"ce qui a été fait pour les coopérateurs d’Arco [le bras financier du Mouvement ouvrier chrétien] devait être fait. L’objectif était de rétablir la confiance dans le système bancaire belge."
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samedi 16 mars 2013
Arco, bekes
Wouter Beke, président du CD&V :
samedi 16 juillet 2011
Ja maar neen
Article tiré de Lalibre - Martin Buxant
L’élastique orange va-t-il claquer ?
Rétroactes. Nous sommes jeudi matin, le 7 juillet, et le G4, l’organe informel qui prend toutes les décisions stratégiques du parti, s’est réuni jeudi matin. Il y a là outre le président Wouter Beke, le Premier ministre Yves Leterme, le ministre de Affaires étrangères Steven Vanackere et le ministre-Président flamand Kris Peeters. Une analyse du document de Di Rupo a été effectuée mais, à ce stade, personne n’a connaissance de la décision de la N-VA. Les nationalistes flamands ont entériné, tard la veille, un "nee" sec au formateur. Les quatre responsables se quittent, donc, plutôt enclins à délivrer un "oui, mais " à Di Rupo. Dring dring, dans l’intervalle, Wouter Beke reçoit des nouvelles de Bart De Wever et de la N-VA. Les nationalistes flamands lui font savoir qu’ils disent "non" à la note du formateur. Les démocrates-chrétiens flamands sont estomaqués : ils avaient pronostiqué un "oui, mais " - formule à laquelle ils se seraient ralliés avec plaisir. Mais la N-VA fait en outre savoir au CD&V qu’elle communiquera son "non" publiquement lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. Panique au CD&V - d’autant que les démocrates-chrétiens ont eux-mêmes une conférence de presse sur le coup de midi Le porte-parole du parti l’annule dare-dare via des SMS à toute la presse
Dans la foulée du "G4", un "G20" est alors convoqué. Cet organe informel, plus large, rassemble les ministres fédéraux, régionaux et les chefs de file du CD&V dans les différentes assemblées. L’atmosphère est tendue, Beke a prudemment distillé la nouvelle du "nee" de la N-VA. Et le CD&V ne sait plus sur quel pied danser. Un homme prend alors clairement le leadership : Kris Peeters. C’est que le Premier ministre Leterme et son collègue Vanackere n’assistent pas à cette réunion Ils sont retenus en commission des Affaires étrangères du Parlement. Mais les deux hommes ont été avertis de la position de la N-VA. "Très clairement, souligne un observateur, cela arrangeait bien Leterme de ne pas avoir à assister à cette réunion. Il savait pertinemment bien que Peeters allait suivre la N-VA et se battre contre la note Di Rupo. C’était très pratique pour lui". Et effectivement, Peeters lance un plaidoyer pour le non. Cette note dit-il, "fera payer 2,8 milliards à la Flandre en 2014 : nous ne pouvons l’accepter". Il est contesté. C’est d’ailleurs une première : plusieurs responsables prennent la parole pour défendre un "oui, mais " à Di Rupo. Mais "pour moi, c’est non !", s’oppose fermement Kris Peeters qui assoit son autorité en l’absence de Leterme. Wouter Beke entérine alors la décision - alambiquée comme seuls les démocrates-chrétiens savent le faire :
Aujourd’hui, quelques jours après cet épisode rocambolesque, le CD&V est un parti à terre. Ecartelé entre les partisans d’une ligne proche de la N-VA, comme Kris Peeters, qui jugent qu’il ne faut rien lâcher aux francophones et ceux partisans d’un compromis ou - du moins - d’une entrée en négociation. L’assemblage formé par les tenants d’une entrée en négociation sur base de la note Di Rupo (avec ou sans la N-VA) est hétéroclite : il y a le socle ACW, les vétérans style Mark Eyskens mais, aussi, des éléments flamands radicaux tels que le député Hendrik Bogaert ou le parlementaire régional Eric Van Rompuy. Ceux-là pensent qu’il est suicidaire de rester constamment dans la roue des nationalistes
