dimanche 11 décembre 2011

"le gouvernement du changement"

#544, c'est le nombre de jours à retenir pour le #Worldrecord.be, je pense ...

Car la Chambre a accordé sa confiance au gouvernement Di Rupo samedi, par 89 oui et 54 non.
PS, cdH, CD&V, MR, sp.a, Open Vld ont voté oui.
N-VA, Ecolo-Groen!, le FDF, le VB, la LDD, le MLD ont voté contre.

Un 544ème jours d'une crise politique jamais vue au monde, conclue sur un dernier faux pas: plusieurs élus de la majorité se trompant au moment d'exprimer le vote final, aussitôt recommencé.




Elio Di Rupo a assuré samedi que :
"Le nouvel exécutif fédéral sera "le gouvernement du changement", un "changement profond et durable", mais,  "sans rupture de notre modèle social", de "notre modèle fédéral"  #onatoujoursfaitcommeça
"La N-VA a fait le choix de l'opposition -qui a fait le choix de rester à quai. -. Je respecte son choix. Mais ce choix ne fait pas pour autant de ce gouvernement un gouvernement illégal"
"Notre légitimité nous la tirons des réformes importantes de notre modèle socio-économique qui permettront aux Régions et Communautés d'en percevoir les fruits"
La N-VA reproche au nouveau gouvernement de ne pas avoir de majorité en Flandre, ce qui le rendrait illégitime
"Certains sont d'avis que l'accord de gouvernement est trop à gauche. D'autres avancent qu'il est trop à droite. C'est probablement le fait qu'il est équilibré"
Il ne serait déjà plus de centre-centre ... ?
"cet accord, annonciateur d'un effort sans précédent de 11,3 milliards€, permettra de soutenir le travail, tout en protégeant les plus faibles. "Les mesures socio-économiques feront l'objet de concertations avec les partenaires sociaux"

Cartel lessivé par une amende de 361 millions d'€

Les quatre principaux fabricants de lessives en France ... lavaient leur linge sale en famille ...

Un cartel sanctionné par une amende de 361 millions d'euros.

Les groupes américains Procter & Gamble, Colgate-Palmolive et l'allemand Henkel ont été sanctionnés. L'amende s'élève à 233,6 millions d'euros pour Procter & Gamble, à 92,3 millions d'euros pour Henkel et à 35,4 millions d'euros pour Colgate-Palmolive.
Unilever qui a dénoncé a été totalement exempté de sanctions, échappant à une amende théorique de 248,5 millions d'euros.

Ces quatre multinationales en situation d'oligopole, se sont entendus de 1997 à 2004, avec une interruption de quelques mois entre octobre 1998 et novembre 1999.

samedi 10 décembre 2011

Full moon



Lire aussi:
Full Moon parties : L’organisateur du Pukkelpop a reçu un dividende unique d’environ 880.000 euros (lundi 21 novembre)
L’organisateur du festival Pukkelpop Chokri Mahassine et son épouse ont approuvé un dividende unique de 882.353 euros en 2010 via leur société Qué Pasa ? « Les festivaliers n’ont pas été remboursés car il n’y avait soi-disant pas d’argent. Les actionnaires ont reçu un beau dividende. C’est un scandale », estime Luk Van Biesen, comptable et ancien député Open VLD, dans Het Laaatste Nieuws. L’organisateur du Pukkelopo souligne que c’est la première fois que Qué Pasa ? octroyait un dividende depuis sa fondation en 1996. Il a aussi indiqué qu’il avait travaillé gratuitement lors de l’édition dramatique de 2011.

vendredi 9 décembre 2011

Verhofstadt mobilise contre Merkozy

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont accouché lundi à Paris d'un "compromis" pour sauver la zone euro avec la volonté de l'imposer "à marche forcée" au reste de l'Europe dès la fin de la semaine pour éteindre l'incendie allumé par la crise de la dette ...

