Des violences, saccages et destructions gratuites, vols, agressions de la police, ... par des voyous en bande sans éducation se sont passé les 11 & 15 novembre 2017 dans le centre de Bruxelles.
En raison des incidents connus #Lemonnier#placedelaMonnaie, la présence policière sera renforcée les prochains jours dans le centre de #Bruxelles et une action ferme à l’encontre des fauteurs de troubles sera prise.
Diverses réactions notoires, dont l'enfumage du dernier bourgmestre de Bruxelles, dont la presse a déjà oublié la casserole du #CirqueRoyal et toute la gestion de la ville qui a précédé.
La Ville de Bxl estime les dégâts à l'espace public occasionnés par les
casseurs samedi dernier à 31.000 euros. Elle dépose plainte et compte
bien leur exiger le paiement de l'addition, dixit ElsAmpe
Quatre années ont passé, à peine, et ce jeudi après-midi, alors qu’il est assis dans le sofa de son bureau, Didier Reynders remet le couvert.
"Voilà", dit-il. Voilà: "Ce que j’ai dit il y a quatre ans reste rigoureusement exact. À l’époque, on a dit, on a écrit que j’étais raciste, que je flirtais avec l’extrême droite. Qu’est-ce que je n’ai pas dû encaisser pour avoir mis les points sur les i! La presse s’est également déchaînée contre moi. Et aujourd’hui, on me dit que ce constat-là est beaucoup trop doux, que je me voile quasiment la face."
Les lignes ont bougé, c’est le géomètre Reynders qui le dit. Tout le monde – singulièrement du côté flamand – veut "nettoyer Bruxelles". Sortir les karchers, en finir avec la racaille. Il faut appeler un chat un chat et reconnaître à Reynders qu’il chante ce refrain-là depuis quelque temps déjà.
Il ajoute ceci: "Mais attention, j’ai dit une chose, je dis aussi qu’on ne va pas basculer dans l’autre extrême: dans certains quartiers, on a un problème d’intégration, mais la plupart du temps, cela se passe quand même très bien, on a des histoires de réussite formidables, par exemple dans la communauté d’origine marocaine à Bruxelles, tout ceci ne doit certainement pas être oublié. Tout ceci doit être rappelé." C’est une nuance, et elle est de taille.
"Je vais mener le combat pour renverser les choix politiques dans cette Région et faire en sorte que les libéraux soient le plus grand parti politique de Bruxelles en 2019. Si nous y parvenons, alors je prendrai mes responsabilités."
Commission des Affaires sociales #Samusocial, c'est ce mercredi 14 juin à 9h30.
La Commission des Affaires sociales du Parlement bruxellois se réunira pour discuter notamment des questions autour du Samusocial.
Les rémunérations des administrateurs-délégués, les saisies des p.v.
des réunions de ces administrateurs,… Toutes ces questions seront
évoquées lors de cette commission, qui servira de prélude à la prochaine
commission d’enquête bicommunautaire demandée par le gouvernement
bruxellois.
Le président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort ainsi que
la ministre en charge de l’Aide aux Personnes Céline Fremault et
le ministre de la Mobilité Pascal Smet seront auditionnés par la
commission, tout comme les deux commissaires chargés de faire la lumière
sur cette affaire du Samusocial.
On pourrait gloser à l’infini sur le
salaire - environ 4 500 euros nets mensuels - que gagnait Pascale
Peraita lorsqu’elle était directrice du Samu social de Bruxelles. Il y a
fort à parier que de nombreux éducateurs qui ont manifesté hier à Namur
le jugeront fort élevé. Mais il y a sûrement un tas d’arguments pour en
justifier le montant. Celui avancé par Yvan Mayeur, le nouveau
bourgmestre de Bruxelles et président du Samu social, laisse cependant
songeur. Pour lui, le salaire de 4 500 euros nets - "un revenu moyen"
selon lui ! - du responsable du Samu social se justifie par
l’importance du secteur social, trop peu rémunérateur par rapport au
secteur bancaire où " on devrait gagner moins ".
A ce compte-là, on va pouvoir justifier un grand nombre de
hausse de salaires. Car des professionnels qui estiment remplir une
fonction plus noble que les "banquiers", il y en a un paquet.On sait d’ailleurs très bien que la marche forcée vers le
retour à l’équilibre des finances publiques rend impossible une
amélioration du salaire de toutes les personnes qui œuvrent dans le
social et dépendent dès lors largement de subsides publics. Une marche
forcée à laquelle participe d’ailleurs courageusement le parti de M.
Mayeur. On a dès lors le désagréable sentiment que le nouveau maître de
la capitale utilise un argument à portée collective pour couvrir la
promotion de quelques copains. On aurait de loin préféré qu’Yvan Mayeur dise vouloir
s’engager à établir des règles de rémunérations plus transparentes dans
les institutions sur lesquelles il a une prise. Au lieu de cela, il
délivre un bien mauvais signal qui entache son entrée en fonction.
Des perquisitions ont été menées ce lundi dans les
bureaux de la présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles, Pascale
Peraïta, en lien avec l’affaire du Samusocial. Yvan Mayeur et Pascale
Peraïta devront-ils rembourser les pseudo « jetons de présence » touchés
alors qu’ils étaient membres du bureau du CA du Samusocial ? Oui, sans
aucun doute possible, répond le député régional bruxellois Emmanuel De
Bock, référence légale à l’appui.
Quelle enquête mettre à la une? Une enquête sur les moyens à
Bruxelles consacrés aux politiques de lutte contre le sans-abrisme.
C’est un dossier que j’ai commencé à suivre comme journaliste à Alter Échos
avec la naissance du Samusocial et qui est emblématique, je trouve,
d’une certaine vision «urgentiste» des politiques sociales. Or, depuis
dix ans, la Région bruxelloise n’a cessé de pratiquer cette politique du
thermomètre en augmentant le nombre de lits et donc les budgets. Ils
ont quadruplé en six ans, rien qu’en 2015, on est passé de 4 à 9,5
millions pour les politiques d’urgence «sans-abri» dont le Samusocial
capte les 9/10 et s’arroge plus de la moitié du budget total dévolu au
secteur des sans-abri! Et l’on ne compte même pas les 5 millions que la
Région vient d’investir dans un bâtiment pour le Samu qui n’y paiera
aucun loyer… Une surenchère qui peut donner l’illusion d’une politique
volontariste, mais cette augmentation croissante du nombre de lits ces
dernières années, n’a pourtant jamais réussi à désengorger le secteur.
Avec tous les moyens au Samu, la politique d’aide aux sans-abri reste
coincée dans une logique humanitariste. Il y a une vraie enquête à mener
sur l’utilisation de cet argent, sur l’entêtement politique à continuer
des politiques sociales stériles dénoncées par tout le secteur et sur
le non-investissement dans des politiques de logement comme le Housing
First qui ont pourtant plus que démontré leur efficacité et leur moindre
coût. Catherine Morenville, alias CME, secrétaire politique Écolo
au parlement bruxellois, ancienne secrétaire de rédaction et journaliste
d’Alter
Ce jeudi matin, le gouvernement bruxellois digérait les premières conclusions du rapport sur la gouvernance et le fonctionnement du Samusocial.
Depuis plusieurs jours, l'ASBL est au centre d'une polémique autour de
la rémunérations des membres de son conseil d'administration et de son
bureau, principalement le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan
Mayeur (PS) et la présidente du CPAS Pascale Peraïta (PS).