L’autre rive du parti est occupée par Kris Peeters. Le ministre-président le sait : la N-VA est une menace directe pour son fauteuil en 2014; les nationalistes flamands rêvent de s’emparer de ce poste symbolique et stratégique. Et si Kris Peeters doit faire face à un déficit flamand l’année des élections, la N-VA aura vite fait de lui rappeler que s’il n’avait rien concédé du tout aux francophones, il n’en serait pas là En outre, Peeters reste traumatisé par l’expérience du "dialogue de Communauté à Communauté". En 2008, après avoir largué la N-VA et brisé le cartel, Kris Peeters avait dû reconnaître que son "dialogue" ne menait à rien. "Les francophones nous ont bernés", avait-il dit à l’époque
Et puis, il y a Wouter Beke. Le président de parti n’a plus qu’une seule boussole : celle que lui a confiée le bureau politique - à savoir ne jamais entrer dans un gouvernement sans la N-VA. Loyal, Beke se battra jusqu’à son dernier souffle pour tenir la consigne
Pour l’heure, donc, chez les démocrates-chrétiens, l’élastique est tendu au maximum. Claquera, claquera pas ? "Claquera pas, pronostique un responsable du parti, on en a vu d’autres. Personne n’a encore bouclé ses valises pour partir à la N-VA. Mais c’est dur pour nous. C’est très dur". Un autre : "S’il y a des élections demain, c’est bien simple, pour nous, c’est une catastrophe"
Peeters a imposé son “non” à Di Rupo en l’absence de Leterme. Le parti est divisé.
Y a du claquage dans l’air. Alors que le CD&V a proféré un "oui mais non" en guise de réponse à la note du formateur Di Rupo, il apparaît que les démocrates-chrétiens flamands sont écartelés entre les partisans d’une entrée en négociation sans la N-VA et les tenants d’une ligne communautaire radicale.L’élastique orange va-t-il claquer ?
Rétroactes. Nous sommes jeudi matin, le 7 juillet, et le G4, l’organe informel qui prend toutes les décisions stratégiques du parti, s’est réuni jeudi matin. Il y a là outre le président Wouter Beke, le Premier ministre Yves Leterme, le ministre de Affaires étrangères Steven Vanackere et le ministre-Président flamand Kris Peeters. Une analyse du document de Di Rupo a été effectuée mais, à ce stade, personne n’a connaissance de la décision de la N-VA. Les nationalistes flamands ont entériné, tard la veille, un "nee" sec au formateur. Les quatre responsables se quittent, donc, plutôt enclins à délivrer un "oui, mais " à Di Rupo. Dring dring, dans l’intervalle, Wouter Beke reçoit des nouvelles de Bart De Wever et de la N-VA. Les nationalistes flamands lui font savoir qu’ils disent "non" à la note du formateur. Les démocrates-chrétiens flamands sont estomaqués : ils avaient pronostiqué un "oui, mais " - formule à laquelle ils se seraient ralliés avec plaisir. Mais la N-VA fait en outre savoir au CD&V qu’elle communiquera son "non" publiquement lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. Panique au CD&V - d’autant que les démocrates-chrétiens ont eux-mêmes une conférence de presse sur le coup de midi Le porte-parole du parti l’annule dare-dare via des SMS à toute la presse
