mercredi 6 juillet 2011

Un peu d'émotion et beaucoup de travail

#Kiadi :
"Harlem Désir a la confiance de tous et de toutes pour être premier secrétaire délégué"
A l'issue du conseil politique du parti, le numéro 2 du PS français Harlem Désir a annoncé jeudi dernier qu'il devenait premier secrétaire délégué pour remplacer Martine Aubry à la tête du parti le temps de la campagne de la primaire pour 2012,
 "J'assume l'intérim pendant le temps de la primaire. Je suis fier de la confiance que m'a accordée Martine Aubry ainsi que les principaux dirigeants du Parti socialiste et tous les candidats à la primaire"
"Il y a un eu un peu d'émotion et beaucoup de travail devant moi"


Lire aussi:
Le Guen : « Dominique a toujours suivi ce qui se passait en France »
Jean-Marie Le Guen est un proche de Dominique Strauss-Kahn. Selon lui, DSK « jouera forcément un rôle considérable dans les échéances de l’année prochaine ».


François Hollande et Ségolène Royal se disent ouverts à un report du calendrier des primaires. Et vous ?


JEAN-MARIE LE GUEN. Repousser la date limite de dépôt des candidatures me semble aller de soi.
C’est d’abord le respect des droits d’une personne victime d’une grande injustice. Et c’est d’abord le respect des droits d’une personne victime d’une grande injustice. Et par ailleurs, cela ne gêne en rien le processus des primaires. Il faut maintenant espérer que la justice américaine aille vite. Mais la perspective de la reconnaissance de l’innocence de Dominique Strauss-Kahn crée une nouvelle donne politique pour l’élection présidentielle de l’année prochaine. Il faut que le PS la prenne en compte.


Vous regrettez qu’Harlem Désir ait, lui, fermé la porte à un report des primaires ?


Il a parlé un peu rapidement. Je trouve cela un peu rigide et automatique… Chacun doit réfléchir à ce qu’est notre intérêt collectif. Dominique Strauss-Kahn aura à cœur, dès qu’il le pourra, de venir s’expliquer devant les Français. Alors on ne comprendrait pas que le parti ne prenne pas de disposition pour que les Français puissent aussi s’exprimer pleinement. C’est cela le but des primaires.


Cette demande n’est-elle pas prématurée alors qu’on ne sait pas ce que veut DSK lui-même ?


Notre rôle, c’est d’appliquer le principe de précaution. Désormais, on peut légitimement penser que la justice américaine va être amenée à renoncer à ses poursuites et que la vérité va apparaître. C’est notre devoir de nous adapter à cela. De toute façon, Dominique jouera forcément un rôle considérable dans les échéances de l’année prochaine. Prenons donc le temps de la réflexion, cela me paraît être de la sagesse. J’ai toujours trouvé que la manière dont nous nous étions jetés dans les primaires était un peu précipitée. Et puis par certains aspects, cela ressemble plus à un congrès du PS qu’à autre chose…

mardi 5 juillet 2011

Distinguer le vrai du faux

le poids du blabla, le choc du zéro...

 

Les journaleux ont eu tellement peu à se mettre sous la dent en 1 an qu'ils s'extasient devant un catalogue de pièces détachées...

Aide-toi et le ciel t'aidera. Pomade à gauche, toute !


La presse francophone* salue mardi la capacité du formateur Elio Di Rupo à se placer au-dessus de la mêlée politique pour proposer une note "détaillée, chiffrée et audacieuse"

"Elio Di Rupo "a laissé tomber l'armure de président du PS pour revêtir les habits d'un vrai candidat Premier ministre"**, souligne le quotidien***. Parce qu'elle "fait mal de tous côtés", cette note peut servir de socle à un accord"

* Celle qui grâce à l'"attitude professionnelle des journalistes du sud du pays, leur permet de distinguer le vrai du faux"
** Avec un tel néerlandais ?!?
*** Quel quotidien ... pas de références avant dans le texte ... ?



Lire aussi:
Xavier Lambert

Le formateur Elio Di Rupo a pris des risques avec sa note. Ses propositions sont innovantes et audacieuses, peut-on lire dans la majorité des journaux flamands. “Il n'y aura rien de meilleur”, estime Het Laatste Nieuws. Le travail d'Elio Di Rupo est un bon début. 