Après avoir dévoilé dès mercredi les principaux constats de ce rapport,
la RTBF vous dévoile d'autres éléments du document. Certains ont été
éventés, ce jeudi matin, par Le Soir. Mais il y en a d'autres. Ainsi, sur trois années (de 2014 à 2016), le conseil d'administration
du Samusocial s'est partagé plus de 155 000 euros brut de
rémunérations. Les deux principaux bénéficiaires sont Yvan Mayeur (15
400 euros en 2014, 18 900 euros en 2015, 16 800 euros en 2016) et Pascal
Peraïta (15 400 euros en 2014, 18 900 euros en 2015 et 16 800 euros en
2016). Comme le dit le rapport rédigé par les commissaires du gouvernement bruxellois: "Pascale
Peraïta et Yvan Mayeur touchent la plus grande partie des jetons de
présence octroyés en 2014: chacun perçoit 15.400 euros brut, tandis que
Michel Degueldre (NDLR: président du conseil d'administration) perçoit 1.540 euros brut et Valérie Vierset (NDLR: administratrice, cheffe de cabinet de Pascale Peraïta au CPAS) 4.200 euros brut." En 2015 et 2016, Yvan
Mayeur et Pascale Peraïta (Michel Degueldre dans une moindre
mesure) perçoivent toujours la plus grande partie de ces rémunérations. Quatre procès-verbaux retrouvés pour 2015
Question: la rémunération correspondait-elle à un travail effectif? "Les
commissaires de gouvernement disposent de 4 procès-verbaux du Conseil
d’administration en 2015 (4 x 140 euros = 560 euros maximum par
administrateur présent). Nous pouvons donc en conclure que le reste des
montants payés correspond au travail fait "par le bureau", soit 18.340
euros brut pour Pascale Peraïta et Yvan Mayeur respectivement, (ce qui
correspond à 131 réunions du bureau, dont 71 entre Mayeur et Peraïta) et
7.840 euros pour Degueldre (56 réunions)", précisent les commissaires du gouvernement bruxellois. Ces derniers s'interrogent aussi sur le travail effectif en 2016: "L’octroi des jetons de présence soulèvent des interrogations complémentaires à l’absence de preuve de la tenue effective des réunions du bureau,
comme précisé plus haut dans ce rapport. En effet, aucune information
n’est davantage disponible concernant les motifs de la répartition
inégale des jetons de présence entre les différents membres du bureau,
sachant qu’Yvan Mayeur et Pascale Peraïta perçoivent ensemble, en 2014
et 2015, deux tiers du montant total des jetons de présence octroyés à
l’ensemble des administrateurs." Pour les commissaires, les conclusions sont limpides. La première: il
y a une absence de preuves permettant d'attester de la tenue effective
de réunions de bureau du Samusocial. Ensuite: on constate un retard
entre les décisions prises par les conseils d'administration,
l'assemblée générale et la publications des modifications de statuts au
Moniteur belge. Par ailleurs, les éléments à disposition des commissaires les amènent à conclure que "l’octroi des jetons de présence s’est davantage décliné sous la forme d’une rémunération forfaitaire mensuelle". Enfin, pour les commissaires, "les jetons ne peuvent avoir été prélevés que sur des dons non affectés."
Rémunérés depuis 2008 et pas 2011
Enfin, un addendum dans le rapport des commissaires interpelle: ces
derniers indiquent que le président du Conseil d'administration, Michel
Degueldre leur a communiqué par téléphone ce jeudi 8 juin (avant le
tenue du conseil des ministres bruxellois) qu'Yvan Mayeur, Pascale
Peraïta et Rita Glineur (ex-administratrice, actuelle cheffe de
cabinet-adjointe d'Yvan Mayeur) étaient rémunérés depuis 2008. Dans Le
Soir du 1er juin dernier, Pascale Peraïta annonçait que les
rémunérations n'avaient été mises en place qu'en 2011 car au départ,
selon elle, "il n'y avait pas de jeton".
La RTBF a contacté Michel Degueldre, le président du CA. Celui-ci
confirme que des pièces ont été retrouvées dans les archives du
Samusocial attestant l'existence de rémunérations antérieures à 2011.
Pour quels montants? Cela reste toujours inconnu.
Dans un souci de transparence et suite à la publication de @cumuleo voici ma déclaration à la Cour des comptes https://goo.gl/S8sGoS
Voir aussi:
Le Collector de Desama ...
Lire aussi: "Nous demandons un décumul immédiat : c’est non-négociable !"
Ce 3 juin, les cadres et militants réunis à Bruxelles avaient voté
massivement contre la proposition d’Elio Di Rupo de décumul d’ici à
2024. L’échéance leur semblait bien trop éloignée. Ce refus témoigne
d’une défiance de plus en plus grande de la base du PS.
Une étape supplémentaire va encore être franchie : ce lundi 19 juin,
les jeunes socialistes vont déposer un ultimatum au parti, pour imposer
un décumul intégral avant 2018. "Nous voulons que chaque élu soit en ordre avant les élections de 2018. Notre principe, c’est ‘un homme, un mandat’", lance Maxime Felon, président des jeunes socialistes. "Lors
du bureau politique de ce jeudi, nous listerons nos demandes dans un
document très précis. Ce sera non-négociable ! Point barre. Nous
exigerons un nouveau rassemblement participatif. Lors de celui-ci, nous
viendrons avec une seule proposition : le décumul intégral. C’est un
ultimatum que nous adressons au parti. Après discussions, j’ai constaté
que les aînés du PS étaient sur la même longueur d’onde que nous. Elio
Di Rupo semble également d’accord. En fait, ceux qui bloquent, ce sont
les députés-bourgmestres, les échevins-bourgmestres, comme par exemple
Philippe Courard. Ils vivent sur une autre planète et pensent que nous
devons simplement accepter qu’ils soient cumulards, parce qu’ils
fournissent des voix. Ce sont eux qui ont refusé de voter la
proposition de Di Rupo, lors du précédent bureau du PS, d’imposer un
décumul, sans attendre 2024.Sur certaines listes PS, il n’y a
aucun jeune… Si le parti refuse nos propositions, nous en tirerons les
conclusions qui s’imposent."
Retour de balancier, revanche, retournement de situation :
les expressions ne manquent pas. En succédant à Yvan Mayeur au poste
de bourgmestre de Bruxelles Philippe Close s'assied dans un fauteuil
dont on pensait il y a quelques semaines encore qu'il lui échapperait à
tout jamais. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé de le
briguer.
Retour en arrière. Pour comprendre ce qui vient de se jouer en quelques soirées il faut remonter à l'élection de Freddy Thielemans.
Nous sommes en octobre 2000, la campagne des communales est tendue.
François-Xavier De Donnéa, le bourgmestre libéral sortant incarne une
certaine idée de la capitale du royaume : ordre, distinction, prestige.
En face les socialistes mènent campagne sur le thème d'une ville moins
guindée, où le vivre ensemble et le sens de la fête trouveraient droit
de cité. L'une des polémiques de la campagne oppose le bourgmestre à
Carl De Moncharline, propriétaire de boîte de nuit, qui figure sur la
liste socialiste, au sujet des autorisations et horaires d'ouverture de
son établissement. Refaire de Bruxelles une ville festive, est un mot d'ordre électoral et reste jusqu'à aujourd'hui le credo de Philippe Close.
Au
lendemain de la victoire de Thielemans c'est la répartition des rôles
dans les camp socialiste. Yvan Mayeur, assistant social qui aime
rappeler qu'il est né dans les Marolles garde la présidence du CPAS
qu'il occupe depuis 1995. Depuis 1999, il cumule même avec un poste de
député fédéral, ce qui lui offre une double exposition locale et
nationale. Une surface qui en fait le numéro 1 socialiste de fait tant
que le maiorat est dans d'autres mains. Freddy Thielemans, qui après un
bref intérim a l'hôtel de ville lors de la démission de Michel Demaret
(PSC, emporté par un scandale, il n'y a donc rien de neuf sous le soleil
bruxellois pour ceux qui ont un certain âge et un peu de mémoire)
s'était replié au parlement européen a donc besoin d'une équipe solide
pour faire contre-poids. Le nouveau bourgmestre, qui fut échevin des
beaux-arts et de l'instruction publique, est connu pour son goût des
langues et de la bande dessinée (érotique de préférence), sa gouaille et
sa bonhommie. Même s'il se révélera ensuite très à l'écoute des forces
de police, il lui faut un adjoint qui travaillera dur et gérera
l'essentiel, en toute confiance : ce sera Philippe Close. Celui-ci vient
de faire un remplacement au service communication du boulevard de
l'Empereur, Elio Di Rupo croit en lui.
La rivalité Close-Mayeur devient rapidement visible.
