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jeudi 24 juillet 2014
mardi 26 mars 2013
Chypri-hot
The two banks at the centre of the crisis - Cyprus Popular Bank, also known as Laiki, and Bank of Cyprus - have units in London which remained open throughout the week and placed no limits on withdrawals. Bank of Cyprus also owns 80 percent of Russia's
Uniastrum Bank, which put no restrictions on withdrawals in Russia. Russians were among Cypriot banks' largest depositors.
While ordinary Cypriots queued at ATM machines to withdraw a few hundred euros as credit card transactions stopped, other depositors used an array of techniques to access their money.
Companies that had to meet margin calls to avoid defaulting on deals were granted funds. Transfers for trade in humanitarian products, medicines and jet fuel were allowed.
Chris Pavlou, who was vice chairman of Laiki until Friday, said while some money was withdrawn over a period of several days it was in the order of millions of euros, not billions.
German Finance Minister Wolfgang Schaeuble said the bank closure had limited capital flight but that the ECB was looking closely at the issue. He declined to provide figures.
At one point on Sunday afternoon, the conservative president threatened to resign in an emotional exchange with the heads of the EU institutions and the International Monetary Fund.
The troika of lenders called his bluff, saying that if he quit they would continue negotiations with the speaker of the Cypriot parliament, next in line constitutionally, a participant in the talks said. Anastasiades stayed.
For months, bailout talks with his Soviet-educated Communist predecessor, Demetris Christofias, had gone nowhere due to his refusal to privatise state assets. "Christofias didn't want to be the president who had signed a bailout with the troika," an EU official said.
While ordinary Cypriots queued at ATM machines to withdraw a few hundred euros as credit card transactions stopped, other depositors used an array of techniques to access their money.
Companies that had to meet margin calls to avoid defaulting on deals were granted funds. Transfers for trade in humanitarian products, medicines and jet fuel were allowed.
Chris Pavlou, who was vice chairman of Laiki until Friday, said while some money was withdrawn over a period of several days it was in the order of millions of euros, not billions.
German Finance Minister Wolfgang Schaeuble said the bank closure had limited capital flight but that the ECB was looking closely at the issue. He declined to provide figures.
At one point on Sunday afternoon, the conservative president threatened to resign in an emotional exchange with the heads of the EU institutions and the International Monetary Fund.
The troika of lenders called his bluff, saying that if he quit they would continue negotiations with the speaker of the Cypriot parliament, next in line constitutionally, a participant in the talks said. Anastasiades stayed.
For months, bailout talks with his Soviet-educated Communist predecessor, Demetris Christofias, had gone nowhere due to his refusal to privatise state assets. "Christofias didn't want to be the president who had signed a bailout with the troika," an EU official said.
vendredi 22 mars 2013
Les Chypriotes craignent un effondrement du système bancaire
Le 25 juin 2012, Chypre était devenu le cinquième état de la zone euro à demander une aide financière.
Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, avaient subi des pertes importantes après l'annulation d'une partie de la dette grecque quelques mois avant, acceptée par Chypre comme par l'ensemble des membres de l'UE.
La troïka [La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)] prévoyait une récession à Chypre pour 2012 et 2013; les problèmes chypriotes ne se résumaient cependant pas au secteur bancaire, mais concernaient également des déséquilibres budgétaires qui devaient être comblés.
Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, à cette époque :
En novembre 2012, la “Troïka” avait déjà revu ses exigences -initialement une baisse des dépenses publiques de l’ordre de 975 millions €- à la hausse après l’annonce d’un déficit en progression sur les neuf premiers mois de l’année de 0,5 point de pourcentage par rapport à la même période de l’année précédente, ramenant le déficit à 3,2% du PIB chypriote.
Le 16 mars 2013, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe et le FMI trouvaient un accord sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre, dont les besoins financiers étaient estimés à 17 milliards d'euros , soit l'équivalent de son PIB ...
Ce 22 mars 2013, SP abaisse la note de la dette de Chypre d'un cran à "CCC"(P?)
Sur l'île de Chypre au bord de la faillite, les banques sont fermées et tous les virements sur internet impossibles depuis près d'une semaine, et ce au moins jusqu'à mardi.