Di Rupo oppose le militantisme flamand au professionnalisme journalistique du sud
Ces sorties médiatiques arrivent également le lendemain de l'appel de 350 artistes et intellectuels francophones en faveur du dialogue et contre le nationalisme, lui-même écho d'un appel similaire lancé par des personnalités flamandes en octobre.
Le président du PS Elio Di Rupo oppose, dans un entretien mercredi à Sud Presse, un "militantisme autonomiste de politiques et journalistes au nord du pays" à une "attitude professionnelle" des journalistes du sud du pays. Selon Elio Di Rupo, "les schémas classiques du raisonnable sont mis à l'épreuve" dans les rapports avec la N-VA, "et on ne pourra pas continuer comme cela encore longtemps".
"En fait, nous nous trouvons face à un double phénomène: un militantisme autonomiste de politiques et de journalistes dans le nord du pays, alors que dans le sud du pays, les journalistes ont une attitude professionnelle qui leur permet de distinguer le vrai du faux", estime le président du PS. Interrogé sur le fait que le président de la N-VA Bart De Wever tient le même raisonnement, mais en sens inverse, Elio Di Rupo juge que "la différence entre nous, c'est que M. De Wever s'exprime en des termes qui relèvent de la propagande, alors que ce que je dis peut être prouvé".
Ces commentaires du vainqueur des élections au sud du pays sortent dans la presse francophone le jour même où Le Soir relève, dans l'hebdomadaire Humo, des propos du vainqueur des élections au nord du pays opposant une culture latine qui tolérerait que l'autorité s'attribue des prébendes à une Flandre qui ne laisserait pas passer cela. Ces sorties médiatiques arrivent également le lendemain de l'appel de 350 artistes et intellectuels francophones en faveur du dialogue et contre le nationalisme, lui-même écho d'un appel similaire lancé par des personnalités flamandes en octobre.



L'audacieux pari de Di Rupo
Scission de BHV et rigueur budgétaire... Le président du PS Elio Di Rupo, qui tente de former un gouvernement pour sortir la Belgique de plus d'un an de crise entre Flamands et francophones, propose un programme pour régler les graves problèmes institutionnels et économiques du pays.
Le formateur Elio Di Rupo a présenté ce lundi à la presse une note qui devrait service de base à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. "L’objectif général de ma mission est d’établir une base de compromis portant à la fois sur le budget, la réforme et l’institutionnel afin de former un gouvernement et adopter la sixième réforme de l’Etat", a-t-il expliqué.
Pour le formateur, il faut cinq réformes majeures pour "garantir l’avenir avec l’ambition de créer 250.000 emplois d’ici 2015".
Les neuf principaux partis politiques censés entrer en négociation devraient donner leur réponse sur cette note d'ici jeudi soir, selon le président du PS.

"Courageux et impressionnant, mais il est sans doute trop tard "
Carl Devos commente la note d’Elio Di Rupo pour “La Libre Belgique”.

Carl Devos, le politologue de l’université de Gand, s’est livré à une "première lecture" de la note du formateur. Sous réserve de son approfondissement, il ne se montre pas très optimiste pour la suite.


Quelle est votre première réaction face au travail réalisé par le président du PS ?


Il m’est difficile de faire une analyse définitive d’une note aussi détaillée et marquée par une grande diversité d’approches, puisqu’il y est question à la fois de la formation d’un nouveau gouvernement, de la 6e réforme de l’Etat, mais également de toute une série de mesures qui, selon l’expression du formateur, veulent faire entrer la Belgique dans le XXIe siècle. Cela dit, je ne puis nier que c’est un travail impressionnant. On comprend maintenant pourquoi cela a pris autant de temps; Elio Di Rupo a vraiment voulu aborder tous les thèmes qui interpellent la politique dans notre pays. Je considère aussi que le formateur a été courageux, car, sur toute une série de points, il va à contre-courant du programmme de sa propre formation. C’est donc une vraie note de formateur. Mais voilà, j’ai le sentiment qu’au nord du pays, elle pourrait ne pas passer la rampe parce que, malgré toutes les réformes prônées, elle n’apparaîtra pas comme l’évolution copernicienne que ne cessent d’appeler de leurs vœux les hommes politiques flamands et pas davantage comme un changement systémique. En fait, c’est un compromis belge classique qui propose des concessions à gauche comme à droite, qui procure ici des avancées à la Flandre, là à la Wallonie et à Bruxelles et qui finalement ne satisfera pas grand monde dans le contexte actuel.


La note serait-elle donc déjà mort-née ?