Depuis le CPAS Yvan Mayeur tisse sa toile. Le centre d'aide sociale ne
se contente pas de distribuer des allocations, il a sa propre politique.
Le CPAS, une fois ses finances redressées (c'est à mettre à l'actif
d'Yvan Mayeur) est ainsi en mesure de contruire des logements et de
participer à l'aménagement la ville par une ambitieuse politique de
rénovations (c'est le premier propriétaire foncier de la capitale avec
des biens dans l'ensemble de la région) ou encore d'agir dans le domaine
de la santé par le biais de l'Hopital Saint-Pierre qui dépend de lui.
Rendre service, aider, proposer des logements et des emplois, c'est dans
l'ADN d'un président de CPAS. Le faire en fumant le cigare et en
portant des costumes chics mais décontractés est dans celui d'Yvan
Mayeur. Travailleur, visionnaire, mais aussi solitaire et un poil
dogmatique le jeune homme plait à Laurette Onkelinx, qui le soutient
sans réserve.
À la ville Close applique le
programme festif. En 2002 il lance Bruxelles-les-Bains. Viendront
ensuite Plaisirs d'Hiver, la fête de la BD, le Brussel Summer Festival.
Le succès populaire est au rendez-vous. À la réélection de Thielemans en
2006 l'ancien chef de cabinet entre dans la lumière en prenant le
costume d'Echevin du Tourisme, l'occasion de communiquer à chacun des
événements qu'il organise. Close est le dauphin désigné de Thielemans,
les deux hommes ne s'en cachent pas. Chaque coupure de ruban, chaque
bilan d'un grand événement est une occasion de populariser son image et
son savoir-faire.
À la raideur de Mayeur s'oppose la jovialité du tandem de l'Hotel de Ville. Close-Thielemans, mêmes rondeurs, même combat.
L'échevin en rajoute même un peu pour ressembler à son aîné, imposant
sa silhouette au Meyboom et dans les confréries bruxelloises. Mayeur
cultive une image plus intello, criant à qui veut l'entendre qu'il rêve
d'une statue d'Anish Kapoor sur son piétonnier. Au premier le bruxelles
historique et populaire, au second les bobos nouvelle génération. Ni
l'un ni l'autre ne sont tout à fait ce qu'ils prétendent être. On a
plus souvent vu Yvan Mayeur aux grands concerts pop qu'à la Monnaie, et
Philippe Close achète plus de disques de rock, tendance guitares
saturées, que d'albums du Grand Jojo (il joue également au rugby, qui,
sous les latitudes bruxelloises, n'est pas vraiment un sport
populaire).
Ce second mandat de Freddy
Thielemans est celui où tout se joue. Lors de la campagne de 2012 on
sait bien que le bourgmestre socialiste ne terminera pas son troisième
mandat. En 2008 Yvan Mayeur a vu s'évanouir ses rêves de devenir
ministre fédéral, toute son énergie sera dorénavant pour le niveau local.
Puisqu' Elio le boude il se rapproche encore davantage de Laurette.
Celle-ci est désormais présidente de la fédération bruxelloise. Avec son
soutien il veille à bien contrôler la section locale. Di Rupo se
désintéresse de la question, Close est dépassé. Mayeur devient le
successeur officiel. L'échevin du tourisme avait pensé à soigner son
image dans l'opinion, le président du CPAS l'a surpassé dans la maîtrise
de l'appareil partisan.
Juin 2012 la section locale
entérine la liste : Thielemans, Hariche, Mayeur. Close relégué en 5ieme
place a perdu la partie. Un temps son nom circule pour prendre la
ministre-présidence Bruxelloise, mais une interview calamiteuse au Soir
donné par le tandem (histoire de paraître unis et de médiatiquement
enterrer la hache de guerre) ruine ses dernières chances lorsqu'il
s'exclame "nous ne sommes pas le hainaut", s'attirant les foudres des
camarades wallons (Close est pourtant d'origine liégeoise). Ce sera Rudi
Vervoort pour succéder à Charles Picqué. À la Ville comme à la Région
Close n'est pas le premier choix d'Onkelinx.
"J’ai rajouté ce matin jusqu’à 8 mandats non déclarés par Philippe Close sur Cumuleo.be"
a annoncé ce matin Christophe Van Gheluwe de Transparencia et Cumuleo
sur notre antenne de Vivacité Bruxelles. Ce sont des mandats d'ASBL dans
le secteur du service et de soins à domicile (CSD, CSAD, CSD BXL CAP),
tournant autour du parti socialiste (FONSOC, GEFEBRU) et d'un cercle
laïque (L'Eglantine). "Ce sont des mandats non rémunérés, mais
l’objectif des déclarations de mandats est de lutter contre les conflits
d’intérêt. La loi est très claire, tous les mandats doivent être
déclarés. Clairement, son maïorat commence très mal. Il commence avec
une infraction aux règles sur la transparence", poursuit Christophe Van Gheluwe.
Le culot monstre, l'autisme surréaliste, le délire généralisé, .... Les parvenus en chaine et leur monde totalement déconnecté est (dés)organisé en clan de parvenus.
Le scandale autour de Mayeur est toujours bien présent, car les racines du mal sont profondes.
"Yvan
Mayeur, bourgmestre de Bruxelles, est politiquement mort après les
révélations au sujet du Samusocial. Après Publifin, l'ISPPC à Charleroi
ou Ores, voilà une nouvelle illustration d'un système coupé des
citoyens..."
"Ce qui se passe à Bruxelles est une nouvelle preuve que rien n'a été
nettoyé dans le parti. Mais quand nos dirigeants finiront-ils par
comprendre ?"
Il y a une culture politique déviante persistante et pour le cas d'espèce, il se décline suivant ces axes principaux:
Nom de code: Onkelinx
Selon quel droit immuable et absolu, ce mandataire qui "doit faire un pas de côté", devrait rester "aux commandes de quelque chose" dans la vie publique ? Pour ses qualités de gestionnaire et d’honorabilité ? Non. Pour continuer à bouffer sur le dos du citoyens bafoué ! L'impudent voulait même rester ... comme échevin, comme l'atteste ce vigoureux démenti. Même les journalistes s'inquiètent ouvertement de son sort, sans trop s'indigner des zestes rémunérateurs qui pourrait encore avoir ...
Qu'est-ce que c'est que cette immixtion permanente du bureau Uyttendaele dans toutes les affaires judiciaires qui touchent la vie publique ? Pour faire pression sur les journalistes?
Yvan est parti.
La maison Close s'est ouverte. Il reste un beau bordel, rempli de péripatéticiennes de la politique.
L’ex-bourgmestre de Bruxelles-Ville devra pourtant s’expliquer devant les instances du PS, via
la commission de vigilance, puis sera convoqué au bureau du Parti
Socialiste le lundi 19 juin prochain. Une exclusion du PS paraît exclue, nous dit-on.
Close était jusqu'à présent échevin des Finances, du Personnel et du Tourisme.
Lors des élections communales de 2012, avec 1.998 votes, Philippe Close avait obtenu le 9ième score en termes
de voix de préférence.
Six socialistes davantage plébiscités : Freddy Thielemans (6.391), Faouzia Hariche
(2.882), Yvan Mayeur (2.662), Karine Lalieux (2.169) et Ahmed El Kitibi
(2.013).
En 2013, Philippe Close avait été régulièrement cité quand Freddy Thielemans
avait annoncé qu'il se retirerait de sa fonction de bourgmestre. Il semble que Elio
Di Rupo et l’appareil national du PS soutenaient Philippe Close. Yvan
Mayeur était pourtant parvenu à manœuvrer pour être nommé à la tête de
la ville, mais comment ? Grâce à son amie " de longue date" ? Le mystère n'est pas encore éclairci ...
Aujourd'hui, voilà Philippe Close bourgmestre; il déclarait ce vendredi (accrochez-vous ! ):
Solidarité toujours entre socialistes et politiques, (on ne sait pas où se trouve le citoyen et le contribuable) car Philippe Close précise qu'
"entre socialistes, nous avons vécu
un vrai choc. Nous avons pris l'engagement de ne pas nous déchirer sur
des postes et des mandats entre socialistes et avec les partenaires de
majorité"
Néanmoins, effet de bord de l'opération: Le sp.a a décidé de quitter la
majorité suite à des négociations houleuses.
