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mercredi 6 juillet 2011

Un peu d'émotion et beaucoup de travail

#Kiadi :
"Harlem Désir a la confiance de tous et de toutes pour être premier secrétaire délégué"
A l'issue du conseil politique du parti, le numéro 2 du PS français Harlem Désir a annoncé jeudi dernier qu'il devenait premier secrétaire délégué pour remplacer Martine Aubry à la tête du parti le temps de la campagne de la primaire pour 2012,
 "J'assume l'intérim pendant le temps de la primaire. Je suis fier de la confiance que m'a accordée Martine Aubry ainsi que les principaux dirigeants du Parti socialiste et tous les candidats à la primaire"
"Il y a un eu un peu d'émotion et beaucoup de travail devant moi"


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Le Guen : « Dominique a toujours suivi ce qui se passait en France »
Jean-Marie Le Guen est un proche de Dominique Strauss-Kahn. Selon lui, DSK « jouera forcément un rôle considérable dans les échéances de l’année prochaine ».


François Hollande et Ségolène Royal se disent ouverts à un report du calendrier des primaires. Et vous ?


JEAN-MARIE LE GUEN. Repousser la date limite de dépôt des candidatures me semble aller de soi.
C’est d’abord le respect des droits d’une personne victime d’une grande injustice. Et c’est d’abord le respect des droits d’une personne victime d’une grande injustice. Et par ailleurs, cela ne gêne en rien le processus des primaires. Il faut maintenant espérer que la justice américaine aille vite. Mais la perspective de la reconnaissance de l’innocence de Dominique Strauss-Kahn crée une nouvelle donne politique pour l’élection présidentielle de l’année prochaine. Il faut que le PS la prenne en compte.


Vous regrettez qu’Harlem Désir ait, lui, fermé la porte à un report des primaires ?


Il a parlé un peu rapidement. Je trouve cela un peu rigide et automatique… Chacun doit réfléchir à ce qu’est notre intérêt collectif. Dominique Strauss-Kahn aura à cœur, dès qu’il le pourra, de venir s’expliquer devant les Français. Alors on ne comprendrait pas que le parti ne prenne pas de disposition pour que les Français puissent aussi s’exprimer pleinement. C’est cela le but des primaires.


Cette demande n’est-elle pas prématurée alors qu’on ne sait pas ce que veut DSK lui-même ?


Notre rôle, c’est d’appliquer le principe de précaution. Désormais, on peut légitimement penser que la justice américaine va être amenée à renoncer à ses poursuites et que la vérité va apparaître. C’est notre devoir de nous adapter à cela. De toute façon, Dominique jouera forcément un rôle considérable dans les échéances de l’année prochaine. Prenons donc le temps de la réflexion, cela me paraît être de la sagesse. J’ai toujours trouvé que la manière dont nous nous étions jetés dans les primaires était un peu précipitée. Et puis par certains aspects, cela ressemble plus à un congrès du PS qu’à autre chose…

samedi 4 juin 2011

Réélu.stalinien avec 96,7%

Le 28 mai, Elio Di Rupo est reparti pour un nouveau mandat de 4 ans à la tête du PS, étant déjà en poste depuis 1999, le président sortant était le seul candidat à s'être présenté à cette élection.
Au total 18.145 des 81.491 membres remplissant les conditions de vote ont exprimé leur suffrage, soit un taux de participation d'environ 22,5%. L'actuel formateur royal a obtenu la confiance de 17.436 votants contre 596 votes défavorables.
Compte tenu des 113 bulletins blancs ou nuls, Di Rupo est réélu avec 96,7% des votes valables.

dimanche 27 février 2011

Présidentocratie ?

La présidentocratie étouffe la démocratie wallonne

Un directoire de quatre présidents de partis régente de plus en plus la vie politique en Wallonie, tout en la diluant dans le cadre élastique d'une supposée Fédération wallo-bruxelloise. Face à cette dérive - la présidentocratie- nous préconisons une réforme radicale.


D'où vient la présidentocratie ?


