunions communes. C'est là que se prennent les orientations stratégiques. Parmi celles-ci, il y a la réduction des coûts. C'est ce que nous faisons en intégrant les réseaux commerciaux, la flotte ou les réseaux tout court. Chacun reste ce qu'il est, les structures décisionnelles sont assez équilibrées.
* On dit que tout se décide à Zurich et que le conseil avalise simplement les décisions prises par Philippe Bruggisser, le grand patron du SAirGroup. Qu'en pensez-vous?
*M. Bruggisser siège au conseil d'administration. Mais ce n'est pas pour cette raison que nos réunions se limitent à des monologues de Bruggisser...
*La grande crainte des «sabéniens», c'est que les réductions de coûts se traduisent par des pertes d'emploi à partir de l'an prochain. Que répondez-vous?
*L'Etat a toujours été attentif à cela. Les chiffres de l'emploi sont positifs, Sabena affiche une croissance de l'ordre de 5 % par an. Il y a eu mille contrats d'emploi en plus l'année dernière.
*Mais les effectifs sont restés constants à environ 12.000 équivalents temps plein...
*Il ne faut pas oublier qu'il y a eu des années où nous étions en dessous de 10.000 emplois.
* Swissair détient 49,5 % du capital de Sabena, mais se comporte depuis quelques mois comme s'il en contrôlait déjà la majorité. Est-ce normal?
*D'après l'accord de 1995, Swissair est en droit de prendre la majorité du capital de Sabena lorsque les conditions seront réalisées (pas avant l'an 2000 et après l'approbation d'un accord bilatéral entre l'Union européenne et la Confédération helvétique sur la prise de contrôle d'une compagnie aérienne d'un pays membre de l'UE par une compagnie non européenne, Ndlr) . Comme l'Etat a toujours été un partenaire loyal, j'estime intéressant, utile et profitable pour tout le monde de conserver une sorte d'espace de contacts stratégiques entre Swissair et l'Etat fédéral. C'est une question de respect de la Belgique en tant que membre de l'Union européenne, avec une activité économique et l'emploi qui se développent.
*Comment peut-on garantir le maintien de l'emploi et celui du hub de Bruxelles quand le centre de décision ne sera plus belge?
*On peut le faire par une minorité de blocage. Mais on peut aussi être plus imaginatif, par exemple en gardant un espace de concertation pour que des contacts et des conversations aient lieu afin de garder constante cette préoccupation de développement de l'emploi et de l'activité économique. Cela peut se faire sous la forme d'un comité de concertation ou d'un comité stratégique.
*C'est le scénario qui est suivi pour l'instant?
*Ce scénario est toujours en discussion au niveau du gouvernement... On peut aussi prévoir une formule mixte avec une participation de l'Etat dans le capital de Swissair ou du holding SAirGroup. Quelles que soient les modalités de l'accord, il est très important de garder ce cadre de contacts stratégiques.
*Dans l'absolu, quel serait le scénario idéal pour l'avenir de Sabena?
*Une accentuation du partenariat avec Swissair et le respect des accords passés avec le gouvernement. Je rappelle au passage que grâce à une meilleure intégration des flottes, nous avons pu consolider les activités de Sabena Technics. Cela a déjà été contractualisé avec Swissair. Bruxelles et Zurich sont tout à fait complémentaires, c'est une opération «win-win» que nous menons. Sabena a tout intérêt à consolider son partenariat avec Swissair.

mardi 29 mars 2011

Sabena.oubli

19H48 et 30 secondes au JT de la .be à propos du plus grand drame socio-économique du siècle.be passé !


: la Suisse déboute l’Etat belge - ; Qui avait fait entrer Swissair dans le capital de la Sabena ?

en 95 : "un contrat avec Swissair, c'est une chance pour la " ?


Lire aussi:

La Sabena devant la chambre du conseil le 20 septembre
Les préventions portent notamment sur des faits de fraude fiscale et de blanchiment d'argent.
La chambre du conseil de Bruxelles a fixé mardi l'agenda pour l'examen du dossier de fraude fiscale et de blanchiment impliquant 10 personnes et entreprises qui travaillaient pour la Sabena jusqu'à sa faillite en 2001. Les plaidoiries devant la chambre du conseil débuteront le 20 septembre.
Une instruction avait été ouverte en 2001 à la suite d'une plainte déposée par deux employés de la compagnie aérienne.
Les préventions portent notamment sur des faits de fraude fiscale et de blanchiment d'argent.
La prochaine audience relative à ce dossier en chambre du conseil de Bruxelles se tiendra le mardi 20 septembre. Le juge d'instruction en charge du dossier et les parties civiles déposeront leurs conclusions. Le ministère public s'exprimera le 22 septembre.