Aliki Stylianou, la porte-parole de la Banque centrale chypriote, a démenti hier l'éventualité d'une fermeture définitive de la deuxième banque de Chypre: la Popular Bank [Laiki en grec]
D'un autre côté, les médias locaux, évoquaient une éventuelle fusion entre la Popular Bank et la Bank of Cyprus, la plus importante du pays, elle aussi menacée d'effondrement.
Schyzophrénie et bêtise populaire
Des épargnants:
Lire aussi:
Deadlines have been set. Ultimatums have been delivered. The EU has given Cyprus until Monday to come up with €5.8bn to part fund its own bailout or have its financial lifeline cut off by the European Central Bank.
Unthinkable less than a week ago, the possibility of the eurozone losing one of its 17 members is now being discussed. Reuters reported that a meeting of eurozone officials openly canvassed the need to impose capital controls to insulate the rest of the single-currency club in the event of Cyprus leaving.
Les deux principales banques chypriotes, Popular Bank et Bank of Cyprus, avaient subi des pertes importantes après l'annulation d'une partie de la dette grecque quelques mois avant, acceptée par Chypre comme par l'ensemble des membres de l'UE.
La troïka [La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)] prévoyait une récession à Chypre pour 2012 et 2013; les problèmes chypriotes ne se résumaient cependant pas au secteur bancaire, mais concernaient également des déséquilibres budgétaires qui devaient être comblés.
Maarten Verwey, représentant de la Commission européenne, à cette époque :
"Ce que nous avons vu, c'est que votre système budgétaire est pire que prévu ; les perspectives de croissance sont plus faibles que ce que nous attendions, et, en conséquence, il y a un gros écart entre vos recettes et vos dépenses"Juillet 2012: Le gouvernement chypriote espérait conclure les discussions avec les créanciers internationaux d'ici la fin du mois ...
"Il faudrait une augmentation et un renforcement significatifs de la surveillance du secteur bancaire"; je juge prématurée une estimation du montant du plan de sauvetage. Vous ne pouvez pas conserver votre train de vie actuel si cela continue"
"Le gouvernement ne sera pas capable de payer les traitements (des agents de l'Etat), il y a donc un besoin urgent d'ajustement."
En novembre 2012, la “Troïka” avait déjà revu ses exigences -initialement une baisse des dépenses publiques de l’ordre de 975 millions €- à la hausse après l’annonce d’un déficit en progression sur les neuf premiers mois de l’année de 0,5 point de pourcentage par rapport à la même période de l’année précédente, ramenant le déficit à 3,2% du PIB chypriote.
Le 16 mars 2013, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe et le FMI trouvaient un accord sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre, dont les besoins financiers étaient estimés à 17 milliards d'euros , soit l'équivalent de son PIB ...
Ce 22 mars 2013, SP abaisse la note de la dette de Chypre d'un cran à "CCC"(P?)
Sur l'île de Chypre au bord de la faillite, les banques sont fermées et tous les virements sur internet impossibles depuis près d'une semaine, et ce au moins jusqu'à mardi.
Aliki Stylianou, la porte-parole de la Banque centrale chypriote, a démenti hier l'éventualité d'une fermeture définitive de la deuxième banque de Chypre: la Popular Bank [Laiki en grec]
D'un autre côté, les médias locaux, évoquaient une éventuelle fusion entre la Popular Bank et la Bank of Cyprus, la plus importante du pays, elle aussi menacée d'effondrement.
Schyzophrénie et bêtise populaire
Des épargnants:
"La Laiki Bank sera la première à couler parce qu'elle a beaucoup d'argent russe et que l'UE veut frapper la Russie. Nous sommes pris en tenailles entre les deux"
"L'Union européenne nous a laissés tomber. Il est temps de faire revenir la Russie pour donner une leçon à l'UE"
Lire aussi:
Cyprus crisis: EU risks the unthinkable if bailout ultimatum fails
As it was never envisaged that any country would leave the euro, the effects of such an exit would be felt worldwide
Unthinkable less than a week ago, the possibility of the eurozone losing one of its 17 members is now being discussed. Reuters reported that a meeting of eurozone officials openly canvassed the need to impose capital controls to insulate the rest of the single-currency club in the event of Cyprus leaving.
dimanche 17 mars 2013
L'île de Chypre et ses finances ...
À l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe et le FMI ont trouvé ce samedi matin un accord sur un plan d'aide de 10 milliards d'euros pour Chypre, dont les besoins financiers sont estimés à 17 milliards d'euros (équivalent de son PIB).