Dans la foulée du "G4", un "G20" est alors convoqué. Cet organe informel, plus large, rassemble les ministres fédéraux, régionaux et les chefs de file du CD&V dans les différentes assemblées. L’atmosphère est tendue, Beke a prudemment distillé la nouvelle du "nee" de la N-VA. Et le CD&V ne sait plus sur quel pied danser. Un homme prend alors clairement le leadership : Kris Peeters. C’est que le Premier ministre Leterme et son collègue Vanackere n’assistent pas à cette réunion Ils sont retenus en commission des Affaires étrangères du Parlement. Mais les deux hommes ont été avertis de la position de la N-VA. "Très clairement, souligne un observateur, cela arrangeait bien Leterme de ne pas avoir à assister à cette réunion. Il savait pertinemment bien que Peeters allait suivre la N-VA et se battre contre la note Di Rupo. C’était très pratique pour lui". Et effectivement, Peeters lance un plaidoyer pour le non. Cette note dit-il, "fera payer 2,8 milliards à la Flandre en 2014 : nous ne pouvons l’accepter". Il est contesté. C’est d’ailleurs une première : plusieurs responsables prennent la parole pour défendre un "oui, mais " à Di Rupo. Mais "pour moi, c’est non !", s’oppose fermement Kris Peeters qui assoit son autorité en l’absence de Leterme. Wouter Beke entérine alors la décision - alambiquée comme seuls les démocrates-chrétiens savent le faire :
"Nous aurions bien dit oui à Di Rupo, mais comme la N-VA dit non, ça ne sert à rien de négocier, nous serions à la merci du FDF"Beke descend alors en quatrième vitesse délivrer ce message aux quelques caméras qui font le pied de grue devant le 89 rue de la loi, le siège du parti. Il parvient à le faire in extremis avant le début de la conférence de presse de Bart De Wever et de la N-VA mais, personne n’est dupe, les démocrates-chrétiens ont bien joué les girouettes.
Aujourd’hui, quelques jours après cet épisode rocambolesque, le CD&V est un parti à terre. Ecartelé entre les partisans d’une ligne proche de la N-VA, comme Kris Peeters, qui jugent qu’il ne faut rien lâcher aux francophones et ceux partisans d’un compromis ou - du moins - d’une entrée en négociation. L’assemblage formé par les tenants d’une entrée en négociation sur base de la note Di Rupo (avec ou sans la N-VA) est hétéroclite : il y a le socle ACW, les vétérans style Mark Eyskens mais, aussi, des éléments flamands radicaux tels que le député Hendrik Bogaert ou le parlementaire régional Eric Van Rompuy. Ceux-là pensent qu’il est suicidaire de rester constamment dans la roue des nationalistes
L’autre rive du parti est occupée par Kris Peeters. Le ministre-président le sait : la N-VA est une menace directe pour son fauteuil en 2014; les nationalistes flamands rêvent de s’emparer de ce poste symbolique et stratégique. Et si Kris Peeters doit faire face à un déficit flamand l’année des élections, la N-VA aura vite fait de lui rappeler que s’il n’avait rien concédé du tout aux francophones, il n’en serait pas là En outre, Peeters reste traumatisé par l’expérience du "dialogue de Communauté à Communauté". En 2008, après avoir largué la N-VA et brisé le cartel, Kris Peeters avait dû reconnaître que son "dialogue" ne menait à rien. "Les francophones nous ont bernés", avait-il dit à l’époque
Et puis, il y a Wouter Beke. Le président de parti n’a plus qu’une seule boussole : celle que lui a confiée le bureau politique - à savoir ne jamais entrer dans un gouvernement sans la N-VA. Loyal, Beke se battra jusqu’à son dernier souffle pour tenir la consigne
Pour l’heure, donc, chez les démocrates-chrétiens, l’élastique est tendu au maximum. Claquera, claquera pas ? "Claquera pas, pronostique un responsable du parti, on en a vu d’autres. Personne n’a encore bouclé ses valises pour partir à la N-VA. Mais c’est dur pour nous. C’est très dur". Un autre : "S’il y a des élections demain, c’est bien simple, pour nous, c’est une catastrophe"
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dimanche 10 juillet 2011
Non, peut-être !