John Crombez :
"Je suis content de ne plus faire
partie du club""j'ai vu une autre image de l'Open Vld. Ce sont des ploucs
lâches (laffe
boeren) dont le seul objectif était de se répartir les compétences de
l'échevine sp.a Ans Persoons".
La présidente
des libéraux flamands:
"C'est un vocabulaire inédit. La nouvelle politique ne se pratique
pas en injuriant mais en montrant le bon exemple"
Les compétences dévolues à
l'échevine An Persoons seront réparties entre les échevins en place.
On vous le disait: un beau bordel !
"Ça ne va pas"
comme dirait Laurette Onkelinx quand elle feint l'indignation ...
Outre la lettre envoyée au gouvernement bruxellois, le cabinet de Marc Uyttendale a
également envoyé un courrier à la RTBF, dont l'enquête sur le système de
rémunérations du Samusocial dérangeait, visiblement. La rédaction de la RTBF
était déjà sur le coup depuis quelques temps déjà, bien que les faits sont connus depuis de nombreuses années, sans que cela ne puisse émouvoir certains. Les questions
dérangeantes de la chaîne publique ont peu à peu irrité
l'ASBL, qui s'est alors tournée vers le cabinet de Marc Uyttendaele pour
tenter de mettre fin à l'enquête
Ce dernier a envoyé un
courrier à la RTBF et à Karim Fadoul, afin de demander de stopper leurs investigations, au doux motif de harcèlement. Le courrier a également été adressé à
Jean-Paul Philippot (administrateur-délégué de la RTBF), à Jean-François Raskin, le président de
son conseil d'administration, ainsi qu'à la
Commission de déontologie journalistique.
La
RTBF a simplement rétorqué que le journaliste
faisait simplement son travail.
Quant au courrier envoyé au Gouvernement Bruxellois, il a eu l'effet complètement inverse à celui escompté: Commission parlementaire fissa !
Yvan Mayeur a décidé qu’il présenterait jeudi soir sa démission au Collège de la ville de Bruxelles.Yvan est parti. Pas tout à fait en fait. L'impudent veut rester ... comme échevin, même si vigoureusement démenti. Cette option est refusée obstinément par le sp.a qui aurait même claqué
la porte de cette réunion face aux demandes hallucinantes du PS. De
Morgen affirme d'autre part que le MR négocierait actuellement la
présidence du CPAS, laissée vacante suite à la démission de
Pascale Peraïta, voire même réclamerait le poste de bourgmestre. Alain Courtois,
qui a fait le plus de voix pour le MR bruxellois en 2012, revendiquerait le
poste. Également, deux nouveaux
conseillers communaux du PS vont être nommés suite aux démissions d’Yvan
Mayeur et de la présidente du CPAS Pascale Peraïta.
Voilà l'état du monde, mon cher monsieur. En fait l'état du microsome de certains élus étouffés d'un culot monstre et sans pareil.
Face à la pression, Yvan Mayeur démissionne donc de son poste de bourgmestre
En cause : les montants perçus en tant que membre du bureau du
Samusocial, cette asbl chargée de l'aide d'urgence aux personnes sans-abri. Il aurait notamment, avec l'ex-patronne de l'association
Pascale Peraïta, empoché en 2014 et 2015 deux tiers du budget prévu pour
les administrateurs.
Pour Yvan Mayeur, la pression était devenue trop forte,
d'autant que l'Open Vld et le sp.a, les partenaires flamands de la
majorité au conseil communal bruxellois, réclamaient cette démission.
Même, l' "amie" Onkelinx ne pouvait faire autrement.
"politiquement la seule possible" même si "humainement difficile".
"La Ville de Bruxelles est une des grandes passions de sa vie et avec
la majorité en place, le travail réalisé a été colossal; ce travail pourra se poursuivre en toute sérénité".
Comme évoqué jeudi après-midi,
la course à la succession s’annonce particulière difficile, vu qu’aucune règle
n’est prévue en Région bruxelloise en cas de démission d’un bourgmestre.
Selon une certaine logique, le poste devrait être proposé à la
personne ayant réalisé le deuxième meilleur score du parti majoritaire
lors des dernières élections communales, à savoir l’échevine de l’Instruction publique Faouzia Hariche. Cette dernière devrait toutefois refuser. Mais pour quel motif ??? Ndlr: il est possible que mise sur la sellette après rapide analyse de "ses petites affaires", elle ne tienne pas très longtemps en selle.
Vient ensuite Karine Lalieux, échevine de la Culture et de la Propreté publique et députée fédérale.
Il s’agirait de la proposition la plus probable pour l’écharpe
mayorale. Elle doit toutefois encore accepter cette responsabilité. Mais il faut aussi tenir compte de l'incidence sur le jeu de chaise musicale à la Chambre....
En cas de refus de Karine Lalieux, la proposition reviendrait à l’échevin de l’Environnement Ahmed El Ktibi, toutefois peu disposé à devenir bourgmestre. Mais pour quel motif ??? Ndlr: faut-il dans la tête de certains du "blanc-bleu-belge à la tête de la capitale du pays ?
Philippe Close, actuellement chef de groupe au Parlement bruxellois, deviendrait alors le candidat le plus probable en cas de refus des derniers. Mais qui le remplacerait au Parlement ?
Les discussions au sein de la majorité socialiste-libérale de la
Ville de Bruxelles sur l'ajustement des rôles au sein du collège dans le
contexte de la démission du bourgmestre Yvan Mayeur ont été menées
durant plusieurs heures dans la soirée de jeudi et dans la nuit, sans
être conclues, ce vendredi vers 2h00 du matin. Les négociations seront poursuivies vendredi avec les négociateurs. La réunion a été
organisée dans un lieu tenu secret, à l'abri des caméras et micros,
présents en nombre et en vain, aux portes de l'Hôtel de ville, en début
de soirée.
Considérée aujourd’hui comme un « must have » du « body language », la
poignée de main illustre une des plus fortes relations de notre époque :
celle entre communication et société.
Donald Trump est connu pour secouer le bras de ses
visiteurs avec une puissante poignée de main.
La poignée de main du président des États-Unis est connue
outre-Atlantique pour être un brin sadique et puissante. Depuis son
entrée en fonction à la Maison Blanche, Donald Trump semble même avoir perfectionné sa technique
pour intimider son interlocuteur. Il attrape fermement la poigne de la
victime, l’agite de haut en bas avec vigueur puis tire dessus durant un
laps de temps si long que ça en devient gênant.
Le président français Emmanuel Macron et son homologue
américain Donald Trump ont échangé une insolite poignée de main, longue et appuyée, interprétée par certains comme un moment
de diplomatie virile.
En effet, avant le déjeuner,
Emmanuel Macron a résisté pendant cinq secondes au président américain,
mâchoires serrées, ne lui
lâchant pas la main. Le plus "bizarre" dans cette "affaire", c’est la description donnée de
la rencontre par le service presse de la Maison Blanche. Selon Marina Fang, une journaliste du Huffington Post, ils expliquent ainsi que "chaque
président a saisi la main de l’autre avec une intensité considérable,
leurs articulations sont devenues blanches et leurs mâchoires se sont
serrées"
"Ma poignée de main avec lui, ce n'est pas innocent, ce n'est pas
l'alpha et l'oméga d'une politique mais un moment de vérité"
"Il faut montrer qu'on ne fera pas
de petites concessions, même symboliques, mais ne rien surmédiatiser non
plus"
Après la traditionnelle poignée de main, Donald Trump a longuement félicité son hôte, de plus de 30 ans son cadet:
"C'est un grand honneur pour moi d'être avec le nouveau président de la France, qui a mené une campagne incroyable et a remporté une formidable victoire"
"Tout le monde en parle à travers le monde. Bravo. Bien joué!"
Emmanuel Macron:
"Je suis très heureux pour ma part aussi d'être avec le président Trump"
"Je suis très heureux de pouvoir, ensemble, changer beaucoup de choses."