Je crains que la N-VA mais aussi une frange du CD&V n’acceptent plus ce genre de compromis et veuillent aller vraiment plus loin. Ils ne pourront se satisfaire de la réforme de la loi de financement, car elle n’irait pas assez loin dans la responsabilisation des entités fédérées et laisserait encore trop de pouvoir au fédéral.


A la VRT, le Mouvement populaire flamand et les syndicats de la fonction publique ont déjà lâché des scuds meurtriers…


C’est mon autre grande crainte que j’avais pointée lors d’un passage à "Terzake" : en diffusant d’emblée très largement la note, on risque rapidement de déboucher sur un dialogue de sourds, sur une discussion cacophonique où tout un chacun va avancer ses critiques et l’on n’aura pas avancé d’un iota.

Dumortier reconnu coupable d'escroquerie

Philippe Carlot

"Le CDH est un parti génial" affirmait Fadila Laanan, sur Le Politique Show auquel je pensais en lisant le devenu "vieux" billet de Catherine Fonck: Le MR ne veut pas de nous. Tant pis! (*)
J'avais laissé un message pas très cool, mais très ferme et à ce moment, je me posais justement la question de savoir ce qu'était devenu monsieur Dumortier ...

Giorgio la magouille, le retour, nous annonce le journal le Pan:

Vous croyiez la bête à terre ? Ne vendez jamais la peau d’un socialiste parvenu avant de l’avoir incarcéré ! Georges Dumortier, banqueteur émérite du Botanique et non moins connu banqueroutier des finances du Conseil de la musique, est de retour ! Sous une bonne couverture cette fois, peut-être, car Giorgio est toujours bien actif dans le monde culturel bruxellois. Et c’est au Brussels Summer Festival qu’il a élu domicile. Comment ? Jacqueline Chambri, madame Dumortier, est en fonction au cabinet de Philippe Close (PS), échevin du Tourisme à Bruxelles et président du conseil d‘administration du Brussels Summer Festival. Selon un proche de l’association, Giorgio, en tant que vice-président, toucherait non loin de 8 000 € pour organiser une semaine de concerts par an ! De quoi arrondir les fins de mois, ou compléter sa cave à vin qu’il a dû délaisser en terminant inopinément son mandat au Bota !

J'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaare des parvenus !



(*) réflexion faite et déclarations faites par Joëlle Milquet hier, on pourrait certainement résumer actuellement la siutation comme suit: le CdH et son acolyte PS (on ne peut pas dire "cartelisé") ne veut pas de Reynders, car d'après Elio il a perdu les élections.

lundi 4 juillet 2011

Négos.juillet.be

Kiadi:
"le président du PS et formateur Elio Di Rupo prouve qu'il dispose des capacités nécessaires de leader en dehors de son parti"


Lire aussi:
Comment Di Rupo compte diminuer le déficit

La note d'Elio Di Rupo devrait être rendue publique d'ici quelques jours. Alors que l'Etat pourrait se trouver face à un déficit de 21 milliards d'euros en 2015 s'il ne change pas de politique, le formateur Elio Di Rupo, qui a remis vendredi son troisième rapport intermédiaire au Roi, estime que l'assainissement des finances devrait s'opérer sur le budget de l'Etat fédéral et celui de la sécurité sociale, à hauteur de 17 milliards d'euros. Les 4 milliards restants seraient à chercher auprès des entités fédérées, rapportent samedi L'Echo et De Tijd. Dans son calcul, Elio Di Rupo imaginerait qu'un tiers du montant devrait être issu de nouvelles recettes, soit de nouveaux impôts. Un autre tiers serait obtenu en veillant à l'application stricte de la législation, notamment en matière de fraude fiscale. Le dernier tiers serait épargné en coupant dans les dépenses fédérales liées aux Régions, par exemple les pensions des fonctionnaires régionaux. Pour les pensions des fonctionnaires, il souhaiterait qu'elles soient calculées sur les 10 dernières années de travail et non plus les 5 dernières. Il envisagerait aussi de revoir le système de péréquation.
En ce qui concerne les allocations de chômage, le formateur propose par ailleurs d'augmenter la dégressivité. Le montant de départ des demandeurs d'emploi serait ainsi plus élevé qu'aujourd'hui mais il diminuerait plus vite avec le temps.