Elio Di Rupo a fait cette semaine ses premiers pas européens à l'occasion du sommet européen de Bruxelles sur l'euro. ... mêmes déclarations creuses ... il remplace le mot Belgique par Europe et on place "solidarité, "citoyens", ... et le tour est joué :
« C’est un sommet très important pour trouver des solutions à la crise, mais aussi pour (témoigner) la solidarité entre États membres et les citoyens »

Guy Verhofstadt a proposé de mener dans l'Union européenne une "contre-offensive fédéraliste" avec les autres pays du Benelux ainsi que l'Italie et la Pologne pour contrer le duo franco-allemand :

"Ou bien on suit le diktat franco-allemand qui ne réglera rien, parce qu'il s'agit de nouveau de demi-mesures, ou bien on prend l'option fédérale"
"Les Français veulent faire une union fiscale, mais sans transférer de compétences, et avec les chefs d'Etat ou de gouvernement à la manoeuvre ; et les Allemands veulent une union fiscale, mais sans solidarité"
"Elio Di Rupo et Mario Monti, le chef du gouvernement italien doivent faire avec le Benelux et la Pologne ce que ces pays ont toujours fait: le contre-poids à l'axe franco-allemand"

jeudi 8 décembre 2011

Une brève salve d’applaudissements

La RTBF par la voix d'Isabelle Huysen dans le direct du JT jeudi soir y avait vu une possible reconnaissance unanime du génie belge... , car dans l’immense salle de presse du Conseil, où des écrans géants retransmettent en direct l’arrivée des chefs d’État et de gouvernement, l’apparition d’Elio Di Rupo a suscité - chose tout à fait inhabituelle – une brève salve d’applaudissements parmi les journalistes… espagnols.

Une journaliste espagnole rigolarde :
"Pour la première fois depuis un an et demi, la Belgique est représentée par un Premier ministre de plein exercice. Ca mérite bien quelques applaudissements, non ?"

Après la pantalonnade clownesque décrite au "Petit Journal" ... l'annonce des titres du Petit Journal par Yann Bartès commençait bien ! 
"Un tout nouveau premier ministre que l'on adore".
Le ministre nouvelle génération made in Belgium : "Une veste trop grande, une teinture avec reflets roux et surtout un nœud papillon intégré". Voilà la "nouvelle idole"  !


Lire aussi :

Le fraîchement émoulu Premier ministre belge, Elio Di Rupo, est arrivé au Juste Lipse pour prendre part à son premier Conseil européen. "L'esprit européen doit prévaloir, il faut de la solidarité entre Etats membres et entre les citoyens", a-t-il déclaré, en néerlandais puis en français, juste avant d'entrer dans le bâtiment, pour une réunion trilatérale des pays du Bénélux.
retransmise sur grand écran dans l'Atrium occupé par la presse, l'arrivée au Juste Lipse d'un premier ministre de plein exercice après 540 jours de crise a suscité une salve d'applaudissements.

Coup de sang présidentiel censuré - 11/06/2009
Le directeur de l'info à la RTBF a supprimé une partie litigieuse de Questions à la Une
Ce qu'on ne dit pas nous rend plus fort. Ou, en tout cas, pas plus faible. C'est, pour résumer, la maxime qu'a faite sienne la direction de la RTBF, en décidant de faire l'impasse sur une brève séquence d'un des deux reportages issus de l'émission Questions à la Une , diffusé hier soir sur La Une. Une séquence qui ne vantait pas les mérites de la RTBF, loin s'en faut.
Explications : le sujet traité étant celui des élections, les journalistes l'ayant monté, Franck Istasse, Frédéric Deborsu (le journaliste poil à gratter de la maison Reyers) et Pierre Marlet (éditeur du programme) avaient opté, pour symboliser le climat houleux de cette campagne, en faveur de l'insertion d'une séquence - et c'est le comble de l'histoire - diffusée en direct sur La Une lundi matin à 8 h 30 (donc avec une audience confidentielle), dans une édition d'un JT spécial élections. Étaient présents en plateau : Elio Di Rupo et Didier Reynders.
L'objet du litige ? La diffusion d'une séquence concernant Didier Donfut, à laquelle ne s'est évidemment pas privé de réagir le président du MR, histoire de pousser dans les cordes son rival de toujours. La joute aurait mis Elio Di Rupo dans une colère noire envers la RTBF pour avoir encore une fois diffusé les images d'un Donfut annonçant qu'il "siégera" . Tollé. Di Rupo quitte le plateau, annonçant que les interviews à la RTBF, c'en était fini.
Pour "ne pas s'appesantir sur les coups de gueule de la campagne" , Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l'info, a donc décidé de faire l'impasse sur l'incident. "Nous avons opté pour ne pas faire de cet élément un événement. De plus, les mots lancés par Di Rupo envers la RTBF sont trompeurs. Ils pourraient faire penser qu'ils s'adressent à M. Reynders. Or, nous voulons éviter de stigmatiser les débats, à l'heure où il est capital que les partis s'accordent pour marier leurs programmes. Il ne s'agit donc pas de censure, mais de choix éditorial. D'autant plus que M. Di Rupo, dont l'attaché de presse s'est excusé en son nom illico, était ce matin-là un président de parti fatigué et affaibli par la perte de son frère."
Contactée par nos soins hier soir, la porte-parole d'Elio Di Rupo démentait toute pression du Montois pour faire interdire cette séquence. Elle déclarait d'ailleurs : "Elio n'est même pas au courant qu'il y a un Questions la Une diffusé ce soir".
Même si la RTBF ne s'est pas cachée de l'affaire - les images polémiques étant d'ailleurs toujours visibles sur le portail info de la RTBF - et sans vouloir taper sur la tête de la chaîne publique, on est forcés d'admettre que tout cela n'est pas très déontologique...