Didier Reynders était d'avis jeudi qu'après le non exprimé jeudi par la N-VA à l'endroit de la note du formateur, il revenait à Elio Di Rupo de "tirer les conclusions", sachant que ce dernier avait "demandé explicitement que la N-VA soit à la table des négociations"
Lire aussi:
Le CD&V appelle à réagir sur le fond et à négocier - 18 octobre 2010
Le président du CD&V Wouter Beke a lancé lundi, à l’issue du Bureau de son parti, un appel à tous les partis à réagir sur le contenu du texte de Bart De Wever et à s’engager raisonnablement dans la poursuite des négociations. Wouter Beke estime positif le fait de pouvoir désormais disposer d’un texte qui puisse servir de base à des négociations. Selon lui, ce texte s’inspire largement des travaux du préformateur Elio Di Rupo. « Nous pouvons nous retrouver dans certains éléments du texte dont certains ont d’ailleurs été déposés par nous-mêmes sur la table ». Il y a aussi des éléments qui doivent être clarifiés ou approfondis, mais pour ce faire il faut des négociations. « J’appelle tous les partis, en particulier les francophones, à laisser leurs émotions de côté, et à venir négocier raisonnablement ».
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Le CD&V appelle à réagir sur le fond et à négocier - 18 octobre 2010
Le président du CD&V Wouter Beke a lancé lundi, à l’issue du Bureau de son parti, un appel à tous les partis à réagir sur le contenu du texte de Bart De Wever et à s’engager raisonnablement dans la poursuite des négociations. Wouter Beke estime positif le fait de pouvoir désormais disposer d’un texte qui puisse servir de base à des négociations. Selon lui, ce texte s’inspire largement des travaux du préformateur Elio Di Rupo. « Nous pouvons nous retrouver dans certains éléments du texte dont certains ont d’ailleurs été déposés par nous-mêmes sur la table ». Il y a aussi des éléments qui doivent être clarifiés ou approfondis, mais pour ce faire il faut des négociations. « J’appelle tous les partis, en particulier les francophones, à laisser leurs émotions de côté, et à venir négocier raisonnablement ».
mardi 24 mai 2011
Explosé ou pourri ?
Il avait tout bloqué comme pré-formateur, il va faire tout exploser comme (dé)formateur ...
Elio Di Rupo :
Wouter Beke :
Geert Bourgeois, le vice-ministre-président du gouvernement flamand sur Terzake:
Lire aussi (29 Septembre 2008):
Déroute de Fortis: 'certains devront rendre des comptes'
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d\'archaïques et dignes de l\'Union soviétique.
Le président du PS, Elio Di Rupo, est d'avis que la situation à Fortis nécessitait une intervention du gouvernement au profit des gens. "Le scénario retenu est le plus raisonnable", a-t-il dit. M. Di Rupo pointe cependant du doigt une série d'autorités qui devront rendre des comptes dans l'évolution de la crise, au rang desquels le ministre des Finances, Didier Reynders. Selon Di Rupo, le PS se mettra "du côté des gens, des épargnants"... pas des banques.
Le PS aux côtés des épargants
Le PS entend se mettre aux côté des gens, des épargnants, ceux qui ont un compte courant ou qui sont liés à des fonds de pension, mais aussi aux côtés des petits actionnaires, a indiqué, lundi à l'issue du Bureau de parti, Elio Di Rupo, justifiant la nécessité dans le chef du gouvernement d'intervenir auprès de Fortis. Ne pas intervenir eut, en outre, été catastrophique pour l'économie belge, a précisé M. Di Rupo.
Fixant ses priorités dans le cadre de la gestion de la crise financière, le président du PS a par ailleurs indiqué lundi que certains devront rendre des comptes. "La manière dont les choses se sont produites est scandaleuse, il doit y avoir une enquête", a indiqué M. Di Rupo, s'interrogeant notamment sur le rôle de la Commission bancaire et financière (CBFA) dans le dossier Fortis.