dimanche 3 juillet 2011

Suspension du prononcé de la condamnation

Lorsqu’une personne n’a pas fait l’objet d’une condamnation antérieure à une peine d’emprisonnement de plus de six mois, le juge peut considérer qu’il n’est pas opportun, malgré la culpabilité constatée d’un prévenu, de prononcer une peine. Il accorde alors au prévenu le bénéfice de la suspension du prononcé de la condamnation.
Cela signifie qu’il ne sera pas fait officiellement mention de l’existence de cette décision dans le casier judiciaire de la personne concernée.
Durant le laps de temps déterminé par le juge au titre de mise à l’épreuve, d’un minimum d’un an et d’un maximum de cinq ans, la personne reconnue coupable ne pourra plus commettre d’infraction ; c’est la suspension simple.
On parle par contre d’une suspension probatoire du prononcé si le juge impose à la personne condamnée le respect de certaines conditions (par exemple, ne pas fréquenter tel ou tel lieu, suivre une cure de désintoxication), sous peine de devoir comparaître à nouveau devant ce juge, qui prononcera alors une peine.

Merry Hermanus harceleur ?

Ce 30 juin 2011, la chambre du conseil de Bruxelles a renvoyé Merry Hermanus, échevin PS de Jette,  devant le tribunal correctionnel.
Ce dernier est prévenu de harcèlement moral sur la personne du secrétaire communal de Jette.


Lire aussi:L’affaire de l’hôpital militaire d’Ixelles paralysée (jan 2009)Les débats portent notamment sur la langue de citation pour un prévenu et sur le nombre de juges qui doivent composer le tribunal.
Le procès des fraudes présumées lors de la réaffectation du site de l’ancien hôpital militaire d’Ixelles est déjà paralysé ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles par des problèmes de procédure. Il devait normalement s’ouvrir ce jour. Mais il est peu probable que le dossier soit réellement examiné.
Les débats portent notamment sur la langue de citation pour un prévenu et sur le nombre de juges qui doivent composer le tribunal. La réaffectation de l’ancien hôpital militaire d’Ixelles en un vaste complexe d’appartements, de logements sociaux principalement, vaut à 7 prévenus de comparaître devant le tribunal correctionnel.
Il s’agit de Merry Hermanus, l’ancien président de la SDRB (Société de développement pour la Région de Bruxelles-Capitale), de son épouse, Mireille Francq, directrice générale la SDRB, d’Isi Halberthal, ancien administrateur de l’entreprise de construction De Waele, de Jacques Van Grimbergen, ancien chef de cabinet adjoint de Charles Picqué et de Paul Vermeylen, lui aussi conseiller du ministre-président de la Région bruxelloise.
Les entrepreneurs, Philippe Blaton et Jean Thomas, sont également poursuivis. Tous répondent de faux en écriture et du détournement de quelque 13 millions d’euros.

samedi 2 juillet 2011

Mohamed Boudiaf

Au début des années 1980, l’Ambassadeur d’Algérie à Paris, t’avait proposé de rentrer au pays mais en t’abstenant de faire de la politique, en rajoutant :
Ainsi, tu piques une crise de colère considérant qu’il s’agissait ici d’une tentative de corruption.

La corruption contre laquelle tu as lutté toute ta vie est devenue le principal élément de la vie en Algérie. Elle s’est installée et commence à se banaliser, comme s’est banalisé le crime. Le premier chef de la police a été assassiné tout simplement dans son bureau. L’impunité étant devenue le meilleur instrument de réguler la société, elle est alors généralisée, et l’inquiétude ne touche que les innocents. Les corrompus et corrupteurs se multiplient quotidiennement et font de la corruption un fait tout à fait banal.

vendredi 1 juillet 2011

Succès à 10 %

Monsieur “ J’estime mes chances de succès à 10 % ” et sa com' post#G9 montre encore l'usurpation de son statut d'homme/ministre d'État

Lire aussi:
Accueil La note de Di Rupo attendue: faut-il encore y croire?
Oui Elio Di Rupo avait demandé 15 jours pour rédiger sa note, on y est. On avait pensé un temps qu’il pourrait la publier aujourd’hui ou ce weekend. Ce sera vraisemblablement lundi ou mardi prochain. Que sait-on du document ? A ce stade pas grande chose, si ce n’est que cela sera un document assez volumineux. On parle d’une centaine de pages au minimum. Pas aussi détaillé qu’une déclaration de politique gouvernementale, mais bien plus substantiel que tout ce que nous avons eu sur la table depuis un an.