mercredi 7 décembre 2011

«Je ne connais pas d’islamisme modéré»

La secrétaire d’Etat française à la Jeunesse Jeannette Bougrab est  d’origine algérienne et fille de harki ( nom donné aux supplétifs algériens de l’armée française pendant la guerre d’indépendance).
Elle réagissait  dans un entretien au journal Le Parisien aux succès électoraux des islamistes au Maroc, en Tunisie et en Egypte :

«C’est très inquiétant»
«Je ne connais pas d’islamisme modéré».
«Il n’y a pas de charia 'light'. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l’on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience»


Lire aussi :
Bruxelles, ville musulmane
Ils seraient 236.000 en Région bruxelloise. Plus d’un habitant sur cinq serait d’ascendance musulmane, dans la capitale de l’Europe. Mais qui sont-ils vraiment, au-delà des chiffres ? C’est la question à laquelle répond « L’Iris et le Croissant », l’ouvrage que présente, ce jeudi matin, à l’Académie royale de Belgique, le sociologue Felice Dassetto, professeur émérite de l’Université catholique de Louvain.
L’ouvrage, édité par les Presses universitaires de Louvain, repose sur un travail intense d’observation et 150 entretiens, menés sur le terrain. Felice Dassetto, qui étudie l’islam belge depuis 40 ans, y dépeint une communauté arabo-musulmane multiple, en mutation profonde. « Le Soir » en avait livré les principales conclusions, voici tout juste un an. « L’islam est multiple, nous confiait le sociologue, beaucoup plus complexe qu’on ne l’imagine ». De fait, l’auteur a dressé une « typologie des populations islamisées de Bruxelles » qui démontre la diversité de cette communauté.
Le livre brise d’autres idées reçues. Sans nier l’existence de tendances fondamentalistes (notamment sous l’action des salafistes Rachid Haddach et Mustapha Kastit), le professeur Dassetto relativise leur influence réelle, à grande échelle. De même, il conteste la notion de « quartiers-ghettos », tout en reconnaissant l’essor de « territoires musulmans », à Bruxelles, marqués par leur identité ethnique et religieuse.
Felice Dassetto reste optimiste. Il continue à parier sur l’émergence d’un islam réformateur. Il incite la société civile à contribuer à la « décommunautarisation » de l’islam bruxellois, en considérant la foi musulmane comme partie intégrante de la société. Enfin, il suggère aux pouvoirs publics de prendre leurs distances face à l’islam « des ambassades » (sous la coupe des autorités diplomatiques turques et marocaines) et face à l’influence persistante de l’Arabie saoudite (via la mosquée du Cinquantenaire).