D'après Le Parisien, "ceux qui se font broyer par Trump" sont son vice-président Mike Pence, Shinzo Abe, Charles Michel ou encore le juge Neil Gorsuch. A lson arrivée à l'aéroport, Donald Trump a empoigné la main de Charles Michel de manière un peu
« agressive ». Puis, il a tiré la main du Premier ministre vers lui,
l’a empoignée et ne l’a pas lâchée. Une façon assez particulière de saluer quelqu’un.
A constater qu'un petit sondage populaire sur Internet (sans valeur scientifique) donne:
Parmi les villes internationales signataires, on retrouve 3 villes belges: Bruxelles, Liège et Namur.
Namur, avec son vrai faux bourgmestre ...
Quelle étrangeté ...
Pas de souvenir de décisions officielles. Pour quel motif et surtout, qui organise la campagne d'affichage vue au moins à Bruxelles, qui est payée combien et par qui ?
Soutiens décidés démocratiquement réellement par les villes ? Pas de réponses à ce jour.
Budapest ayant jeté l’éponge, Paris et Los
Angeles restent seules en lice pour l’organisation des Jeux Olympiques
d’été en 2024. Passage en revue des atouts de chacune des candidatures.
Rome avait déjà jeté l'éponge. Budapest a annoncé à son tour ce mercredi qu'elle n'était plus candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'été en 2024
. Paris n'a donc plus qu'un seul adversaire : Los Angeles. Qui sortira
vainqueur de ce duel ? En attendant la décision du Comité international
olympique (CIO) le 13 septembre prochain, rappel des atouts et handicaps
de chaque candidature.
Le projet de Paris
Paris s'est donné du mal pour ficeler un projet « raisonnable », avec un budget de 6,2 milliards d'euros
. Si elle parvient à décrocher les JO de 2024, la capitale française
prévoit de réutiliser au maximum des infrastructures déjà financées
voire existantes : le Stade de France (où se tiendraient les cérémonies
d'ouverture et de clôture), le nouveau Roland-Garros, le stade
Jean-Bouin, l'AccorHotels Arena (ex-Palais omnisport de Paris-Bercy),
l'Arena 92, la base nautique de Vaires-sur-Marne, la Vélodrome et le
golf national de Saint-Quentin... Paris devra néanmoins financer la
construction d'un village olympique (qu'elle prévoit d'installer à
Pleyel-Bords de Seine) et un centre aquatique.
Fadila Laanan, la secrétaire d’État bruxelloise de la Fonction publique se voit reprocher de mener
une réforme de l’administration sans concertation, sans logique
économique et pouvant porter atteinte au système démocratique vu l’absence de vision à long terme.Il est vrai que c'est "drôlement" plus compliqué que la gestion des jours des poubelles avec ou sans poisson ...
Les trois syndicats
représentant les fonctionnaires bruxellois:
"La réforme de l’administration régionale avec la création inconsidérée d’organismes régionaux, l’absence de vision à long
terme par rapport à la fonction publique, ainsi que l’absence de
communication sur les stratégies adoptées par le gouvernement pose
problème. Les conséquences sont désastreuses ! Les travailleurs sont
pressés comme des citrons, démotivés et, certains, dont les plus jeunes
démissionnent"
Rudi Vervoort:
"Si les nouvelles compétences héritées de la Sixième
réforme de l’État ont obligé le gouvernement bruxellois à anticiper les
changements structurels à venir, ceux-ci ont été mis en œuvre en tenant
compte de tous les travailleurs de l’administration régionale. La
décision de créer des ministères dédiés à l’urbanisme et à la fiscalité
en lieu et place d’organismes d’intérêt public démontre de l’écoute des
membres du gouvernement"
Et favoritisme ?
Le gouvernement bruxellois vient de s’accorder sur le résultat d’un
appel à projets de deux millions €, où les choix et la
composition du jury poseraient question:
Ce jeudi 2 février, le gouvernement bruxellois a approuvé la liste des dossiers sélectionnés dans le cadre d’un appel à projets
lancé en septembre dernier par la Région bruxelloise, la Cocof et la
VGC.
Alain Maron:
"Si on s’est toujours réjoui qu’il y ait de l’argent pour
des projets sociaux et socio-culturels suite aux attentats, et pas
seulement du sécuritaire, l’opération pose question : elle n’est pas
articulée et coordonnée avec les politiques de cohésion sociale
existantes, et le cadre est hyper large et hyper flou. Alors qu’il y a
la réforme du décret Cohésion sociale qui est en discussion, le cabinet
Vervoort ne fait pas de concertation. Le PS a toujours eu tendance à
considérer que ces politiques-là, c’était sa chasse gardée. La réforme
du décret et la concertation fermée , juste entre socialistes, le
démontrent encore. S’ils ont fait la même chose avec l’appel à projet
vivre-ensemble, c’est grave""Les politiques de cohésion sociale ne sont pas le jouet du parti socialiste ! C’est intolérable"
Cet appel à projets vise à "promouvoir des initiatives qui renforcent la cohésion
sociale, le dialogue interculturel et la diversité". L'analyse de la
liste des projets sélectionnés et celle de ceux qui ne l’ont pas été semble poser questions.
Il ressortirait qu’il vaut
mieux être proche de Rudi Vervoort, qui avait
annoncé que c’est un jury composé d’experts indépendants qui ferait les
choix.
Les
communes socialistes d’Evere et de Saint-Gilles sont de loin les
grandes gagnantes.. Les deux entités ont respectivement reçu
95.000 et 80.000€.
La Cohésion sociale d’Evere a ainsi remporté, à elle seule,
pas moins de 79.000€, une somme deux fois supérieure à la moyenne des
subsides régionaux accordés. Ridouane Chahid, député
bruxellois et ancien chef de cabinet adjoint de Rudi Vervoort qui préside aujourd’hui le conseil
d’administration:
"C’est un projet qui bénéficiera aussi à d’autres communes qu’Evere"
Force est de constater qu’un certain nombre
d’associations lauréates sont étiquetées socialistes.
C’est notamment le
cas d’
Actions in the mediterrannan (49.000€) présidée par la députée bruxelloise Simone Susskind,
Cadre (49.000€) fondé par l’ancien sénateur liégeois Hassan Boussetta
OIRD (30.000€) dont le conseiller communal molenbeekois Nader Rekik est le CEO
Ascades (20.000€) présidée par Nicole Lepage. Une socialiste élue comme conseillère communale à… Evere.
Alors que le ministre-président Rudi Vervoort est
donc soupçonné d’avoir favorisé plusieurs projets socialistes dans sa commune
d’Evere, Fadila Laanan l’a défendu en rappelant que "les deux membres du
jury envoyés par son cabinet habitaient… à Forest et Uccle".
Malgré les demandes répétées de l’opposition, le
cabinet de Rudi Vervoort n’avait jamais fait connaître tous les noms de
ces experts indépendants, alors que 4 des 6 membres, dont la présidence de ce jury sont des membres
de cabinets socialistes:
David Cordonnier (cabinet de Rudi Vervoort) et chef de groupe à Evere.
Michaël Cerulus
(ex-cabinet de Laurette Onkelinx)
Anne Chaponan (cabinet de la
ministre-présidente du gouvernement de la Cocof Fadila Laanan)
Martine Lahaye (ex-cabinet de Fadila Laanan)
Vervoort: "Le choix s’est fait en toute transparence [sic]. On ne souhaite
pas commenter dans la presse cet appel à projets, tant que ceux qui
avaient rentré un dossier n’ont pas reçu une réponse de notre part.
C’est une question de respect"
En résumé, le bourgmestre empêché d’Evere délègue le chef de
groupe au conseil communal d’Evere comme membre d’un jury qui choisira
le projet d’un échevin d’Evere.
Autre fait troublant, la paracommunale molenbeekoise luttant contre
l’exclusion sociale, n’a reçu aucun subside. Son ancienne
administratrice-déléguée, Sylvie Lahy, licenciée en février 2014 par la
commune, est aujourd’hui cheffe de cabinet de Rudi Vervoort.