Selon lui, la CBFA a fait preuve d'errements en matière de contrôle et d'alerte, un rôle qui lui revient. Contrairement à d'autres pays, chez nous, c'est la CBFA qui contrôle et pas la banque centrale, a-t-il rappelé. "Si ça avait été la Banque nationale, on aurait déjà entendu les demandes de démission", a indiqué M. Di Rupo (le gouverneur Guy Quaden est étiqueté socialiste, Ndlr). Outre la CBFA, M. Di Rupo a pointé du doigt la responsabilité du "ministère des Finances" mais aussi du "ministre des Finances".
Di Rupo démonte le discours de Reynders
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d'archaïques et dignes de l'Union soviétique. Le président du PS, a invité lundi les observateurs à s'intéresser à la politique menée par le ministre des Finances qui, vendredi encore, tenait un discours rassurant sur Fortis, répétant notamment que la banque était solvable. "Permettez au président du parti socialiste de trouver indécent qu'on puisse être attaqué, ces dernières semaines encore, avec des termes inappropriés, alors qu'il apparaît aujourd'hui que certains ont des responsabilités dans le monde des finances", a-t-il dit, évoquant le dossier Fortis.
"C'est trop facile de critiquer les autres et de ne pas assumer ses propres responsabilités", a-t-il précisé. "J'y reviendrai". Le président du PS voit dans la crise actuelle "la faillite du système libéral", de "l'auto-régulation", de la "corporate governance". Il demande une véritable régulation "en amont" de l'économie de marché, et pas "comme je l'ai entendu à la radio ce matin (Didier Reynders était l'invité de La Première lundi, Ndlr) une régulation quand ça va mal".
Pour Elio Di Rupo, le temps est venu de lancer un "Kyoto de la finance" qui doit la ramener à sa mission de base, loin de la "sophistication" actuelle qui propose des "produits dont plus personne ne mesure les effets réels". Le gouvernement belge interviendra à hauteur de 4,7 milliards d'euros auprès de Fortis. Il doit par ailleurs trouver plus de 5 milliards d'euros pour ficeler le budget, sachant que les revendications sur le plan social sont nombreuses. A cet égard, le président du PS se dit d'autant plus déterminé à obtenir de l'ensemble du gouvernement qu'il fasse des efforts pour tous. "La situation dans laquelle on nous met est inacceptable. Il faut sauver les épargnants mais il y a tous les autres, qui souffrent de la crise", a-t-il rappelé.
"La mission d'Elio Di Rupo n'a pas encore proprement commencé" ... que déjà il se repose ce lundi .... #lundidesfamilles #fail
Elio Di Rupo :
"Pour réussir, chaque parti devra prendre de la hauteur et s’élever au-dessus des intérêts particratiques ou de sa seule communauté"
Wouter Beke :
"Elio Di Rupo a pourri lui-même le climat pour sa propre mission de formation en envoyant une lettre pour se distancier des propositions que j’ai faites dans mon rapport"Elio Di Rupo avait demandé de ne pas rendre public son rapport en tant que négociateur : "Et si vous recevez alors tout de même un tel courrier avec comme explication ‘je voulais me couvrir dans le cas où tu aurais tout de même rendu ta note publique et que je me retrouverais du coup dans une position difficile par rapport aux autres partis francophones, alors c’est clairement une douche froide, très froide. Cela ne témoigne pas d’une forme de confiance"
Geert Bourgeois, le vice-ministre-président du gouvernement flamand sur Terzake:
"Le président du PS Elio Di Rupo a montré "trop peu de courage" ces derniers mois dans la recherche d'une solution à la crise politique"Ben Weyts :
"Nous avons compris qu’Elio Di Rupo aura d’abord des conversations bilatérales avec tous les partis, en d’autres mots, qu’il commencera sa mission en tant qu’informateur "
RT @TwitPolitique: "Elio Di Rupo travaille et ne souhaite pas alimenter des polémiques stériles et sans aucun fondement" #PS #Beke
Lire aussi (29 Septembre 2008):
Déroute de Fortis: 'certains devront rendre des comptes'
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d\'archaïques et dignes de l\'Union soviétique.