Allocations de chômage dégressives : un signal fort du formateur
Niveau contenu on s’attend à de fortes avancées dans le domaine socio-économique. Le formateur ferait notamment une proposition de réforme des allocations de chômage. Ces allocations deviendraient dégressives, plus on reste au chômage longtemps, moins on perçoit d’allocations. Un signal fort à destination des libéraux et de la N-VA : qu’on retrouve cette proposition sous la plume d’Elio Di Rupo indiquerait que celui-ci s’est bien placé dans la peau d’un formateur, donc au centre, et pas dans la peau du président du PS. Quitte à ce que sa note puisse provoquer quelques raclements de gorge au sein de son propre parti.
Sur la réforme de l’Etat les ingrédients ne devraient pas être très différents de ceux qui se trouvaient dans la note de Wouter Beke. Ils seront plus détaillés. Pour la réforme de la loi de financement, le formateur optera probablement pour le système des centimes additionnels.
Quelles compensations pour la scission de BHV ?

C’est surtout sur la partie Bruxelles-Hal-Vilvorde qu’Elio Di Rupo est très attendu. Il faudra scinder l’arrondissement électoral, c’est une évidence. Reste à savoir quelles sont les compensations que pourront obtenir les francophones pour ne pas paraitre excessivement perdants. Et puis actualité oblige on regardera également avec attention ce qui est prévu en matière d’immigration ou de politique du rail avec le contrat de gestion de la SNCB.
Entre 5 et 10% de chances d’y parvenir

Cette note a-t-elle une chance de passer la rampe ? Comprenez sera-t-elle suffisamment bien accueillie pour pouvoir lancer des négociations ? D’après les journaux Sud Presse le formateur aurait indiqué au bureau du parti socialiste qu’il avait entre 5 et 10% de chances d’y parvenir. On va reconnaître que c’est assez peu. En privé Elio di Rupo n’exclurait pas d’atterrir à la date du 21 juillet. C’est vous dire si le formateur donne l’impression d’y croire.
Faut-il y croire ?

Faut-il y croire avec lui ? Depuis le mois de septembre, dans cette chronique nous avons parlé de formation du gouvernement et de conflit communautaire plus d’un jour sur deux… Comme vous, sans doute, moi aussi j’aimerai bien pouvoir vous dire que pour la dernière chronique avant la grille d’été oui, cette fois-ci les choses s’engagent correctement, les négociations vont pouvoir redémarrer et je vais pouvoir vous parler d’autre chose. Mais je vais être raisonnable. Je vais vous demander d’attendre encore un peu, mardi, mercredi, jeudi prochain pour pouvoir être optimiste.

jeudi 30 juin 2011

Le « panier de la famille »

Le « panier de la famille », un indice agrégé établi par le CRIOC et donnant une estimation des dépenses nécessaires à une famille moyenne au cours d’une semaine, valait début juin 600,91 €, contre 598,92 € début mai.
Selon les estimations du CRIOC, un ménage moyen doit disposer aujourd’hui de 2.603,95 € par mois pour faire face à toutes ses dépenses.
Début septembre 2008, le panier de la famille valait 573,26 €.
Depuis sa création, il a connu une augmentation de 4,82% ou de 27,65 euros. Sur les douze derniers mois, l’augmentation est de 19,47 euros (+3,35%).