Hamza Fassi-Fihri:
"En lisant la presse, on a l’impression que cela n’a pas été fait de manière neutre"
Gaëtan Van
Goidsenhoven:
"Je vous dis mon désarroi, mais aussi mon extrême lassitude par rapport à cette suspicion généralisée sur ces appels à projets"
Fadila Laanan, ministre-présidente du gouvernement de la Cocof, en séance plénière du Parlement: Il y a également un million
d’euros prévu pour les maisons des cultures, dont une grosse partie pour
celle de Molenbeek, qui est présidée par Françoise Schepmans. Je regrette que cette info ait fuité" NB: C'est qui exactement, "les maisons des cultures" à Molenbeek ?
Car effectivement, le problème, c'est la transparence.La députée Catherine Moureaux a déploré les fuites dans la presse. Quel scandale, cette foutue transparence !
La haute juridiction mettait en outre explicitement en
doute l'impartialité du comité d'experts constitué par
la ministre pour départager les quatorze artistes candidats. L'arrêt
pointait à cet égard la "proximité étroite" de quatre des sept experts
avec l'artiste, ce qui avait pu avoir "une influence sur l'appréciation par
l'ensemble du comité, particulièrement lorsque ses membres devaient
s'exprimer dans le cadre d'un vote à la majorité simple".
Cette décision constituait un nouveau revers pour
la ministre de la Culture, laquelle avait en début d'année complètement
revu la procédure de sélection pour la Biennale afin de la rendre plus
"objective et transparente".
En termes de gouvernance, Laurence Bovy a été désignée à la tête de
Vivaqua alors qu’un chasseur de tête que vous aviez mandaté l’avait
classée en 3e position. Comment expliquez-vous cela?
Mayeur:
Je dis qu’un chasseur de têtes, ce n’était que la première mi-temps du
match et qu’un match ça se joue en deux mi-temps. Et que le résultat
c’est après 90 minutes. Effectivement, le chasseur de têtes avait retenu
3 personnes, effectivement, sur CV, il y avait une différence entre
l’expérience des uns et des autres mais ensuite un jury a auditionné les
3 candidats et a jugé que la candidate Laurence Bovy était largement
supérieure aux autres. C’est un jury sans aucun élu politique, des
experts. Donc, on a suivi l’opinion du jury. Si on avait pris une autre
décision que nommer celle qui est sortie la première du jury, on aurait
pu dire que c’était une ingérence politique, mais ici ce n’est pas le
cas.
Mais alors pourquoi ne pas vous contenter d’un jury et épargner les
50.000 euros qu’a coûtés le travail du chasseur de tête?
Non, parce que le chasseur de tête a reçu beaucoup de candidatures et a
dû élaguer.
Et il a classé les candidats…
Il a montré qu’il y avait des différences dans l’expérience sur base des
CV. Mais il fallait un jury pour déterminer quel était le meilleur
profil par rapport aux enjeux du secteur.
C’est-à-dire?
Qu’il nous faut quelqu’un capable de dialoguer avec les Wallons. Il faut
rappeler que les captages d’eau, c’est l’or bleu de la Wallonie, on a
besoin d’en discuter avec les Wallons.
Et Laurence Bovy est plus à même de discuter avec les Wallons?
C’est une évidence. Elle siège à la société wallonne des eaux et connait
le secteur.
Lire aussi: Une société filiale peu transparente de Vivaqua mise en cause par Ecolo 13 000 euros brut par an pour 5 à 6 réunions annuelles, c’est le cachet
perçu par les administrateurs de la « Société des Mines de Pyrite de
Vedrin », aux mains de Vivaqua. Cette situation est dénoncée par
l’écologiste Arnaud Pinxteren.
Vivaqua, ses filiales et les rémunérations: Vervoort ira jusqu'à nommer un commissaire spécial Le ministre-président bruxellois a annoncé ce vendredi en séance plénière du Parlement bruxellois qu'il ira "jusqu'à désigner un commissaire spécial"
pour obtenir toutes les informations relatives à la transparence des
rémunérations au sein de l'intercommunale Vivaqua et ses filiales. "J'irai jusqu'où là où la loi me l'autorise." Une déclaration qui fait suite au scandale Publifin/Nethys et une interpellation du député régional Ecolo Arnaud Pinxteren.
13 000 euros par an selon Ecolo
Ce dernier avait relevé le manque de transparence dans les
rémunérations versées aux membres du conseil d'administration de la SA
Savena (Mines de Pirytes de Vedrin), filiale de Vivaqua. Dans une interview à BX1,
le député avait avancé le chiffre de 13.000 euros bruts par an versés à
chaque administrateur, au nombre de cinq. Parmi eux, trois cadres de
Vivaqua dont la directrice Christiane Franck et deux politiques: Yvan
Mayeur, le bourgmestre de PS de la Ville de Bruxelles et président de
Vivaqua et Oscar Dubru, élu MR à Anderlecht, administrateur délégué de
Vivaqua. Le premier a déjà annoncé avoir renoncé à cette indemnité, son
plafond de rémunérations ayant déjà été atteint.
Bruxelles est la ville martyre d'un ego surdimensionné qui voulait
entre autre
"le plus grand piétonnier d’Europe".
Lancé il y a deux ans, le schéma de développement
commercial de Bruxelles recommande une série de mesures comme, par
exemple, le développement du concept « familles ».
C'est en réalité une blessure béante et in-cicatrisable qui s'étale du nord au sud du Pentagone, laissant des commerces qui se meurent à petit feu, et des embouteillages invraisemblables.
Il y a 2 ans déjà, le tyran déclarait:
"Il faut décider vite sinon je sais ce qui va se passer. On
va être confronté à un tas d'experts et de comités qui vont donner leur
avis bien entendu négatif. Sans compter les procédures légales qui sont
une vraie partie de plaisir".
Isabelle Norro, de Touring, qui insiste principalement sur l'importance
économique du boulevard:
"Nous sommes contre le fait de couper dans les grands axes"
"La campagne est à la campagne, et une ville
reste une ville", résume-t-elle. "La ville est tout d'abord un centre
économique."
"Nous rappelons à Yvan Mayeur que nous sommes une démocratie. Aucune décision ne peut être prise concernant le centre-ville
sans que toutes les éventuelles conséquences aient été analysées"
"Ce projet de piétonnier, ce
serait la mort des commerces"
"Il y a déjà très peu d'axes de pénétration menant au
centre-ville. Et nous savons que 60% de la clientèle des commerces
d'Anspach viennent faire leurs courses en voiture"
Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci (Chambre de Commerce et Union des entreprises de Bruxelles):
Le bilan du piétonnier est catastrophique. Catastrophique !
Alors, je comprends la prise de risque originelle et le fait d’avoir
voulu contrer les nombreux obstacles, mais quand on prend de tels
risques, il faut que tous les dispositifs d’accompagnement soient
impeccables : la sécurité, le sentiment de sécurité, la propreté,
l’accessibilité, la communication, l’aménagement…
Le bourgmestre voulait
le plus ‘grand’ piétonnier d’Europe, alors qu’on aurait souhaité le
plus ‘chouette’ piétonnier d’Europe. Avec un tel objectif, on aurait dû
le faire grandir petit à petit, en apprenant à gérer les problèmes
successifs. Ici, cela a été décidé un jour en toute fin de soirée sans
concertation…
Soyons clairs, on n’a aucunement été concerté dans ce
projet, on a juste été invité à découvrir les plans et les problèmes.
Or, nous sommes plutôt favorables à un piétonnier, mais ici, la Ville
n’a pas su gérer la sécurité ou le sentiment de sécurité, même s’il est
vrai que le contexte n’a pas aidé.
Avec la fermeture des tunnels et le
lockdown, il fallait impérativement rouvrir le boulevard. Cela était
simple à faire, il n’y avait rien à défaire puisqu’il n’y avait pas
d’aménagements urbains.
Vu que l’intelligence a la capacité de
s’adapter, il aurait fallu temporairement revoir le plan et non
s’obstiner. Il y a eu ici une rigidité totale malgré des obstacles
exceptionnels et temporaires!
