Avant sa démission pour cause de scandale Publifin, Paul Furlan s'était engagé à formuler d'ici la fin de l'année 2016 une proposition
de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les
membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???) et assurera la transition pendant neuf mois maximum,
jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure
de sélection Selor.
Aujourd'hui, Francis Ghigny maintient sa position quant au recrutement de son
successeur:
"J'imagine que Christel Evrard est l'auteur de cette plainte. Si
elle a raison de vouloir m'écarter, je maintiens qu'elle n'a pas les
compétences managériales pour diriger la Cwape"
"En n'organisant pas la procédure de sélection, le gouvernement espérait que Christel Evrard" (imposée à la vice-présidence, par le gouvernement wallon) "obtienne automatiquement la présidence pour un long intérim" Plus grave encore et accusateur: "Le ministre Furlan avait d'ailleurs tenté d'acheter mon silence
en me proposant une place dans son cabinet. J'estime qu'il était dans
l'intérêt de la Cwape que je prenne position"
Paul Furlan s'est engagé à formuler d'ici la fin de l'année une proposition
de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les
membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???) et assurera la transition pendant neuf mois maximum,
jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure
de sélection Selor.
Sauf erreur, nullement relayé par les journaux télévisés nationaux, ce 23 novembre 2016, Philippe Henry, intervenait au Parlement :
“Il n’y a pas de procédure en cours pour le
remplacement de Francis Ghiny. Il n’y a pas eu d’appel à candidature et
donc il n’est plus possible de recruter son successeur dans les règles
de l’art pour avoir la personne la plus compétente possible. Le fait que
Christel Evrard soit la belle-soeur de Paul Magnette laisse penser que
le gouvernement wallon ne lance pas de procédure afin de lui permettre
de prendre la présidence de la Cwape pour une durée indéfinie. Elle
avait déjà été parachutée à la Cwape à la fin de la législature.”
D'après les journaux cités plus haut, Christel
Evrard aurait fait l’objet de plusieurs plaintes pour harcèlement moral. Un
rapport l'aurait établi après des auditions du personnel demandées par le
président de la Cwape. Ce rapport conclurait à la responsabilité de la
vice-présidente. Il lui aurait été demandé de changer son comportement dans ses
relations professionnelles.
Christel Evrard a contre-attaqué de manière hallucinante, la subordonnée accusant son chef de déloyauté dans un mail adressé à Francis Ghigny :
“Je
t’adresse ce mail suite aux comportements répétés identifiés dans ton
chef ces dernières semaines et par lesquels tu mets en péril le
fonctionnement de la Cwape. Je
te rappelle que, dans le cadre de la procédure d’analyse des risques
psycho-sociaux que tu as demandée en septembre 2016, il y a un certain
nombre de principes édictés par l’arrêté royal qui sont à respecter. Tu
sembles en faire systématiquement fi notamment en t’adressant à mon
personnel en direct alors que les discussions sur ce rapport n’ont pas
encore été entamées en Comité de direction et que le plan d’actions qui
en découlerait n’a pas encore été élaboré. Tu sais par ailleurs,
maintenant, que j’ai émis une contestation quant au contenu de ce
rapport. […] Tu comprendras que j’entrevois difficilement la suite de
notre collaboration jusqu’à ton départ le 31 janvier 2017. Ton
comportement à mon encontre manquent de loyauté, d’intégrité et de
transparence et sont de nature à me discréditer vis-à-vis de l’ensemble
du personnel de la Cwape de même qu’à l’extérieur. Ton attitude est
inacceptable et génère nombre d’impacts délétères au sein de
l’organisation."
En parallèle, le ministre de l'Energie Paul Furlan promettait de régler
la procédure de recrutement ce jeudi au gouvernement.
L'exécutif a dès lors décidé de lancer immédiatement l'appel
à candidature pour le poste. La procédure de désignation devrait
pouvoir se clôturer à la fin du premier semestre 2017, estimait le
ministre.
Ce dernier formulera d'ici la fin de l'année une proposition
de désignation d'un président faisant fonction, choisi parmi les
membres du comité de direction. Ce président ff s'engagera à ne pas être candidat président (???) et assurera la transition pendant neuf mois maximum,
jusqu'à la désignation du nouveau président, au terme de la procédure
de sélection Selor.
Lire aussi: Imbroglio au Parlement wallon sur le vote d’un décret énergie -
Le projet de décret sur la méthodologie tarifaire
applicable aux gestionnaires de réseaux de gaz et d’électricité devait
être voté ce mercredi. Mais il a été renvoyé en commission par
l’opposition, car la majorité PS-CDH n’était pas en nombre suffisant. Le parlement wallon
devait approuver ce mercredi en séance plénière le projet de décret sur
la méthodologie tarifaire applicable aux gestionnaires de réseaux de
distribution de gaz et d’électricité. Un texte très attendu, mais qui
devra patienter : au terme d’une bataille de procédure qui s’est
prolongée toute la matinée, le texte a été renvoyé en commission pour
complément d’information. Le député MR Jean-Luc Crucke s’est chargé de mettre
le feu aux poudres, suivi de Stéphane Hazée pour Ecolo. Les deux
représentants de l’opposition ont pris argument des propos récents tenus
par Francis Ghigny, le président de l’organe régulateur wallon, dans
une interview donnée au Soir. Celui-ci estimait notamment que « le gouvernement wallon menace l’indépendance de la Cwape ».
Une erreur technique Une interview que nous avons bel et bien réalisée, mais qui n’a pas encore été publiée dans la version papier de ce journal. Le Soir a
en effet décidé de ne pas publier cette interview en solo, pour offrir
la possibilité de réagir aux personnes citées par Monsieur Ghigny au
cours de l’interview. Notre dossier complet sera publié très prochainement. Mais, suite à une erreur technique, l’interview de Monsieur Ghigny a été diffusée sur notre site pendant quelques heures.