Les sept visages des musulmans de Bruxelles

En s’immergeant dans la population islamisée de Bruxelles, le sociologue Felice Dassetto a identifié sept profils spécifiques. Une typologie qui témoigne des multiples facettes de la communauté arabo-musulmane…
Le nostalgique
C’est le modèle de la première génération de migrants, arrivés en Belgique voici 40 à 50 ans. Ils ont reconstitué, dans leur quartier bruxellois, qui a pris les traits d’un quartier musulman, les relations et le mode de vie de leur village d’origine. Avec sa mosquée, son souk (les magasins ethniques), et l’intimité du cercle familial. Un petit monde « recomposé » qu’ils ne quittent pas ou peu.
Le nationaliste
Ils vivent à Bruxelles, mais leur coeur est en Turquie. Leurs identités religieuse et nationale se confondent. Ils restent connectés au pays d’origine, souvent avec la contribution intéressée d’associations religieuses officielles, comme la Diyanet, l’organe religieux de l’Etat turc. Côté marocain, ce profil est incarné par les affidés de l’ambassade du Maroc, tenants d’un islam sous contrôle.
Le fidèle
Les équivalents des paroissiens catholiques. Ils s’investissent dans la vie religieuse locale, autour de la mosquée, veillent à l’éducation des plus jeunes, leur enseignent l’arabe, le Coran. Des musulmans de deuxième génération y émergent, ajoutant une dimension éducative et sportive à l’action religieuse. C’est le moule des grandes fédérations turques : Diyanet, Milli Görus, Suleymancilar et Fetullaci.
Le baron
Des hommes jeunes, souvent au chômage. Comme les héros de Nabil ben Yadir, dans son film Les barons. Ils sont attachés au quartier, où ils se sentent rassurés, entre eux. S’ils n’ont pas de pratique religieuse, ils se considèrent néanmoins investis de la mission de défendre l’islam. Par exemple en dénonçant l’interdiction du port du foulard par les filles.
L’activiste
Leurs références spirituelles sont transnationales : la confrérie soufie, le salafisme… Certains s’isolent, coupés d’un monde qu’ils rejettent. Dans de rares cas, comme pour la « filière afghane », la lutte armée est une issue. D’autres s’investissent dans l’action des ONG, pour soutenir leurs frères, en Afghanistan, en Tchétchénie, en Bosnie… Ils sont de toutes les manifs. Contre la guerre en Irak, pour la Palestine…
Le décomplexé
C’est le modèle majoritaire, au sein de la jeune génération islamisée, à Bruxelles. Musulmans de deuxième ou troisième générations, célibataires ou jeunes parents, ils ont fait des études supérieures, connaissent l’islam et ses penseurs contemporains, à commencer par le réformiste de tendance salaf Tariq Ramadan. Ils sont pleinement bruxellois et pleinement musulmans. Double identité qu’ils assument.
L’Africain
Ils ont quitté l’Afrique subsaharienne et sont arrivés à Bruxelles par le hasard des flux migratoires. Ils ne voient la ville que comme « une plateforme d’atterrissage provisoire », un lieu de survie. Ils s’accrochent à leur mosquée africaine, pôle d’entraide et de socialisation. C’est à travers elle qu’ils appréhendent la réalité belge et bruxelloise.

Un député bruxellois sur cinq est musulman
En 20 ans, le nombre de députés bruxellois musulmans a crû de 0 à 19, apprend-on dans la dernière analyse de Brussels Studies.
Inédit, pointe Fatima Zibouh, chercheuse à l’ULg et auteure de la dernière contribution de la revue scientifique Brussels Studies . Quoi ? La représentation politique des musulmans à Bruxelles – comme se nomme cette dernière étude –, en comparaison aux autres grandes villes européennes. Et poursuit-elle, en introduction, “cette originalité est d’autant plus forte que l’un des sièges du Parlement bruxellois est attribué pour la première fois à une députée portant un foulard, Mahinur Ozdemir”. De 0, à la naissance de la Région en 1989, les musulmans occupent désormais, et depuis les dernières élections régionales, 21,3 % des sièges au Parlement bruxellois. Qui sont-ils ? Comment expliquer cette croissance ? Éléments de réponse.
1 QUI ? On entend ici par musulmans les élus qui se définissent eux-mêmes comme musulmans ou de culture musulmane. Ceux encore qui dans leurs discours et leur pratique électorale font référence (directement ou indirectement) à l’islam. Ces députés présentent divers profils; de la fréquentation régulière à la mosquée à l’athéisme ou à l’agnosticisme. Les parcours scolaire et professionnel sont également très diversifiés.
2 2004, LE TOURNANT . Ces élections régionales semblent avoir constitué un véritable tournant “ lié entre autres aux changements du code électoral”. Mais pas seulement : c’est aussi la première fois que deux élus socialistes de culture musulmane accèdent à des postes ministériels aux niveaux régional et communautaire (Fadila Laanan et Émir Kir).
3 POURQUOI ? Outre les facteurs institutionnels (mode de scrutin proportionnel, 200.000 naturalisations depuis 1989 à Bruxelles dues aux lois sur la nationalité, etc.), cette représentation politique s’explique aussi par la diversité et le multilinguisme de Bruxelles. Que l’on constate particulièrement dans certaines zones de la capitale présentant une forte concentration de populations musulmanes (les derniers chiffres font état d’un quart de la population bruxelloise, soit 250.000). Enfin, la mobilisation des associations (200 organisations) est aussi importante dans la Région. Preuve par l’exemple ? Il semblerait que le monde associatif turc soit mieux structuré et plus marqué. Ce qui pourrait expliquer les bons résultats des candidats d’origine turque, comme ceux d’Émir Kir, arrivé derrière Charles Picqué, ministre-président.