Les relations difficiles entre la Région
et la Ville trouvent leurs explications ici.
Dorian de Meeûs : Les entreprises en souffrent encore aujourd’hui ?
Certaines entreprises, et en particulier dans l’horeca, ont
encore et toujours un chiffre d’affaires en recul de 60%. Cette année a
été catastrophique dans le centre-ville à cause du lockdown, de la
fermeture des tunnels et du piétonnier mal géré. L’impact des tunnels
est dramatique. La Ville n’a aucunement planifié la communication, ce
qui a donné le sentiment ‘erroné’ que le Centre était inaccessible !
Mais personne n’a compris comment on pouvait y accéder. Les villes comme
Rome, Strasbourg et autres ont aussi eu des problèmes, mais
temporaires. Elles, elles ont fait ça bien, avec des mesures
d’accompagnement ! Bruxelles a fait ça mal, sans préparation… il est
donc normal que tout le monde râle. Cela finira par être bien, mais dans
5 à 10 ans.
Dorian de Meeûs :Ne dressez-vous pas un tableau particulièrement noir ?
Pour ceux qui en doutent, sachez que les chantiers n’ont pas
encore commencé et qu’ils dureront 2 à 3 ans. On a tout fait à l’envers
! Je me demande vraiment comment la Ville va s’en sortir. D’autant
qu’elle va devoir gérer une série de procès en dommages et intérêts, y
compris de ceux qui sont en faillite. Je rappelle que la Ville a géré ce
dossier sans permis et à coups de déclarations fracassantes du
bourgmestre (NDLR : Yvan Mayeur, PS) qui déclare que les entreprises
peuvent venir le voir et qu’il verra ce qu’il pourra leur donner. Mais,
on est dans un cadre légal. Face à un préjudice, un bourgmestre n’est
pas habilité à donner de l’argent comme un grand seigneur du Moyen Âge.
Sur quelle base légale ferait-il ça ? Aucune. C'est un tribunal qui doit
trancher.
Dorian de Meeûs :Les entreprises menacent de quitter la capitale, mais le font-elles réellement ?
Environ 12.000 entreprises ont quitté Bruxelles ces 5
dernières années, alors que seules 4.000 sont arrivées. La balance est
clairement défavorable. Cependant, il est logique que le taux de
création d’activité dans la capitale soit si élevé et que les
entreprises qui engagent et s’étendent recherchent des espaces moins
onéreux. Le problème est que les élus locaux – donc élus par les
Bruxellois – donnent le signal aux navetteurs qu’ils ne sont pas les
bienvenus. C’est dramatique, car il est évident que Bruxelles a besoin
de ses navetteurs, encore plus que de touristes. L’économie a besoin de
ces gens. On doit se comporter en capitale du pays. Le repli sur soi
signerait la faillite de Bruxelles.
On ne les entend plus, mais ils étaient il y a 2 ans "pour" le piétonnier dans sa "forme actuelle"...
"Il est temps d’agir. Depuis 2006, il y a des projets pour réaménager le centre-ville de Bruxelles".
"Il
faut le faire, mais avec un projet concret. Je demande donc qu’Yvan
Mayeur réalise ce projet. Pourtant, beaucoup de choses restent à faire,
notamment pour la sauvegarde des habitants et des commerces. Que faire
pour la livraison des marchandises par exemple ? De même pour les transports en commun, les bus passent par ces grands boulevards".
La propose de travailler par étapes en fermant provisoirement quelques places, pour voir ce qu’il ressort de l’expérience et en réaménageant le centre-ville."
Et souhaitait que le bourgmestre
"communique ouvertement (...)
La seule crainte qu’on ait, c’est que les gens ne suivront pas
directement et que l’opposition attaquera de suite en disant : 'Vous
voyez, ça ne marche pas'. Il faut un plan global (...). Il faut aussi
veiller à ce qu’il y ait aussi moins de voitures en ville en général.
Sinon, tous les conducteurs vont se rabattre dans la rue de Laeken et la
rue Van Artevelde".
"Je trouve les critiques des commerçants "insensées" et basées "sur un chiffre faux en disant que 60 % des gens viennent en voiture en ville, citant les chiffres d'Atrium qui donne 14% de chalands motorisés."
Et aujourd'hui ?
[A lire bientôt sur ce blog] 2 touristes de l'immobilier commercial, Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement
bruxellois, et Hamza Fassi-Fihri, vice-président du CDH, député régional
et chef de groupe CDH au Parlement francophone bruxellois, se sont rendu au MAPIC (Le Marché International de l’Implantation Commerciale et de la Distribution) "pour soutenir Bruxelles" [sic].
Ils se sont toutefois étonnés de ne rien y voir sur le piétonnier:
"J’ai vu une très belle promotion du projet Neo et sa nouvelle maquette, mais rien sur le piétonnier. Même
Uplace avait une plus grande visibilité. Alors, quand je lis que Marion
Lemesre se félicite de l’action bruxelloise au Mapic, je souris… " raconte Cérexhe.
Les deux touristes ne remettent évidemment pas en cause l’existence même du piétonnier malgré quelques "défauts conceptuels du départ impossibles à changer". "Des défauts conceptuels du départ impossibles à changer" : Mais lesquels, donc !???
"L'échevine MR du Commerce de la Ville de BXL, Marion Lemesre, disait la
semaine dernière que sa visite au MAPIC fut très productive.
Aujourd'hui, elle accuse ATRIUM du très peu de visibilité dont
bénéficiait à Cannes le (son) projet de Piétonnier... Déclarations
girouette et aveu de faiblesse : il est beaucoup trop facile d'accuser
les autres quand on ne sait pas soi-même ce que l'on veut...!"
La 22ème édition du MAPIC (Le Marché International de l’Implantation Commerciale et de la Distribution, avec une édition principale à Cannes, et des succursales à Milan, Moscou, Shanghai et, bientôt, Mumbai), se tenait à Cannes du 16 au 18 novembre derniers et rassemblait plus de 8 400 participants internationaux, dont plus de 2 400 enseignes et 2 300 promoteurs.
9 000 m² de surface d’exposition accueillant près de 250 stands
représentant plus de 650 sociétés liées à l’immobilier de commerce.
On compte parmi les touristes de l'immobilier commercial Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement
bruxellois, et Hamza Fassi-Fihri, vice-président du CDH, député régional
et chef de groupe CDH au Parlement francophone bruxellois, "pour soutenir Bruxelles"
"Pour soutenir Bruxelles" ????
Qu'y faisaient-ils ? Pour/sur le compte de qui ?
Pour quel budget et pour quel retour sur investissement ?
Sans réponse à ces légitimes questions, nos valeureux touristes de l'immobilier commercial et souteneurs bruxellois sont toutefois étonnés de ne rien voir sur le piétonnier:
"J’ai vu une très belle promotion du projet Neo et sa nouvelle maquette, mais rien sur le piétonnier. Même
Uplace avait une plus grande visibilité. Alors, quand je lis que Marion
Lemesre se félicite de l’action bruxelloise au Mapic, je souris… "
Les deux touristes ne remettent évidemment pas en cause l’existence même du piétonnier malgré quelques "défauts conceptuels du départ impossibles à changer".
"Des défauts conceptuels du départ impossibles à changer" ???
Mais lesquels ?
Hamza Fassi-Fihri: "Au
collège des bourgmestre et échevins, on nous dit qu’on a plein
d’investisseurs prêts à mettre de l’argent dans le centre de notre
capitale. Or, quand on parle avec
eux, on se rend compte qu’ils ne savent pas ce que veut la Ville. Le
collège est non seulement divisé sur la question, mais il n’arbitre
rien. Depuis 2014, trois études ont été commandées pour savoir quel
genre de commerce envisager. GeoConsulting, Devimo et Citytools puis
UPcity ont été appelés en renfort mais aujourd’hui, on n’a toujours
aucun accord sur rien !" "On
nous a parlé un moment d’une «Belgian Avenue» qui mettrait en avant les
produits belges, puis on nous a dit qu’il n’y en aura plus. Nous
voulons une stratégie claire et rapide. »
Quid de la planification et la prospection des commerces qui viendront peupler le piétonnier:
"Qui sera le pilote dans l’avion ?Marion
Lemesre et son ASBL Entreprendre-brucity qui a coûté 300.000 euros ?