Jean-Luc Crucke, qui a eu le temps de voir «l’article fantôme
», parle d’une interview détonante. « M. Ghigny
cite de manière nominative des personnes proches de membres du gouvernement », affirme le député. Pour lui, Francis Ghigny, ancien chef de cabinet du ministre Ecolo José Daras, parle comme « un homme qui va quitter une fonction et dévoile tout ce qui se passe derrière ». Pour le MR et Ecolo, ces accusations sont assez
graves pour réclamer une nouvelle audition de Francis Ghigny avant de
voter le décret tarifaire, même si les deux dossiers n’ont que des liens
ténus entre eux. L’opposition a déposé une motion en ce sens.
Vaste pantalonnade Un premier vote a eu lieu vers 10 heures : les rangs
de la majorité PS-CDH étant très clairsemés, la motion a été approuvée.
Mais un point du règlement du parlement prévoit un second vote dans
l’heure quand le quorum n’est pas atteint, ce qui était le cas ici.
PS et CDH ont donc battu le rappel des députés dans
la nature. À 11h15 pétantes, le quorum atteint, le second vote a eu
lieu. Surprise : socialistes et humanistes ont aussi voté la motion du
MR et du PS. Un ralliement de pure circonstance : si les troupes PS et
CDH avaient obtenu du renfort, cela restait insuffisant pour disposer
d’une majorité qui aurait fait un sort au souhait d’un renvoi en
commission… Conséquence de cette pantalonnade : Francis Ghigny
doit s’attendre à être convoqué dans les prochains jours pour venir
s’expliquer.
Aurélie Kettels, l’avocate de TPCV qui regrette que le monde politique ait la "mainmise" sur le choix des directeurs de la Cwape :
"la désignation de Christel Evrard en tant que vice-présidente et
directrice de la Cwape a "soulevé ce problème". "Nous ne voulons pas personnaliser cette affaire. Nous
ne portons pas de jugement de valeur sur sa personne. Mais cette
nomination nous a amenés à nous interroger sur le processus de sélection
des dirigeants Cwape.""L’Union européenne exige que les régulateurs de l’énergie soient indépendants. En
outre, plusieurs décisions de la Cwape ont été défavorables aux
propriétaires de panneaux. La question de son indépendance pourrait donc
influencer les litiges en cours."
Christel
Evrard est la belle-sœur de Paul Magnette, ce qui amène à un conflit d'intérêts quand on connait la relation effective entre le
régulateur wallon de l’énergie et l'Exécutif Wallon.
Aurélie Kettels:
"Le Selor examine simplement la recevabilité des candidatures, précise . Chaque
dossier est classé en trois catégories : ‘ne convient pas’, ‘convient’
et ‘convient particulièrement’. Les candidats ne sont pas classés et le
gouvernement wallon peut choisir qui il veut dans ceux qui conviennent."
Rappelons également qu’une affaire entre TPCV et la Cwape est pendante
devant la cour d’appel de Liège : les propriétaires de panneaux devront-ils payer, oui
ou non, pour prélever de l’électricité sur le réseau ? Si le tarif de
prélèvement est validé, un surcoût compris entre 200 et 300 euros par an
sera effectivement facturé aux propriétaires de panneaux qui n’ont pas
de compteur double flux. De nouvelles plaidoiries auront lieu début
juin.
82% des top managers wallons sont étiquetés PS ou cdH.
La
politisation de l'administration publique wallonne est régulièrement
dénoncée. Du changement avait été promis lors du précédent gouvernement
PS-cdH-Ecolo. Mais force est de constater que PS et cdH continuent à
s'approprier la grande majorité des postes. "80% des postes clés, si l'on se base sur les dernières nominations, leur reviennent", dénonce le chef de groupe MR au Parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet, samedi dans les journaux de Sudpresse. "Ce gouvernement PS-cdH reste sur ses bonnes vieilles pratiques de partage du pouvoir" "On
met en avant la bonne gouvernance, la transparence, la
dépolitisation... Mais ce gouvernement PS-cdH reste sur ses bonnes
vieilles pratiques de partage du pouvoir. Je ne fais aucun procès
d'intention aux personnes désignées. Par contre, je fais le procès du
gouvernement qui a avalisé et mis en place cette manière de faire", affirme l'intéressé, qui interpellera le ministre de tutelle, Christophe Lacroix, à ce sujet lundi au Parlement.
La Caisse d'investissement de Wallonie est un fonds d' "investissement stratégique" financé par l'appel public à l'épargne, lancé en 2009 par JC Marcourt ...
Sa mission sociale visait à
" promouvoir les investissements dans les petites et moyennes entreprises non cotées ",
mais
" pourra aussi exécuter des missions qui lui seraient déléguées par décret ou par arrêté du gouvernement "
Son capital de 20 millions EUR, entièrement libéré, a été apporté, en mission délégué de la Région Wallonne, par la FIWAPAC, autre SA de droit public détenue par SRIW et Sogepa.
Après un démarrage pour le moins chaotique, l'exercice 2009 de la Caisse d'investissement de Wallonie s'était déjà soldé par un déficit de 1,355 million ...
La caisse d’investissement wallonne dégageait enfin un surplus sur l’exercice 2013: 60.000 euros. Pourtant, "la Caisse wallonne sera à l'équilibre en 2012", nous affirmait son patron, Sébastien Durieux, qui défendait l'institution, décriée pour ses pertes et ses placements hasardeux en obligations grecques.