dimanche 4 décembre 2011

Tecteo.moreau.justice

La justice s'intéresse à l'intercommunale liégeoise Tecteo et aux pratiques de sa direction à la suite d'une lettre anonyme parvenue aux autorités judiciaires en 2008 , qui mentionne entre autres des dépenses injustifiées ainsi que le contournement systématique de la loi relative aux marchés publics.
Elle s'interroge aussi sur le fait que certains membres du personnel de Tecteo soient exclusivement employés au cabinet du député André Gilles.

L'enquête concernant d'éventuelles malversations se poursuit par des perquisitions menées mercredi chez le directeur, Stéphane Moreau.
De nouvelles perquisitions ont été conduites vendredi, notamment au domicile de Christian D., le chauffeur de Stéphane Moreau, et de nouveau chez Tecteo, rue Louvrex, notamment dans le bureau du président du conseil d'administration, le député-provincial, André Gilles ...

Pierre-Yves Jeholet, député wallon :

"Ce n’est pas normal qu’il  n’y ait pas de contrôle quand il y a un financement public important, quand les intérêts des pouvoirs locaux -les provinces, les communes- sont en jeu dans des décisions importantes qui représentent des sommes très importantes sur le plan financier"



Sa gestion n’est soumise à aucun contrôle public parce que le groupe s’est associé avec une commune bruxelloise, Ixelles, ainsi qu’une commune flamande, celle des Fourons.

Lire aussi:
Daerden, son fiston et la maladie inopinée du comptable… (janvier 2010)
Le Gouvernement wallon n’a pas eu d’autres choix que de poser un geste fort contre la S.A. Daerden & Co. Techniquement : mettre fin aux contrats illicites pointés par l’Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE) et pour lesquels la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi de la société de réviseurs liée à la famille Daerden. Le Gouvernement fait enfin ce qu’il est censé faire depuis longtemps. Plus clairement : arrêter les magouilles de la Michel S.A. Daerden and Co., lucrative société de révisorat spécialisée dans les sociétés publiques.
Cela concerne d’abord la majorité des intercommunales liégeoises. La majorité … Mais dans quel pays vivons-nous ?
Prenons un cas que l’on pourrait qualifier d’école. Prenons donc la commune d’Ans qui n’est autre que la commune dont Michel Daerden est le Bourgmestre (empêché) en réalité remplacé par Stéphane Moreau.
Celui-ci, est aussi le Directeur-Général de Tecteo (anciennement Association Liégeoise d’Electricité, une intercommunale genre usine à gaz mais qui brasse plus d’un milliard et demi d’euros, la plus grosse intercommunale wallonne en vérité), dont le réviseur n’est autre que … faut pas chercher bien loin …. Michel S.A. Daerden et, depuis 2001, son fiston Frédéric S.A. Daerden.
De Ans, commune de Michel S.A. Daerden, à Tecteo, la plus grosse intercommunale wallone, il n’y a donc qu’un pas.
L’histoire ne se termine pas là. Dans le processus de rapprochement entre Tecteo et Brutélé (intercommunale bruxello-carolo qui n’est PAS révisée par Michel S.A. Daerden), Brutélé a demandé, - et de concert et en parfaite entente avec Fabrizio Bucella (PS) nous avons insisté - , une révision croisée (en langage des affaires due diligence) entre les deux sociétés. En résumé : les réviseurs de l’une contrôlent le travail des réviseurs de l’autre. En résumé du résumé : les réviseurs de Brutélé allaient contrôler le travail de Michel S.A. Daerden. Quel scandale ma parole ! Nous fûmes traités d’insolents, de rustres, de va-t-en-guerre !
Innocemment, dans ce monde de réviseurs très politiques, nous avions pensé que ce ne serait pas idiot de faire quelques … révisions des révisions.
La fin de l’histoire ? Cette révision n’a jamais pu avoir lieu : le pauvre comptable de Tecteo est immédiatement (miraculeusement ?) tombé malade. Il est toujours malade depuis un an et demi, et il n’a jamais été remplacé. Donc la révision du travail de Michel S.A. Daerden est à l’arrêt complet. Chute de rideau