Cette situation de fragilité a deux origines:
Malgré sa petite taille, l'île menace la stabilité de la zone euro car ses banques ont d'importantes filiales en Grèce.
Les blocages sur le sauvetage portent à la fois sur les conditions de l'aide et l'enveloppe nécessaire. Les besoins financiers de l'île sont estimés à 17 milliards d'euros: 7,5 milliards pour couvrir les besoins de financements de l'État sur trois ans et 8 à 10 milliards d'euros pour recapitaliser les banques.
Nicosie devient ainsi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d'un programme d'aide internationale. Le montant de l'aide est très inférieur aux centaines de milliards déboursés pour la Grèce et aux dizaines de milliards versés au Portugal, à l'Irlande et pour renflouer le secteur bancaire espagnol.
Pour réduire leur participation et ainsi éviter que la dette du pays ne s'envole à plus de 140% du PIB, les bailleurs de fonds ont en effet exigé de Nicosie un compromis inédit: instaurer une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.
Selon le chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem :
Il y a certains avantages fiscaux à avoir des dépôts à Chypre pour les russes.
Les dépôts étrangers représentent 100 % du PIB environ. Selon le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn :
Selon Christine Lagarde, la directrice du FMI [qui selon une source diplomatique européenne, la contribution pourrait avoisiner un milliard €] :
Selon le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris :
Lire aussi:
Chypre – Un sauvetage de grande ampleur Publié le par Philippe WAECHTER

Comment les chypriotes vivent-ils le "sauvetage" de leur pays à travers le prélèvement immédiat de 6% de leurs avoirs bancaires ? Une française installée sur place nous raconte sa journée à Chypre.
Chypre : "Le plan doit être modifié"
Le président du Parlement européen Martin Schulz estime que le plan de sauvetage de Chypre n'est pas "socialement acceptable"Le plan de sauvetage de Chypre doit être "socialement acceptable" et ne pas toucher les petits épargnants, a déclaré dimanche le président du Parlement européen Martin Schulz, au lendemain de l'annonce de ce plan controversé de l'Union européenne et du FMI. La zone euro et le FMI ont trouvé samedi matin à Bruxelles un accord sur un plan de sauvetage d'un maximum de 10 milliards d'euros pour Chypre, en échange d'une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires qui rapportera 5,8 milliards d'euros (cliquez ici pour lire les détails du plan).
Cette situation de fragilité a deux origines:
- La première est l’absence de reprise de l’activité économique depuis le début de la crise (en 2012 l’activité a reculé de -2.4%)
- La 2ème vient du secteur
bancaire, dont la taille des actifs bancaires
représente 8 fois le PIB.
NB: Les difficultés que rencontre Chypre la rapprochent de ce qu'ont vécu l'Irlande, l'Islande.
Malgré sa petite taille, l'île menace la stabilité de la zone euro car ses banques ont d'importantes filiales en Grèce.
Les blocages sur le sauvetage portent à la fois sur les conditions de l'aide et l'enveloppe nécessaire. Les besoins financiers de l'île sont estimés à 17 milliards d'euros: 7,5 milliards pour couvrir les besoins de financements de l'État sur trois ans et 8 à 10 milliards d'euros pour recapitaliser les banques.
Nicosie devient ainsi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d'un programme d'aide internationale. Le montant de l'aide est très inférieur aux centaines de milliards déboursés pour la Grèce et aux dizaines de milliards versés au Portugal, à l'Irlande et pour renflouer le secteur bancaire espagnol.
Pour réduire leur participation et ainsi éviter que la dette du pays ne s'envole à plus de 140% du PIB, les bailleurs de fonds ont en effet exigé de Nicosie un compromis inédit: instaurer une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.
Selon le chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem :
"Cette taxe sera de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil. Une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts sera également instaurée. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d'euros.
À ces taxes, s'ajoutent des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%."
"On ne pénalise pas Chypre"
"Nous sommes aux côtés du gouvernement chypriote, c'est ce paquet qui permettra une restructuration du secteur bancaire et rendra la dette durable"
"La solution présentée est durable, pérenne et dans l'intérêt de l'économie chypriote"
Il y a certains avantages fiscaux à avoir des dépôts à Chypre pour les russes.