Sabena : Daems éclabousse Di Rupo
Le ministre des Participations publiques Rik Daems refuse de reconnaître la moindre responsabilité dans la faillite de la Sabena. C'est ce qui ressort d'un rapport de 100 pages que le ministre a remis à la commission d'enquête parlementaire chargée de déterminer les causes de la faillite et que « Le Soir » a découvert dans son intégralité. Dans ce document, le ministre décoche des flèches en direction d'Elio Di Rupo, qui, en 1995, lorsqu'il était ministre des Communications, a négocié et signé l'accord de partenariat entre Swissair et Sabena.


Et le document conclut que Rik Daems a bien appliqué les règles de gestion des entreprises publiques.
Un bureau d'avocats a rédigé une chronologie détaillée pour démontrer que le ministre des Participations publiques n'a pas commis de faute. Le rapport estime que les accords signés en 1995 par Elio Di Rupo étaient lacunaires.
Il n'y a pas de faute ou de négligence dans le chef de l'Etat belge du fait de la gestion du dossier Sabena. » Telle est la conclusion, laconique, d'un rapport de 100 pages établi par le cabinet d'avocats Nauta Dutilh pour le compte du ministre des Participations publiques, Rik Daems.


Ce rapport a été remis ce lundi à la commission parlementaire chargée d'enquêter sur les causes de la faillite du transporteur. Récit d'une agonie, sur la base de la chronologie très précise contenue dans le rapport.
Le ministre des Participations publiques prend ses fonctions, le 12 juillet 1999. La santé de la Sabena paraît bonne. D'après le document, petit à petit, le ministre découvre que le dossier est moins simple qu'il y paraît. Un rapport de la Banque d'affaires Goldman Sachs indique que « Swissair avait le contrôle de la gestion journalière de la Sabena depuis 1995 » (NDLR, date des accords conclus entre le gouvernement belge, représenté par Elio Di Rupo, et Swissair). Un autre rapport, établi par le Boston Consulting Group en 2000 pour le compte de Rik Daems, indique que le financement des Airbus altère gravement la situation financière.
Dans ce contexte, Rik Daems crée un comité d'accompagnement, composé notamment d'experts du Boston Consulting Group, d'ING, du bureau d'avocats Cleary Gottlieb et de la Société fédérale de participations (SFP). Ce groupe arrive rapidement à la conclusion que le partenariat avec Swissair doit se poursuivre. « La Sabena est totalement dépendante de Swissair parce qu'elle est incapable de financer seule ses Airbus et parce qu'elle est liée par des contrats très défavorables avec City Bird et Virgin Express », dit le rapport.
Rik Daems signe donc de nouvelles conventions avec la compagnie suisse, qui mettent en oeuvre les accords signés en 1995. Le 26 avril 2000, les dirigeants de Swissair apposent leur signature au bas d'un document qui prévoit que le groupe helvétique sera propriétaire à 85 % de la Sabena lorsque les accords bilatéraux entre l'Union européenne et la Suisse entreront en vigueur.
A la fin de l'année 2000, le temps se gâte. Le conseil d'administration de la Sabena se rend compte que la compagnie a besoin de capitaux pour un montant de 750 millions d'euros. Le consultant KPMG confirme. En janvier 2001, le gouvernement belge entame des négociations avec Swissair. Le ton monte.
Le ministre Daems se demande s'il n'est pas préférable de trouver un autre partenaire mais la banque ING Barings, consultée, estime que les chances sont minces. Il faut donc négocier avec Swissair. Finalement, un accord intervient le 24 janvier 2001. Swissair s'engage à prendre une participation de 85 % dans la Sabena et à la recapitaliser, à hauteur de 150 millions d'euros en cash. Le holding helvétique s'engage également à racheter des actifs de la Sabena pour un montant de 500 millions d'euros.
Rik Daems croit pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Jusqu'à ce 19 février 2001, où Eric Honegger, président de Swissair, écrit au Premier ministre, Guy Verhofstadt et lui laisse entendre que le partenariat entre la Sabena et Swissair doit être revu.
Le mois suivant, Swissair honore toutefois son engagement de recapitalisation. Il verse 90 milliards d'euros, sur les 150 promis. Le solde doit être versé avant le 17 avril. Le 9 avril, Rik Daems écrit à Mario Corti, patron de Swissair lui enjoignant de payer. Pendant ce temps, Christoph Müller, patron de la Sabena, part à la recherche d'un nouveau partenaire. Un scénario de secours, qui prévoit la continuité des activités de la Sabena sans Swissair, est alors élaboré.
Le 16 mai, Ferd Chaffart, président du conseil d'administration de la Sabena, écrit à Mario Corti pour lui réclamer l'argent. Ce dernier répond, par courrier du 23 mai, qu'il ne payera pas, qu'il ne rachètera pas les filiales et qu'il ne contribuera pas au financement des Airbus. Quelques jours plus tard, Swissair é---met une nouvelle proposition, réduisant à néant son apport de cash. Rik Daems refuse et lance un procès contre Swissair, le 3 juillet.
Les banquiers du holding helvétique exhortent Corti à trouver un accord à l'amiable. Ce sera fait le 16 juillet, entre Guy Verhofstadt et Mario Corti, en l'absence de Rik Daems. Le groupe suisse s'engage alors à payer 131 millions d'euros à la Sabena le 2 octobre. Il ne s'exécutera pas, provoquant la faillite.·