Depuis le début des années 90, quand un parlementaire devient ministre et tant qu'il le demeure, il ne siège plus au Parlement. Un suppléant le remplace. Les Assemblées se retrouvent ainsi peuplées d'inconnus qui profitent du rang qu'on leur a attribué sur les listes électorales. A la Chambre, il y a 52 suppléants sur 150 députés, 8 suppléants sur les 10 députés CDH ! Au Parlement wallon il n'y a que 16 suppléants sur 75 députés, mais 12 suppléants sur les 29 députés PS! On a toujours nommé des ministres hors du Parlement, mais la pratique s'est renforcée. Les présidents de partis les ont toujours désignés, mais avant ils prenaient en compte : résultats électoraux, présence sur le terrain, poids des fédérations, des intérêts représentés (syndicats, mutuelles...), travail parlementaire. Actuellement, une carrière commence souvent avec l'attribution d'un poste ministériel ensuite légitimée, avec des fortunes diverses, par l'électeur. Chaque scrutin « national » se conclut par un jeu de chaise musicale parlementaire et ministériel.


Par ailleurs, les médias trivialisent la vie politique en privilégiant l'immédiat par rapport au fondamental. Ils accentuent la pipolisation du personnel politique. Les différences entre partis ne sont plus idéologiques, mais historiques, vestiges des clivages (flamands/wallons, catholiques/laïcs, conservateurs/progressistes, etc.), qui contribuèrent à structurer la vie collective en piliers. La présidentocratie résulte de l'élection directe, par les affiliés aux partis, de présidents qui furent toujours puissants, mais qui autrefois avaient à compter avec des contre-pouvoirs : fédérations au niveau des provinces ou des arrondissements électoraux, poids électoral de l'élu, etc. Aujourd'hui, même si la participation à leur élection est souvent très inférieure à la majorité des adhérents, les présidents de partis peuvent se prémunir des critiques en se targuant de la légitimité que cette élection leur confère! Ce qui aurait pu permettre une saine compétition et des débats d'idées se transforme en kermesse médiatique au bénéfice d'un candidat ou d'une paire de candidats uniques. Quel politique oserait aujourd'hui se lever contre un président élu avec 90% des suffrages ? Et quand ce mandat présidentiel est cumulé avec une fonction de vice-premier ministre fédéral, il n'y a plus d'espace pour le débat interne. Le quadriumvirat présidentiel (PS, MR, CDH, Ecolo), avec ses deux Augustes et ses deux Césars, paralyse le débat. La mainmise présidentielle s'étend même au choix des chefs de groupes parlementaires, dont les secrétaires, chiens de garde présidentiels, filtrent l'action des élus. Ceci est à relier à la crise de la démocratie représentative dont l'un des enfants monstrueux est le berlusconisme, mélange de fortune privée, de pouvoir médiatique et de pipolisation trash mobilisés au profit de la conquête et de la conservation du Pouvoir.


Lire aussi:
Contre la non-pensée unique
Karel De Gucht, commissaire européen et libéral teinté dans la masse, publie dans De Standaard un remarquable essai comme on ne voit plus guère de politicien francophone capable d’en commettre un semblable. Richard Miller peut-être, s’il se souvenait qu’il est philosophe; ou Philippe Moureaux, sans doute, mais il n’est plus tout-à-fait de cette génération-ci et, d’ailleurs, il préfère désormais jouer les Nestor Burma… De toutes façons, quel journal francophone oserait publier un article de fond s’étalant sur trois pleines pages sobrement composées?

Mais ne boudons pas notre bonheur. Et suivons ça en néerlandais puisqu’il faut aller au nord pour parler politique et échapper quelques instants à la langue de bois de la pensée unique et donc sidéralement vide de l’irrédentisme wallobruxien.


Une autre carte politique de Flandre est-elle occupée à se dessiner sous nos yeux? Oui et non, dirai-je au risque de faire encore hurler de rire à mes dépens mes amis de « Sans langue de bois » qui s’ébaubissent toujours de mon goût pleinement assumé pour la nuance.