Les dépôts étrangers représentent 100 % du PIB environ. Selon le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn :
"Nicosie devrait également se tourner vers la Russie, dont la contribution devrait toutefois être limitée. Le pays est prêt à prolonger le remboursement d'un prêt de 2,5 milliards d'euros venant à échéance en 2016 et à réduire les taux d'intérêt, mais il n'entend pas aller au-delà"
Selon Christine Lagarde, la directrice du FMI [qui selon une source diplomatique européenne, la contribution pourrait avoisiner un milliard €] :
"La solution présentée est durable, pérenne et dans l'intérêt de l'économie chypriote"
Selon le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris :
"Les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d'actions ; les mesures prises ont permis d'éviter -des coupes dans les salaires et les pensions-".Londres a annoncé pour sa part une compensation pour les militaires et fonctionnaires britanniques résidant à Chypre.
Lire aussi:
Chypre – Un sauvetage de grande ampleur Publié le par Philippe WAECHTER
L’économie chypriote vient de se voir
appliquer un plan de soutien de grande ampleur puisque l’aide apportée
par l’Union Européenne et le FMI représentera plus de 50% du PIB (10
milliards d’aide à comparer à un PIB de 17.9 Milliards d’€ en 2012). Ce
plan est à mettre en regard d’une demande qui représentait environ 17
Milliards. Un plan d’aide d’une telle ampleur n’était pas possible
directement puisqu’il représentait quasiment 100 % du PIB et doublait
spontanément la dette chypriote en pourcentage du PIB. Les 7 milliards
restant vont provenir de recettes de privatisations, d’une hausse de la
fiscalité sur les entreprises (1.4 Mds pour les deux mesures) et d’une
taxation sur les dépôts bancaires: a priori un taxe de 6.75% serait
appliquée aux dépôts de moins de 100 000 euros et de 9.9% pour les
dépôts supérieurs à ce montant (des discussions ont eu lieu en fin de
journée dimanche pour moduler ces taux à 3% pour les dépôts de moins de
100 000 et 12.5% au-delà (deux taux étaient aussi évoqués pour les
montants au-delà de 100 000 selon que le montant est inférieur ou
supérieur à 500 000 euros))
Cette situation de fragilité a deux
origines. La première est l’absence de reprise de l’activité économique
depuis le début de la crise. Cela pèse sur la dynamique des finances
publiques. Le graphe ci-contre traduit bien ce phénomène. Le PIB recule
de façon significative depuis la mi-2011. En 2012 l’activité a reculé de
-2.4%.
L’autre fragilité vient du secteur
bancaire, dont la taille est imposante puisque les actifs bancaires
représentent 8 fois le PIB. Il a subi trois types de déformations.
Chypre est un lieu de dépôts bancaires
russes. Il y a certains avantages fiscaux à avoir des dépôts à Chypre
pour les russes. Les dépôts étrangers représentent 100 % du PIB environ
Le marché de l’immobilier s’est développé
rapidement engendrant une hausse significative de la dette hypothécaire
(plus de 25% de hausse par an de 2006 à 2011). Le marché immobilier a
changé de tendance avec le repli de l’activité et pénalisé les banques.
Le troisième aspect est l’impact de la
restructuration de la dette grecque. Celle-ci était très importante dans
les portefeuilles bancaires puisque le coût du PSI a été estimé à 25%
du PIB.
Ces déformations bancaires sont au cœur du besoin de restructuration du secteur et de son besoin de fonds supplémentaires.
"Sauvetage" de Chypre : récit de l'intérieurComment les chypriotes vivent-ils le "sauvetage" de leur pays à travers le prélèvement immédiat de 6% de leurs avoirs bancaires ? Une française installée sur place nous raconte sa journée à Chypre.
Chypre : "Le plan doit être modifié"
Le président du Parlement européen Martin Schulz estime que le plan de sauvetage de Chypre n'est pas "socialement acceptable"Le plan de sauvetage de Chypre doit être "socialement acceptable" et ne pas toucher les petits épargnants, a déclaré dimanche le président du Parlement européen Martin Schulz, au lendemain de l'annonce de ce plan controversé de l'Union européenne et du FMI. La zone euro et le FMI ont trouvé samedi matin à Bruxelles un accord sur un plan de sauvetage d'un maximum de 10 milliards d'euros pour Chypre, en échange d'une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires qui rapportera 5,8 milliards d'euros (cliquez ici pour lire les détails du plan).
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