samedi 3 décembre 2011

L'édition 2011 de #corruption par Transparency International



Lire aussi:
La Belgique est en 19ème position dans le classement sur la corruption
La Belgique se classe en 19ème position avec un score de 7,5 sur l'indice de perception de la corruption, selon le rapport annuel de Transparency International rendu public jeudi. Notre pays se situait en 22ème place en 2010, en 21ème en 2009 et en 18ème en 2008.
Comparée aux pays de l'Union européenne, elle se place derrière le Danemark (2ème), la Finlande (2ème également), la Suède (4ème), les Pays-Bas (7ème), le Luxembourg (11ème), l'Allemagne (14ème), l'Autriche (16ème) et le Royaume-Uni (16ème). L'Italie (69ème) reçoit la note de 3,9 et la Grèce (80ème), celle de 3,4.
La France et l'Allemagne se classent, quant à elles, respectivement en 25ème et 14ème positions. Pas moins de 134 pays sur les 182 qui composent l'indice 2011 ont obtenu une note inférieur à 5 sur une échelle allant de 10 (haut niveau d'intégrité) à 0 (haut niveau de corruption).
La corruption renforce la crise de la dette en Europe, a estimé Transparency international. Selon l'organisation, les difficultés économiques que traverse la zone euro sont "en partie liées à l'incapacité des pouvoirs publics à combattre la corruption et l'évasion fiscale qui comptent parmi les causes principales de la crise".
La Nouvelle-Zélande occupe la première place du classement devant trois pays nordiques, le Danemark, la Finlande, la Suède, et Singapour, tandis que la Somalie et la Corée du Nord sont perçus comme les pays plus corrompus.

vendredi 2 décembre 2011

Philippe Van Cauwenberghe, justice

Alors que Stéphane Moreau et le bourgmestre de Seraing Alain Mathot sont tous 2 inculpés de blanchiment et corruption ...

Ce mercredi, la chambre du conseil de Charleroi a rendu son ordonnance dans le dossier de faux, usage de faux, abus de biens sociaux et corruption qui impliquait Philippe Van Cauwenberghe et l'entrepreneur Michel Vandezande, à propos de fausses factures liées aux travaux effectués à son domicile privé par Michel Vandezande, en 2003.

On reproche le fait d'avoir bénéficié de "prix d'amis" de la part de l'entrepreneur. En contrepartie, celui-ci aurait surfacturé des travaux effectués pour le compte de plusieurs entreprises publiques de la région.


Lire aussi:
La corruption renforce la crise de l'euro, selon Transparency International

La corruption renforce la crise de la dette en Europe, estime Transparency international, qui souligne la mauvaise position de l'Italie et de la Grèce dans son rapport annuel publié jeudi. Selon l'organisation, les difficultés économiques que traverse la zone euro sont "en partie liées à l'incapacité des pouvoirs publics à combattre la corruption et l'évasion fiscale qui comptent parmi les causes principales de la crise", selon le rapport. Selon son indice gradué de 0 (niveau de corruption perçue comme la plus forte) à 10, l'Italie reçoit ainsi la note de 3,9 et la Grèce, celle de 3,4, ce qui leur vaut de figurer respectivement aux peu enviables 69e et 80e places du classement établi par Transparency sur 182 pays. La France et l'Allemagne, en qui beaucoup placent l'espoir de la résolution des problèmes de la zone euro, se classent respectivement 25e et 14e. La crise européenne "reflète une faible gestion financière, un manque de transparence ainsi qu'une mauvaise utilisation des fonds publics", a estimé Robin Hodess, directrice de recherche au sein de Transparency, interrogée par l'AFP. La Somalie et la Corée du Nord partagent la 182e et dernière place de ce classement et sont donc les pays perçus comme les plus corrompus, avec une note de 1,0. A l'autre bout de l'échelle, la Nouvelle-Zélande occupe la première place du classement, avec 9,5 points, devant trois pays nordiques, le Danemark (9,4), la Finlande (9,4), la Suède (9,3), et Singapour (9,2). Environ deux tiers des pays de la liste ont des notes inférieures à 5, ce qui démontre, selon l'ONG, qu'il reste beaucoup à faire dans le cadre de la lutte anti-corruption. Pour construire son classement, qui ne reflète que la perception de la corruption, l'ONG s'appuie sur des données collectées par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial.