Guy Verhofstadt refuse de parler de la Sabena
La RTBF a interrogé mardi soir le Premier ministre sur des documents qu'il aurait refusé de remettre à la Commission Sabena. Le Premier s'est emporté et a refusé de répondre. Son cabinet parle d'un contexte relationnel difficile avec la RTBF et non d'une volonté de cacher quoi que ce soit sur la Sabena.


« Le ministre a appliqué correctement les règles de gestion »
Pour justifier qu'il n'a pas commis de faute, le ministre des Participations publiques, Rik Daems, évoque à de nombreuses reprises, dans le rapport établi par ses avocats, le contexte difficile qui était déjà en place au moment de son arrivée, en juillet 1999.
Il évoque tout d'abord le premier partenariat entre la Sabena et Swissair, signé en 1995, par Elio Di Rupo (dont le nom n'est pas cité dans le rapport). Pour le ministre Daems, ces accords étaient imparfaits pour plusieurs raisons. D'abord, dès 1995, Swissair a acquis le pouvoir de gestion journalière de la Sabena. Or, dit le document, cette intégration n'était pas juridiquement encadrée par les accords signés en 1995.
D'autre part, Swissair n'était pas obligée de prendre la majorité dans la Sabena, en vertu de ces conventions. Le texte le prévoyait certes, remarque le rapport, mais cette prise de majorité était assortie de conditions irréalisables, rendant cette possibilité de prise de majorité inopérante.
Le ministre estime aussi qu'il était anormal que Swissair ne doive pas intégrer dans son bilan tout ou partie des comptes de la Sabena. Pour le ministre, une telle obligation de consolidation aurait rendu Swissair davantage responsable de la gestion de la Sabena, notamment au moment de prendre la décision d'acheter 34 Airbus, décision fermement recommandée par le groupe helvétique.
Enfin, pour Rik Daems et ses avocats, il n'était pas normal que le gouvernement belge ne dispose d'aucun moyen de contrôle sur la gestion du groupe Swissair.
Rik Daems indique avoir rémédié à ces lacunes lorsqu'il a signé de nouveaux accords avec Swissair, en avril 2000.
Le ministre s'est également vu reprocher d'avoir laissé se mettre en place une structure baptisée Airline Management Partnership (AMP), par laquelle la Sabena et Swissair fusionnaient certaines activités pour réduire les coûts. Beaucoup ont considéré que ce partenariat était défavorable à la Sabena. Dans le rapport, le ministre estime que la mise en place de l'AMP avait été négociée, dans les grandes lignes, avant son arrivée au pouvoir et que les conseils d'administration de Swissair et de la Sabena en avaient accepté le principe en juin 1999.
Rik Daems estime aussi que la Sabena était largement dépendante de Swissair à cause des ses faibles capacités financières, obérées, qui plus est, par la décision d'achat des Airbus (en 1997) et par deux contrats liant la Sabena à Virgin Express et à City Bird, signés avant son arrivée au pouvoir. Dans ce contexte, la compagnie n'intéressait pas de repreneur alternatif à Swissair.
Le rapport conclut que le gouvernement n'a commis aucune faute ni manquement et que le ministre des Participations publiques a « appliqué correctement les règles de gestion des sociétés (« corporate governance ») et respecté la répartition des rôles entre les administrateurs et les actionnaires ».