Le président du PS, Elio Di Rupo, est d'avis que la situation à Fortis nécessitait une intervention du gouvernement au profit des gens. "Le scénario retenu est le plus raisonnable", a-t-il dit. M. Di Rupo pointe cependant du doigt une série d'autorités qui devront rendre des comptes dans l'évolution de la crise, au rang desquels le ministre des Finances, Didier Reynders. Selon Di Rupo, le PS se mettra "du côté des gens, des épargnants"... pas des banques.
Le PS aux côtés des épargants
Le PS entend se mettre aux côté des gens, des épargnants, ceux qui ont un compte courant ou qui sont liés à des fonds de pension, mais aussi aux côtés des petits actionnaires, a indiqué, lundi à l'issue du Bureau de parti, Elio Di Rupo, justifiant la nécessité dans le chef du gouvernement d'intervenir auprès de Fortis. Ne pas intervenir eut, en outre, été catastrophique pour l'économie belge, a précisé M. Di Rupo.
Fixant ses priorités dans le cadre de la gestion de la crise financière, le président du PS a par ailleurs indiqué lundi que certains devront rendre des comptes. "La manière dont les choses se sont produites est scandaleuse, il doit y avoir une enquête", a indiqué M. Di Rupo, s'interrogeant notamment sur le rôle de la Commission bancaire et financière (CBFA) dans le dossier Fortis.
Selon lui, la CBFA a fait preuve d'errements en matière de contrôle et d'alerte, un rôle qui lui revient. Contrairement à d'autres pays, chez nous, c'est la CBFA qui contrôle et pas la banque centrale, a-t-il rappelé. "Si ça avait été la Banque nationale, on aurait déjà entendu les demandes de démission", a indiqué M. Di Rupo (le gouverneur Guy Quaden est étiqueté socialiste, Ndlr). Outre la CBFA, M. Di Rupo a pointé du doigt la responsabilité du "ministère des Finances" mais aussi du "ministre des Finances".
Di Rupo démonte le discours de Reynders
Elio Di Rupo a tenu à démonter le discours du vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders, président du MR, qui fustige la gestion de la Région wallonne et la politique du PS, qualifiées d'archaïques et dignes de l'Union soviétique. Le président du PS, a invité lundi les observateurs à s'intéresser à la politique menée par le ministre des Finances qui, vendredi encore, tenait un discours rassurant sur Fortis, répétant notamment que la banque était solvable. "Permettez au président du parti socialiste de trouver indécent qu'on puisse être attaqué, ces dernières semaines encore, avec des termes inappropriés, alors qu'il apparaît aujourd'hui que certains ont des responsabilités dans le monde des finances", a-t-il dit, évoquant le dossier Fortis.
"C'est trop facile de critiquer les autres et de ne pas assumer ses propres responsabilités", a-t-il précisé. "J'y reviendrai". Le président du PS voit dans la crise actuelle "la faillite du système libéral", de "l'auto-régulation", de la "corporate governance". Il demande une véritable régulation "en amont" de l'économie de marché, et pas "comme je l'ai entendu à la radio ce matin (Didier Reynders était l'invité de La Première lundi, Ndlr) une régulation quand ça va mal".
Pour Elio Di Rupo, le temps est venu de lancer un "Kyoto de la finance" qui doit la ramener à sa mission de base, loin de la "sophistication" actuelle qui propose des "produits dont plus personne ne mesure les effets réels". Le gouvernement belge interviendra à hauteur de 4,7 milliards d'euros auprès de Fortis. Il doit par ailleurs trouver plus de 5 milliards d'euros pour ficeler le budget, sachant que les revendications sur le plan social sont nombreuses. A cet égard, le président du PS se dit d'autant plus déterminé à obtenir de l'ensemble du gouvernement qu'il fasse des efforts pour tous. "La situation dans laquelle on nous met est inacceptable. Il faut sauver les épargnants mais il y a tous les autres, qui souffrent de la crise", a-t-il rappelé.
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