Carl de Moncharline, le Monsieur Fêtes du PS, accusé de menaces par un conseiller communal MR sur Facebook
Ce jeudi, le conseiller communal MR à la Ville de Bruxelles Jacques Oberwoits affirme avoir été menacé par Carl de Moncharline, l'homme des nuits de Bruxelles et proche du PS. À l'origine du conflit: une interpellation sur le bar-resto The Wood
“ A la suite de son intervention au Conseil communal du 21 novembre 2011, concernant l'exploitation du bar-restaurant The wood, Jacques Oberwoits, conseiller communal MR de la Ville de Bruxelles, a été menacé par Carl De Moncharline ce 24 novembre 2011, par l'intermédiaire du réseau Facebook ”, indique le MR de la Ville de Bruxelles dans un communiqué. Carl De Moncharline, c'est l'homme des nuits et des festivités bruxelloises. Il avait lancé le défunt Who's Who's Land, ainsi que la Fête des Voisins et la Balloon's Parade. Il a également travaillé au sein du cabinet de Charles Picqué, ministre-président bruxellois PS.
“ Au Conseil communal du 21 novembre ”, ajoute le MR, “ Jacques Oberwoits est intervenu pour critiquer la décision prise par la majorité PS/CDH d'aider financièrement la SPRL Simdeco qui exploite le bar-restaurant The wood, au Bois de la Cambre. Outre que la société Simdeco ne paie pas son loyer à la Ville pour l'occupation des lieux (l'arriéré s'établit actuellement à la somme de 39.282,92 euros), la Ville s'est engagée à garantir à concurrence de 600.000 euros le paiement des dettes de son concessionnaire. Le jeudi 24 novembre 2011, Carl De Moncharline, militant notoire du PS, gérant de la SPRL Simdeco, via Facebook, a envoyé un message à Jacques Oberwoits, le rédigeant comme suit: “ Tu vas m'avoir dans tes pattes pour les communales, demande à de Donnéa si c'est agréable ” ”
“ M. De Moncharline ”, ajoute le MR, “ n'a pas agi de manière impulsive en adressant ces menaces dont les termes revêtent un caractère mafieux. Il a agi délibérément via un réseau social avec l'intention de nuire à une personne qu'il n'a jamais rencontrée. Ces menaces visent aussi à intimider un mandataire qui a agi dans l'exercice de sa fonction. En tant qu'élu, siégeant dans l'opposition, Jacques Oberwoits a fait son boulot. M. De Moncharline n'est pas un intouchable. ”
Lors du conseil communal du 5 décembre, Jacques Oberwoits interpellera le Collège en urgence et demandera l'annulation de la décision du 21 novembre dernier.

jeudi 1 décembre 2011

AA+.indicatif.vl

Standard & Poor's (S&P)  a abaissé la note de la Belgique de AA+ à AA la semaine dernière, et a également dégradé la note de la Flandre à AA ce mercredi.

Philippe Muyters, le ministre flamand du Budget :
"S&P a mis en évidence la confiance en la possibilité du gouvernement flamand de contrôler le budget, l'accès au marché financier et la structure économique diversifiée"
"S&P a indiqué dans son rapport que nous faisions mieux que la Belgique et que l'autonomie financière nous procurerait une solvabilité plus importante".


Philippe Muyters déplore que la note de la Flandre doive suivre celle de la Belgique. mais a néanmoins rappelé que la Flandre avait reçu une "valeur indicative de AA+".