Atrium ? Cristal City ou les opérateurs privés, comme, par exemple, The
Mint ? Nul ne le sait…"
Enfin, "au CDH, on reproche à Marion Lemesre de savoir
que beaucoup de commerçants du centre-ville souffrent et vont devoir
partir, ce qui peut se comprendre si on veut améliorer le centre-ville [sic],
mais elle ne fait rien pour les aider à se relocaliser. Par
exemple, que va-t-on faire des baux existants ? On les rachète ou on
attend qu’ils arrivent à terme ? Les inquiétudes sont trop nombreuses… "
Benoît Cerexhe:
"Il y a aussi
une inquiétude par rapport au phasage des travaux puisque différents
projets vont se télescoper : The Mint, Parking 58, le Métro
Constitution, la rénovation du bâtiment Actiris… Il reste aussi à régler
les problèmes d’accessibilité et stationnement. Je constate que le
secteur privé fait des efforts avec, notamment, les 40 millions d’euros
que va investir Agre dans la rénovation de City2. Au public d’en faire
autant… "
Donc, Marion Lemesre, échevine de l’Emploi, de l’Economie, de la Formation, du Commerce et du Plan de stationnement au conseil
communal de Bruxelles, a été offrir au Mapic;
"un
nouveau cœur de ville à des enseignes « premium » susceptibles d’occuper
un espace dans le futur piétonnier:
"Nous travaillons en ce moment
à la dynamique commerciale du centre-ville, qui englobe la plupart des
quartiers autour du boulevard Anspach. Il
y a un an, nous avons commandé une étude dans le but de proposer une
vraie promenade commerciale. Elle sortira dans un mois… " "Le centre-ville souffre, c’est vrai, mais c’est le cas de toutes les grandes villes qui ont connu un attentat. Nous
voulons plutôt insister sur le haut potentiel que présente le
centre-ville de Bruxelles. C’est pour cela que nous sommes venus à
Cannes"
Plus loin aussi, à l’occasion du Mapic 2017, Mohamed Ouriaghli:
"Le privé investit beaucoup dans le secteur. Je pense notamment au réaménagement de la galerie du Centre Monnaie(projet The Mint porté par AG Real Estate). Mais il doit savoir qu’il a tout le soutien du secteur public. Nous partageons les mêmes intérêts"
Autisme ?
Marion Lemesre:
"De plus en plus de gens se rallient à l’idée du piétonnier. Un sondage de l’UCM (Union des classes moyennes) relève que 90 % des commerçants du centre-ville sont favorables au projet."
"La lenteur des travaux est une réalité, mais c’est la faute aux recours. Cette
fois, les travaux vont démarrer au printemps. A la fin de l’année
prochaine, on devrait voir un grand changement et pour la mi-2018, le
centre-ville aura une toute nouvelle identité"
"D’après les contacts que
nous avons eus à Cannes, on se rend compte que les acteurs
internationaux voient bien qu’il se passe quelque chose à Bruxelles et
ils voudront être présents au bon moment. En
octobre 2017, The Mint sera achevé et l’année suivante, nous
assisterons à l’inauguration du nouveau Crystal City et d’un centre
commercial de City 2 complètement relooké. Cela va faire beaucoup de
mètres carrés sur le marché ! »
Lire aussi:
Après Docks Bruxsel, le développeur met le cap sur Barcelone Equilis a profité de
sa présence sur les bords de la Méditerranée pour faire un bilan de ses
activités. Développeur du centre commercial Docks Bruxsel, le groupe
carolo semble ne pas connaître l’échec puisque tous les projets qu’il
lance rencontrent un franc succès (à part peut-être un développement en
Ukraine).
Equilis vient ainsi d’entamer la deuxième phase des
Papeteries de Genval, un projet qui mélange logements et commerces. La
phase 1 a été euphorique et 82 % de la commercialisation de la phase 2 a
déjà été atteinte alors que les travaux n’ont pas encore démarré. A Court-St-Etienne, l’éco-quartier Court-Village voit
son taux de vente du résidentiel (350 logements) approcher les 65 % et
celui des commerces les 50 %. Froyennes, Tubize et Namur sont d’autres
occasions de sabrer le champagne, ce qu’Equilis ne manque d’ailleurs
jamais de faire, la fête étant incrustée dans les gènes de ce groupe qui
célèbre cette année ses dix ans d’existence. Mais ce qui a surtout été mis en avant, à Cannes, par
les acolytes de Carl Mestdagh, c’est la dimension pan-européenne que le
patron veut plus que jamais affubler à Equilis. Les projets belges,
c’est bien, surtout quand ils ont la taille d’un Docks Bruxsel, mais
développer ailleurs en Europe, c’est un indéniable gage de sécurité par
rapport à l’avenir. « Tous les promoteurs-développeurs qui sont mono-pays ou mono-produits meurent un jour, a résumé laconiquement Olivier Beguin, le directeur général du groupe. Nous affichons désormais une volonté claire d’être reconnu par les investisseurs à l’échelle européenne. » Déjà active en Pologne, en Hongrie et en Ukraine,
c’est surtout en France, où quatre chantiers viennent de démarrer dans
le bassin d’Arcachon et à Avignon, et trois autres sont prévus à
Biganos, Monteux et Grimaud, et en Espagne qu’Equilis veut frapper un
grand coup. Dans la péninsule ibérique, Equilis entamera, en
effet, d’ici une semaine, la construction d’un nouveau centre commercial
à Barcelone. Baptisé « Finestrelles », il est situé dans le quartier
résidentiel d’Esplugues, dans le centre de la capitale catalane. Le
projet existait déjà (deux permis sur trois avaient été obtenus) et,
pour la petite histoire, on signalera qu’Equilis l’a racheté à une
banque. Au total, 110 magasins seront répartis sur un espace de 41.000
m2, auquel seront ajoutés des logements étudiants. Le tout ouvrira à
l’automne 2018. « Vu qu’il n’y a plus eu de développements majeurs
en Espagne depuis longtemps, il est clair que les enseignes ont beaucoup
d’appétit, se réjouit à l’avance Olivier Beguin. Nous allons
d’ailleurs engager une personne supplémentaire pour notre bureau sur
place, histoire de mieux prospecter le marché. Nous espérons décrocher
un deuxième dossier important pour 2017… » Tapas et sangria seront donc bientôt à l’ordre du
jour pour un groupe belge qui va également ouvrir une antenne aux
Pays-Bas et une autre au Portugal. Avant de mettre le cap sur
l’Allemagne et le Luxembourg. N’en jetez plus, la coupe est pleine… Pour ce qui est de la Pologne, Equilis se tâte pour
l’instant à y poursuivre ses activités car la concurrence est féroce et
la barrière de la langue est réelle. Un renfort local sera bientôt
recruté avec pour mot d’ordre : ça passe (et dans ce cas-là, la vodka
sera la bienvenue) ou ça casse (régime à l’eau pour tout le monde et
cessation des activités sur place). Quant au projet ukrainien de Lviv qu’Equlis construit
avec TPF à la frontière avec la Pologne, il suit son cours avec succès.
Les neuf bâtiments (312 logements au total) sont quasiment tous achevés
et 286 appartements ont trouvé preneurs. Seul hic auquel Equilis
n’avait pas pensé : la dévaluation de la hryvnia ukrainienne, qui
entraînera un fameux manque à gagner (mais pas une perte sur l’ensemble
pour autant). Un dernier mot sur la revente de Docks Bruxsel qui a
fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux et dans les médias
non avisés. Le processus va être lancé prochainement. Un mandat a été
confié conjointement à Cushman & Wakefiled et à JLL pour trouver le
meilleur repreneur possible, partiel ou total. Le chiffre de 300
millions (sur un investissement de 210 millions) a été cité sans qu’il
soit possible de le vérifier puisqu’Equilis ne l’a pas communiqué. Une
revente tout à fait logique.