Lire aussi:
Les Indignés de la Bastille veulent du boulot
Cinq mille personnes environ ont investi dimanche la célèbre place parisienne. Des Espagnols, des Français, des Marocains, des Algériens, des Tunisiens. Rencontre avec ceux qui s'engagent pour «un monde plus juste».
.Les manifestants qui remplissent dimanche 29 mai la Place de la Bastille sont surtout des jeunes hommes et des jeunes femmes, mais il y a aussi des adultes et des enfants. En tout, environ 5000 personnes. Un garçon dit dans son haut-parleur : « Il y a mille raisons pour se révolter. » Il est facile de trouver Monica : elle porte « la roja », le maillot de l’Espagne championne du monde de football. «Je me sens très proche de l’Espagne, je veux y retourner, mes amis me manquent, beaucoup d’entre ceux qui manifestent Puerta del Sol sont chômeurs. »
Monica a 33 ans, elle est biologiste. Elle a quitté l’Espagne parce que, dans son secteur d’activité, « il n’y a pas de contrats ou de subventions à moins d’avoir un CV excellent, ce qui n’est pas mon cas. Tous les pays sont mieux dotés que l’Espagne pour la recherche. Il est préférable d’aller aux États-Unis, mais je ne voulais pas aller aussi loin, donc j’ai fait une requête à Paris l’an dernier pour six mois. J’aime travailler ici et je suis restée. »
D’un point de vue économique, elle dit ne pas vivre mieux qu’en Espagne, car, même si les salaires sont plus élevés en France (un biologiste y gagne entre 2000 et 2500 euros contre 1500 à 1800 euros en Espagne), elle dépense beaucoup d’argent pour les fréquents trajets qu’elle effectue vers son pays d’origine. Monica a joué un rôle important dans la propagation du mouvement des Indignés d’Espagne en France : « J’ai eu envie de faire quelque chose, j’ai donc créé un événement sur Facebook. »
Les réseaux sociaux ont en effet joué un rôle-clé. Omar, 32 ans, nous raconte qu’au Maroc, tout a commencé de la même façon : « Un appel via Facebook pour construire un nouveau Maroc, plus équitable pour tout le monde. » Il est venu ce dimanche pour soutenir les Espagnols. Ça fait dix ans qu’il a quitté le Maroc pour finir ses études et trouver du travail en France après avoir rencontré des difficultés pendant plusieurs années dans son pays d’origine.
De trois ans son cadet, son ami Ayoub a terminé ses études en France mais la crise lui fait reconsidérer son avenir : « J’ai commencé à travailler mais j’ai été licencié il y a deux ans à cause de la crise financière. Actuellement je suis en projet de création d’entreprise. Je pense que le système financier actuel n’est pas éthique ni équitable, et je cherche des alternatives dans le domaine de la finance pour l’améliorer. » Ayoub ajoute : « Pour le peuple arabe, la révolution en Europe est une bulle d’oxygène, un vrai soutien. »
.Les manifestants de la Bastille disent avoir conscience de caractère précurseur, selon eux, des révoltes arabes. « Le facteur déclenchant a été nos cousins dans le monde arabe. Ils nous ont donné une grande force, à nous Européens mais aussi au monde entier. Même si tout le monde ne se bat pas pour les mêmes choses, nous nous identifions aux autres », explique Esther, qui reconnaît le côté une peu « bordélique » du mouvement des Indignés tout en se félicitant que des Français se soient joints au mouvement de protestation. Esther est une professeure catalane de 34 ans qui a vécu pendant des années en Égypte. « Une semaine après que Moubarak a quitté son poste, je suis allée là-bas, et quand j’ai retrouvé mes anciens étudiants, qui ont déjà grandi, en faisant la révolution, ça m’a touchée au plus profond. »
Denis, 19 ans, soutient la révolte « même si à Paris la situation n’est pas aussi dramatique qu’en Espagne ». Il explique que les Français se révoltent avec les Espagnols « parce qu’ici les gens sont plus spontanés, ils entendent et répondent aux messages. Ils se rendent compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas et ils participent au mouvement. C’est quelque chose de culturel. » Pour lui, « le problème c’est que chacun vit dans sa sphère et ne se rend pas compte que les autres vivent dans des sphères différentes, mais tous sur la même planète. Il faut construire l’avenir tous ensemble, peu importe la nationalité. »
Il n’y a donc pas que les jeunes qui se font entendre à Bastille. Luis, 59 ans et de nombreuses expériences à son actif, dit pourquoi il a quitté l’Espagne voilà un an et demi : « Je n’avais pas du tout de travail. » A Paris, il a travaillé comme peintre en bâtiment, il est maintenant en recherche d’emploi. « La vie ici est meilleure, il y a plus d’aides, à travers le Pôle Emploi notamment. C’est pas comme en Espagne », dit-il.
Luis a sur lui une coupure de journal où l’on peut lire : « Des milliers de citoyens sans logement, sans travail et sans peur exigent un avenir digne. » Esther : « L’indignation est une force de l’homme qui est là et qui explose quand la situation serre la vis aux gens. » Monica : « On espère, avec les révolutions, avoir un sens collectif, avoir des politiciens qui travaillent pour le peuple et non pour gagner les élections. Désormais le monde se bouge grâce à l’argent, mais l’argent ne fait pas le bonheur. Je serais heureuse si les jeunes d’aujourd’hui, qui demain seront des gouvernements, oubliaient leur dernier modèle de iPad et rentraient chez eux pour prendre le temps de réfléchir un peu sur ce qui se passe. »


Nuit des Longs Couteaux.1934

La nuit des Longs Couteaux est l'événement historique de la nuit du 29 au 30 juin 1934 en Allemagne, qui résume la série d'assassinats de SA (Sturmabteilung),  perpétrés par les nazis de la SS (Schutzstaffel) .
Il y a aura également environ un millier de personnes arrêtées entre les 29 juin et 2 juillet 1934.